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la terre nouvelle particulière, aujourd'hui gépéralemcnt
connue sous celui de strontiane.
STRONTIUM. La base métallique de la strontiane.
STRYCHNINE. Cette substance alcaline fut découverte vers la fin de 1818 , par MM. Pelletier et Caventou, dans le fruit dn strychnos nox vomica et dans celui du strychnos ignatiaf d'où ils lui donnèrent le nom de strychnine. On l'obtenait du strychnos ignatia ou de la fève de saint Ignace, en la traitant ainsi qu'il suit : après avoir divisé celte fève autant que possible au moyen de la râpe, onMa soumettait, dans cet état, à l'action de l'éther nitrique, dans le digcsteur à soujpape. Le résidu, ainsi dépouillé d'une certaine quantité de matièee grasse , était mis en digestion dans de l'alcool bouillant pendant tout aussi long- temps qu'il y avait dissolution par ce menstrue. Après avoir alors évaporé à siccité les dissolutions alcooliques , le résidu était dissous dans l'eau ; et ea ajou'tant ensuite à la dissolution de la potasse caustique, il s'y produisait un précipité blanc cristallin, qui était la strychnine. On la purifiait ensuite en la lavant dans de l'eau froide, la faisant dissoudre, ainsi lavée, dans de l'alcool, puis la taisant cristalliser. On se procurait également la strychnine de la fève de saint Ignace, en faisant bouillir Tinfusion de la fève avec de la magnésie, de la même manière que M. Robiquet avait obtenu de la morphine de l'infusion d'opium.
Les propriétés de la strychnine , à l'état de pureté , sont celles qui suivent :
Elle est cristallisée en petits prismes à quatre pans, terminés par des pyramides a quatre faces surbaissées. BÏÏe est de couleur blanche; sa saveur est d'une amertume insupportable, laissant dans la bouclée une impression ou arrière-goût métallique. Elle n'a pas d'odeur. Exposée au eontact de l'air, elle n'éprouve aucube altération; ell*^
n*esi ni fusible ni yolatile, si ce n'est aux tenipératures auxquelles sa décomposition a lieu. Elle se charbonne au degré dé chaleur où l'huile commence ù entrer en ébullition ( environ 3o4 degrés centigrades). Lorsqu'elle esè fortement chauffée^ elle se boufsouffle, noircit, donnede l'huile empyreuinatique/ Un peu d'eau et d'acide acétique ; il se dégage de l'acide car-» bonique et du gaz hydrogène carboné, et il reste un charbon yolumîneux. Distillée avec le peroxide de cuivre, elle ne fournit que du gaz acide carbonique et de Toau. La strychnine est très-peu soluble dans 1 Vau froide : 1 00000 parties de ce liquide ne dissolvent que 1 5 parties de strychnine ; mai» elle se dissout dans 25oo fois son poids d'eau bouillante; Une dissolution froide de strychnine dans l'eau peut être étendue de 106 fois son yolume de ce liquide sans perdre sa saveur amère. '
La strychnine, introduite dans l'estomac, agit avec une pro-» dîgieuse énergie ; elle produit dans très-peu de temps des con^ Tulsions^ et l'animal péril. Un demi-grain (environ 3a nailligram.) de strychnine ayant été introduit par insufflation dans le gosier d'un lapin ^ après deux minutes, les convulsions se manifestèrent; et, au bout de cinq minutes,, l'animal mourut. Sulfate de strychnine. C'est un sefljui cristallise en o^ès transparens^ et qui est soluble dans moins de six fois son pofds d'eau froide. La saveur de ce sulfate est d'une ainertume intense, et la strychnine en est précipitée par toutes les bases salifiables solubles. H n'est point altéré par son exposition â l'air. Chauffe à la température de 100 degrés, il ne perd rien de son poids , mais il devient opaque. A une chaleur plus élevée, il se fond et se prend bientôt en masse , avec une perte de trois pour cent de son poids; si l'on continue la chaleur, il se décompose et se charbonne. Le sulfate de strychnine consiste dans :
Acide sulfurique. . . . 9,5 5,oo
Strychnine 90^5 ' 47>^3
100,0 Tome IV. .24
tluriate de strychnime. Ce sel criatatliie en très-petitei •IguiUe^^ qui se g^upent çiUre elles 5 et qui, Tues- à la loupe y présentent (a forme de prismes quadranguloim. Geseristaïuî exposés à Tair^ deyieûneot opaques. Lemu^ riaie de strjchuÎQe est plus soluble daas Teatt q«fa le suUat« de cette base; sa saveur est semhlalïle, et il agit sur Téco^ Aomie animale avec la même violence quQ tous lea autr^ iels de strychnine. Chauiféà la température à laquelle labast se décompose > il laisse dégager de l'acide muriatique.
