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IV. AFFINAGE DES MATIÈRES D'ARGENT TENANT OR

Cette opération a acquis dans ces dernières années ime assez grande importance, par suite de l'affinage exécuté sur une grande échelle des mdtmaies d'argent françaises, et surtout des pièces de 5 fr. mises en circulation pendant l'Empire et la Restauration. Ces monnaies, en effet, frappées avec de l'argent incomplètement affiné, renferment une quantité d'or, minime, il est vrai, mais suffisante pour rendre le travail rémtmérateur. Le même mode d'affinage est, du reste, applicable à un grand nombre de lingots fournis par les arts.

Les matières soumises à l'affinage sont attaquées par l'acide sulfurique, directement s'il s'agit de pièces de monnaie et après grenaillage s'il s'agit de lingots. Lorsque la dissolution est complète, on siphonne, et on traite la hqueur pour argent connue nous l'avons indiqué ci-dessus. D'un autre côté, on recueille immédiatement les boues laissées dans la chaudière, et renfermant de l'or, un peu d'argent et de cuivre; on les lave par décantation, et on les refond au creuset. Débarrassée, dans cette première opération , de la plus grande partie de l'argent qu'elle contenait, et que l'acide sulfurique a dissous, la matière fournit ainsi un lingot qui, à l'opposé du lingot primitif, est riche en or, pauvre en cuivre et en argent. Ce lingot est donc devenu une matière d'or tenant argent, et par suite , son traitement est identique à celui que nous avons indiqué pour le deuxième cas.

AIMÉ GIRARD

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