Al2 O3 : Si O
Petits cristaux grisâtres, verdâtres ou noirs et vitreux. Provenant également du terrain métamorphique de Pouzac (Pyrénées).
Dureté, 5,5 à 0. Densité, 2,70 à 2.76.
scolexerose. — Beudant a donné ce nom à une scapolite de Pargas, translucide ou opaque, d’un éclat vitreux ou gras, verdâti'e ou blanchâtre, d’une dureté de 6, dont l’analyse fournit les rapports 1:3:6. P. et S.
WESTANITE (Min.). — Masses cristallines radiées, rouge brique, de Westana (Suède); se rapprochant de la wôrthite (fibrolithe hydratée), mais beaucoup moins dures.
Densité, 2,5.
WIIEELERITE (Min.). — Résine remplissant les fissures d’un lignite, â Nacimiento (Nouveau- Mexique). L’analyse a donné les rapports CS1160. Soluble dans l’éther, moins soluble dans le sulfure de carbone. Soluble en brun dans l’acide sulfurique concentré ; la solution est précipitée par l’eau.
WIIEWELLITE (Min.). — Oxalate de calcium, cristallisant en prismes clinorhombiques
mm = 100" 30'; pe' = 127° 25'; pd, = 141° G'.
Toutes les faces [p,g ’, m,dl,at,g3) sont brillantes, sauf m, cl1, qui sont striées verticalement. Clivages : parfait p; moins parfait m, g1. En petits cristaux implantés surdos scalénoèdres de localité inconnue.
WIIITNEITE (Min.). — Arséniurg de cuivre, (Cu2)9As2, renfermant encore moins d’arsenic que l’algodonite et moins fusible que cotte dernière.
Dureté, 3,5. Densité, 8,47 à 8,64.
Caractères. — Comme ceux de l’algodonite.
Trouvés à Houghton (Michigan) et dans la Sonora, près de la Lagona.
TVICI1TIXE (Min.). — Silicate d’alumine et de protoxyde de fer, avec soude, chaux, magnésie. Masses noires à cassure imparfaitement conchoïdale, attirables à l’aimant. Inattaquables aux acides. Au chalumeau, fond en un émail noir.
Dureté, 6,5. Densité, 3,03.
Trouvé dans la paroisse de Wichtis, en Finlande.
Analyse par Laurent :
Si O2 = 50,3; ADO» = 13,3; Fe2O3 = 4,0; FeO = 13; MgO = 3 ; CaO = 6,0; Na2 O = 3,5 Total =99,1.
WILLEMlTE(Min.)(Syn. lVilldeinile,williamsile, lroostite\. — Orthosilicate de zinc:
SiOs2ZnO = Si O4 Zn*.
Petits cristaux tapissant des masses compactes et caverneuses de môme substance, dans les amas de calamine de la Vieille- Montagne. près Moresnct; â Franklin, New-Jersey, etc. D’un éclat vitreux, d’une couleur jaune-verdâtre, blanche, grise, bleue (Groënlaud) ; transparent ou opaque; fragile.
Caractères. — Décomposable par l’acide chlorhydrique avec séparation de silice gélatinuuse. Soluble dans la potasso caustique. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords. Sur le charbon, réactions du zinc.
Dureté, 5,5. Poussière blanche.
Densité, 3,89 â 4,18.
Forme cristalline. — Rhomboèdre de 116° 1'; faces : a', e2, d1, d2, b1, p. Clivages : a* facile (Moresnet); d> facile (Franklin). F. et S.
WILLCOXITE (Min.). — Silicate d’alumine, de magnésie et de fer avec alcalis et eau, en lamelles blanches ou verdâtres, d’un éclat nacré ressemblant au talc, fusible avec difficulté en un émail blanc colorant la flamme en jaune. Difficilement décomposable par l’acide chlorhydrique, en laissant de la silice écailleuse. Substance rare se trouvant à la surface du corindon à Shootiug Creck, Clay Co (Nouvelle-Caroline).
Fig. 790. — Willemite.
Si O2 =28,96; Al2 O3 = 37,49; Fe203 = 1 ,26 ;
FeO = 2,44; MgO = 17,35; Li2 O = traces; Na20 = 6,73; K.20 = 2,46; perte au feu, 4.
Rapports d'oxygène dans RO, R203, Si02,H20 = environ 3 : 6 : 5 : 1.
WILLIAMS ITE. — Voyez Willemite. — Le même nom a été donné à une serpentine verte amorphe de Texas, Pa.
WILSON ITE (Min ). — Scapolite altérée, trouvée avec apatite, calcaire et pyroxène, à Bathurst (Canada occidental).
WILUlTE(Min.). — Grenat grossulaire du fleuve Wilui en Sibérie. Le même nom a été donné aux cristaux d'idocrase qui accompagnent les précédents dans la même localité.
WINKLE1IITE (Min.). — Arséniate de cobalt et de cuivre, amorphe, noir bleu ou violet, à poussière brun foncé; trouvé à Pria, près de Motril, en Espagne, avec érythrite et malachite. Paraissant provenir de l'altération de l’érythrite et renfermant 19 °/„ d’acide carbonique.
W1NK WORTHITE (Min.). — Sulfato-borate de calcium hydraté, renfermant une petite quantité de silice; trouvé dans le gypse, à Winkworth (Nouvelle-Écosse); petits nodules engagés, â cassure cristalline, translucides, incolores ou blancs.
WINTEH GREEN (ESSENCE DE). — Syn.
d’EssENCK de Gaulthebia, t. I, p. 1279, et t. JI, p. 1 407;
WISERINE. — Voyez Xéxotine.
WITIIAMITE (Min.). — Épidoie de Glencoe, comté d’Argyle (Écosse).
WITHERITE (Min.) [Syn. Baryte carbonates, barolithe J. — Carbonate de baryum, C03Ba, en cristaux orthorhombiques, en enduits, ou en masses fibreuses concrétionnées, blancs, jaunâtres ou grisâtres, trouvés à Alstonmoor (Cumberland), en beaux cristaux à Fallowlield, près Hexham (Northumberland) ; en Styrie; à Léogang, Salzbourg. etc.
