‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 538 sur 589 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

18 minutes.

1 bis.

TEMPS ÉCOULÉ depuis

le début de l'operation.

minutes.

Jt

minutes.

minutes.

minutes

minutes.

minutes.

Acide carbonique

Oxyde de carbone

Oxygène

Hydrogène

Azote

jt

Arrêt do l’opération.

Quantité re- \ A l'état do

lativo do ( Co3

carbone (A l’état de

brûlé : / Co

Jt

Quantité re- ) Si oxydé...

lativo de : j C oxydé....

verre, effilés à leur extrémité, ont montré que les nz au commencement du soufllnge contiennent, côté de l’azote apporté par le vent, une quantité d’oxygène libre diminuant rapidement, en même temps qu’une quantité croissante d’acide carbonique, jusqu’au moment (commencement du bouillonnement) où l’oxyde de carbone commence à se former d’une manière définitive. Ce dernier gaz se trouve en quantité croissante jusqu’à la fin de l’opération, moment où, la fonte devenant pauvre en carbone, l’oxyde de carbone diminue à nouveau, tandis que la proportion d’acide carbonique augmente dans les gaz.

L’oxygène apporté par l’air insufflé se retrouve seulement en partie dans les gaz, sous forme d’oxygène libre, d’acide carbonique et d’oxyde de carbone; le reste, servant à oxyder le silicium, le manganèse et le fer, passe dans la scorie. M. Tamm discute des cas particuliers et arrive à cette conclusion que dans les aciéries Bessemer de Suède la quantité d’air nécessaire par 1000 kilogrammes de fonte peut être estimée à environ 400 mètres cubes à 0° et 760 millimètres, en prenant 1 kilogr. 2918 comme poids du mètre cube d’air à cette température.

Les tableaux ci-joints montrent mieux qu’une description la marche suivie par l’auteur, et ils peuvent servir de guide pour des expériences analogues; c’est pourquoi nous les avons choisis comme types de recherches à côté de celles de M. King, quoiqu’elles s’appliquent les unes et les autres à certains cas particuliers; mais nous espérons de cette manière appeler l’attention sur ces points, et faciliter, par la connaissance do faits exacts déjà acquis à la science, l’étude des phénomènes souvent si complexes que l’on rencontre dans la métallurgie moderne.

Les études de M. Tamm, résumées ici, sont en effet, comme celles qu’il a déjà publiées depuis plusieurs années (sur la composition des gaz des hauts fourneaux), d’une rigueur scientifique remarquable, et contiennent des chiffres fort intéressants pour le praticien. Le moment de la prise dressai est noté par 2 chiffres donnant le temps écoulé depuis le commencement de l’opération : 1" jusqu’au moment où les tubes destinés

a recueillir les gaz étaient reliés à un tubo en fer forgé, plongeant dans la gueule du convertisseur ; 2° jusqu’au moment où ils en étaient enlevés.

Les recherches do M. Tamm montrent comment on peut calculer théoriquement ce qu’il faut d’oxygène pour transformer le carbone en oxyde de carbone, le fer et le manganèse en protoxydes, le silicium en silice; mais il y a lieu de faire observer que l’expérience industrielle montre que le volume d’air fourni par la machine soufflante est toujours plus considérable que le volume théorique calculé; il y a, en effet, non seulement formation d’acide carbonique, mais en outre perte d’oxygène qui traverse le bain métallique sans donner lieu à une ariion chimique. On ne peut rien dire de précis à ce sujet, et il faut bien remarquer que les différences observées entre la théorie et la pratique dépendent dans la plupart des cas de l’allure plus ou moins chaude des opérations, par conséquent de la nature des fontes traitées, etc.

Quantité de manganèse requise dans l’opération bessemer. — Comme pour la quantité théorique d’air, on peut calculer la quantité de manganèse qui doit théoriquement être introduite dans la cornue Bessemer pour assurer la désoxydation complète du bain ; c’est ce qu’a fait en particulier M.Ford. (Voyez Transactions of American Institute of tnining engineers, février 1881).

M. Valton, dès 1866, dans sa traduction du traité de Boniau sur la fabrication de l’acier Bessemer en Suède, a fait remarquer le premier qu’il est utile que la fonte additionnelle du Bessemer contienne du manganèse ou tout autre corps qui, à la haute température du bain, ait une très grande affinité pour l’oxygène, sans d’ailleurs qu’un excès de ce même corps soit nuisible à l’acier. Pendant l’opération, le métal soumis au soufflage est sature d’oxyde de fer qui, en présence du carbone, est réduit à l’état de protoxyde et passe dans la scorie; lorsque, au contraire, le carbone a disparu, le peroxyde continue à se former sans qu’aucun agent réducteur soit en présence.

Le manganèse (ou tout autre corps plus oxy-

ANALYSBS DES OAZ SORTANT DE L’APPAREIL RESSEMER, D’APRÈS M , A. TAMM.

Page 1