I. II. III
D’après M. Bontemps, les proportions de la première colonne sont celles entre lesquelles ont os-
cillé les compositions employées en France dans le premier quart de ce siècle.
La deuxième colouue renferme les proportions suivies par les verreries de la Loire et du Rhône ; la troisième composition est celle mise en œuvre de l’usine de Bellelaie (Suisse).
On ajoute toujours à la composition une quantité variable de déchets de verre ou groisil.
Le sulfate et le charbon étant mélangés à part, on ajoute le sable et la chaux. On introduit l’oxyde de manganèse quand la masse est fondue, c’est-à-dire avant l'affinage.
Dans les verreries de la Loire, les fours sont
VERRE
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rGC tangulaires et contiennent huit pots; chaque pot reçoit 450 kilogrammes de composition et il fournit, après la fonte, qui dure 15 heures, ;100 kilogrammes de verre environ. Dans le Nord, les pots contiennent 000 kilogrammes de composition. Pour fabriquer 100 kilogrammes do verre et le travailler, on consomme 000 kilogrammes de houille.
La fusion, l’affinage et l’apaisement se font suivant la marche ordinaire. Quand le verre est bien affiné et que par refroidissement il a acquis l'état pâteux convenable, le travail commence.
Devant chaque creuset se trouve une estrade en bois élevée de 2m,50 à 3 mètres au-dessus
enlever la calotte supérieure, on enroule autou do la base de celle-ci un fil de verre très-chaud ] i et on met sur la portion ainsi chauffée une goutb Ij d’eau; la calotte se sépare immédiatement.
Pour pouvoir développer le cylindre ainsi ob 1 tenu sur un plan, on le fond suivant une gé j nératrice à l’aide d'un diamant ou bien en pas j sant à l’intérieur une tige de fer rougie e r mouillant ensuite un des points chauffés.
Ces cylindres fendus sont portés dans de | fours spéciaux où se fait 1 ’étendage; c’est 1 I qu’ils se développent suivant un plan par suit il du ramollissement du verre.
Les fours à étendre le verre sont de système » très-variés. Le plus ancieil:
i 8 et le plus simple consiste ei 1
une sorte de four à rêver-»
hère, chauffé par un foye J latéral et divisé en deu j chambres séparées par uni, mur qui part do la voûte e !
s’arrête à 0"'40 avant d’arri 1
ver à la sole; il reste ains-jj
Fig. 776. — Fabrication du verre en table,
du sol, sur laquelle se tiennent l’ouvrier souffleur et le garçon.
Le garçon prend le verre en plongeant sa canne réchauffée dans le creuset; il la retire et égalise la masse prise en faisant tourner la canne posée sur un crochet en forme de fourche; il fait uno seconde prise et l’arrondit en tournant la masse vitreuse dans les cavités hémisphériques d’un mabre en bois humide. Il souffle légèrement dans la canne pour empêcher le verre de s’accumuler à son ouverture; il fait une troisième prise de la même façon. La canne passe alors dans les mains du souffleur, il fait une quatrième prise et la pare à l’aide de la palette et amène le verre, la canne posant sur une fourche en avant du nez à la forme n° 1 de la fig. 776; il souffle alors légèrement la masse en la mabrant. Il réchauffe son verre fortement, et, élevant la canne verticalement en l’air, il lui fait prendre la forme n° 2. Le souffleur réchauffe à l’ouvreau le fond de la pièce qu’il a façonnée et l’amène successivement aux formes n°* 3, 4, 5, en soufflant fortement, tout en donnant à la canne un mouvement de pendule. La masse vitreuse sous ces deux actions s’allonge et prend une forme cylindrique. L’ouvrier réchauffe encore la portion hémisphérique et recommence à souffler et à faire osciller la canne pour amener le cylindre à la longueur voulue n°' G et 7. On ouvre alors la portion sphérique qui termine le cylindre; pour cela l’ouvrier porto la pièce à l’ouvreau de. façon à ramollir l’extrémité sphérique; quand elle est suffisammentchaude, elle est percée par une pointe de fer. Par le balancement, l’ouverture s’agrandit, on régularise la pièce avec la palette et en la faisant tourner rapidement sur elle-même. La confection d’un cylindre ouvert à son extrémité et fixé à la canne a lieu en 8à9 minutes. On peut aussi couper la dernière sphère qui termine le cylindre, comme l’indique le n° 8, mais on a ainsi plus de déchet.
On pose ce cylindre en verre sur un chevalet en bois, on le sépare de la canne en la touchant vers le nez avec une tige de fer froid. Pour
une ouverture qui sert ■ introduire les vitres d’unofl chambre dans l’autre. L il première chambre sert à l’é 1 tendage, la seconde au re l cuit. On chauffe le four aul rouge, on y introduit les cy .;|!
lindres par une galerie latéilf raie dans laquelle ilss’avan ir cent l’un poussant l’autre»
Le cylindre le plus près di:fl contre du four qui est déjà au rouge est amen I à l’aide d’une longue tige de fer sur le lagre; oi T donne ce nom à une plaque en argile réfrac tair i parfaitement plane sur laquelle on étend et oi:| dresse le cylindre de verre ramolli.
