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tanoin ; puis ^ pendant quelques )our$ , dans une dissolution plus forte; et celle-ci doit être renouvelée à mesure que le tannin est épuisé, jusqu'à ce que la peau soit complètement tannée.
V Pour des peaux plus tendres , telles que celles de yeaux , de chèvres 9 etc. , M,, Desmond ne fait pas emploi du mélange acide, mais de lait de chaux.
Parmi les substances propres au tannage, sir H. Davy fait observer que, relativement au tannin qu'elles contiennent, une livre (environ ^5'5 grammes) de cachou équivaut à-peu-près à deux fois un quart cette quantité de noix de galle , trois fois de sumac, sept fois et demie de l'écorce de saule de Leîcester, huit fois un quart d'écorce de chêne, onze fois de l'écorce de marronnier d'Espagne, dix-huit fois d'écorce d'orme, et vingt-une fois de l'écorce de saule ordinaire. Il fait observer aussi que le cuir tanné lentement dans des infusions faibles d'écorces , paraît être de meilleure qualité, comme étant plus souple et plus ferme que l§ cuir tanné par des infusions fortes; ce qu'il attribue à la matière extractive que les peaux imbibent. Ce principe affecte ^onc la qualité des matériaux employés au tannage ; et les noix de galle qui contiennent du tannin en abondance, font du cuir dur et susceptible de se gercer, comme manquant de matière extractive. Ann.de Chim.^PhiL^ Trans,- Philos. Mag.
TANNIN. Ce fut M. Séguin qui^distingua le premier cette substance , l'un des principes immédiats de végétaux, de l'acide gallique, avec lequel elle avait été jusqu'alors confondue sous le nom de principe astringent, M. Séguin lui donna celui de tannin, à raison de l'emploi qu'on er> fait pour le tannage du cuir , ce que cette substance opère par la propriété caractéristique qu'elle a de former avec la gélatine yne matière ferme roide, insoluble.
On peut obtenir le tannin de végétaux , en les mettant en macération dans de l'çau froidç, et en le précipitant, par
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du moriate «uroxigéné d'éttÎD, de cette dissolution, qui contient également de i'aeide gallique et de la matière exkractire. En délayant immédiateiDent ce précipité dans uae grande quantité d'eau, on en peut séparer, par du gazhydror gène sulfuré, Toiide d'étain^ et le tiEuinin reste en dissolution.
M. Proust a depuis recommandé une autre méthode; elle consiste à précipiter une décoction de noix de galle par du carbonate de potasse réduit en pondre, à bien later ar^cdc Teau froide les flocons d'un gris-rerdâtre qui- se dépo«atj et à les faîre sécher dans une étuve. Le précipité brunit à l'air, devient cassant et éclatant commq une résioe, et cependant il reste soluble dans l'eau chaude : dans cet état, M. Proust le considère comme étant le tannin très-pur.
Sir H. Davy, après avoir essayé 5 par expériences, plusieurs moyens de reconnaître la quantité de tannin dans des infusions astringentes, préfèi^e, pour remplir cet objet, le procédé ordinaire, qui consiste à précipiter le tannin pafde la gélatine ; mais il fait observer, que le tannin de différent végétaux exige des proportions diverses de gélatine pour si saturation; et quéle degré déconcentration dés dissoteli'>o* influe sur la quantité du précipité obtenu. • M. Chenevix observa que les grains du café acquéraient, étant gî^fllés, le propriété de précipiter là gélatine; ^t •SI. Hal<îbett a fait voir, pdr un grand nbmbre d'expériences, qu'on peut former un tannin artificiel, ou obtenir une substaûce ayant la pr0prii^tépriRcipal(# du tannin > ^" traitant avec l'acide nitrique des matières contenant da tïbarboUi II rist remai'quable qne Ce tannin , loi^s<j»'^^ ^ préparé avec des Sïjbslances végélaî=es . cotnrne du chanK) de bois sec, fournît à k combustion dés produits anaiog^^ à ceux de matières animales. Il Semblerait résulter des experlertoés- dé M. ïïatchett, que le taùnîri est, en réalité? ""^ matière charbonneuse conpibînéé avec l'oxigène, et q«6 <iHflérencé'dans'la pré^Vértion d'oxigène J>éut en occasiouûer dans la quantité de tantiin obtenue iJe substances dlfef»^'*^
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parmi lesquelles le cachou paraît être celle qui «n produit le plus.
Suivant M. Bouîllon-Lag^range, le tannin^ en abt^orbant de Toxigëne , est couTerti en acide gallique.
Il n'est pas rare, dans la pratique de la médecine, d'administrer Jes remèdes contenant du tannin dans les cas de débilité, et de prescrire en-même-temps une nourriture gélcN tîtieuse et nutritive; mais il est évident que cela ne peut être conTcnable, le tannin devant, d'nprès ses propriétés chimiques, rendre la gélatine indigestible. Pour le principal emploi du tannin ,voyeB l'arlicle qui précède.
Le tannin consiste , suirant M. Berzelius , en : hydrogène 4) 1864- carbone 61,160 -h oxigène 449^54; et le tannate de plomb est comp'osé de :
Tannin . , 100. . . , . . 26,923
Oxide de plomb. . . 52. . j . . . i4 ^m il y a ici beaucoup d'incertitude relativement à l'état neutre défini de ce composé. *
TANTALE. C'est le métal dont il a dqà été traité sous le nom de Colombicm.
TAARAS ou TERRAS. On appelle ainsi utié tetre volcanique dont on fait usage comme ciment. Elle ne diff^ère pas beaucoup dans ses printûpes de la pouzzolane ; mais elle est Cpkis compacte , dure, poreuse et spongieuse. Cette terre est généralement d'un jaune blanchâtre, et contient pins de particules hétérogène? quele spath , !e quartz, le schorl, etc., et un peu plus qu'une terre calcaire. Elle fait effervescence avec les acides. Elle est attirable à l'aimant, et fusible sans addition. Lorsqu'elle est pulvérisée , elle" forme un ciment ôoinme la pouzzolafae. On la trouve en Allemagne et en Suède. ( Voyez Chaux. )
TARTAREUX. (ACIDE). {Voyez Acidis TAUTARiQtJt ou
TAEtAIQUA. 3