Caractères. — Soluble dans l’acide chlorhydrique étendu. Fond au chalumeau en colorant la
W1TTICHENITE. — 723 — WOLFRAM.
flamme en un jaune verdâtre; présente une réaction alcaline.
— Withorite.
après fusion,
Densité, 3 à 3,75. Fragile; cassure inégale.
Densité, 4.29 à 4,35.
Forme cristalline. — Prisme orthorhombique mm = 117° 48 ; e1/2g' = 145'’ 36'; b'l3b'V pardessus m = 109° 28'.
Faces : m, b1 '2, fl1, e2, e1/3, gt/s. Tous les cristaux sont maclés; leur forme dominante est celle d’une double pyramide hexagonale, formée le plus habituellement par l’assemblage de 0 portions de cristal, réunies en coin.
Dureté. 3 â 3,5 Densité, 4,2 â 4,3. F. et S.
WITTICll ËMTIÎ OU WITTICII ITE(Min.)[Syn. Kupferwismutltglanz , bismuth sulfuré cuprifère] — Sulfobismuthite cuivreux, 3Cu2SBi2Ss. Aiguilles prismatiques, d’un gris d’acier, passant nu blanc d’étain, clivables dans le sens longitudinal ; trouvés â Wittiehen (grand-duché de Bade), avec barytine, dans une mine de cobalt. Ne paraît différer de l’aikinite que par l’absence du plomb.
Caractères . — Soluble dans l’acide chlorhydrique avec dégagement d’hydrogène sulfuré; dans le tube ouvert, donne des fumées sulfureuses et un sublimé de sulfate de bismuth. Sur le charbon, fond aisément en bouillonnant, et donne une auréole brune d’oxyde de bismuth.
Dureté, 3,5. Poussière noire. Densité, 5.
' Forme cristalline. — Prisme orthorhombique tn m = 119° 50’.
WITTINGITE (Min.). — Rhodonite altérée de Finlande.
W’OCHKINITE (Min.). — Hydrate d’alumine, identique avec la beauxite et formant à Wochein (Sty rie; des couches de 4 mètres d’épaisseur au contact des terrains triasique et jurassique.
Densité, 2,55.
La beauxite de Beaux, près d’Arles, se trouve disséminée en grains concrétion nés pisolithiques ou oolithiques, d’un blanc plus ou moins rougeâtre. File est formée essentiellement de l’hydrate d’alumine, A13032H20, mêlée d’une proportion souvent, considérable d’oxyde ferrique.
WOEIII.KRITE (Min.). — Siliconiobate ctziroonate de choux et de soude, avec un peu d’oxyde ferreux et manganeux. Le rapport d’oxygène dans
;Si O2, Nb2 0=, Zr O2) et (Ca O, Na2 O, Fe O, Mn O) est environ 2:1. Analyse par Scheerer :
Si O2 = 30.62; Nb205 = 11,47 ; Zr02= 15,17 ; CaO = 26,19; Na20 = 8,39; FeO = 1,91 ; MnO = 1,55; MgO = 0,40; Eau = 0,24.
Total = 98,94.
Se trouve en cristaux tabulaires ou prismatiques, ou en masses cristallines engagées dans un mélange d’orthose grisâtre, d’éléolithe et de mica noir, dans la syénjte zirconienne de Langesundfiord, près Brevig (Norvège). Jaune de miel, d’un éclat vitreux, transparent ou translucide. Cassure conchoïdalc ou écailleuse.
Caractères. — Soluble dans l’acide chlorhydrique concentré et chaud, avec séparation de silice et d’acide niobique. Au chalumeau, fond en un verre jaune, et donne avec le borax les réactions du fer et du manganèse.
Dureté, 5,5. Poussière blanc-jaunâtre.
Densité, 3.41.
Forme cristalline. — Prisme orthorhombique
m m = 90» 16',; b' m = 109° 33'; faces m, h', fl1, h3, h 2, a*, b\ b'13, etc.
Certaines faces paraissent être hémiôdros.^
Clivage net et facile m. F. et S.
WOEI.CHITE (Min.). — Variété altérée de bournonito trouvée à VVOlch (Carinthie).
WOERTIIITE (Min.). — Variété hydratée et sans doute altérée de sillimanite des environs de Sai n t- Pétersbourg.
WOLCHONSKOITE (Min.). — Silicate hydraté des sesquioxydes de chrome, de fer et d’alumine; rapports d’oxygène dans les bases, la silice et l’eau =2:3:3. Amorphe; en nodules ou en rognons; cassure conchoïdale. Opaque, d’un éclat cireux; vert émeraude ou vert pistache. Se trouve en petits filons dans les sables ferrifères de la formation permienne, cercle d'Okhansk (Russie).
Caractères. — Fait gelée avec l’acide chlorhydrique concentré chaud. Dans le tube, donne de l’eau; au chalumeau, noircit sans fondre; réactions du chrome et du fer.
Dureté, 2 à 2,5. Densité, 2,2 à 2,3.
WOLFACHITE (Min.). — Sulfarséniure de nickel, avec antimoine et fer,
NiS* -f Ni*(AsSb)2;
en petits cristaux orthorhombiquos d’une couleur blanc d’argent, recouvrant la nickeline deWolfach (Pays de Bade).
Dureté, 5,5. Densité, 9,37.
Caractères. — Attaquable â l’eau régale. Dans le tube ouvert, donne un sublimé blanc et une odeur sulfureuse, etc.
La corynite est une espèce de môme composition considérée comme cubique.
Dureté, 4,5 â 5. Densité, 5,95 à 6,3.
WOI.FltAM (Min.) [Syn. Scheelin ferrugineux, fer tungstaté ]. — Tungstate de fer et do manganèse, (FcMn)OWO5. Cristaux souvent d’assez grande dimension et masses lamelleusos, d’un éclat presque métallique, gris de fer. noirs ou brunâtres ; présentant un clivage très-facile; se trouvant en filons dans les roches anciennes, avec les minerais d’étain, le quartz, la scheclite, le mispickel,etc., à Zitnvald (Bohème); à Freibcrg, Schneeberg(Saxe) ; Chanteloube, près Limoges; Redruth (Cornouailles), etc.