On aide l’affaissement des bords du cylindre ei J exerçant sur eux une légère pression à l’aide 1 d’une perche de bois ; puis, en promenant àla sur ft face du verre étendu un rabot en bois ou polis soir, on achève de l’aplanir sur la surface du lagre 1 sur laquelle on a projetté du gypse ou de la chau M en poudrepourempêcher que les tablesy adhèren | La table de verre ainsi dressée est aussitôt intro {H duite dans le second compartiment, dont latent 1 pérature est moins élevée. Quand elle est bien so 1 iidifiée, elle est mise sur champ au moyen d’un; I pince en fer, contre des barres de fer fixées ai fl hoc dans le four. Lorsque le four est plein, oi fl abat le feu, on bouche les ouvertures et on laiss fl refroidir lentement pour recuire les vitres. Pou I dresser les tables de verre, on les charge quelque fl fois d'une masse plane en argile cuite.
Le four qu’on vient de décrire, dit four d pierr I fixe, donne à l’étendage des verres rayés et sou fl vent gauches On a proposé des fours à sole tour fl nante; mais ceux-ci fournissent aussi un verr fl mal étendu, consomment beaucoup de combus. ij tible et exigent de nombreuses réparations.
Les fours à pierre roulante (fig. 777) sont main tenant le plus généralement adoptés. On introdui II les cylindres par le canal A dans lo four d’éton H dage chauffé latéralement par le foyer B, et oi I les amène successivement sur le lagre C qui es I porté sur un chariot se mouvant sur des rails j L’ouvrier les étend en manœuvrant le rabot pa l’orifice a. L’étendage terminé, le chariot C es |
poussé sur ses rails jusqu’à la position c à côt d’un chariot tout semblable D qui porte la pierr
à refroidir, et par l’orifice b l’ouvrier fait glisse la plaque étendue de C en D. Le chariot C ramen' I dans sa première position reçoit un nouveau man clion à étendre et le même travail recommence j Pendant ce temps le chariot D est amené en < j
VERRE
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où la plaque de verre se refroidit de plus en plus, et quand elle est suffisamment solidifiée, on la place sur le chariot E à l’aide de la fourche à vitres qu’on introduit par l’orifice e. Chacun de ces chariots reçoit 8 à 12 fouilles; ils se meuvent sur des rails dans une galerie à recuire de 15 à 20 mètres de long chauffée latéralement. Les chariots sont reliés les uns aux autres par des crochets; ils entrent vides pjtr F, se remplissent dans la position E et sortent pleins et froids à l’autre extrémité.
Les verres à vitre cannelés s’obtiennent commo les verres plans, à cette différence près qu’au commencement du travail, quand la paraison a la (orme allongée d’une poire épaisse, on la souffle dans un moule en bois ou en fonte portant des cannelures. Celles-ci se conservent pendant le reste du travail.
Les cylindres aplatis qui servent à couvrir les pendules sont soufflés commo les cylindres ordinaires, et quand la pièce est armée à une certaine dimension, elle est emprisonnée dans une caisse rectangulaire et le soufflage y est achevé. Le verre alors s’aplatit aux endroits où il est en contact avec les parois de la caisse.
Verre en cochonne.
— Ce verre possède la même composition que le verre en cylindres ; le mode de façonnage seul le distingue du précédent. Le garçon fait les prises de verre comme de coutume; l’ouvrier souffle une sphère volumineuse dont il aplatit ensuite la partie opposée à la canne, en la pressant contre une surface plane en fer. Une petite quantité do verre fondu est appliquée ît l’aide d’un pontil au centre du côté aplati; le pontil se trouve ainsi dans le prolongement de la canne et est fixé à la partie aplatie. Si l’on refroidit ensuite le verre près du nez de la canne, il se rompt et la canne se sépare de la sphère en laissant une ouverture de quelques centimètres.
On réchauffe alors la pièce fixée au pontil; quand le verre est bien pâteux, l’ouvrier imprime un mouvement de rotation au pontil, d’abord lentement, puis avec une vitesse qu’il accélère à mesure que la matière cède à la force centrifuge. L’ouverture s’augmeute ; la pièce prend la forme
d’une cloche, et se transforme enfin en un large disque, ayant ordinairement 1"',30 de diamètre. Son épaisseur ost presque uniforme, sauf au point où est fixé le pontil. On recuit ces plateaux, puis on les découpe en segments et on les équarrit au diamant.
Glaces soufflées. — La fabrication du verre pour les glaces soufflées est identique ù cello du verre en tables. Los matériaux sont les mêmes que pour le verre blanc fin.
Le travail du verre s’effectue ù l’aide des mêmes outils que pour les cylindres; seulement il est rendu beaucoup plus difficile par la grande masse de verre que l’ouvrier doit prendre
Fig. ITT — Foar d’étondage à pierre roulante.
avec la canne. Pour obtenir une glace de lm,50 de long sur 1 mètre à 1"',10 de large la masse de verre doit peser 22 23 kilogrammes. Ce pro-
cédé donne des produits inférieurs à ceux obtenus par coulée ; aussi a-t-il presque complètement disparu de l’industrie verrière.