‹ Dictionnaire de chimie industrielleChapitre 99 sur 284 · P H A PHARMACIE · texte numérisé non relu

P H A PHARMACIE

gobilles analogues à ceux que l'on emploie dans la fabrication de la poudre à canon ; mais le mortier est plus généralement employé. Dans quelques grands établissements seulement, parmi lesquels il faut citer en première ligne l'usine modèle fondée à Noisiel par M. Ménier, on fait usage de moteurs mécaniques dont l'action s'exerce sur les pilons au moyen de roues à cames.

Lorsque les matières à pulvériser sont de consistance cornée et élastique, ou qu'elles contiennent des matières huileuses, il faut avoir recours au moulin. La division de certaines substances s'achève au moyen du porphyre.

Le plus souvent la matière à pulvériser est soumise seule à Taction de l'agent mécanique ; il peut arriver cependant qu'on soit obligé de la mélanger à une autre pour la réduire en poudre : c'est ce qui arrive lorsqu'elle présente trop de mollesse, comme la vanille, ou trop de ductilité, conune les métaux. A la vanille on mêle du sucre, et Ton obtient ainsi ime poudre composée, dans le dosage de laquelle il faut tenir compte du sucre ajouté. On prend les métaux en feuilles minces et on les broie avec ime matière soluble dans l'eau (sucre ou sulfate de potasse), qu'on enlève ensuite par des lavages.

Quel que soit le mode de pulvérisation employé, pour régulariser la grosseur des poudres, et aussi pour faciliter le travail en séparant de temps en temps du résidu les portions de matière déjà pulvérisées, il est nécessaire d'avoir recours au tamis. Cet appareil doit être animé d'un mouvement horizontal alternatif. On le lui imprime quelquefois en le plaçant dans un châssis de bois rectangulaire, plus long que le diamètre du tamis, et auquel une machine communique un rapide mouvement de va-et-vient. Si la poudre n'est pas altérée par l'eau, on peut remplacer le tamisage par la lévigation. Cette opération consiste à mettre la matière en suspension dans Teau et à décanter pour séparer les parties les plus grossières, que leur poids maintient au fond du vase , tandis que les parties les plus ténues restent en suspension dans le liquide; celles-ci se déposent ensuite par un repos plus ou moins prolongé. On égoutte le dépôt, et pour favoriser sa dessiccation on lui donne , au moyen d'un instrument très-simple, la forme de trochisques, c'est-à-dire de petits cùnes de quelques millimètres de hauteur.

Les matières végétales succulentes, telles que les parties vertes, les fruits charnus, certaines racines, ne sauraient se réduire en poudre. On en prépare des pulpes en les forçant à passer à travers

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