‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 536 sur 589 · IN · texte numérisé non relu

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Fig. 52. — Variations du fer dans la scorie Be-se nor aci le, d'après M. King.

Fig. 53. — Variations dans la composition do la scorie Bessomer acide, d'après M. King.

minute du soufflage, la faible perte constatée qu’il peut y avoir perte de manganèse, non seudans les analyses peut être attribuée à la plus lemcnt par la scorie, mais aussi par les fumées, grande quantité de scories; remarquons enfin J c .Fer en grenailles interposées dans la scorie.

Le fer existe dans les scories Bessemor à l’état de protoxyde, mais en môme temps à l’état de grenailles entraînées mécaniquement ; les chiffres montrent que la proportion de grenailles (extraites à l’aide d’un aimant) est de 31.70 % au bout de 8 minutes; de 38.16 °/0 au bout de 15 minutes; de 24.37 °/0 au bout de 17 minutes, et à la fin seulement de 13.80 °/0 ; puis, après addition du spiegel, de 14.19 °/0 de la proportion de scorie.

Si on détermine le fer dans les scories (après avoir enlevé le fera l’état de grenailles), on trouve 7.967 % au bout de 8 minutes; 5.39 °/0 au bout de 15 minutes; 5.82 % au bout de 17 minutes; 16.89 °/0 au bout de 18 minutes, et seulement 11.36 % après addition duspiegïl; ce qui donne finalement pour la teneur enfer, combiné, de la scorie :

Au bout de 8 minutes 41,68 °/o

— 18 minutes (fin). . 30,69

Et après spiegel 25,55

Après avoir enlevé avec l’aimant tout le fer possible des échantillons de scorie, M. King a trouvé que la somme des corps dosés était supérieure à 100, si on calculait tout le fer à l’état de protoxyde. Convaincu que les analyses avaient été bien faites, il soumit les échantillons à un aimant plus fort et trouva une plus grande quantité de fer métallique, ce qui lui a permis de fermer les analyses à 100.

Pour ces derniers échantillons, il constata l’absence de protoxyde de fer, absence qui peut s’expliquer par la forte action réductrice de l’oxyde de carbone formé pendant la deuxième période.

d. Les variations de l 'alumine, de la chaux et de la magnésie sont faibles et à peu près sans signification, puisque ces éléments sont empruntés au garnissage du convertisseur.

Les expériences ci-dessus montrent que:

1° Le -phosphore n’est pas éliminé dans un couvertisseur acide (à garnissage siliceux) ; mais au contraire la proportion en est légèrement augmentée par suite du déchet ;

2° Le carbone à l’état de graphite est converti en carbone combiné pendant la première période de l’opération, par suite du départ du silicium, le carbone total restant à peu près constant; ce dernier est rapidement éliminé pendant la seconde période ;

3" Le silicium est oxydé pendant la première et la deuxième période : à la fin de cette dernière, il est presque entièrement éliminé;

4° Le manganèse décroît rapidement pendant la première et la deuxièmo période, et plus régulièrement et plus graduellement à la fin de l’opération ;

5° L 'addition du spiegel produit deux résultats connexes :

a. Augmentation du carbone, du manganèse et du silicium dans le métal ;

b. Diminution du fer dans la scorie.

6° Les scories finales retiennent le manganèse et le silicium de la charge initiale, et environ 25 % de fer, rapporté à la quantité de scorie.

Les recherches de M. King, pour le cas spécial de fontes pauvres en manganèse, confirment les résultats obtenus dans l’étude des fontes Bessemer ordinaires de première fusion, ainsi que ceux indiqués dans ces derniers temps par les métallurgistes qui se sont occupés de la déphosphoration, comme nous le verrons plus loin. (Les conclusions précédentes s’appliquent à des opérations arrêtées à la disparition des raies du carbone et non à des opérations sursoufllées.)

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