Caractères. — Décomposable par l’eau régale en laissant une poudre jaune d’acide tungstique; l’acide sulfurique concentré ou même l’acide chlorhydrique l’attaquent assez pour fournir une solution incolore, qui devient bleue par l’action du zinc métallique. Au chalumeau, fond aisément en un globule magnétique, qui prend une surface cristalline.
Avec le sel do phosphore, verre jaunerougeâtre, à chaud , au feu d’oxydation, plus pâle par le refroidissement. A la flamme réductrice, devient
Fig 192. — Wolfram.
rouge foncé. Avec le carbonate de soude, réaction du manganèse.
Dureté, 5 à 5,5. Poussière brun-noir ou noire.
Densité, 7,1 à 7,55.
Forme cristalline. — Prisme clinorhomlu ;no d’après M. Des Cloizeaux m m = 101"; p e1'— 439° 39'; p /P = 91° 59'; faces p, m, h', fl1, c>, d1/2, a2, e3.
Clivage parfait fl1; imparfait h'. Plan de nmc). = h1. F. et S.
WOLFRAMOCRE.
— 12k — WURTZ1TE.
WOLFHAUOCIIK (Min.) [Syn. Tungstite, wolframine]. — Acido tungstiquo pulvérulent ou terreux, d'une couleur jaune clair ou jaune-verdâtre, accompagnant lo xvolfram dans les mines du Cumberland, en Cornouailles, à Monrofi Ct, à Saint-Léonard, près Limoges, etc.
Caractères. — Soluble dans les alcalis, insoluble dans les acide». Avec le sel de phosphore, perle incolore ou jaunâtre, qui, au fou de réduction, devient bleue â froid.
WOLFSBEHGITE (Min.) [Syn. Chalcostibite, rosite. — Antimoniosulfure de cuivre, CuSb2S4, avec un peu de fer. Petites tables orthorhombiques, ayant un clivage très-net; à cassure imparfaitement conchoïdale ; d’un gris de plomb, tirant sur le noirâtre; trouvé avec quartz, chalcopyrite, stibine, zinckenite, à Wolfsberg, dans le Hartz.
Caractères. — Attaqué par l’acide azotique avec séparation de soufre et d’acide antimonique; dans le tube bouché, décrépite et fond en donnant un faible sublimé de sulfure d’antimoine; dans le tube ouvert, acide sulfureux et sublimé blanc d’acide antimonieux. Sur le charbon, globule de cuivre et enduit blanc d’antimoine.
Dureté, 3 à 4. Poussière noire.
Densité, 4,75 à 5,01.
Forme cristalline. — Prisme orthorhombique m m = 135° 12'; g 3 g 3 = 101°; faces m,gl, g3,p. Clivages : net p1 ; p moins parfait. F. et S.
WOLLASTONITE (Min.) [Syn. Tufelspath, Schaalstein, vilnite, grammite]. — Bisilicate de chaux, Si03Ca, avec traces d’oxyde ferreux, de magnésie, d’oxyde manganeux. Cristaux implantés ou engagés ; masses lamellaires, bacillaires ou grenues, dans le calcaire saccharoïde formant des couches dans les schistes anciens, avec grenat, amphibole, pyroxène; à Auerbach (Saxe), Cziklova (Banat) ; Pargas (Finlande); Easton (Pennsylvanie). On en trouve aussi dans les laves anciennes de Capo di Bove, près Rome; dans les blocs éruptifs de la Somma, etc. Éclat vitreux, perlé sur les faces de clivage; translucide; blanc, gris, jaune, rouge.
Caractères. — Fait gelée avec l’acide chlorhydrique. Fond assez facilement sur les bords. Soluble dans le sel de phosphore en laissant un squelette de silice.
Duretc, 4,5 à 5. Poussière blanche. Cassure inégale.
Densité, 2,8 à 2,9.
Forme cristalline. — Prisme clinorliombique m m = 95° 35' ; p h1 = 1 I 0» 12' ; p a 1/2 = 95° 25'. Faces: m, p, A1, o5,!, o1’2, a,/h,a,l2, e312, el,dil2,bil2.
Clivages faciles p, o1/2, h1; moins facile a'12, j Plan de macle p. F. et S.
WOODWARD1TE (Min.) . — Variété impure et non cristallisée de lettsomite, trouvée eu Cornouailles en petites masses concréiionnées bleu turquoise, translucides.
WRIGHTINE [Syn. Conessme]. — Haines a trouvé en 1858 cet alcaloïde dans l’écorce de conessi, écorce du Wnghtia antidysenterica, plante de la famille des Apocynées, originaire de l’Inde et du Ccylau; il lui a donné le nom de conessine. En 1864, Stenhouse a de nouveau décrit cet alcaloïde sous le nom de wrightine ; il l’a rencontré non-seulement dans l’écorce, mais aussi dans les J graines, qui toutes deux sont renommées dans j 'Inde comme médicaments antidysentériques et comme fébrifuges.
Les graines pulvérisées sont épuisées par lo j sulfure de carbone, pour enlever les matières j grasses, puis descellées et traitées par l’alcool touillant. Le liquide alcoolique est distillé et le !
résidu est mis à digérer avec de l’acide chlorhydrique faible. La base entre en dissolution et peut être précipitée de la liqueur liltrée au moyen de l’ammoniaque ou du carbonate de sodium; le liquide se colore en même temps en vert foncé.
La wrightine est une poudre amorphe, insoluble dans l’éther et dans le sulfure de carbone, soluble dans l’eau bouillante, dans l’alcool et surtout dans les acides étendus. Elle forme de3 sels incristallisables, qui offrent, comme la base libre, une saveur très-amère. La solution acétique est précipitée par le tannin; la solution cnlorhydrique donne des précipités floconneux avec les chlorures platiuique, aurique et mercurique.
Haines propose pour la wrightine l’une ou l’autre des formules suivantes: C26H4!Az20 ou C23 II44 Az*0 [R. Haines, Trans. med. and phys. Soc. Bombay (new. ser.), t. IV, p. 28; Pharm Journ. Trans., (2), t. VI, p 432; — J. Stenhouse, ibid., (2), t. V, p. 493]. A H.
