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il se fond aisément. Ses parties constituantes font, suirant Jolih : alumine 81,755 magnésie 0,75, chaux 4hP^^^^^^ ^'^> eau i5,5. Ce minéral est très-rare. Il se trouve en filous avec la pierre ferrugineuse spathîque et la galène 5 dans le canton des mines de Frejberg.
TAMARINS. La pulpe des tamarins consiste 5 d*après M. Yauquelin, sur 9752 parties: en bitartrate de potasse 3oo, gomme ^Zû, sucre ii52, gelée 576, acide citrique 864, aci^e tartrique 144) acide malique 40^ matière féculente 28801 eau 5364-
TANNAGE. On prépare les cuirs des différentes espèces , eu laissant pendant très-long-teraps en macération avec de la chaux et de l'eau des peaux d'animaux. Cette trempe a pour objet d'opérer et de faciliter la séparation du poil et de la laine 9 ainsi que des parties grasses et charnues de ces peaux; ce à quoi l'on peut aussi parvenir, au moyen de pression mécanique, ou à l'aide d'un grattoir ou couteau rond, dé pierre à aiguiser, de couteau coupant à deux poignées, etc. La peau étant ainsi dépouillée de ses parties plus susceptibles de putréfaction , et mise dans un état trèsrapproché de celui de simple fibre, on la tanne en la traitant avec certaines substances astringentes , particulièrement avec récorce du chêne.
Les peaux animales consistant presque entièrement en gélatine, il faut commencer par leur enlever le poil, Tépiderme et les parties graisseuses et charnues qui j adhèrent. Pour cela, après les avoir fait tremper pendant quelque temps dans f'eau courante, les avoir étirées et maniées jusqu'à ce qu'elles soient bien assouplies , on les met en immersion dans un lait de chaux. Quelques tanneurs font usage, au-lieu de chaux, d'une infusion acescente de farine d'orge ou de seigle, ou de tan qui a déjà servi à tanner; d'autres recommandent l'emploi d'eau acidulée avec de l'acide sulfurique. On se seit
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ensuite^d'eauz acidulées semblables pour le passement ou le $onÛeaiem de la peau 5 lorsque cela est nécessaire.
Les peaux 9 ainsi préparées , sont finalement traitées pour ce qu'on appelle proprement le lannag;e. Ce procédé consiste ordinairement à mettre 5 dans une fosse ou citerne pratiquée dans la terre > une certaine quantité d'écorce de chêne brojée ou tan , qui a déjà servi. On met sur cette écorce les peaux 5 et sur celles-ci de Técorce nouvelle ou tan neuf, et ainsi successivement, en couches alternatives ; l'on donne à la dernière de ces couches , qui est de tan neuf > une épaisseur d'environ 1 5 centimètres 5 et on la foule bien sous les pieds. Le tannage peut être accéléré par l'addition d'un peu d'eau.
Comme le tannage , par cette méthode, exige beaucoup de temps pour que la peau soit entièrement tannée , quelque* fois même plus d'une année (pendant laquelle on renouvelle trois ou quatre fois Técorce), M. Séguin conçut l'idée d» faire tremper les peaux dans une forte infusion de tan, dont il aide Faction par la chaleur. Cependant, M. Chaptal observe que ce mode exige, pour préparer la liqueur et les peaux , un appareil qui ait de l'étendue ; que le cuir s'iqibibe tellement d'eau, qu'il reste pendant long-temps spongieux, se i^tire et se ride en séchant ; et il est extrêmement difficile d'arranger tellement les peaux à tanner dans la cuve de lessivage, qu'elles soient maintenues séparées entre elles et sans toacher les parois du vaisseau.
L'exposé suivant, du procédé de SI. Séguin, fut transmis en Angleterre en 1796.
Pour tanner une peau, il faut la dépouiller de sa qualité d'être susceptible de putréfaction , et lui conserver , eepeiv* dant, un certain degré de soujplesse. On y parvient en incorporant avec la peau, des molécules d'une substance qui détruit sa tendance à la putréfaction.
Les opérations du tannage sont donc de deux sortes t la première a Moiplement pour objet de dépouiller la peau de celles de ses parties qui s'opposemeBt à «a cooserVatio», oa Tome ir. a6
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qui n'y sont que peu adhérentes; telles que le poil, les parties charnues, etc., etc. ; le but de l'autre opération est d'incorporer avec la peau une substance qui en préviendra ja putréiaction^
Les premières opérations s'appèlleut, en termes techniques , débourrement et décharnement. Les autres opérations appartiennent au tannage proprement dit.
Le décharnement est une opération purement mécanique; le débourrement est une opération mécanique, si elle s'exécute par le rasement; ou c'est une opération chimique, si elle s'effectue par dis.solutiou ou décomposition de la substance qui réunit le poil à la pe;au. *
Suivant l'ancienne méthode y la dissolution de cette substance s'opérait au moyen de la chaux; la décomposition, soit par la fermentation vineuse de Torge, par la fermentation acéteuse de l'écorce de chêne , ou parla fermentation putride, était produite en empilant les peaux les unes sur les autres.
