‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 109 sur 178 · STI · texte numérisé non relu

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espèce de mica rhomboîdal. Sa couleur est le grîs, ou le blanc Terdâtre. Il se présente en masse , disséminé , sous formes imitati ves , et dans celles' supposées qui suivent : un prisme équi-angle à six pans^ une pyramide double aiguë à six faces, et un rhomboïde. Lc/s deux premières de ces formes sont sur du cristal de roche, la dernière sur du spath calcaire. La stéatîte est mate, sa cassure est esquilleusc à larges esquilles. £Ue est translucide sur les bords. Sa . raclure est éclatante. Elle est faiblement écrivante , tendre , très-sectile , assez difficilement frangible. Elle n'adhère point à la langue. Elle est très-grasse au toucher. Sa pesanteur spécifique est de 3^4^ îi,6. Elle est infusible au chalumeau sans addition. Ses parlies constituantes sont : silice 44 9 magnésie 44? alumine 2 , fer 7,5, manganèse i,5, chrome a, avec traces de chaux et d'acide muriatique. La stéatite se présente fréquemment dans dus petits filons contemporains qui traversent de la serpentine dans toutes Jes directions 9 dans les îles de Schetland et d'Anglesey , et dans le Cornouailles. On fait emploi de la stéatite dans la fabrication de la porcelaine , et l'on s'en sert pour enlever les taches de graisse sur la soie et les étoffes de laine. On en fait aussi usage pour polir le gypse , la serp^entine et le marbre. Lorsqu'elle a été broyée, et légèrenlent brûlée, elle forme la base de certains cosmétiques. Elle écrit aisément sur le verre. M. Humboldt nous apprend que les Otomaks, peuplade sauvage «ur l^s bords de l'Orénoque, se nourrissent principalement, pendant à-peu-près trois mois de l'année, d'une espèce d'argile à potier; et beaucoup d'autres Sauvages mangent de grandes quantités de stéatite, qui ne contient absolument aucune substance nourjrissa^te.

STEINHEILITE. Quartz bleu de Finlande.

STIBIUM. Nom latin de l'antimoine , et celui donné par les Anciens à un oxide de ce métal. .

STILBITE, ou ZÉOLITE PYIVAMIDALE. (^o^. Zboum)

STILPNOSIDÉWTE. Ce minéral, d'un noir brunûtre , se présente en masse, sous formes imitalives et en concrétions recourbées. Il est très-éclatant , d'un éclat résineux. Sa cassure est conchoîde. Il est opaque, et prend, par la raclure, une couleur d'un brun jaunâtre. Il n'est pas trèsdur; il est cassant. Sa pesanteur spécifique est de 3,77. Traité au chalumeau avec le borax, il donne un verre d'un vert olive foncé. Ses parties constituantes'soct, suivant Vllmann: oxidede fer 8o,5, silice 2,25, eau 16, oxide de manganèse^ une trace. On dit que ce minéral contient de l'acide phosphorique. On le trouve en Saxe et en Bavière, accompagnant du fer brun. Il se rencontre allié à de la mine de fer des prairies. / ^ v

STRAHLSTEIN. Actinolite. ^

* STRONTIANE. Il y a environ 35 ans qu'uu marchand de minéraux apporta à Edimbourg un fossile provenant de la mine de plomb de Strontian dans l'Argyleshire , qui fut généralement considéré comme étant un carbonate de baryte. Ce minéral a été depuis trouvé près de Bristol, en France, en Sicile et dans la Pensylvanie. Le docteur Crawford fut le premier qui remarqua quelques différences entre sa dissolution et celle du carbonate de baryte dans l'acide muriatique; et cette circonstance lui fit supposer que le minéral consistait dans une terre nouvelle. Le docteur Hope, d'Edimbourg, était dans la même opinion, et il la confirma p^ar expériences, en 1791. Rirwan, Klaproth, Pelletier et Sulzer .furent du même avis; et celte terre nouvelle , appelée d'abord strontite par le docteur Hope, reçut ensuite de Rirwan le nom de strontiane, du lieu où elle avait été trouvée pour la première fois ; et cette dénomination a été depuis généralement adoptée. L! acide carbonique peut être chassé^ de cette terre par une chaleur de i4o* de Wedgwood, laissant lastrontiane isolée, ou bien en faisant dissoudre le minéral dans de l'acidft nitrique 9 et séparant ensuite cet acide par la chaleur.