WUI.FÉMTE (Min.) [Syn. Plomb molybdaté, plomb jaune, mélinose, gelbbleierz], — Molybdaté de plomb, PbO. MoO3. Cristaux en tables ou en octaèdres à base carrée, d’un jaune de cire, passant au jaune orangé ou au brun, d’un vif éclat, à cassure conchoïdale. Trouvé en filon avec les autres minerais de plomb, à Bleiberg (Carinthic) , â Przibram (Bohême) , à Johanngeorgenstadt ,
Annaberg (Saxe) ;
Badenweiler (Bade) , dans la mine de Comstock Lode (Nevada; ; en grandes tables de plusieurs centimètres de côté, à Wheatley’s Mine, près de Plienixville (P.), etc. Fig. "93 et "94. — xvulfénite.
Caractères. —Décomposé par l’acide chlorhydrique bouillant avec formation de chlorure de plomb et d’acide molybdique et d’eau ; le résidu, additionné de zinc métallique, donne un liquide bleu dont la couleur ne disparaît pas par la dilution. Au chalumeau, décrépite et fond facilement.
Dureté, 2,75 â 3. Poussière blanche ou jaunâtre.
Densité, 6 à 7.
Forme cristalline. — Prisme quadratique ; faces 6» b1 = 131° 35’ à la base ; b' b1 = 99” 40’ (arête culminante! ; faces p, 6’, a2, b3, a4. Clivage 61 ass* z net; p moins distinct. F. et S.
WCRTZITE (Min.) [Syn. Blende hexagonale, spiauterile Breithanpt)| — Sulfure de zinc, ZnS, avec un peu de fer; hexagonal, isomorphe avec la greenockite. Petits cristaux et masses cristallines engagés dans un antimoniosulfure de plomb, d’Oruro (Bolivie). Selon Breithaupt, a été retrouvé â Przibram en masses fibreuses rayonnées; on l’indique aussi comme venant de Quesbcsita (Pérou).
Caractères. — Ceux de la blonde.
Dureté, 3,5 â 4. Poussière brunâtre.
Densité, 3,98.
Forme cristalline. — Prisme hexagonal isomorphe avec celui de la greenockite
foi/a 6i/i= 127° 32’; p6‘= 136° 39’.
Ces angles ont été trouvés sur les cristaux artificiels obtenus par M. Sidot. Clivages: m facile; p moins facile. F. et S.
XANTHAMTÏ.AMIDE. — Syn. de sclfocar- BAMATE D’AMYLR, t. III, p. 82.
XANTHÀZARIXE. — L’alizarine verte, produit secondaire de la fabrication des matières colorantes de la garance d’après le procédé de H. Kopp, contient encore de l’alizarine qu’on peut en retirer au moyen de l’huile de schiste (t. I, p. 1 42); les impuretés, n’étant pas solubles, restent, sous forme de masse noirâtre. Kopp a cherché à tirer profit de ces dernières en les oxydant à l'ébullition par l’acide nitrique étendu de 10 p. d’eau, et il a obtenu une matière colorante jaune, la xanthaxarine. Lorsque la liqueur a pris une teinte jaune-rouge, elle laisse déposer, par le refroidissement, une poudre jaune-brunâtre de xanthazarine. Cette matière est un peu soluble dans l’eau bouillanto; elle fournit avec l’alcool ou l’éther des soluiions d’un jaune-brun, et avec les carbonates alcalins des solutionsd’un jaune-rouge. Elle teint en jaune la laine et la soie, mordancées ou non mordancées ; le coton mordancé à l’alumine prend une nuance jaune-orangé, et le coton mordaucé au fer une nuance olive-noirâtre. Les réducteurs la transforment, avec le concours de la chaleur, en une matière colorante cramoisie [E. Kopp., Bull, de la Soc. chim., 1864, t. II, p. 235J. La xanthazarine n’est peut-être autre que la nitroalizarine. A. H.
XANTIIÉINE. — Voyez Fleurs, t. I, p. 1407.
XANTHÉl.ÈNE. — Lorsqu’on ajoute un sel cuivrique à une solution aqueuse de xanthate de potassium (t. I, p. 764), il se forme d’abord un précipité brun-noir de sel cuivrique, qui se transforme en peu d’instants en flocons jaunes de xanthate cuivreux ; en même temps que cette réduction a lieu, il se produit, suivant Zeise, une huile qui présenterait la composition de l’éther xanthique et à laquelle ce chimiste a douné le nom de xanthélène. Selon Couerbe, on obtient, au contraire, dans ces circonstances, un composé cristallisable. Gerhardt, faisant remarquer avec raison que l’action d’un sel cuivrique sur les xanthates peut être rapprochée de celle de l’iode, suppose que ce composé cristallisable de Couerbe est identique avec le corps de Desains (t. I, p. 765), tandis que le xanthélène de Zeise n’est que de l’éther xanthique provenant de la décomposition du, composé cristallisable. A. H.
XANTIIEXE. — Voyez Persclfcïaniqce (acide), t. II, p. 780.
XANTHINE. — Voyez Fleurs, 1. 1, p. 1467.
XANTIIIXE, C5H*A24o2. — Cette substance a été découverte par Marcet dans un calcul urinaire; Liebig et WShler l’ont ensuite rencontrée, constituant un calcul de 18 â20 grammes. Ils l’ont analysée et ont déterminé sa formule. Gôbel a aussi trouvé de la xanthine dans des bézoards orientaux provenant de l’intestin de divers ruminants. Scherer a montré que c’est un principe très-répandu de l’économie, dans l’urine de l’homme, dans la rate, dans le pancréas, dans le cerveau, dans le foie, dans la chair musculaire du bœuf, dans le thymus du veau, dans la chair du cheval et des poissons ; à l’état morbide, dans la rate et dans le foie de l’homme. Bence-Jones a signalé sa présence dans l’urine d’un enfant malade; Stromeyer et Dürr dans l’urine des per-
sonnes soumises à l’action des bains sulfureux. Unger et Phipson l’ont trouvée dans certaines espèces de guano de l’ile de Jarvis. Almen a extrait la xanthine du foie de bœuf par la méthode de Stædeler (voyez plus loin) et en a retiré 6sr,2ô pour 24 kilogrammes de foie, soit 0,024 °/0. Schützénbergcr, dans l’extrait de la lcvûre digérée, a trouvé de la xanthine, accompagnant la carnine et la sarcine [Marcet, An essay on the Chem, history of calculons disorders, Londres, 1817; — Liebig et Wôhler, Ann. der Chem. u. Pharm., t. XXVI, p. 340; — G6bel, mimerecue.il, t. LXXIX, p. 83; — Scherer, mime recueil, t. Cil, p. 204 ; t. CXII, p. 257; Répert. de Chim. -pitre, 4859, p. 120, et 1860, p. 446; — Bence-Jones, Journ. of the chem. Soc., t. XV, p. 78 ; Bull, de la Soc. chim., 1874, t. I, p. 02; — Dürr, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXX1V, p. 45; Bull, de la Soc. chim., 1865, t. III, p. 142; — t’nger et Phipson, Chem. News. 1862; — Almen, Journ. fiir prakt. Chem., t. XCVI, p. 98; Bull, de la Soc. chim., 1866, t. VI. p. 474 ; — Schützenberger. Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXI,
Strecker a transformé la guanine en xanthine par l’action de l’acide azoteux :
C3 II® A z* O -f Az O2 II Guanine. Acide
azoteux.
