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ANGLES DE DÉVIATION

Aciers trompés A l’eau froido.

Aciers

trempés

l'huile.

Aciers trempés à l'eau bouill.

M. Durassicr, à la suite de ces expériences, a proposé un programme pour étudier l’influence du manganèse, du phosphore, etc., sur la force coercitive des aciers :

1° Mesurer la force coercitive de deux barreaux ayant même teneur en carbone, l’un non manganésé, l’autre ayant, au contraire, une proportion déterminée de ce dernier élément;

2° Chercher dans la série simplement carburée un acier a même force coercitive que l’acier simplement manganésé.

On déduira de ces deux expériences la relation d’équivalence du carbone et du manganèse, en ce qui concerne le magnétisme. Il faut enfin faire remarquer que l’équivalence établie d’après la force coercitive des aciers doit exister aussi pour les ténacités, puisqu’il est établi que cette force coercitive (pour les aciers carburés du moins) varie comme la ténacité.

On peut, à ce point de vue, faire la comparaison entre les chiffres donnés par M. Durassier et les formules empiriques que nous avons indiquées ci-dessus pour la valeur de R et de a' en fonction des teneurs en carbone, manganèse, phosphore, etc.

Des expériences sur le même sujet ont été faites, il y a quelques années, par M. Waltenhofen (Industrie minérale, 2' série, t. IV) et plus récemment par M. Raoul Pictet, de Genève, qui a publié les résultats auxquels il est arrivé dans les Archives des sciences naturelles, 1881.

M. Pictet a étudié en particulier un certain nombre d’aciers à outils de la maison Seebohm et Diekstahl, de Shefficld, ainsi que des aciers autrichiens, français et allemands. Nous renverrons pour les détails au mémoire de l’auteur : « Étude comparative de différentes qualités d’acier au point de vue de leur aimantation et de la permanence de leur pouvoir magnétique », et nous indiquerons seulement ici quelques-unes des principales conclusions, savoir :

1° Si on compare les différentes qualités d’acier au point de vue magnétique, on doit donner la préférence à l’acier qui atteint et conserve le mieux le pouvoir magnétique le plus considérable.

2° Le pouvoir magnétique des aciers est en rapport avec la proportion de carbone.

3° Une trop forte proportion de carbone est mauvaise.

4° Une trop faible proportion de carbone supprime ou affaiblit le magnétisme rémanent.

5° L’augmentation du pouvoir magnétique dans un aimant, par le seul fait de la présence au contact de son armature, est un phénomène certain pour quelques qualités d’acier, mais il n’est point constant pour toutes les qualités.

6° Ce sont les premières passes magnétiques qui développent la presque totalité du magnétisme des aciers dans tous les aimants artificiels,

Nous terminerons ce qui est relatif au magnétisme des aciers en rappelant que M. W. Metcalf, d’accord en ce point avec les auteurs précédents, a montré par des expériences récentes (Transactions of the American Institutc of Mining Engincers) que l’acier à 0,900 % de carbone parait donner les meilleurs résultats à l’aimantation et rapproche les résultats relatifs aux pouvoirs magnétiques de ceux obtenus pour l’élasticité, la ténacité, etc.

Après avoir indiqué les quelques expériences faites au point de vue du pouvoir magnétique des aciers, nous dirons quelques mots de leurs propriétés électrochimiques. Là encore, nous ne trouvons que quelques résultats isolés, mais qui n’en méritent pas moins une mention.

Lorsque à la tôle de fer a dû se substituer d’une manière presque définitive la tôle en métal fondu Bessemer ou Martin, pour la construction des coques de navires, l’on s’est beaucoup préoccupé de l’attaque par l’eau de mer des diverses qualités d’acier.

M. Pourcel a, dès cette époque, fait des expériences à Terrenoire, dans le but do déterminer quelle était l’influence de la teneur en carbone sur la résistance des fers et des aciers à l’action d’une eau salée.

Dans ce but, il a préparé au laboratoire, et aussi exactement que possible, un bain liquide analogue comme composition à la moyenne des eaux océaniques; il y a plongé pendant un temps déterminé des plaques de différents métaux, a mesuré l’usure de ces plaques par la perte de poids, et en outre l’action électrochimique à l’aide du galvanomètre.

Les résultats auxquels il est arrivé (confirmés du reste par des expériences plus récentes faites dans ces dernières années au laboratoire de Terrenoire, en présence de M. Barba, alors ingénieur de la marine) ont permis d’établir les relations suivantes :

1° Le fer soudé, grâce à son hétérogénéité, à la présence de scories interposées, en un mot à sa plus grande surface d’attaque pour un volume extérieur donné, donne au galvanomètre une déviation supérieure à celle fournie par les métaux fondus doux et durs.

2° Les aciers (y compris les métaux doux fondus) s’attaquent d’autant plus rapidement sous l’action de l’eau de la mer qu’ils sont plus carburés; les aciers les plus doux, les fers fondus s’attaquent très lentement et doivent en conséquence être préférés pour la construction des coques de navire aux aciers plus carburés et en outre aux fers soudés.

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