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La strontiane, dans son état de pureté ^ est d'un bUiiC grisâtre ; sa scveur est piquante et acre ; et lorsqu'on la pul-> Térise dans un mortier, la poussière qui s'en élère cause, de rirrifation aux narines et aux poumons. Sa pesanteur ^écifique se rapproche de celle de la baryte. Elle exige audelà de 160 parties d'eau, à ^a température de i5,5 degrés centigrades, pour se dissoudre ; mai^ elle se dissout dans uae proportion beaucoup m^ndrc d'eau bouillante. Par le refroidissement de cette dernière dissolution, elle cristallise en lames minces quadrangulaires, transparentes , qui sont généralement à^s parallélogrammes, d'une dimension excédant à-peine celle de 6 millimètres de long, et souvent adhérant ensemble. Les bords sont le plus fréqui||ment ayec biseau de chaque côté. Quelquefois les cristaux affectent ^ forme cubique. Ils contiennent environ 68 d'eau ; ils sont solubles dans 5i,4 fois leur poids d'eau, à la température de i5,5* centigrades , et dans un peu plus de deux fois leur poids d'eau bouillante. Ils donnent à la fiamme de l'alcool brûlant une couleur rouge de sang. La dissolution de stronttane verdit les couleurs bleues végétales. La strontiane se combine, et par voie humide, el par voie sèche , avec le soufre, et son sulfure est soluble dans l'eau. ^

La strontiane a de très-grands rapports, dans ses propriétés, avec la baryte. Elle diffère de oelle-cî principalement en ce qu'elle est infusible , beaucoup moins soluble , d'une forme différente, plus faible dans ses affinités, et qu'elle n'est pas un poison. Ses composés saBns donnent des différences plus marquées. Edinburgh Trans.

La hase de la strontiane est le strontium, métal qu'obtint pour la première fois sir H. Davy, en 1808; de la même manière qu'il s'était procuré le barium , avec lequel le strontium a une très-grande analogie , mais ayant moins d'éclat. Ce métal, le strontium, paraissait fixe, difficilement fusible, et non Tolatil. Il se conyertîssait en strontiane par son exposition à l'air; etypvf^eté dans de l'eau, illadéçompossûtatec

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Uûe grands vivacité, en donnant lieu à dégagement d'hydrogène, et en rendant Tcau une dissolution de strontiancr D'après des expériences indirectes , sir H. Davy est disposé à considérer la strontiane comme un composé, sur 10a parties, d'environ 86 parties de strontium -f- i4 parties d'oxigène; et en la supposant formée d'un atome de chacune de ses parties constituantes, le nombre équivalent, pour le strontium, devrait être 6,i43, et celui pour la strontiane, 7,143. Mais, d'après les proportions des parties constituantes dans le carbonate , le nombre équivalent , pour la strontiane, paraît être de 6,4 ou 6,5; d'où celui pour le strontium sera 5,5.

Le beau feu rouge dont on fait aujourd'hui si fréquemment usage dans les spectacles , est composé des ingrédicns qui luivent, savoir: 40 parties de nitrate de strontiane sec, i5 parties de soufre réduit en poudre fine , 5 parties de chlorate de potasse^ et 4 parties de sulfure d'antimoine. Il faudrait pulvériser séparément dans un mortier le chlorate de potasse et le sulfure d'antimoine, et alors les mélanger ensemble sur du papier, après quoi on peut ajouter ce mélange aux autres ingrédiens préalablement pulvérisés et mêlés. Il n'est besoin d'autre espèce de mélange que de frotter celui-ci sur du papier. On ajoute quelquefois un peu de réalgar au sulfure d'antimoine; et souvent, lorsque le feu brûle mal et n'est pas assez éclatant, il suffira ê^^mie très-petite quantité de poussière de charbon ou de noir de fumée pour le rendre (l'un effet complet.

Pour les combinaisons salines de la strontiane, voyez les Acides au commencement de ce Dictionnaire , ou l'excellente Dissertation originale du docteur Hope sur cette terre. Edin. PhîL Trans. pour 1790.

STRONTIANITE, Strontiane carbonatée.

STRONTITB. Hooi que donna d'abord le docteur Hope^i

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