‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 127 sur 178 · TEL · texte numérisé non relu

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complètement en vapeurs d'un blanc grisâtre, d'une odeur pénétrante , qui se condensent en un oxîde blanc. Cet oxide, cbauffé sur un charbon ^ se réduit ayec une sorte d'explosion^ et se Tolatilise aussitôt de nouveau. Chauffe dans une cornue de verre, il se fond en une masse striée de couleur de paille. Cet oxide paraît contenir iG pour cent d'oxigène.

Le tellure est oxidé et dissous par les principaux acides. Il colore l'acide sulfurique en un pourpre foncé. L'eau l'en sépare en flocons noirs, et, par la chaleur, il en est précipité en blanc.

Avec l'acide nitrique , le tellure forme une dissolution incolore, qui reste ainsi lorsqu'elle est étendue* et fournit, par évaporation , des cristaux dendritiques déliés.

L'acide muriatique , avec addition d'une petite portion d'acide nitrique, forme une dissolution transparente, que FeaB précipite en un sous-muriate blanc. Ce précipité peut être dissous presque entièrement par aifusions d'eau répétée». L'alcool précipite également ce sous-muriate de la dis* solution.

L'acide sulfurique, étendu de deux ou trois parties d'eau, avec addition d'un peif d'acide nitrique, dissout une grande proportion de tellure, et la dissolution n'est pas décomposée par l'eau.

Les alcalis donnent lieu , dans les dissolutions de teUnre, à un précipité blanc qui est soluble dans tous les acides, et par un excès des alcalis ou de leurs carbonates. Ces dissolutions ne sont pas précipitées par le prussiate de potasse; la teinture de noix de galle y produit un précipité jaune floconneux. Le tellure est précipité de ces dissolutions à Tétat métallique, par le zinc, le fer, l'étain et l'antimoine.

Le tellure, fondu à une douce chaleur, avec du soufrée» poids égal au sien , forme un sulfure strié de couleur de plomb. Les sulfures alcalins le précipitent de ses dissolutions en brun ou en noir. Dans ce précipité , il y a combinaison du niétal ou de^son oxide avec le soufre. Chacun de ces sul-

fures brûle ayec une flamme d'un bleu pâle , en émettanl une iiimée blancbe. £n les chaufifant dans }^ne cornue ^ le soufre se sublime en partie 9 en entraînant avec lui un peu du m.étal. Le tellure ne s'amalgame pas aisément avec le mercure^

TELLURE (HYDROGÈNE). Le tellure et Thydrogènc se combinent sous la forme d'un gaz appelé hydrogène tellure.. Pour former ce composé , on fait calciner avec du charbon , de l'hydrate de potasse et de l'oxide de tellure, et l'on sou-, met le mélange à l'action d'acide sulfurique étendu dans une cornue 9 dont on fait plonger le bec dans un bain de mercure. Il j a production d'un fluide élastique consistant dans de l'hydrogène tenant du tellure en dissolution. Ce ga^ jouit de propriétés très-singulières : il est soluble dans l'eau 3. arec laquelle il forme une dissolution de couleur de vin de Bordeaux. Il se combine avec les alcalis. Il brûle avec une flamme Lleuâtre , en déposant de l'oxide de tellure ; son odeur es t très-forte et particulière , se rapprochant de celle de l'hydrogène sulfuré. Ce gaz fut découvert en 1809, par sir H. Davy. Lorsque, dans le circuit voltaïque, on met en contact avec de l'eau la surface du tellure négativement électrisée, il se forme une poudre brune, qui paraît être une combinaison solide d'hydrogène et de tellure. Ce fait fut observé, pour la première fois, par Ritter, en 1808. On n'a pas bien reconnu la composition du gaz etdel'hydrure solide. M. Berzelius considère l'oxide de tellure comme étant un composé de 100 du métal -H 24,8 oxigène. Si nous faisons l'oxîgène = 25, alors l'atome serait 4; dans ce cas, l'hydrogène tellure , si sa constitution est analogue à celle de l'hydrogène sulfuré, devrait avoir une pesanteur spécifique de 2,2916, et non pas de 2,3074» telle que la déduit le docteur Thomson des mêmes données.

