‹ Dictionnaire de chimie industrielleChapitre 59 sur 284 · IL — TRAITEMENT DU SPEISS ET DU KUPPERNICKEL · texte numérisé non relu

IL — TRAITEMENT DU SPEISS ET DU KUPPERNICKEL

Procédé de Berthier. — On doit à Berthier plusieurs procédés de traitement des arséniures de nickel. Le plus simple consiste à soumettre d'abord ces arséniures au grillage en les additionnant de temps en temps de charbon, de manière à réduire Tacide arsénique. La matière grillée est ensuite dissoute dansTeau régale, la solution évaporée à sec et le résidu repris par Teau ; à la liqueur filtrée, on ajoute un grand excès de perchlorure de fer, puis on y verse, peu à peu et avec précaution, une solution de carbonate de soude. Ce réactif fournit d'abord un précipité blanc jaunâtre d'arséniate de peroxyde de fer, puis un précipité rouge, formé de tout rhydrate de peroxyde provenant du perchlorure employé en excès. La solution ne i^enferme plus alors que du cobalt et du nickel ; on renouvelle Taddition du carbonate de soude, en la continuant tant qu'il se forme im précipité rose de carbonate de cobalt; aussitôt qu'à la place de celui-ci apparaît un précipité verdâtre, on sépare, par le filtre, le sel cobaltique insoluble, puis on opère dans la liqueur filtrée la précipitation du nickel, soit au moyen du carbonate de soude, soit au moyen d'un lait de chaux. On obtient ainsi soit du carbonate^ soit de Toxyde do nickel que Ton abandonne à la dessiccation spontanée.

Procédé de M. Wohler. — Ce procédé, qui dans la pratique fournit d'excellents résultats^ est basé sur la solubilité du sulfure d'arsenic dans les sulfures alcalins. Son emploi est surtout avantageux pour le traitement des arséniures de nickel purs, tels que le kupfernickel ou les speiss enrichis par une fusion préalable avec la litharge. Dans ce dernier cas, les métaux étrangers brûlés par l'oxyde de plomb ont dû être éliminés et entraînés dans la scorie surnageant le culot d'arséniure de nickel.

Pour appliquer le procédé de M. Wôhler, on fait un mélange

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MET MÉTAUX RARB8. 146

d'une partie d'arséniure pulvérisé 'finement, de trois parties de carbonate de potasse et de trois parties de soufre. Ce mélange, introduit dans un creuset de terre aussi réfractaire que possible, est chauffé peu à peu jusqu'au rouge. La masse fondue, refroidie, est concassée et traitée par Teau bouillante ; l'arsenic et Tantimoine, transformés en sulfures, se dissolvent dans le sulfure alcalin, et il reste, à l'état insoluble et cristallin, un mélange de sulfures de nickel, de fer et de cuivre. Ce résidu, bien lavé, est redissous dans un mélange d'acides sulfurique et nitrique; la solution renfermant le mélange des métaux est traitée d'abord par le carbonate de soude qui précipite le fer, puis par l'hydrogène sulfuré qui sépare le cuivre; elle ne contient plus alors que du cobalt et du nickel que l'on peut séparer par le procédé précédent.

Procédé suivi à Birmingham. — Le speiss est d'abord fondu avec un mélange de chaux et de spath-fluor ; le résidu métallique est pulvérisé et grillé pendant douze heures; la matière grillée est dissoute dans l'acide chlorhydrique, et traitée par le chlorure de chaux qui fait passer le fer au maximum. On ajoute ensuite avec précaution un lait de chaux qui précipite ce métal à Fétat de peroxyde combiné avec les dernières portions d'acide arsénique. La liqueur filtrée est débarrassée du cuivre au moyen de l'hydrogène sulfuré; on la traite alors de nouveau par le chlorure de chaux; le cobalt se dépose à l'état de sesquioxyde, puis, au moyen d'un lait de chaux, ou mieux de l'eau de chaux, on précipite tout le nickel à l'état d'oxyde vert hydraté.

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