Le débourrement par la chaux exigeait souvent douze ou quinze mois. C«tte opération, avec l'orge ou la partie acéteuse du tan 5 ne pouvait être effectuée dans moin? de deux moi^
La lenteur de ces opérations, que les expériences de M. Séguin ont démontré pouvoir être tcmiiaées dans un espace de temps de quelques }ours , et avec les mêmes substances, en les employant d'une manière plus avantageuse, prouve que ceux qui les exécutaient n'en compreuaient pas la nature. Celles du tannage proprement dit, étaient aussi peu connues , ainsi que le prouveront les détails que nous en donnerons , en les comparant avec le moindre perfectionnement de la routine aujourd'hui mise en pratique. - Quelle que fût la méthode de débourrement , celle du tannage était toujours la même pour les peaux débourrées avec la chaux, ou celles préparées avec l'orge ou le tan.
Cette méthode de tanner exigeait dix-huit mois ou deux ans, souvent trois ans, lorsqu'on désirait que les peaux fussent entièrement taaiiée&.
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Parmi les âubstances à employer pour le tannage , la noik de galle, le sumac et l'écorce de chêne 3 substances auxquelles on peut ajouter le cachou, paraissent être les plus convenables, au-moins dan* l'état actuel de nos connaissances. Dans la plupart des déparlemens de la France, on préfère l'écorce de chêne, parce que c'est celle de ces substances qui est à plus bas prix et la plus abondante. Pour s'en servir, on commence par la réduire en poudre; alors, suivant l'ancien. usage, on met cette écorce pulvérisée dans de grandes fosses creusées dans la terre , qu'on remplit , par couches alternatiyesj de <;ette poudre et de peaux débourrées.
Gomme le principe qui effectue le tannage ne peut agir dans l'intérieur de la peau, à-moins qu'il n'y soit porté par quelque liquide dans lequel il est d'abord dissous, le tannage ne peut s'opérer par Faction immédiate de l'écorce pulvérisée sur la peau ^ mais seulement par l'action de la dissoldtioo du principe tannant originairement contenu dans l'écorce. Le tan n'a donc la propriété tannante , que lorsqu'il est humecté de naanière à ne pas absorber toute l'eau qu'on jette dessus. Mais comme les tanneurs ne mettent dans leurs cuve» qu'une petite portiqti d'eau, comparativement à la quantité qui en serait nécessaire pour dépouiller l'écorce de tout le principe taonant qu'elle contient, l'écorce mise dans les cuves conserve une portion de son principe tannant.
Ce manquant, dans le principe tannant, n'est pas seulement ie désavantage des anciens modes de tannage ^ mais encore il doit en résulter que jamais les peaux ne sont complètement saturées de ce principe tannant. Car, comme la propriété d'at * traction est commune à tous les corps, ei* raison des différent degrés de saturation, l'eau cort tenant en dissolution une certaine quantité du principe tannant , n'en abandonnera pas à un poids donné de peau, autant que la même quantité d'eau qui tient en dissolution une plus grande quantité du principe^ Comme l'eau , qui dans l'ancienne manière de procéder est dans les fosses , ne peut contenir qu'une petite portion dq
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pirÎDcipe taimaat, ce qui est dô à la âature de l^opération, •lld De peut donner qu'une petite portioa de ce principe i U peau^ et même elle ne la lui Courait que peu-à-peu et pir degrés. De là résulte la lenteur dans le ianiuige des peaux, suivant Tancienne méthode , qui exige deux années entières, et quelquefois trois, avant qu'une peau soit bien taoaée )usqu'au centre ; de là au$si l'imperfection des peaux tanaéts par cette méthode ; imperfection qui résulte de la non^^satu* ration du principe tannant > lors même qu'il avait pénétré au centre de la peau.
L'objet important et le but désirable à atteindre étaient donc de réunir le principe tannant dans un petit espace, d'augmenter son action, et de produire une saturation cokd" plète de ce principe daas la peau , dans un ten^ beaucoup plus court que celui nécessaire pour le tannage opéré incomplètement dans les fosses* Mais, avant tout^. il était néces* saire d'analyser la peau, d'analyser le cuir, et d'analyser l'éeorce de chêne ; il fallait isoler les principes de ces trois substances, déterminer leur action entre eux, l'influence de leur combinaison sur cette action copnue, et lescircoostances qui pouvaient la produire au plus haut degré.
Il résulte des recherches de RI. Séguin sur le tannage :
1. Que la peau décharnée et débourrée est une substance qui peut être facilement , par un procédé convenable, entièrement convertie en une gelée animal^ qui ^ rapprochée et séchée à l'air, fournit la colle-forte.
a. Qu'une dissolution de cette dernière substaoee étant mêlée avec une dissolution de tan, il se forme immédiatement un composé insoluble, et n'étant plus susceptible de putréfaction.