TEMPÉRATURE. Terme défini de chaleur sensible indiquée par le thermomètre , qui en donne la mesure. Ainsi , on dit une température élevée et une basse température,

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pour dénoter une intensité maaifesle de chaleur 6u de froid; la température de l'eau bouillante ou loo degrés centigrades; et on établit un rang de température pour désigner les points intermédiaires de chaleur entre deux termes distinct» d'indication thermométrique. Suivant M. Biot, on doit entendre par températures les différentes énergies du calorique dans diverses circonstances.

Les doctrines générales du calorique ont été déjà complètement développées sous les ^riicXts Caloritjue^Ccmhustmy Congélation , Climat et Pyromètre,

Les changemens qui ont lieu sur la matière à des températures différentes, se rapportent, soit à son étendue, soit à sia forme ou composition. Les deux premiers de ces effet» sont considérés aux articles Expansion et Pyromètre; le troisième , aux articles Combustion et Corps chimiques indiKfiduellement, Je parlerai ici de quelques faits concernant la température des corps viTans et ceux de nos climats Septentrionaux, telle qu'elle est modifiée par la constitution de Teàu.

Le pouvoir que l'homme possède de résister à l'impression du froid extérieur est bien connu , et il se manifeste pleinement dans des latitudes élevées» On a fait de la faculté de soutenir de fortes chaleurs le sujet de l'expérience. De» petits d'animaux, qui sont introduits dans des fours, endurent souvent, pendant un court espace de temps, une chaleur de i5o degrés centigrades. Cependant, si la peôu est enduite de ycrnis , de manière à faire obstacle à la transpiration , de telles chaleurs deviennent insupportables. Le docteur Fordice resta pendant très-long-temps, et sans beaucoop d'incommodité, dans un appartement chauffe par des ^tate» jusqu'à 127 degrés centigrades. On ne pouvart toucher la clef de la porte , et sa montre posée sur la table , Sans se brûler la main; un œuf devenait dur; et quoique son po»ls battît i5c) fois par minute, cependant, un thermomètre tenu dans sa bouche n'était que de très-peu plus (iaud qii'à l'or* dinaire. Il transpirait avec la phis grande abondance. jPW- Trans. Vol. IXIV et LXV.

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On a TU; à Tarticle Ccilorùjue^ que l'^au pure a un maximum de densité, d'environ 4- 4%44 centigrades. Lorsque sa température dérie de ce point, soit au-delà, soit au-dessous, la densité de Teau diminue , o« son volume s'accroît. Il suit de là, que lorsque l'air, du froid intense des régions qui entourent les pôles, s'étend, après l'équinoxe d'automne, vers le midi, il enlève progressivement la chaleur des grands bassins naturels d'eau ou lacs, jusqu'à ce que la température de toute la masse aqueuse tombe à 4- 4%44 centigrades. Ace terme ^ l'influence refroidissante de l'atmosphère qui presse sur l'eau, devient presque nulle. Car, comme la couche superficielle, en se refroidissant davantage, devient spécifiquement plus légère , elle reste sur la surface, y devient aussitôt un gâteau de glace qui , étant un mauvais conducteur de la chaleur, garantit l'eau liquide qui est au-dessocs de l'air froide Si, camme le mercure, les huiles et autres liquides, l'eau continuait à se contracter en volume par le refroidissement, jusqu'àce que sa congélation commençât, alors l'air froid passant dessus dépouillerait la masse d'eau d'un lac de son calorique de fluidité 9 par une précipitation non-interrompue des molécules froides au fond, jusqu'à ce que la température de toute la masse d'eau fût à zéro. Alors l'eau au fond, aussi hien que celle au-dessus , aurait commencé à se solidifier , et, dafis le cours d'un hiver rigoureux dans ces latitudes, un lac profond serait devenu de toutes parts un corps de glace n'étant plus Sttsoejptible de redevenir liquide, tl est facile de voir que de telles masses gelées auraient 4d agir comme cefitre d'un funeste refrc^dissement sur les contrées envii-onnantes. I^ien n'explique d'une manière plus frappante l'ècojdOiBle bîenfmsante de la Providence , que cette particularité dans la coostitutîoa de l'eau , ou cette anomalie , terme par lequel on l'a B^-à-* propos désignée. €e qui semMc , à l'homme à vue courte, manquer de loi, est souvent , comme dans le cas présent, la plus belle symétrie et l'ordre le plus vrai.