= C«H»Az‘0* + Az3 -f H!0.
Xanthine.
La guanine présente en effet avec la xanthine les mêmes relations que le glycocolle avec l’acide glycolique :
C3H3(Az H2) O* Glycocolle.
C5H3Az* (AzH!)0 Guanine.
Acide glycolique.
C5H3 Azl(0 11) O
Xanthine.
[Strecker, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CVIII, p. 141 ; Rép. de Chimie pure, 1859, p. 276],
La xanthine se forme également par la réduction de l’acide urique au moyen de l’amalgame de sodium :
CsH*Az403 + H* = h? o + G5H4 AzsO*
Acide urique. Xanthine.
[Strecker et Rheineck, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXXI, p. 419; Bull, de la Soc. chim., 1865, t. III, p. 304].
Extraction et préparation. — 4° Des calculs urinaires et du guano. — On pulvérise le calcul et on le dissout â chaud dans une solution d’ammoniaque à 10 °/0. Après 24 heures, il se forme un précipité abondant, qui est lavé avec de l’ammoniaque étendue, redissous dans l’eau et précipité par l’acide acétique; on purifie la xanthine par de nouvelles dissolutions dans l’eau chaude un peu ammoniacale et précipitation au moyen de l’acide acétique [Stædeler, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXI, p. 28; Rcp. de Chim. pure, 1860, p. 605|.
2° Des organes des animaux. — La xanthine ost toujours accompagnée d’hypoxanthine (sarcine). Pour les extraire l’une et l’autre, on a recours au procédé général suivant, dû à Stædeler.
X \NTHI N E.
XANTHININE.
Les matières animales, hachées et broyées avec du verre, sont traitées par l’alcool chaud; l’alcool est séparé par expression. Lo résidu est soumis a la digestion pendant quelques heures avec de l’eau à 50", puis exprimé, et le liquide est réuni à la liqueur alcoolique. L’alcool est chassé par distillation; les flocons d’albumine coagulée sont séparés à l’aide du filtre, et la liqueur fortement concentrée est précipitée successivement par l'acétate neutre de plomb, par le sous-acétate de plomb, puis par l’acétate de mercure. Les deux derniers précipités sont mis en suspension dans l’eau et décomposés par l’hydrogène sulfuré : la liqueur évaporée abandonne un mélange de xanthine et de sarcine, que l’on sépare en les traitant par l’acide chlorhydrique ; le chlorhydrate de xanthine peu soluble se sépare, tandis que la sarcine reste en solution [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXVi p. 102; itépert. de Chim. pure, 1861, p. 160].
3° L’extraction de la xanthine de l’urine, du sérum musculaire, de l’extrait de viande et la séparation de la sarcine sont décrites au t. Il, p. 1439.
Préparation au moyen de la guanine. — On dissout la guanine dans l’acide azotique d'une densité de 1,15 à 1,20, bouillant, et l’on jette dans la solution chaude de petits fragments d’azotite de potassium. Ils se dissolvent avec un vif dégagement de gaz, mais sans formation de bioxyde d’azote. On continue jusqu’à l’apparition de vapeurs rouges, et on verse ensuite la liqueur dans une grande quantité d’eau. Il se précipite d’abondants flocons jaunes que l’on lave à l’eau et qui sont surtout formés de xanthine nitrée, la xanthine qui a pris naissance par l’action de l’acide azotique sur la guaniné s’étant nitrée en partie pendant la réaction. Pour transformer la nitroxanthine en xanthine, on la dissout dans la potasse, et l’on fait bouillir avec du sulfate ferreux; il se sépare de l’oxyde ferroso-ferrique, et la liqueur filtrée, complètement incolore, donne par l'acide acétique un précipité de xanthine [Strecker, Ann. der Chem. u. Pharm., t. C VIII, p. 141 ; Itépert. de Cliim. pure, 1859, p. 276].
Dosage. — Voir l’article Sarcine, t. Il, p. 1439, et l’article Urine, t. III. p. 598.
Propriétés (Scherer, Stædeler, Strecker). — La xanthine se sépare d’une solution aqueuse saturée à chaud en flocons blancs, et par évaporation spontanée de la solution froide en petites écailles. Obtenue par dissolution dans l’ammoniaque et précipitée par l’acide acétique, elle se présente sous la forme d'une poudre blanche, qui se dessèche en croûtes friables composées de petits grains et de sphères microscopiques. Elle est. trèspeu soluble dans l’eau, car elle exige 1200 p. d’eau bouillante et 14009 p. d’eau froide pour se dissoudre; elle est insoluble dans l’alcool et dans l’éther.
Elle ne perd rien de son poids à 150°. Chauffée doucement dans un tube, elle décrépite en abandonnant un peu d’eau, la masse devient grise, puis il se sublime une matière jaune, quelques gouttelettes de liquido et des cristaux incolores, en même temps qu’il se dégage du cyanhydrate d’ammoniaque.
La solution aqueuse, saturée à froid, est précipitée par le sublimé corrosif et par l’azotate d’argent. Ce dernier précipité est peu soluble dans l’ammoniaque.
