CHAPITRE III.—-NIGKEL ET COBALT. MET
ajoute des matières siliceuses pour scorifler la plus grande partie du fer; la matte sulfureuse produite par] cette fusion est pulvérisée, puis grillée en tas de nouveau. Après trois ou quatre traitements semblables, la matière a atteint une richesse de 50 à 60 pour 100 de nickel. Si elle doit être traitée entièrement par la voie sèche, on renouvelle la même opération jusqu'à ce que la matte ne renferme presque plus que du sulfare de nickel; mais, on le conçoit, il est à peu près impoôsible d'isoler de cette manière les dernières portions de cuivre et de fer.
Dans le procédé mixte, les pyrites enrichies à 50 pour 100 par grillages et fusions successifs^ sont grillées une dernière fois, puis soumises à Faction des acides et traitées de manière à séparer les différents métaux qu^elles renferment.
L'opération peut être conduite par Tun quelconque des procédés exposés plus haut ; elle est pratiquée de la manière suivante dans Fusine qui^ établie à liége^ fournit au gouvernement belge le nickel dont il fait usage pour sa monnaie de billon. La matte grillée est dissoute, dans 4e petites bombonnes en grès^ au moyen de l'acide chlorhydrique ; la solution étendue d'eau est traitée par la chaux qui sépare le peroxyde de fer. Dans la liqueur filtrée, on ajoute des feuilles de tôle qui précipitent le cuivre à Fétat métallique, puis on procède à Faddition d'un nouveau lait de chaux qui transforme en oxyde insoluble le fer dont la précipitation du cuivre avait produitladissolution.Gette nouvelle quantité de laitde chaux ne doit être ajoutée que peu à peu et avec précaution, car Ton doit toujours craindre d'entraîner avec Foxyde de fer une certaine quantité d'oxyde de nickel. Enfin celui-ci est, après la séparation complète du cuivre et du fer, précipité au moyen de Teau de chaux.
On peut également séparer le fer, en dernier lieu, en le précipitant au moyen de la craie pulvérisée qui n'agit en aucune façon sur les sels solubles de nickel.