Phosphate de siryçbnifw. Ce se) criatallise en prismes 4 quatre pans. On ne peut Tobtenir pnrfeitembnt neutre qtt# par double décompoAitio«i4 ,
Nitrate de sitrycànùte, Oo ne peut ae procurer c« sel qu'en foisant dissoudre de la atrycïmûie. daos de l'acids nitrique trës-étendu d'eau. £n évaporant copveaableat^at la dissolution saturée, elle faunit des erlstau^t de nitrate de strychnine en aiguillas nacrées. Ce sel est beaucoup plus soluble dans l'eau chaude que dans l'eau froide ; sa saveur est exeessivement amére^^et sou acticui sur l'économie aai* maie est encore plus violente que celle de la strychnine pure. Il est susceptible de s'unir arec un excès d'acide^ Ch«|iilé^ il jaunit eC eiAuite se décompose; il est légèrement soidbie dans l'alcool^ mais insoluble dans l'éthen.
Lorsqu'on verse de l'apidc nitrique coaceatré suir de la strychnine 9 celle-ci prend immédiatement uiie coujeur ama* ranthe qui passe au rouge de sang* A cette couleur sucçé<le une teint^ de jaune, qui tourne ensuite au vert. Par cette action de l'acide nitrique, la strychnine semble avoir éprovvé d^ l'allération dans ses propriétés, et être, convertie en on^ $ubi>tance encore capable de s'unir av^ les acides. ' Carbomaie de strychuine^. On obtient ce 50I sous la feurme de flocons blancs. Il est peu soluble dans l'eau ,. mai3 il ^ dissout dan» l'acide c^onique.
Les acides acélfquo, oscalique et , tar^riqu^ forment arec la strychnine des sels neutres très-solubles dans l'eau, cl
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pUs ou mdns susceptibles de cristalliser. Ces sels cristal*' lisent le plus facilement lorsqu'ils contiennent un excès d'acide. L'acétate neutre est très-soluble> et cristallise diffl^ cilement.
L'acide hjrdroçyanique dissout la strychnine , et forme avec cette base un sel cristallisable.
La strychnine ne se combiné ni avec le soufre ^ ni ayec le carbone. Si l'on fait bouillir cette substance arec de Tiode, il y à dissolution , et il se forme un iodate et un hydriodate de strychnine. Le chlore agit sur la strychnine d'une manière analogue à celle de l'iode.
La strychnine» lorsqu'elle est dissoute dans l'alcool, a la propriété dô précipiter le plus grand nomlure des oxides métalliques de leurs dissolutions acides. Elle est précipitée par les iilcalis et les terres alcalines ; mais l'effet sur cette substance des terres pures n'a pas été essayé. Annales de Chimie et de Ph^sùfue^ yol. X, pag. 14^^
SUBEH4 Ce mot^ qui est je nom latin du liège, a été tt*ansporté dans la langue française , et introduit dam la chimie par Fourcroy.
SUBLIA^ATION. On appelle ainsi un procédé au moyen duquel des substances volatiles sont élerées par la chaleur, et reprennent de nouveau, en se condensant, la forme solide.
Ce procédé' est fondé stur les mêmes principes que la distîllatioD , et ses règles sont les mêmes , comme n'étant en effet autre chose qu'une distillation sèche. Ainsi donc tout ce qui a été dit à l'article DxsnuuLTiON est applicable ici, spécialement daùs ceux des cas où l'on a recours à la sublimation pour opérer la séparation des substances v^latiks d'autres subtances qui sont fixes, ou moins volatil^.*
On emploie aussi la sublimation dans d'autres cas; par exemple, pour combiner ensemble des matières volatiles,
comme dans l'opération des sublimés de mercure 9 ou pouf recueillir quelques substances Tolatiles , telles que du soufre, Facide de borax, et toutes les préparations appelées fleurs.'
