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A dessécher le tartre dans des chaudières de fer

2f A le pulvériser, à le faire dissoudre dans de l'eaa chaude, dissolution qui donne, par refroidissement, de5 cristaux plus purs.

3. En dissolvant de nouveau ces cristaux dans l'eau, cl en clarifiant la dissolution avec des blancs d'œufs et des cendres.

ïiC procédé de Montpellier est préférable à celui de Venise

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L'addition de cendres ii^troduit des sel? étrangers^ qui altèrent l^ pureté du produit. ( f^oj^ez Aqde tirtbiqve. )

IURTRE (GHALYBÉ). On prépare ce tartre en faisant bouillir trois parties de surtartrate de potasse et deux parties de limaille de fer dans quarante-six parties d'eau , jusqu'à ce que Ja dissolution du tartre paraisse être complète; on filtre alors la liqueur , et il se dépose , par refroidissement , des cristaux que Ton obtient en plus grande quantité en continuant Tévaporation.

TARTRE ( CRÈME DE ). Nom rulgaijre du sur-tartrat« de potasse purifié.

TARTRE (cRF OM brut). C'est le sur-tarlrate ou tartrate acide de potasse^ dans son état naturel^ ayant qu'il ait été purifié.

TARTRE ( ÉMÉTIQUE ). Tartrate anlimonié de potasse, ( Fqyez Antimoine. )

TARTRE (DES DENTS }. C'est le nqm par lequel on désigne ordinairement la concrétion qui incruste si fréquemment les dents 9 et qui paraît consister en phosphate de chaux.

TARTRE (RÉGÉNÉRÉ). Acétate dépotasse.

TARTRE ( SEL DE ). C'est le sous-çarbonate de potasse.

TARTRE (TERRE FOLIÉE SECRÈTE DU). Acétate de potasse.

TARTRE (SOLUBLE). Tartrate neutre de potasse.

TARTRE (VITRIOLÉ). Sulfate de potasse.

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TAMARIN- Kom donné, par Kînran, à TaloaU tègctal ou potasse. '

TARTÏIATE, Composé neutre dé Pacide tartriquc avcfiine base. ^

TEINTURE. L'art de la tehiturfe oon^ste à axer sur des étoffes de difflé rentes espèces, toiile couleur qu'on peol désirer, de manière qu'elle» ne puissent être ftcitement Mrées par ceux des agens à l'action deSfiuelà elles doirent to« le plus probablement exposées.

Comme îl ne peut y aVoîr d'autre cause qui puisse feirc adhérer une matière colorante quelconque , sur quelqu'étoiî que ce soit, qu'une attraction qui subsiste entre les dett substances, il doit s'ensuivre, qu^ii n'y aura qu'un petit nombre de matières teipiantes capables de s'attacher, d'an* manière indélébile ou forte , par simple application.

L'art de la teinture est donc un art chimique.

Le fait général le plus remarquable de cet art, coitslste dans les différons degrés de facilité avec laquelle des sab' stances animales et végétales attirent et retiennent la matière colorante, ou plutôt, dans le degré de ^flité avec la^^el'^ le teinturier trouve qu'il peut le^. teindre «veo toute ccoleur quelconque qu'il a Fintention de leur donner. Les matières principales des étoffes à teindre sont: la laine, la soie, le coton et le fil; les deux premières sont plus^ faciles à teindre que la dernière, ce qu'on a ordinairement attribué à leur plas grande attraction pour la matière ^ui teint.

La laine est naturellement tellement disposée à se combiner avec la matière colorante, quNsltè n'exige que p«u ^^ préparation pour la soumettre immédiatement aux procédés de teinture; pour cela, il ne s'agit que de la nettoyer en Im enlevant une partie grasse appelée fe s^ilnlvqui est coateBue dans la toison. Pour cette opération du dégraissage de la Jaine, l'emploi d'une ltt{aeur alcaline eist nécçsdaîre; n^i*

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eomme les alcalis altèrent le tissu de la laine ^ il ne faut se senir que d'une dissolution très-faible; car s'il y ayait dans cette ^ssolutipn plu3 d'alcali présent que ce qui en est suffisaet pour conTertir le suint en savon , cet alcali attaquerait la kine elle-inêrae. On fait donc généralement usage d'urine putréfiée y comme étant d'un prix moins éleyé, et comme eooteoant un alcali Yolatîl qui^ en s'unissant atec la graisse , la rend soluble dans l'eau.

