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MÉTHODE DE WOLLASTON

Cette méthode est basée sur la dissolution dans l'eau régale du platine à l'exclusion de Tosmiure d'iridium, la précipitation du métal à Tétat de chloroplatinate, la décomposition de ce sel et enfin la compression du métal spongieux ainsi obtenu.

L'eau régale dont on fait usage doit être faible; sans cette précaution l'osmiure d'iridium serait lui-même partiellement attaqué. On la prépare en prenant 15 parties d'acide chlorhydrique, auquel on ajoute ensuite son volume d'eau, et 4 parties d'eauforte du commerce (AzO*,4HO). Cette quantité doit être mise en présence de 12 parties de minerai, et suffît pour en dissoudre 10. L'opération est conduite dans un vase cylindrique en terre posé sur un bain de sable et muni à sa partie supérieure de deux tubulures. Tune pour Tintroduction des matières, l'autre pour le départ du gaz. Dans Tintérieur de ce vase s'élève un axe vertical en porcelaine sur lequel on enfile une série d'assiettes percées d'un trou en leur milieu. Le minerai est placé sur ces assiettes,

de manière à éviter rentassement au fond du vase, puis on ajoute l'eau régale. L'opération est commencée à froid; on la continue en élevant graduellement la température et laissant digérer pendant trois ou quatre jours. Lorsqu'après ce temps Teau régale reste sans action, on décante la solution qui contient presque tout le platine et les métaux étrangers (à l'exception de l'osmium et de Tiridium) à Tétat de chlorures.

La solution refroidie est traitée par 4 parties de sel ammoniac dissoutes dans 20 parties d'eau; un précipité jaune de chloroplatinate se produit aussitôt ; on le laisse déposer, on le jette sur un filtre , on le lave soigneusement à Peau froide et on le presse légèrement pour exprimer les eaux mères. Tous ces liquides qui, outre les métaux étrangers, renferment encore ime certaine proportion de platine, sont réunis, traités par des barreaux de fer bien décapés qui précipitent tous les métaux, à Texception du fer; la poudre métallique est reprise, redissoute et précipitée comme le minerai lui-même : on prend seulement la précaution d'ajouter à la liqueur une certaine portion d'acide chlorhydrique concentré pour empêcher la précipitation du palladium et du plomb.

Le chloroplatinate d'ammoniaque, bien exprimé, est introduit dans un creuset de plombagine, où on le chauffe peu à peu et avec précaution; l'eau disparait d'abord , puis le sel ammoniac se sublime, le chlorure de platine se décompose et laisse comme résidu ime éponge de platine grisâtre et peu cohérente.

Pour tranformer cette matière spongieuse en im métal cohérent et malléable, on commence par la pulvériser dans un mortier et avec un pilon de bois, en ayant soin de ne pas écraser les grains, ce qui empêcherait ceux-ci de se souder pendant la compression; la matière pulvérisée est passée dans un tamis de linon, puis lavée au sein de Teau; la boue fine qui se dépose pendant ce lavage est prête à être comprimée ; les portions grossières sont de nouveau pulvérisées avec soin.

L'appareil employé par WoUaston pour opérer la compression du platine est un canon de laiton D de 30 centimètres de Ion* gueur sur 3 centimètres de diamètre intérieur ; ce moule, légèrement conique, est, à sa partie inférieure, fermé par un bouchon mobile d'acier. On le rempUt de poudre de platine, en prenant toutes les précautions nécessaires pour que la matière se tasse également; lorsqu'il est plein, on presse la partie supérieure avec im tampon de bois pour laisser écouler la plus grande partie del'eau, puis on le couche sur une presse horizontale à levier J,H,

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