ALLIAGES DE NICKEL
On donne le nom de packfong^ à' argentan^ de cuivre blanc de Chine^ de maillechort^ à des alliages ternaires de cuivre, de zinc et de nickel, qui ont presque le blanc de l'argent, qui prennent un beau poli, qui sont très-sonores et malléables.
Leur composition est variable. En voici quelques-unes :
l'^ Packfong ordinaire : cuivre, 8 parties; nickel, 2 parties; zinc, 3 parties 1/2. Cet alliage est de qualité inférieure; il a souvent une teinte jaunâtre. Avec moins de nickel, il ressemble à du laiton peu coloré et se ternit aisément à l'air ;
2" Packfong blanc : cuivre, 8 parties; nickel, 3 parties; zinc, 3 parties 1/2. Sa belle teinte blanche est celle de Targent à 750 millièmes ;
3" L'alliage formé par 8 parties de cuivre, 4 parties de nickel, 3 parties 1/2 de zinc, est le plus beau; il a la teinte de Targent bruni et se ternit très-peu à Tair ;
4« Avec 8 parties de ciiivre, 6 parties de nickel, 3 parties 1/2 de zinc, on a la composition présentant le plus d'éclat; mais, comme elle contient le maximum de nickel qu'on puisse introduire dans ces alliages, elle est difficile à fondre et se travaille mal;
5o Pour les objets moulés, on emploie 8 parties de cuivre, 3 parties de nickel, 5 parties 1/2 de zinc. Ce métal a la composition de celui qu'on tirait autrefois de Chine; il est dur et difficile à laminer.
Depuis quelques années on a introduit le nickel en Belgique et en Suisse dans les monnaies divisionnaires. Levol a soumis à l'analyse une pièce belge, et Ta trouvée formée de 73,24 de cuivre, de 22,04 de nickel et de 4,72 de zinc. La composition des monnaies suisses est la suivante :
223 • ALLIAGES d'ÉT AIN ET DE FER. MET
Pièces de 5 cent. Pièces de 10 cent. Pièces de SO cent.
. Argent 50 100 150
Nickel 100 100 100
Cuivre 850 800 750
Pour préparer ces alliages, on place les métaux dans des creusets fermés, après les avoir recouverts de charbon de terre en poudre et de suif; on les coule ensuite dans des lingotières en métal légèrement chauffées.
ALUAGES DE PLOMB ET d'ÉTAIN.
Les alliages de plomb et d'étain sont très-nombreux. Leur densité est tantôt plus forte, tantôt plus faible que la densité moyenne des métaux. Leur point de fusion est moins élevé que celui du plomb et de l'étain. Ils sont moins brillants que ce dernier métal, mais plus durs et plus fusibles que lui ; ils se tournent plus facilement que Tétain.
La composition des divers objets fabriqués avec ces alliages varie dans des limites assez étendues , car, dans la vaisselle et les objets analogues, il n'y en a que 8 à 10 pour 100, et dans les flambeaux, les encriers, les cuillers, etc., on en introduit jusqu'à 20 pour 100.
La soudure des plombiers renferme 1 partie d'étain et 2 parties de plomb.
L'étamage du cuivre se faisait dans l'origine avec de l'étain. Depuis longtemps on remplace ce métal par un alUage d'étain et de plomb qui renferme un tiers ou un quart de ce dernier métal.
Les inconvénients sanitaires que pouvait causer le plomb dans cet étamage ont donné naissance à une longue discussion, de laquelle il est résulté que le plomb ne présente aucun danger, parce que les aliments acides qui détruisent Tétamage enlèvent toujours Té tain sans attaquer le plomb.
ALLIAGES d'ÉTAIN ET DE FER.
M. Biberel a proposé un mode d'étamage qui offre de grands avantages. L'alliage de 6 parties d'étain et de 1 partie de fer dont il se sert a l'inconvénient de ne fondre qu'au rouge, ce qui rend son emploi difficile; mais on le rendrait plus fusible en diminuant la dose de fer; et d'ailleurs sa fusion difficile rend Tétamagebien plus durable que l'étamage ordinaire.
Le fer-blanc est de la tôle recouverte d'une couche d'étain. On
peut le considérer comme formé d'une lame de tôle, d'un alliage de fer et d'étain et d'ime petite couche d*étain. (Voyez Dépôts métalliques,)
ALLIAGES D'ÉTAIN ET d' ANTIMOINE.
L'étain s'unit à Tantimoine, et l'union de ces deux métaux a servi dans ces derniers temps à fabriquer un alliage blanc d'argent, susceptible d'un beau poli, mais cassant, connu sous le nom de métal d'Alger,
Si Tétain est uni à une faible proportion d'antimoine, l'alliage est ductile, réductible en lames minces comme celui qui sert à fabriquer les planches pour la gravure de la musique. Si la quantité d'antimoine est plus forte, il devient plus cassant. On s'en sert néanmoins pour faire des cuillers et des fourchettes, qui ne présentent aucun danger au contact des aliments, parce que l'antimoine ne se dissout pas dans les acides, tant qu'il y a de l'étain.
On ajoute souvent un centième de zinc dans l'étain du commerce, afin de lui donner de la dureté et de la ténacité.
Suivant M. Kœchlin, Talliage de parties égales de zinc et d'étain présente une ténacité et une résistance au frottement égales à celles du laiton, dont il n'aurait pas la valeur; mais il exige dans sa préparation du zinc bien débarrassé de fer.
ALLIAGES d'antimoine ET DE PLOMB; CARACTÈRES d'iMPRIMERIE.
L'antimoine et le plomb se mélangent en toutes proportions, et les alliages qui en résultent sont plus durs que le plomb et moins ductiles que lui.
Le plus important de ces alliages est celui qui sert à faire les caractères d'imprimerie. Il est formé. de 75 parties de plomb et de 25 parties d'antimoine. On le prépare par la fusion des métaux. Le bismuth et l'étain améliorent leur qualité, mais ils sont trop chers, le premier surtout, pour qu'on puisse les introduire dans cet alliage. Avec 8 ou 10 parties d'étain, notamment, il acquiert plus de ténacité et le grain en devient plus fin. Avec plus d'étain, il devient cassant et cristallin.
Depuis quelques années, les fondeurs en caractères emploient, d'après les indications de M. Laboulaye, un alliage formé de 9 parties d'alliage de plomb et d'antimoine et d'ime partie de bronze, formé de 9 parties d'étain et d'une partie de cuivre. La résistance des caractères en est beaucoup augmentée. L'alliage formé de 72 parties de plomb, de 18 parties d'antimoine et de 25 parties