L'appareil propre à la sublimation est très-simple. Il suffît, en général, d/ùn matras ou d'un petit alambic pour la sublimation de f>etLtes quantités de matièi^. Mais les raisseaux et la manière de ménager le feu varient suivant la nature des substquoes qu'il s'agît de sublimer , et selon la forme qu'il peut convenir de donner au sublimé.
La beauté de quf'Iques^dùblimés consiste, en ce qu'ils sont formés de parties très*-fines, légères > tels que le sont presque tous ceux appelés fleurs, comme fleurs de soufre, de benjoin, et autres de cette sorte. Lorsque les matières à sublimer sont on-même-temps volatiles, on fait usage d'une cucurbite élevée^ à laquelle on adapte un chapiteau, et même plusieurs; èhapiteaux placés l'un «ur l'autre. La sublimation s'opère dans un bain de sable au degré précis de cbaleùr seulement nécessaire pour élever la substance à sublimer , et les chapiteaux doivent êtt*e, autant que possible^ garantis dé la chaleur. L'élévation delà cucurbite et des chapiteaux semble être bien imaginée pour remplir cet objet.
Lorsigu'avec la matière sèche que l'on cherche à recueillir dans tes sublimatiotts, il s'élève une certaine quantité de quelque liqueur , comme cela arrive dans la sublimation de l'acide du borax et dans la rectification de l'alcali volatil concret, qui est une espèce de sublimation, il convient de. pourvoir à un moyen de passage, et de &e munir d'un récipient pour ces liqueurs. On remplit parfaitement ce double objet, en.se servant d'an chapeau ordinaire de l'alambic, garni d'un bec auquel est adapté un récipient.
Il est des sublimés qui doiyent être en masses aussi solides et ausêi compactes que leurs natures peuvent le permettre ; de ce a^bresontle camphre, le muriate d'ammoniaque ^ et tousies sublimés de mercure. Les vaisseaux les plus convenables pour ces sublimations, sont des bouteilles ou matras
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qu'il faut enfoncer plus ou moins profondément dans le sable jsuivanl le degré de volatilité et la densité des matières qu'il s'agit de sublimer. Dans ce mode de sublimation, les substances s'étant détachées du fond du yaisseau, viennent adhérer à sa partie supérieure ; et comme cette partie est basse et raj^ochée du feu, elles éprouvent un degré de chaleur suffisant pour les amener à l'état d'une espèce de fusion. Ainsi donc , l'art de diriger ces sublimations consiste à appliquer un degré de chaleur tel, ou à disposer tellement le sable en le faisant recouvrir plus ou moins le matras, que la chaleur dans la partie supérieure du matras , soit suffisante pour faire adhérer le sublimé au verre, et lui donner un degré de fusion tel qu'il peut être nécessaire pour le rendre compacte; mais, en-même-temps, la chaleur ne doit pa» être assez grande pour forcer le sublimé à passer à travers le col du matras, et le dissiper. Il n'est pas aisé de satisfaire à ces conditions, surtout dans les travaux en grand.
Il est beaucoup de substances qui, pour être ré^iuites à l'état de |leurs et sublimées , exigent un très-grand degré de chaleur, avec accès libre de l'fiir, et même le contact de charbons ardens, et qui, par conséquent, ne^ peuvent et «^Sc^yjmées en vaisseaux clos : telles sont la plupart des suies >l^ fleurs de métaux, et même quelques substances salines. Lorsqu'il s'agit d'obtenir ces sublimés, les matières dont il fa»it les séparer doivent être placées parmi des charbons brûlan», à l'air libre, et les fleurs se recueillent dans la cheminée du fourneau où se fait l'opération. La tutie, la calamine ou le pompholix, recueillis dans la partie supérieure des fourneaux où se fondent les mines, sont des sublimés de celte espèce.
SUBLIMÉ CORROSIF. ( Fo:yez Mercure. )
SUCCINCTES. Composés d'acide succînique avec les base» salifîables* ^
SUCCINIQUE (ACIDE). Foyezct mot.