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métallique [Tli. Ilumpert, Journ. für prakt. Chem., t. XCIV, p. 392] .
Sec ou humide, ce gaz est décomposé par la potasse solide : celle-ci se recouvre d’un enduit métallique qui est sans doute de l'antimomure de potassium et qui disparaît rapidement au contact de l’air ou de l’eau. L’hydrogène antimonié est aussi retenu, mais plus difficilement, par une lessive concentrée de potasse, d’une densité de 1 ,25. L’hydrogène arsénié, au contraire, n’est pas décomposé par la potasse [Dragendorfl , Zeitsch. für Cliem., 1866, p. 159].
Dirigé dans l’acide sulfurique concentré , l’hydrogène antimonié produit un précipité noir, qui est un mélange, en proportions variables, de sulfure d’antimoine et d’un hydrure solide d’anti-
moine (Ilumpert).
Lorsqu’on le fait passer sur de l’iode contenu dans un tube, on obtient un anneau brun ou orange d’iodure d’antimoine, qui se décompose par la chaleur en perdant son iode et en laissant un résidu d’antimoine [Husson, Compt. rend., t. LXVI1, p. 56].
L’hydrogène antimonié agit sur le soufre, lentement à 100°, rapidement à la lumière, en produisant du sulfure d’antimoine rouge et de l’hydrogène sulfuré. Si l’on place une feuille do papier recouvert de soufre en poudre, au soleil et dans une atmosphère contenant de l’hydrogène antimonié, il se colore en rouge ; mais si l’on a protégé certaines parties par un corps opaque, ces parties seront réservées et resteront jaunes [Joncs, Chem. News, t. XXXIII, p. 127J.
L’hydrogène antimonié décompose le pentachlorure de phosphore en produisant du trichlorure de phosphore, du trichlorure d’antimoine et de l’acide chlorhydrique. 11 est sans action sur le trichlorure de phosphore et sur le tétrachlorure d'étain. Il agit sur le trichlorure d’antimoine en donnant de l’acide chlorhydriaue et de l’antimoine libre [R. Mann, Jena Zeitsch., t. V, p. 158; Bull, de la Soc. chim., t. XVII, p. 231].
Protoxyde d'antimoine, Sb203. — On peut le préparer en faisant bouillir le trisulfure d'antimoine avec une solution moyennement concentrée de chlorure ferrique additionnée d’acide chlorhydrique. Le sulfure se dissout peu à peu, sans dégagement d’hydrogène sulfuré, celui-ci étant décomposé par le chlorure ferrique. On étend d’eau, on lave bien le précipité d’oxychlorure d’antimoine et on le décompose par la soude [Lindner, Zeitsch. für Chem., 1869, p. 412].
Sulfates d’antimoine. — Sulfate normal,
(S04)3Sb2.
— L’acide sulfurique concentré dissout facilement l’oxyde ou l’oxychlorure d’antimoine à chaud. Par le refroidissement, on obtient de longs prismes, à base carrée, et la solution ne retient que très peu d’antimoine; il n’en reste pas du tout si l’on a employé de l’acide sulfurique étendu de la moitié de son volume d’eau. Les cristaux desséchés forment une masse asbestoïde. On obtient le même sel sous forme d’une masse cristalline cassante lorsqu’on chasse l’excès d’acide par la chaleur [W.-P. Dexter, Sillm. amer. Journ. (2), t. XLV, p. 78; Bull, de la Soc. chim., t. XI, p. 228].
Schultz-Sellack décrit le môme sel comme formant de longues aiguilles soyeuses , inaltérables à l’air et décomposables par l’eau. Il 1 obtient en dissolvant l’oxyde d’antimoine dans l’acide sulfurique moyennement concentré et évaporant la solution [Deutsch. chem. Gesellsch. 1871, p. 13; Bull, de la Soc. chim., t. xv! p. 451.
Sulfate acide. — Dexter n’admet pas l’existence du sulfate acide décrit par Peligot. Par
Suppl.
contre, d’après Schultz-Sellack, on obtient un composé renfermant (S04)3Sb2. S O3 lorsqu’on dissout l’oxyde d’antimoine dans l’acide sulfurique fumant; ce sel se dépose en petits cristaux grenus et brillants. Ces conditions sont celles dans lesquelles Peligot avait obtenu le sel basique,
Sb203. 2 S O3 ou Ss07 (Sb 0)s.
Sels basiques. — L’acide sulfurique étendu de son volume d’eau ne dissout que difficilement l’oxyde d’antimoine; celui-ci ne se dissout et la liqueur ne s’éclaircit que lorsqu’une partie de l’eau a été évaporée. Il se sépare alors une poudre grenue formée de prismes rhomboidaux microscopiques, qui disparaissent de nouveau lorsqu’on continue l’évaporation, et qui sont remplacés par de petits octaèdres qui paraissent appartenir au système régulier et qui constituent le soussulfate Sb2Û3. 2 S O3.
L’acide sulfurique, d’une densité de 1,6, donne exclusivement ces cristaux octaédriques, tandis que les cristaux prismatiques sont formés lorsque l’acide possède une densité de 1,57. Dexter a trouvé pour ces prismes les rapports
3 Sb*03. 5 S O3 -f IP O.
Les eaux mères de ces cristaux fournissent des aiguilles du sulfate S04(Sb0)2 -f- HsO.
Hydrate antimonique. — On obtient l’hydrate normal Sb04H3 ou Sb205. 3 II2 O lorsqu’on précipite l’antimoniate de potassium par l’acide azotique, qu’on lave jusqu’à perte d’acidité et qu’on sèche le précipité à l’air. Cet hydrate se change en métahydrate Sb03H à 175° et en anhydride
Sb*Os
à 275°. Ce dernier se convertit en oxyde Sb204 à la température de 300° [Geuther, Journ. für prakt. Chem. (2), t. IV, p. 438].
Sulfure d’antimoine. — Kermès. — D’après les observations de Terreil [Compt. rend., t. LXXV1I, p. 1500; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 215], le carbonate de sodium est seul susceptible de produire l’attaque du sulfure d’antimoine par voie humide; le carbonate de potassium pur ne produit pas de réaction et ne fournit pas de kermès. Cette différence permet, d’après Terreil, de reconnaître la présence de traces de carbonate de sodium dans le carbonate de potassium.
Par voie sèche, le carbonate de potassium donne par contre beaucoup de kermès, et les eaux de lavage de ce dernier ne retiennent que peu d’antimoine. Le carbonate de sodium au contraire ne fournit que peu de kermès, presque tout l’antimoine se trouvant à l’état de sulfosel soluble.
Le carbonate de calcium et le sulfure d’antimoine ne réagissent pas par voie humide.
L’ébullition du sulfure d’antimoine avec un lait de chaux fournit quelquefois, après refroidissement de la liqueur filtrée, une substance jaune; mais presque tout l’antimoine reste dissous sous forme de sulfosel. La solution renferme en outre de l’antimonite de calcium qui se dépose à la longue en petites tables hexagonales. Au contact de l’air, sous l’influence de l’acide carbonique, la solution se décompose et laisse déposer un kermès d’un brun foncé.
La baryte et la strontiane sont sans action sur le sulfure d’antimoine.
Les résultats annoncés par Terreil ont été maintenus par lui, après avoir été contestés par II. VVeppen [ Deutsch . chem. Gesellsch., 1875, p. 523 ; Bull . de la Soc. chim., t. XXIV, p. 365, et t. XXV, p. 93].
Persulfure d'antimoine. — Les eaux mères du sel de Schlippe (sulfoantimoniate de sodium), qui renferment beaucoup d’hyposulfite de so-