CH3-CII-C02K
1.3 mélange des sels de potassium évaporé à sec, puis traité par l’acide sulfurique étendu, cède à' l’éther les deux acides. Ces acides sont alors neutralisés par la baryte et les sels de baryum séparés par l’alcool qui ne dissout que l'acétylvalérianate. L’acide diméthylsuccinique symétrique fond à 105-107°. L’acide acétylvalérianique parait bouillir entre 210° et 220°; il n’a pas été analysé. •
Éther acétylpyrotartrique normal [Wislicenus et Limpach, Liebig's Ann., t. CLXX11, p. 128]. —
11 s'obtient à l'aide de l’éther (3-iodopropionique et forme un liquide qui bout à 271-272°, dont la densité à 14°, 1 est égale à 1,0303 si on la prend par rapport à l’eau à 17", 5. La potasse le transforme en acide pyrotartrique normal,
Éther méthylacélylpyrotartrique normal [Wislicenus et Limpach, loc. cif.]. — Obtenu par l’éther méthylacétylsodacétique et l’éther p-iodopropionique, il constitue un liquide qui bout à 280-281°. Rapporté à l’eau à 17°, 5, son poids spécifique à 20° égale 1,043. La potasse alcoolique le transforme en acide a.-mélhylpyrotar~ trique normal,
Cet acide fond à 76° et se dissout aisément dans l’eau, l’alcool et l’éther.
Le sel de zinc est précipité de sa solution aqueuse sous forme de masse visqueuse amorphe.
Le sel d argent est un précipité blanc amorphe très stable môme à 110°.
ÉTHER fi-ACÉTYLÉTHYLSUCClNIQUE [ClOYVeS, Deutscll ■! chem. Gesellsch., t. VIII, p. 1208; — Bull, de la Soc. chim., t. XXV, p. 400]. — Il se prépare au moyen de l’éther a-bromobutyrique qu’on fait j
réagir sur l’éther acétylsodacétique. C'est un liquide qui bout à 202°. t
Éther acétyltricarballylique [Miehlc, Ltebig s Ann., t. CXC, p. 322.] — On l’obtient par l’action de l’éther chloracétique sur l’étlier acétylsuccinique sodé. C’est un liquide épais coloré en brun jaunâtre que la distillation décompose en donnant de l’éther tricarballylique. De même la potasse et l’eau de baryte bouillante le décomposent en ne donnant sensiblement que de l’acétate et du tricarballylate.
ÉTHER BENZOYLACÉTYLACÉTIQUE
(C* H3 O) Cil (C1 H5 O) - CO2 C2 H3
[Bonné, Deutscll. chem. Gesellsch., t. VII, p. 689 ; Liebig's Ann., t. CLXXXVII, p. 1, et Bull, de la Soc. chim., t. XXIX, p. 155]. — On l’obtient en faisant réagir le chlorure de benzoyle sur l’éther acétylsodacétique. Il forme un liquide épais, de faible odeur agréable, dont la densité à 21°, 5, prise par rapport à l’eau à 17°, 5, est égale à 1,14. 11 se décompose vers 200° en dégageant de l’acide carbonique, beaucoup d’oxyde de carbone, un peu d’îther benzoïque, de l’acide benzoïque, et il reste dans la cornue un résidu brunâtre.
La lessive de potasse décompose rapidement l’éther en donnant des acides acétique, benzoïque, de Tacétophénone, de l'acide carbonique et de l’alcool. Il en est de même de l’eau à 100°. Déjà à la température ordinaire cette décomposition se fait lentement.
Acétylacétate ii’amyle (C211:,0) C112-C02C5 H". — Les acétates des alcools de la série grasse se comportent avec le sodium de la même façon que l'acétate d’éthyle. Traité à la température du bain d’eau par le sodium, l’acétate d’amyle bouillant à 135-137° dégage de l'hydrogène et dissout, environ 6"/0 de son poids du métal en s’épaississant et prenant une couleur brune. La masse chauffée au bain d’huile laisse distiller un peu d'alcool amylique. Le résidu solide, traité par l’acide acétique en proportion calculée et additionné d’assez d’eau pour dissoudre l'acétate de sodium formé, met en liberté une huile plus légère que l’eau qui, rectifiée, fournit de l’alcool amylique, de l’acétate d’amyle et de l’acélylacétate d’amyle. Ce dernier corps bout sans altération à 223-225° ; il colore en rouge le perchlorure de fer ; sa densitéà 10°, prise par rapport à l’eau à 17°, 5, est égale à 0,954. Il dissout le sodium avec énergie en dégageant de l’hydrogène et donne ainsi naissance à Tacétylsodacétate d’amyle. Ce dernier, traité par l’iodure d’éthyle, produit l’éthylacétylacétate d’amyle, liquide bouillant à 233- 236°, dont la densité à 20", rapportée à celle de l’eau à 17°, 5, est égale a 0,937. Il ne colore p is le perchlorure de fer.
Traités par le chlore, ces deux éthers sont attaqués : le premier donne
le second
CH3-C0-C(C2H3)C1-C02CHDL
Ce sont des corps liquides, incolores, plus denses que l’eau, d'odeur laible, piquante, mais agréable, et qui paraissent pouvoir distiller sans décomposition [Conrad, Liebig’s Ann., t. CLXXXVI,
Acétylacétate d’isobutyle,
(C2 II3 O) Cil2- CO2 (C* H»)
[Emmerling et Oppenheim, Deutsch. chem. Gosellsch., t. IX, p. 1097, et Bull, de la Soc. cluin., t. XXVIII, p. 298]. — On l’obtient comme le précédent par l’action du sodium sur l’acétate d’isobutyle. 11 forme un liquide incolore, d'une faible odeur de fenouil. Sa densité à 0° est égale à 0,976,
ACÉTYLE (BROMURE D’). — 38 — AGÉTYLE (CHLORURE DE).
à 23° à 0,032. Il bout entre 202 et 206°, apparemment à 203°, et se décompose un peu à chaque distillation en formant de l’acide dchydracétique.
DlOXÉTIIYLACÉTYLACÉTATE D’ÉTHYLE C10 II18 O5. —
[Geuther et Wackenroder, Jenais. Zeitsch., t. III, p. 121 ; — Conrad, Deutsch.chem. Gesellscli., t. XI, p. 58]. — L’éthylglycolate d’éthyle soumis à l’action du sodium en dissout, suivant Geuther et Wackenroder, 1/8 de son poids. Le produit de la réaction additionné d'iodure d’éthyle à 100° donne deux produits : l’un, qui bout à 251-255°, a pour composition Cl0HlsO5 et fut nommé par ces chimistes éther diôthylène-glycolique, l’autre, qui bout à 270°, a pour composition Ct2Ii2203 et fut nommé éther éthylène-diéthylène-glycolique.
D’après Conrad, l’éther glycolique étendu de son volume de benzine, pour modérer la réaction, arrive à dissoudre 16°/0 de son poids de sodium (on chauffe au bain d’eau). 11 se dégage de l’hydrogène, la masse brunit et s’épaissit. La réaction une fois terminée, on ajoute de l’acide acétique à 50 % en proportion correspondante g,u sodium employé. Après refroidissement, on ajoute la même quantité d’eau. L’huile qui se sépare est lavée à l’eau, séchée sur le carbonate de potassium, puis fractionnée. Vers 240-250°, il passe une huile, bouillant surtout vers 145°, qui est le dioxéthylacétylacétate d’éthyle. Il colore en violet le perchlorure de fer et présente la composition