L’acétate de plomb ne la précipite pas ; avec l’acétate de cuivre, on observe un précipité floconneux jaune qui né se fait pas à froid, mais prend naissance quand on porte la liqueur à l'ébullition.
Suivant Strecker et Reinecke, l'amalgame de sodium convertit la xanthine en sarcine,
CBlI4Az40.
La xanthine se dissout dans les acides et dans les alcalis,
Le chlorhydrate de xanthine ,
C' H‘ Az‘0*,HCl,
se dépose de la solution bouillante de la xanthine dans l’acide chlorhydrique sous forme de grains lourds, qui se présentent au microscope comme des octaèdres à I ase carrée avec troncature des angles latéraux. Le chlorhydrate se dissout difficilement dans l’eau bouillante, et à froid dans 153 p. d'eau. Cette solution ne précipite pas le chlorure de platine.
Lorsqu’on évapore la xanthine avec de l’acide azotique fumant, on obtient un résidu jaune, identique avec le corps jaune que fournit l’action de l’acide azoteux sur la guanine dissoute dans l’acide azotique fumant, et qui paraît être la nitroxanthine, CBH3(AzOî)Az4Os. En dissolvant la xanthine a chaud dans l’acide azotique d’une densité de 1,3, on obtient l’azotate de xanthine par refroidissement.
L 'azotate de xanthine, forme de petits mamelons jaunes, peu solubles à froid; la solution étendue de cet azotate donne des précipités avec l’azotate d’argent et les azotates de mercure.
L’acide phosphomolybdique forme dans la solution de l’azotate un abondant précipité jaune, soluble dans l’acide azotique moyennement concentré et bouillant.
Le sulfate de xanthine,
C5 H4Azl O3, S O* H* + 11*0,
est en paillettes cristallines, inaltérables à l’air, mais décomposées par l’eau.
La xanthine se dissout dans l’ammoniaque et dans la potasse; elle est précipitée de ces solutions par l'acide carbonique.
La solution ammoniacale additionnée d’azotate d’argent donne un précipité incolore gélatineux, renfermant CsH!Az402. Ags, IUO. Elle précipite egalement l’acétate de plomb, l’azotate mercurique et l’acétate de cuivre, et la solution ammoniacale de chlorure de zinc et de chlorure de cadmium.
La xanthine bouillie avec la baryte caustique se convertit en une combinaison peu soluble,
CMUAz4 Os, Ba 11*0*.
La combinaison argentiqne, C5H!Az402.Ag!, chauffée à 100° avecdel’iodure de méthyle, donne un corps cristallisé, la diméthylxanthine,
C3IP Az40*(C H5)*,
isomérique avec la théobromine (Strecker).
Constitution de la xanthine. — Voyez Uriqcb (acide), t. III, p. 604. E. G.
XA.XTIIIMXE, C'IPAz3Os. — Ce corps se forme lorsqu’on maintient le thionurate d’ammonium à 200° pendant plusieurs jours; ce sel prend d’abord une teinte rouge, qui passe ensuite au jaune. La iéaction est exprimée par l’équation :
C4 IP A z3 SO« ( Az H»)* = C4 IP Az3 O3 + SO‘(Az H4)* Thionurate Xanthinine.
d’ammonium.
Indépendamment do la xanthinine, elle donne lieu à la formation de petites quantités d’un sel ammoniacal jaune cristallisant en croûtes dures, et d’une matière peu soluble dans l’eau; cette dernière se dissout dans la potasse et en est précipitée par l’acideacétique en cristaux lameileux. L’eau bouillante extrait ces deux substances du produit de la réaction et laisse la xanthinine sous forme de poudre jaune; celle-ci est dissoute dans un alcali, précipitée par un acide et traitée a la fin par l’acide nitrique concentré, qui détruit les matières colorées sans attaquer la xanthinine.
XANTHIQÜE (ACIDE).
C’est «ne poudre blanche soluble dans environ 401)00 p. d'eau froide et dans 4000 p. d’eau bouillante; la solution, qui montre des reflets bleu clair, est précipitée on blanc par lechlorure mcrcurique et en jaune par le nitrate d’argent. La xanthinine est à peine plus soluble dans les acides chlorhydrique et nitrique que dans l’eau, et s’en sépare en lamelles cristallines. L’acide sulfurique la dissout à chaud et la solution laisse déposer des cristaux lamelleux, contenant 13 n/o d’acide sulfurique; l’eau dédouble le composé en régénérant la xanthinine.
Les alcalis dissolvent la xanthinine en donnant des combinaisons peu stables; la solution ammoniacale , ajoutée peu A peu A du nitrate d'argent maintenu en excès, fournit un précipité jaune volumineux, contenant C4 II3 Az3 0=^=0. La xanthinine parait aussi donner un chloroplatinate [C. Finck, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXXXII, p. 298; Bull, de la Soc. chim., 1805, t. IV, p. 224.]
La xanthinine diffère de la dialuramide par une molécule d’eau qu’elle renferme en moins; sa formule de constitution est peut-être
CO — Az Az 11= - Cil C
CO — Az A. H.
XANTHIQÜE (ACIDE). — Voyez 1. 1, p. 764.
XANTI1 ITE (Min.). — Idocrase d’un jaune brun d’Amity (New-York).
XANTIIOCA REINE. — Matière colorante jaune contenue, d’après Cuzent, dans le suc de l’/iiocarpus edulis (voyez Inocarpine, t.. IL p. 112).
XAXTHOCOBALT1QUES (SELS). — Voyez t. I, p. 948.
XANTIIOCONE (Min.). — Arsôniosulfure d’argent auquel on a donné la formulo d’une combinaison de sulfarsénite et de sulfarséniate,
As S* Ag3 -f 2 (As S3 A g3).
— Masses concrétionnées à intérieur cristallin, d’un brun de girolle, plus ou moins rougeâtre; les cristaux en lames très-minces laissent passer une lumière orange. Se trouve avec psaturose, près de Freiberg. Fort rare.
Caractères. — Chauffé modérément dans le tube bouché, le xanthocone prend une teinte rouge foncé qu’il perd par le refroidissement. A une plus haute température, il fond et donne un faible sublimé de sulfure d’arsenic. Dans le tube ouvert, fumées arsénicales et odeur d’acide sulfureux. Sur le charbon, production d’un globule d’argent.