3. Que la dissolution de tan est composée de deux substances très-distinctes , dont l'une précipite k dissolution de cdle^fortc, et qui est la véritable substance tannante; l'autre qui précipite le sulfate de fer, sans précipiter la dissolutien de colle-forte, et qui produit seulement la désoxigénation néecssâre d^ la peau et de la substance qui unit le poil à la peau.
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4* Que Topération du tannage n*e8t pas une simple oom«bhiaison et Dà peau aree le principe qui préolpke la colleforte, mais une coa)binai8<m ée ce pi4ndpe ayeo la pea« ilésoxiçènée par la substance que, dans la dissolution du tan, on trouve ayoîr la propriété de précipiter le sulfis^tc de fer; de sorte , que toute substance d'un emploi convenable pour le tannage devrait réunil* les propriétés de précipiter U dissolution de collerforCe, et de précipker le sulfate de fer. 5. Que l'opération du tannage consiste dans le gonflement des peaux au moyen d'un principe acidulé : à désoxi*< içéner, à l'aide du principe qui 5 dans la dissolution de tan, précipite la dissolution de suKate de fer , la substa^e qui fait adbérer le poil à la peau » afin de produire aiuf^i un débourremeut facile ; à désoxigéner la peau au moyen d« même pArincipe , et la mettre , par cette désoxigéfiation , dans l'état tenant le milieu entre la colle-forte et la peau, et de l'y eooftbiner alors après cette désoxigénation , tandis qu'elle est dans cet état moyen, où l'on trouvt que U substance pantienlière qme contient l'écorce de cbène ^ aussi bien que beaucoup d'autres végétaux, précipite la dissolution de coWch forte , substance qui n'est pas, comme on se l'est jusqu'à* présent imaginé , une substance astringente.
D'après ces découvertes, il ne s'agit plus, pour tanner promptement et complètement, q^ie de condenser le prih*- «ipe tannant de manière à accélérer son action. Pour pro^ duire cette condensation, M. Séguin employé le procédé très-simple qui suit : il met de l'eau sur le tan réduit en poudre, en difl|K)sant à cet efifet un appareil de lessivage à-f eu-prè^ semblable à celui dont les salpêtriers font usDg>e. Cette eau , en passant à travers le taa , lui eqlève une portion de son principe tannant , et , par des filtriitions successives ^ elle en dissout cbaqiie léU ntie quantité additionnelle, jusqu'à ce qu'enfin l'écorce tende plutôt & enlever à l'ofiu de celai dont elle s'eat déjà cbargée , que ée lut en abandonner en plus. M; Ségfrin parvient ainsi à amé^r ces disisokitl^S' 4
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un tel degré de force, qu'elles peuyent, dit-il, en e^ employant une quantité convenable , tanner une peau de veaq^ dans yingtrquatre heures, et les peaux de bœuf des plus fortes dans sept ou huit jours. Ces dissolutions conlçoant une grande quantité de principe tannant, en cèdent à la peau autant qu'elle en peut absorber, de manière qu'elle peut aisément atteindre au point de saturation complète de ce principe , et produire un cuir d'une qualité de beaucoup supérieure à celle de U plups^rt des pays renommés pour leurs cuirs.
. Je n'ai pas d'autre remarque A faire sur ce qui vient d'être exposé , sinon, qu'en fait d'art nouveau ou de perfectionne-r ment considérable , il se présente inévitablement beaucoup de difficultés , lorsqu'il s'agit d'établir un travail de manufacture en grand. J'ai reconnu , par des recherches particulières, que ces difficultés existent aussi, quoiqu'ayant été empêchées jusqu'ici d'avoir leur plein eflFet dans ce pays. De quelle nature ces difficultés peuvent-elles être? c'est ce dont je n'ai pas été décidément informé; et je n'en îa^is ici mention que pour prévenir les manufacturier? de ne s'engager dans des entreprises de ce genre qu'avec prudence et circoospeciioa. M. Desmond a recommandé de saturer l'eau de tannin par affu^sion de portions successives, de dissolutions d'éoorce.de chêne ou de toute autre doqt on peut faire u&age; et lorsque récorce ne fournira plus, de tannin, d'extr^ir^ c^ qui y reste encore d'acide gallique, ein versant dessus de nouvelle eau. H ajoute à cette deroiène miae d'eau ou liqueur acidulé, une millième piirtie , en mesure, d'acide sulfurique, et il y tient la peau jusqu'à ce que le poil s'en enlève aisément par rasement. Lorsque le gonQen^nt. est nécessaire^, il laisse séjourner la peau pendant dix ou do.uze heures daps d^ l'eau çiçidulée, avec une ciqq-centièmis partie, en mesure, d'acide sulfurique; après q^ioi, on la lave de noureau, et on la racle avec le couteau rond. Enfin, on mçt les peaux tremper pecidant quelques beqrçs dans une i^ifsçlution faible de