‹ Dictionnaire de chimie industrielleChapitre 87 sur 284 · GÉNJÉRALITP:S SUR LES ALLIAGES. MET · texte numérisé non relu

GÉNJÉRALITP:S SUR LES ALLIAGES. MET

du premier, a reçu le même nom que lui; on dit encore, dans ce cas , quMl s'est formé une liquation, que Talliage s'est liquaté.

L'industrie tire parti de cette propriété des alliages pour extraire l'argent disséminé dans des masses de cuivre considérables, ainsi qu'il a été décrit, à propos de la métallurgie de ces métaux. (Voyez Métaux communs^ cliap. n. Cuivre.)

Les alliages sont des combinaisons chimiques ; mais ces combinaisons sont extrêmement faibles, et par suite elles se détruisent avec une extrême facilité. L'action de la chaleur, par exemple, décompose un grand nombre d'alliages, et ce fait se présente, soit lorsqu'un des métaux est volatil, soit lorsqu'un d'eux est oxydable et que l'autre ne l'est pas. La métallurgie de l'argent où ce métal, allié d'abord avec le mercure, est ensuite séparé par la distillation, est im exemple delà première de ces deux propriétés. (Voy. Métaux précieux^ chap. 1'% Argent). Quant à la seconde, l'analyse et la métallurgie l'utilisent pour séparer le plomb de l'argent pendant la coupellation. (Voy. Introduction. Essais d'or et d'argent et Métaux communs^ chap. ni. Plomb.)

En général , les alliages sont moins oxydables que lès métaux libres qui les constituent; cependant il y a des exceptions dont l'industrie a su tirer un parti très-avantageux..

L'oxyde de plomb pulvérulent, connu sous le nom de massicot^ s'obtient par l'oxydation directedu plomb à une température suffisamment basse pour que la fusion de l'oxyde n'ait pas lieu , auquel cas il se formerait de la litharge. Cette oxydation est trèslongue; mais on l'accélère notablement en faisantentrer dans le métal une faible proportion d'antimoine, qui est suffisante pour activer l'oxydation, mais qui est incapable d'altérer les caractères de l'oxyde obtenu.

L'étain et le plomb s'oxydent lentement lorsqu'on les chauffe dans Tair et sans qu'il en résulte un dégagement de lumière. Au contraire, l'alliage formé par 3 parties de plomb et 1 partie d'étain brûle à l'air comme de l'amadou lorsque sa température a été suffisamment élevée, et il en résulte une quantité d'oxyde deux ou trois cents fois plus abondante que celle qui serait produite dans le même temps par le plomb et par l'étain chauffés isolément.

Telles sont les propriétés générales des alliages et les opérations principales que l'industrie exécute à leur aide. Quelques renseignements sur un certain nombre de métaux aUiés les plus usuels compléteront ces notions.

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