Dureté, 2. Poussière jaune.
Densité, 5,0 à 5,2.
Forme cristalline. — Rhomboèdre de 71° 34’. a1 sur r = 1 10,° 30’. Clivage a1 et r. F. et S.
XANTEOGEXAMIDE. — Syn. de Sulfocarba- MATE D’ÉTIIYI.E, t. 111, p. 83.
XANTHOGEXE. Ce nom a été donné par Ilope h une matère extrêmement répandue dans les fleurs, qui forme avec les acides des solutions incolores et avec les alcalis des solutions d’un beau jaune ; cette matière avait été décrite par Marquart sous le nom de résine de I leurs et par Martens sous celui de xanthéine. D’après Filhol, c’est une matière incristallisable non volatile, d’un jaune verdâtre, soluble dans l’eau, l’alcool et l'éther; elle serait analogue à la lutéoline et différerait de la xanthéine et de la xanthine de Fremy et Cloëz (t. I, p. 1407) [Hope, Journ. f. vralit Chem., t. X. p. i62; — Martens, Institut , 1855, p. 168; — Filhol, Comptes rendus, t. L, p. 545).
XANTIIOGLOBULINE. — Ce nom avait été
XANTIIOPROTÉIQUE (ACIDE).
donné par Scherer à une substance formée de globules jaunes qu’il avait retirée du foie, de la rate, etc., et qu’il reconnut ensuite être formée d’un mélange de xanthine et de sarcino [Ann. der Cltem. u. Pharm, t. CX1I, p. 257].
XANTIIOLEINE. — Nom donné par Hier à une matière colorante jaune retirée des tiges de Sorghum saccharatum fermentées; ces mômes tiges contiendraient, en outre, une matière colorante rouge, la purpuroléine, analogue au rouge de garance f Compt. rend., t. XLIV, p. 18]. Sicard a mentionné deux matières colorantes analogues, dont la jaune se trouverait dans l’écorce du sorgho et la rougo dans la moelle [Sicard, Compt. rend., t. XLIV, p. 141].
XANTIIOPENIQUE (ACIDE). — Voyez OriA- NIQUE (acide), t. Il, p. 016.
XANTHOPIIÉNIQUE (ACIDE). — Fol a désigné par ce nom une matière colorante qui se forme lorsqu’on chauffe un mélange de 3 p. d’acide arsénique et de 5 p. de phénol ou de crésol du goudron. Après avoir maintenu la masse à 100° pendant 12 heures, on élève la température à 125° et l’on interrompt l’opération G heures après. Le produit est a'ors épuisé par 12 p. d’acide acétique à 7° Baumé, la solution étonduo de 12 p. d’eau et saturée de chlorure de sodium: la matière colorante se précipite en flocons; elle est dissoute dans l’eau, précipitée une deuxième fois par le chlorure sodiquo et portée A l’ébullition avec du carbonate de baryum précipité. La solution filtrée, débarrassée de la baryte par la quantité nécessaire d’acide sulfurique, filtrée de nouveau ot, enfin, saturée de chlorure sodique, fournit des flocons d’acide xanthophénique pur.
Cet acide cristallise dans l’eau bouillante en lamelles mordorées ; il se dissout dans l’alcool, l’éther et les acides sans s’altérer; il est insoluble dans la benzine. 11 forme des sels rouges.
Il différerait de la coralline jaune.
L’acide libre teint la laine et la soie en jaune sans mordant, et la teinte résiste au savon; les sels teignent en rouge [Fréd. Fol, Bépert. de Chim. appliq., 1802, p. 179], A. II.
XAXTHOIMI YI.LE. — C’est la matière colorante des feuilles devenues jaunes en automne; d’après Fremy, elle est identique avec la phylloxanthine. — Voyez Cih.ohophylle, t. I, p. 879.
XANTHOPI1YI.I.ITE (Min ).— Lames cristallines groupées confusément en nodules ou en croûtes écailleuses très-analogues à la seyhertite ou A la brandisite et sans doute isomorphes avec ces deux espèces. Se trouve aux monts Schischimsk, près Slatoust (Oural), avec magnétite dans un schiste talqueux. Couleur jaunc-verdAtre pâle, éclat vitreux légèrement nacré sur les faces de clivage.
Caractères. — Difficilement attaquable par l’acide chlorhydrique. Au chalumeau, devient opaque sans fondre. Avec le borax, le minéral pulvérisé donne une perle transparente verdâtre.
Dureté, 4,5 sur les faces do clivage, 5,5 sur les parties anguleuses. Fragile.
Densité, 3,044.
Forme cristalline. — Probablement orthorhombique comme la brandisite. Clivage parfait selon p. F. et S.
XANTIIOPICRINE ou XANTHOPICUITE.
— Substance amère, cristallisée en aiguilles jaunes, que Chevalier et Pel'.etan ont isolée da l'écorce de clavalier jaune ( Xanthoxylum Clara - Ilerculis ) employée aux Antilles comme fébrifuge \ Journ. de Chim. mèdic., 1826, t. II, p. 31 4J. D’après Perrins, elle est identique avec la berborine [Journ. chem. Soc. London, t. XV, p. 339].
XANTIIOPROTÉIQUE (ACIDE). — Lorsqu’on fait agir pendant longtemps l’acide azotique étendu sur les matières albuminoïdes, telles que l’albu-
XANTHOPURPURINE. — 728 — XÉNOLS.
mine, la fibrine, la caséine, la matière cornée, la protéine de Mulder, on obtient, entro autres produits, un corps jaune, insoluble dans l'eau, auquel Mulder a donné le nom d’acide xanthroprotéique. Toutes les matièros albuminoïdes fournissent, d’après ce chimiste, un seul et même produit.