TÉNACITÉ. (fV« Cohésion.)

TENNANTITE. Couleur yariant du gris de plomb au noir de fer. Ce minéral se préseote en masse; mais, pour Tordinaire , cristallisé en dodécaèdres rhomboîdaux , en cubes on en octaèdres. Il est très-éclatant, et d'un blanc d'étain. Il est par fois mat. Le ^^livage est dodécaèdre. Sa raclure d'un gris rougeâtre. Il est sensiblement plus dur. que le cuim gris; cassant. Sa pesanteur spécifique est de 4>375. Traité au chalumeau 9 ce minéral donne une flamme bleue, suivie de Tapeurs arsenicales , et il laisse une scorie attirable à Taimant. Ses parties constituantes sont, suivant Richard Phillips : cuivre 45,5a, soufre 28,74 5 arsenic 11,84? fer9>26, silice 5, Il se rencontre dans le Cornouailles , dans des filons de cuivre qui entrecoupent du granité, et dans du schiste argileux, associé avec de la pyrite cuivreuse commune. C'est une variété de cuivre gris,

TÉRÉBENTHINE. C'est un suc résineux qui s'extrait de differens arbres. l\So grammes de térébenthine de Venise ajant été distillés avec de l'eau, fournirent i3i,6 grammes d'huile essentielle ; et la même quantité, distillée sans eau, en donna, à la chaleur d'un bain-marie, 60 grammes seulement. Lorsqu'on distille de la térébenthine avec de l'eau, ou qu'on l'a fait bouillir avec ce liquide, jusqu'à ce qu'elle sort devenue solide, elle paraît jaunâtre. Si l'opération continue, elle acquiert upe couleur d'un brun rougeâtre. En distillant dans une cornue, ^So grammes de cette substance, àfeû Jiu, augmenté par degrés, Neumann obtint, d'abord !»<> grammes d'une huile limpide incolore, puis 63,8 grammes d'huile empyreumatique d'un rouge brunâtre foncé, delà consistance d'un baume, et communément distingué soi^ cette dénomination.

Ji'huile essentielle , qu'on appelle ordinairement ^^/''''^^ térébenthine, ne peut êtro que très-diffîcilemçnt dissou

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dans Talcool, quoique la térébenthiue elle-même soit aisé-^ ment soluble dans ce liquide. Une partie de Thuile peut se dissoudre dans sept parties d'alcool ; mais, par le repos , la plus grande partie de Thuile se sépare et se dépose dans la liqueur.

T£RR£3. On ne connaissait guères, il n'y a pas plus de quinze ans , de substances semblant mériter plus particulièrement d'occuper, sous cette dénomination, une place permanente dans les classemens chimiques , que les terres solides et réfractaires qui composent la croûte ou l'enreloppe de notre globe. Depuis, l'analyse a fait connaître que les différentes masses pierreuses ou pulvérulentes , qui forrnent nos montagnes, nos Talions, nos plaines, pouvaient être considérées comme résultant de la combinaison, ou* du mélange, en nombres divers et proportions variées, de neuf terres primitives , auxquelles on a donné les noms qui suivent, savoir : 1 baryte, 2 strontiane, 3 chaux, 4 magnésie, 5 alumine ou argile, 6 silice, 7 glucine, 8 zircone, 9 yttria.