La soie, lorsqu'on la retire du cocon , est rêcourerte d'une e^^èce de vernis , qu'ordinairement on considère comme n'étant soluble ni dans l'eau ni dans l'alcool^ parce qu'il n'abandonne rien ni à l'un ni à l'autre de ces liquides ; on est éèùc dans Tubage de faire bouillir la soie a?ec un alcali pour lui enleyer cette matière. Il faut prendre, dans cette opéra-' tioo, beaucoup de précaution > parce que la sbie elle-même est aisément corrodée ou décolorée. On fait communément emploi de beau savon 5 encore même cet emploi est-il , dit- 00, préjudidable; et la soie blancbe de la Chine, qu'on suppose avoir été préparée sans savon, a un lustre supérieur à celui de la soie d'Europe. La soie perd environ le quart de $wï poîd» dan» cette opération , qui la dépouille de son Ternis. ( P^o;xez Blahchiment. ) ^,

Ces préparations préalables semblent avoir un double objet; le premier, de rendre l'étoffe qu'il s'agit de teindre aussi nette que possible, afin que le fluide aqueui qui doit ensuite lui être appliqué , puisse être bien imbibé et ce qu'il contient adhérer aux moindres parties des surfaces inté« Heures. Le second objet, est que l'étoffe soit rendue plus blanche et plus en état de réfléchir la lumière, et, par consé- ÇQ^t, de £aire présenter, par la matière colorante j de plus briUantes teintes.

Quelques^uncis des préparations, cependant, quoique considérées simplement C'Omme préliminaires, constituent réell^oaeùt en partie les procédés de teinture eux-mêmes. Dans «0 gtand nombre de cas» une matière jest appliquée à l'étoffe

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à laquelle elle adhère; et^ par l'application d'une autre matière conyeoable, le résultat est quelque couleur qu'on a désiré obtenir. Ainsi 9 l'on pourrait teindre une pièce de coton en tioir 9 en la plongeant dans de l'encre ; mais la couleur ne serait ni bonne ni solide , parce que les molécules de matière précipitées, formées de l'oxide de fer et de l'acide des noii de galle, sont déjà solidifiées en masses trop grosses^ soit pour entrer dans le coton , soit pour y adhérer avec quelque degré considérable de force. Mais si le coton, trempé d'abord dans une infusion de noix de galle, et alors séché, est plongé ensuite dans une dissolution de sulfate de fer, ou autre sel ferrugineux, l'acide des noix de galle, étant étendu partout à travers le corps du coton, recevra les molécules d'oxidc de fer à l'instant même de leur passage de leur état fluide oa de dissoutes à celui de précipitées ou solides, au moyen de quoi , la matière noire de l'encre recouvre parfaitement le coton, en s'appliquant en contact «erré avec la surface de ses plus petites fibres. Cette teinture sera donc, noo-seulement plus intense, mais également plus adhérente et plus durable.

Les teinturiers français, et, après eux, les teiûturiers anglais, ont donné le nom de mordons à celles des substances qui s'appliquent préalablement uux pièces d'étoffes , afin de leur faire prendre ensuite la nuance ou teinture désirée.

Il est évident que si le mordant est appliqué sur la tot^lité d'une pièce d'étoffe, et que cette pièce soit ensuite plongée dans la teinture, elle recevra une teinte sortoule l'étendue de sa surface; mais, si le mordant n'est appliqua que sur quelques parties de la pièce d'étofîe, la teinture ne frappera que sur ces parties seulement : le premier procédé constitue l'art de la teinture proprement, ainsi appelé; et le second, est l'art d'imprimer les laines, lés cotons ou le« toiles , et c'est l'art de l'impression en calicot.

Dans l'art de l'impression de pièces d'étoffes, on mêle ordinairement le mordant avec de la gomme ou avec d«

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Tamidon , et on l'applique au uioyen de blocs ou moules de bois, gravés en relief, ou de plaques de cuivre; et les couleur» sont produites , p'ir immersion dans des vaisseaux rempli» avec des compositions convenables. Les teinturiers appellent ce dernier liquide, le bain. L'art d'imprimer donne lieu à ui> grand nombre de procédés]» au moyen desquels le mordant, ou simple ou composé , présente son effet.