Pour le préparer, on laisse digérer les matières albuminoïdes dans un mélange de I p. d’acide azotique et de 2 p. d’eau; au bout d’un temps variable avec les diverses matières (18 à 170 heures), le produit do la réaction est additionné d’eau, le dépôt est lavé à l’eau, à l’alcool et à l’éther, pulvérisé et desséché à 130°. L’acide xanthnprotéique ainsi préparé a donné à l'analyse (moyennes d’un trèsgrand nombre de déterminations) :
C = 50,0; 11 = 6,3 ;Az = 14,7 ; S= 1,3; O = 27,7
C’est une poudre jaune; amorphe, sans saveur ni odeur, se charbonnant sans fondre et répandant l’odeur de la corne brûlée. Il se dissout dans les acides concentrés, et l’eau le précipite de cette solution; le précipité retient une certaine proportion de l’acide employé, qui cependant peut en être éliminée par des lavages prolongés. Il se dissout dans les alcalis en donnant une solution d’un rouge foncé d’où les acides précipitent l’acide non altéré. La potasse bouillante en dégage de l’ammoniaque. Lorsqu’on fait passer du chlore dans la solu ion ammoniacale, la liqueur se décolore et il se forme un précipité jaune contenant du chlore.
Le xanthoprotéate ammonique est rouge ; il perd à 140° la totalité de son ammoniaque ; les sels de potassium et de sodium sont incristallisables et d’un beau rouge. Le sel de baryum est rouge, fort soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool et dans l’éther; séché à 139°, il renferme 12,9 % de baryte. Le sel de calcium ressemble au précédent; l’eau de chaux précipite de sa solution un sous-sel jaune, insoluble. Les sels de fer et de cuivre sont des précipités colorés ; le dernier contient 12,9 % d’oxyde cuivrique. Se! d’argent , précipité jaune; sel de plomb , précipité jaune, renfermant 14 % d’oxyde de plomb lorsqu’il a été desséché à 139° [Mulder, Journ. f. prakt. Cliem., t. XVI, p. 397; t. XX, p. 352; — Van der Pant, Pharm. Centralbl., 1849, p. 342]. A. H.
XANTHOPURPURINE. — Syn. dé Pimpono- X.VNTH1NE, t. II, p. 1224.
X ANTIIORIIAJININE.— Voyez Ruamnus, t. II, p. 1351.
XAXTHORTHITE (Min.). — Variété jaunâtre et probablement altérée d’allanite. Elle contient jusqu’à 12 % d’eau.
XANTHOS1 HÉRITE (Min.). — Sesquioxyde de fer hydraté, Fe203, 2H20, on fibres ou aiguilles soyeuses et rayonnées, à Ilmenau avec minerais de manganèse ; en masses ocreuscs, à Goslar (Harz), etc.; en masses ayant l’apparence de la poix à Kilbride (Irlande) aveclimonite etpsilomélane.
Dureté, 2,5 (aiguilles). Éclat soyeux ou gras. Couleur des aiguilles jaune doré, brun-rougeâtre. Les masses terreuses sont jaunâtres. Poussière jaune d’ocre.
Caractères. — Ceux do la limonito.
XANT1IOTANNIQUE (ACIDE). - Ferrein a donné ce nom à une matière jaune qu’il a extraite des fouilles de l’orme, et qu’il regarde comme un acide tannique. Les feuilles sèches sont épuisées par de l’alcool, le liquide est distillé et le résidu repris par l’eau; la solution aqueuse fournit avec l’acétate de plomb un précipite jaune de xanthotannate de plomb qui, après dessiccation à 110°, renferme C281I36 Ol,3PbO [A. Ferrein, Vierleliahrsschr. f. projet. Pharm., t. VIII, p. 1].
XANTUOXVLENE, C10 Il»«. — Lorsqu'on dis-
tille avec de l’eau les graines écrasées du poivre du Japon (fruit du Xanthoxylum piperitum, il passe une essence, le xanthoxylène , et un corps solide, la xanthoxyline ; l’essence est fortement refroidie, séparée de la matière solide qu’elle laisse déposer, et enfin purifiée par distillation sur du potassium. Le xanthoxylène forme un liquide incolore, fortement réfringent, d’odeur agréable, bouillant à 162°. Il fournit une combinaison liquide avec l’acide chlorhydrique [Stenhouse, Pharm. Journ. andTransact., 1857, t. XVII, p. 19].
XANTIIOXYLINE, C<»I1,20‘. — C’est la matière cristallisée et volatile mentionnée dans l’article précédent. On la purifie par des cristallisations répétées dans l’alcool ou dans un mélange d’eau et d’alcool. Elle forme des cristaux soyeux appartenant au système clinorhombique ; formes: m,p, s’.e1; angles : mg' =>■ 121° 10’; mp = 83° 30’; pe1 = 127° 10’; clivages faciles suivant g' et p (Miller). Elle est insoluble dans l’eau, très-soluble dans l’alcool et dans l’éther; son odeur est faible, sa saveur faiblement aromatique. Elle fond à 80°, et se volatilise sans altération à une température supérieure.
L’acide nitrique la convertit en acide oxalique [Stenhouse, Pharm. Journ. andTransact., t. XIII, p. 423 ; t. XVJI, p. 19],
Le nom de xanthoxyline a été employé aussi par Staples pour désigner une matière amère cristallisable qu’il a extraite de l’écorce de Xanthoxylum Clava-Herculis [Pharm. Journ. and Trans., (2), t. IV, p. 399]; cette matière est probablement identique avec la xanthopicrine et, par conséquent, avec la berbérine. A. H.
XANTllTR INE. — Substance hypothétique obtenue par Cotterbe en soumettant les xanthates à la distillation sèche. Elle aurait pour formule
XÉNÉNYLE-TRI AMINE,
C8 H13 Az3 = (C H3)2 C8H (AzH5)3.
— On a signalé un des nombreux isomères représentés par cette formule: c’est le produit de réduction complète du triuitrométaxylène sous l’influence de l’étain et de l’acide chlorhydrique. Le chlorhydrate cristallise et semble renfermer
C8 II13Az3,2H Cl (Luhmann et Hollemann).
XÉNOL1TE (Min.). — Aiguilles allongées groupées en masses fibreuses et devant êire rapportées à la silliraanito d'après les caractères optiques. La xénolite contiendrait, d’après la seule analyse connue, plus de silice que cette dernière espèce. Clivage longitudinal. Éclat soyeux. Couleur blanche ou jaunâtre.
Dureté, 7. Fragile.
Densité, 3,58. Infusible au chalumeau.
Trouvé en blocs erratiques à Peterhof (Finlande) et près de Saint-Pétersbourg.
XÉNOLS [Syn. Xylénols, hydrates de xényle],