On supposa que les alcalis, les acides, les mines métalliques et les métaux natifs , étaient d'une constitution entiè-rement dissemblable.

La brillante découverte que sir H. Davy fit en 1808, des bases métalliques de la potasse, de la soude, de la baryte, de ia strontiane et de la chaux, renverra les anciennes idées concernant les terres, et nous porta à les considérer comme appartenant toutes , par les analogies les plus probables, à la classe métallique. Cependant, d'après une ingénieuse observation de M, Smithson, la silice devrait être rangée parmi les^ acides , puisqu'elle a le pouvoir de neutraliser , dans les composés minéraux natifs , les terres alcalines, aussi bien que les oxides métalliques ordinaires; mais comme beaucoup d'oxides métalliques jouissent aussi de cette propriété , elle ne peut pas être une considération évidente de la nature métallique de la base siliceuse. On peut, d'après les

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expémnces de Ehrman, saturer la chaux par de ralumiûe, eo produisant un verre; et les compoeés triples <k magnésie^ d'alu* mine et de chaux sont parfaitement neutres dans b porcelwne. On pourrait donc rapporter l'alumine, aussi bitn que la silice, à la même classe avec les oxides d'antimoine, d'arsenic, de chrome , de colombium , de molybdène , de titane et de tungstène^ Cependant l'alumine a, avec la silice, le même rapport que l'oxide d'andmoiae avec l'oxide d'arsenic : le« deux terres agissant comme baaes « tandis queles deux oxides n'agissent que comme acides. Le composé du principe flaorique avec la silice est d'une nalure trop mystérieuse poot être employé dans cette dtscassion. La fonction presque universelle qu^ jremplit la siltce de saturer les oxides «loâ* lins dans les minéraux terreux natifs ^ est présentée d*«ne manière très-martjuante dans les Taàles s^moptiquesmfGf* tantes de M. Allan. A partir de sa cinquième jusqu'à si quinziètne table d'analyses , la colonne de la silice est toujours complète, quelque manquant ou vafialioo qmptt'»s« se rencontrer dans les colonnes des bases terreuses; d«-fnoi«? n'y a-t-il^'un très'petit nombre d'exoeptions à Wre pou' les gemmes orientales , qui consistent dans de l'altfHH»* avec forte agrégation.

Aux neuf substaeoes terreuses ci-^vmit énumérées, M. Berïelius en a dernièrement ajouté une dixième, i laquelle il a donné le nom de thorine. Nous ne pousserons pas plus loin pour ie moment la dîscussfon reSartirctncolà l« place que ces tenres^peuvent occuper dans «n cfas^eflieflt systématique. Quelque révohitioB qui puisse avoir lifu dao? la nonn^nolature chimique , on ne cessera jamais de con»' dérer comme ferres , ces corps swlides composant les tff^' 4îhes minérales , qui sont inoomhustibles , incolores , ne p^' vant être convertis en métaux par aucun des moyens ordi- Buires de réduction > ou qui, lorsqu'on peut y parvenirpir quelque méthode scientifique , n'ont qu'une existence mt\^ iîquè disparaissant promptement, et qui, soit seuls, ^^^

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au-moîns à l'état de combinaison arec l'aeide carbonique , sont insipides et insolubles dans l'eau.

TERRE ALUMINEUSE. C'est un minéral en masse, de couleur d'un brun noirâtre, mal , d'une cassure terreuse et un peu scîii5teU8e,.sectilej et assez tendre. La terre alumineuse contient, d'après l'analyse deKlaprotfa: charbon 19565^ sîîice 40, alumine 16 j oxide de fer 6,45 soufre a,849 *wl*fates de chaux et de potasse, de chacun 1,5^ suifâte d« fer 1,8, magnésie et mu ri aie de potasse o,5, et ifeau 10, yS.