Le mordant employé pour produire sur les toiles imprimées les rouge» de différentes nuances , se prépare en faisant dissoudre, dans environ 4 ^kilogrammes d'eau chaude^ 1,400 grammes d*alun et ^53 grammes d'acétate de plomb;, à quoi l'on ajoute 60 grammes de potasse, et ensuite 60 gram. de craie réduite en poudre.

Dans ce mélange , l'acide sulfurique de l'alun se combine avec le plomb de l'acétate, et cette combinaison se précipite parce qu'elle est insoluble , tandis que la matière argileuse de l'alun s'unit avec l'acide acétique, séparé de l'acétate de plomb. Le mordant con»iste donc dans un acétate argileux, et les petite» quantités d'alcali et de craie servent à neutraliser tout acide dégagé, qui pouvait être contenu dans le liquide.

On ol)tient plusieurs avantages en changeant ainsi l'acide de l'alun : i.^la terre argileuse est plus facilement dégagée de l'acide acétique dans les procédés subséquens, qu'elle no l'eût été de l'acide sulfurique; 2.0 cet acide, faible, occasionne moins d'inconvéniens lorsqu'il vient à être séparé de sa terre; et 5.<> l'acétate d'alumine, n'étant pas susceptible de cristalliser comme le sulfate de cette terre, ne se sépare pas ou ne se caille pas en séchant sur la face des blocs ou moules destinés à inaprimer, lorsque cet acétate est mêle avec de la gomme ou de l'amidon.

Lorsque le dessin a été imprimé, en transportant le mordant de, la face des blocs ou moules de bois sur la toile ,, ou met celle-ci dans un bain de garance, en prenant les précautions convenables pour que toute la pièce soit également exposée à ce liquide. Dans ce bain^, la pièce, devient d'une

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couleur rouge , mais piuâ foueée dans les places où le mordant ayalt été appliqué ; car de la terre argileuse ayait aupa* rayant abandonné l'acide acétique pour se combiner ayec la toile, et cette combinaison sert d'intermède pour fixer la matière colorante dé la garance^ de la même manière que l'acide des noix de galle, dans le premier exemple, fixait le* molécules d^oxide de fer. Dans cet état de la pièce de toile, l'imprimeur en calicot n'a donc plus qu'à se guider lul^-raêmc d'après la différence entre une couleur ûxe et une couleur ûigitiye. Il fait donc bouillir la pièce dans une eau mêlée d^ son 9 et il l'expose sur le pré. La fôcule du son enlève uae partie de la couleur, et l'aclion du soleil et de l'air la reûiknt plus propre à se combiner avec la même substance.

Dans d^autres cas, l'attraction élective de l'étoffe à teindre a une action plus marquée. On prépare pour les laines un mfordant très-ordinaire, en faisant dissoudre ensemble de l'alun et du tartre : ni l'une ni l'autre de ces substances n'eJt décomposée ; mais on peut les recouvrer par cristallisation en évaporant la liqueur. La laine est reconnue capable de décomposer une dissolution d'alun, et de se combiner avec sa terre ; mais il paraît que la présence de l'acide sulfarlçje dégagé tend à altérer la laine que ce mode de traitement Fend rude au toucher, effet qui n'est pas produit sur le» cotons et les toiles qui ont moins d'attraction pour la teire* La laine décompose aussi l'alun dans un mélange d'ahm et de tartre; mads, dans ce cas, il n'j a pas dégajjem*»^ d'acide sulfttrique, comme étant immédiatement neutralisé par l'akali du tartre.

L'attraction des oxkies métalliques pour on grand noakrt de substances colorantes, est si grande, qu'ils fid)acidoBBeot les acides qui les tenaient en dlsdolution , et scmt précipités à l'état de combinaison ayec ces substances. Ob a ans» reconnu, par expérience, que ces oxides sont fortement apposés à se combiner avec^ les substances anioudes; d*aii' scrît que, dans beaucoup de cas, ils serventc^mme mordc9^

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