PHARMACIE
La pharmacie est l'art de préparer les médicaments^ c'est-à-dire d'approprier à Tusage médical les différentes matières premières, ou drogues simples qui peuvent être utiles à la thérapeutique.
Les médicaments sont de deux sortes : on donne le nom de médicaments officinaux à ceux que le pharmacien prépare à l'avance dans son laboratoire en se conformant aux règles contenues dan« le Codex ou pharmacopée française, et le nom de médicaments magistraux à ceux qu'il prépare sur la prescription d'un médecin. Les médicaments magistraux ne sont, le plus souvent, que des mélanges de plusieurs médicaments officinaux; leur préparation offre rarement quelque difficulté ; nous ne nous occuperons que de ceUe des médicaments officinaux. L'ordre que nous suivrons dans la description des procédés qui servent à les obtenir consistera i grouper «eux qui se préparent d'une manière analogue.
Le traitement le plus simple que Ton puisse faire subir à une drogue, c'est de la diviser mécaniquement; aussi parlerons-nous d'abord des moyens employés pour faire subir cette division aux substances dont toutes les parties doivent servir à la préparation des médicaments; mais il arrive souvent que des différents principes qui composent une même suj)stance , les uns ont une action médicamenteuse, les autres n'en ont pas; il faut dans ce cas chercher à isoler les premiers, que l'on conserve, des seconds, que Ton rejette. C'est dans ce but qu'on exprime le suc d*un fruit, l'huile d'une semence; le suc, Thuile ainsi obtenus doivent être débarrassés des impuretés qui les souillent. Un second paragraphe sera consacré aux médicaments analogues aux sucs et aux huiles, préparés par expression et dépuration. Viendront ensuite les médicaments que l'on obtient en traitant par un dissolvant de nature variable différentes matières ordinairement d'origine végétale (teintures, alcoolatures, huiles, vins, vinaigres médicinaux), puis les extraits^ résidu de Tévaporation d'une dissolution semblable aux précédentes ou d'un suc végétal. En cinquième lieu, nous nous occuperons de plusieurs médicaments dont les propriétés et les appUcations varient dans certaines limites, mais qui se rapprochent les uns des autres en ce qu'ils contiennent tous ime
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matière sucrée dont la présence aide à leur conservation ou les rend plus agréables : ce sont les sirops, les miels médicinaux ou mellites, les conserves, les pdtes , les tablettes et les pastilles. En sixième lieu , nous décrirons les préparations des eaux distillées, des alcoolats , des huiles volatiles ou essentielles, médicaments qui ne contiennent que la partie volatile des matières premières employées; ensuite celle des savons et des emplâtres , produits que Ton obtient en faisant réagir un oxyde métallique sur une matière grasse. Nous aurons, pour terminer, à dire quelques mots de mélanges fort usités, et qui ont reçu des noms particuliers (électuaires, espèces, masses pilulaires, pommades, etc.). En dehors de ce cadre restent les médicaments que Ton appelle encore quelquefois médicaments chimiques, par opposition aux médicaments galéniques^ dénomination évidemment mauvaise, car il n'est pas de médicament qui ne soit chimique^ parce qu'il est matérieL Ce qui les concerne est disséminé dans différents articles de cet ouvrage. (Voy. Acides minéraux et organiques^ Alcalin minéraux et végétaux^ Aluns, Cendres de Varechs^ Eaux minérales naturelles et artificielles , Essences, Étlier et Chloroformey Fécules^ Gélatine^ etc.)