CHAPITRE IV. — ALUMINIUM
MET
tion et la température du four, et on laisse un peu reposer le bain avant de procéder à la coulée. Le four contient à ce mo-
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Fig. 462 et 463. — Fours pour la fabrication de l'alummium.
ment de Taliuninium métallique et une scorie très-abondante et très-fluide composée de sel marin et de fluorure, qui varient naturellement de composition suivant qu on a employé le spathfluor ou la cryolithe. L'aluminium, malgré sa faible densité, est plus lourd que sa scorie fondue, de sorte qu'il se tient au fond du bain et à la naissance de la rigole, le long de la 'brique qui la ferme ; il suffit de soulever légèrement cette brique avec ime pince pour que l'aluminium s'écoule le premier. On le reçoit dans une poche en fonte J, d'où on peut le couler immédiatement en lingots.
Cet aluminium de premier jet contient plus ou moins de sco* ries. On l'en débarrasse par deux ou trois fontes successives, pendant lesquelles on le brasse et on le nettoie avec une cuiller de fer percée de trous. Le métal, peut alors être livré au commerce sans autres préparations, pourvu qu'il ait été préparé avec des matières premières suffisamment pures, et surtout avec de Talumine de bonne qualité.
L'aluminium ferrugineux peutêtre purifié par plusieurs refontes, dans chacune desquelles il s'opère une liquation, pour peu qu'on
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laisse reposer le creuset après Favoir retiré du feu et avant de couler. L'alliage le plus riche en fer reste au fond du creuset. Mais cette purification entraîne nécessairement une perte, en laissant pour résidu un métal aiguillé, cristallin, très-cassant, impropre à]tout usage. Au début de la fabrication, la purification était parfois nécessaire, mais depuis plusieurs années on n'a pas eu occasion de la pratiquer.
L'aluminium siliceux, qui ne se rencontre que dans la réduction de la cryolithepar le sodium, ne se purifie pas par liquation. Il semble, au contraire, qu'il ait la propriété de s'enrichir de plus en plus en siliciimi aux dépens de la silice du creuset. Ce qui est certain, c'est qu'il devient d'autant plus mauvais qu'on le refond davantage.
Tel est, en résumé, l'exposé rapide des procédés mis en pratique à Nan terre de 1857 à 1860, et actuellement usités à Alais depuis que la fabrication du métal y a été transportée, en même temps qu'on installait à Nanterre une fonderie sur modèles et la mise en œuvre de l'aluminium et de ses alliages avec le cuivre. Ces procédés sont la suite non interrompue des travaux qui ont commencé en 1854 à l'École normale, et se sont continués à Javel, puis à la Glacière.
H. SAINTE-CLAIRE DEVILLE et PAUL MORIN.