TERRE A FOULON. Couleurs ^ le Wanc verdâtre et Autres nuances de vert; en masse; Oiate; eassure inégale ; opaque ; raclure éclatante et résineuse; très-tendre; sectile; adhérant à-peîne à la langue; ottCtùeuseau toucher. Pesanteur spécifique de 1^7 à â,2. Avec Peau, celte terre tombe en poudre , sans faire entendre le bruit de craquement qui accompagne, dans la terre bolaîrc^ la séparation èes r&cAècules. Au chalumeau, cette terre se fond en «ne scorie brune spongieuse. Elle Consiste , suivant Klaprôth , dans : siltce 55, alumine 10, magnésie i,î5, chaux o,5oj muriate de soude 0,10, trace de potasse «t oxide de fer 9,5^5, eau 24* ^^ Angleterre , la terre à foulon se rencontre en lits , quelquefois au-dessus, quelquefois au-dessous de la formation de la craie; à Rosswein, dans la Ha^e-Saxe, sous des ooucÉies de pierre verte schisteuse ; et dans différens lieux en Allemagne, elle se trouve infîtnédiatement sous le sol. Cette pierre, lorsqu'elle est de bonne qualité , lesl de couleur d'un blafnc Verdâtre , ou d'un gris verdâtre ; elle tombe en poudre dans Peati ; paraît se fondre sur la langue Comme du beufre ; donne à l'eau ime nuance laiteuse , et dépose très*peu de sable par son mélange kvec de l'eau bouillante. Sa propriété détersive remarquable , lorsqu'on l'applique sur des étoffes de laine , dépend de l'alumine qui devrait former au-moilis en cinquième du tout, mais pas beaucoup plus du quart, afi»

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qu'elle ne de vienne pas trop visqijeusc. — Jameson>

TERRA JAPONICA. Cachou.

TERRE JAUNE. Couleur jaune d'ocre ; en masse ; mate. Cassure schisteuse et terreuse. Raclure un peu éclatante, opaque ; légèrement tachante ; tendre ; aisément frangible; adhérant à la langue ; assez onctueuse au toue^ier. Pesanteur spécifique 3934* Au dialumeàu , elle se conyertit en un émail noir et Relatant. La terre jaune consiste, suivant Merat-Guillol , en : silice 92, alumine 2, chaux 5, fer 5. On la trouve à "Wéhraw, dans la Haute-Lusace , où elle est associée arec de l'argile , et de l'argile ferrugineuse. Lorsqu'elle est brûlée , les Hollandais l'achètent comme cosmétique, sous le nom de rouge anglais. Les Anciens faisaient emploi de la terre jaune comme couleur jaune.

TERRE LABOURABLE. C'est un problême en chimie, et ce n'en est pas un des moins importans pour la société, qu« celui de déterminer quelles sont les choses nécessaires qm distinguent les terres fertiles de celles qui sont moins productives. ( Vqyez Sols et A]9A|.tse des Sols, )

TERRE DE LEMNOS, ou SPHRAGIDE. Couleur, le gris jaunâtre, et fréquemment marbrée de taches de couleur de rouille. Mate; cassure terreuse fine; maigre au loucher; happant à la langue. Lorsque cette terre est plongée dans l'eau, elle tombe en morceaux avec dégagement de bulles d'air. Elle consiste, suivant Rlaproth, dans : silice ^^ alumine 1455, magnésie 0,25, chaux o,25, soude 3,5, oxide de fer 6, eaU 8,5. Cette terre n'a été jusqu 'à-présent trourée que dans l'île de Stalimène (ancienne Lemnos). Ce minéral est considéré comme remède en Turquie ; on ne le retire de la terre qu'une seule fois l'an , avec solemnités rehgieuses; 00 le taille cp morceaux ayant la forme de fuseaux, sur

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