‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 129 sur 178 · TH · texte numérisé non relu

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capacité égak. Od continue ainsi ,^}usqu*à ce que la lon^ gueur qu'on yeut donner au tube soit entièrement graduée; on pèse alors , avec la plus grande précision , le mercure.

On fait ensuite 1^ boule au chalumeau â'émailleur à la manière ordinaire : il conyient, pour la force et pour laseosibiiité, de lui donner une forme cylindrique ou conique, de préférence à celle d'une sphère. On reconnaît alors son poids, et l'on en prend note. Après avoir alors lié à Torifice du tube , un rouleau de papier s'y élevant en forme d'entonnoir de un ou deux pouces au-dessus , et y avoir mis du mercure récemment bouilli , on expose la boule à la doue» chaleur d'une lampe^^ qui en fait sortir une portion d'air. En laissant la boule refrojdir, il y descendra une portion de mercure correspondante ^ la quantité d'air qui en a été chassée ; on chauffe s^ors la boule à la lampe ^ jusqu'à ce que le inercure qui y est renfermé brûle vivement pendant quelqu* temps; en retirant la lampe •, le mercure descendra deleotonnoir de papier et remplira complètement la boule et la tige. S'il se manifestait des vésicules d*air, il faudrait chauffer Ou faire bouillir de nouveau , en ayant soin de maintenir uoe colonne de mercure au-dessus dans l'entonnoir de papifi' j XiOraque la température de la boule s'est abaissée à-peu-près» <?^lle de l'eau bouillante, on la plonge dans de la glace fondante; on retire alors l'entonnoir et sou mercure, et labouU est plongée dans de l'eau bouillante. On en chassera aior^ environ ^\ du mercure renfermé. En faisant refroidie de jptouveau l'instrujnent dans de la glace fondante , le terwe *éro de l'échelle centigrade correspondant à Sa* FahreQheit sera indiqué par la tête de la colonne de mercure, et cepoin^ doit être noté par une raclure sur le verre, ou marqué sur l'échelle préparée : on pèse alors Je tout.

On a alors des données suffisantes pour compléter lap^

duation de l'instrument , à partir ^'w/z point fixe; etdansdeJ

^cKmats chauds, ainsi que dans d'autres situations, celles, P^^

exemple, où l'on ne pourrait aisément «e procurer de !•

8;lace, cette facilité de fprmerun thermomètre exact est un objet important. On connaît le poids de tout le mercure renfermé dans l'instrument, et celui de chaque degré de la tige; et comme de 3a" à 212* Fahrenheit, ou de o* à loo* centigrades, correspond à une dilatation du mercure dans le verre de ^» , on peut aisément calculer combien il y a d'espaces formant sa graduation, contenus dans le rang de température entre le point de la congélation de l'eau et celui de son ébullition. Ainsi, en supposant que tout le mercure contenu soit de 378 grains ; le ^•. de cette quantité, ou 6 grains, correspondent à 180 degrés Fahrenheit; or, si la colonne initiale serrant de mesure était de 0,6 d'un grain, alors 10 de ces espaces comprendraient l'étendue entre le point de congélation est celui de l'ébullition de l'eau; d'où il suit, qu'en connaissant le terme d'ébuUition, on peut établir celui de congélation; ou, d'après la température du corps vivant, 98* Fahrenheit (36?567 cent.), on peut tirer l'un et l'autre points de congélation et d'ébuliition de l'eau. Dans le cas présent, il faut diviser chaque espace de notre échelle préparée en 18 parties égales, constituant des degrés de Fahrenheit, ou en 10 parties égales, qui formeraient des degrés centigrades, ou en 8 parties égales, qui seraient des degrés de Réaumur. J'ai gradué des thermomètres de cette manière, et je les ai trouvés très-exacts. Lorsqu'on peut cependant se procurer î\ volonté la glace et l'eau bouillante, on peut se dispenser de faire les pesées. En plongeant l'instrument dans la glace fondante et ensuite dans l'eau bouillante, on trouve quel est, sur la tige, le nombre de colonnes initiales ou d'espaces qui correspondeut à cet intervalle de température , et on les subdivise en qpnséquence. On doit même, si le tube est très-inégal, faire concorder ces subdivisions avec ses irrégularités, et, pour cela , l'œil est un guide suffisant.

L'usage des thermomètres a deux objets différens, chacun desquels exige une adaptation particulière de, cet instrument. Ceux dont on fait emploi en météorologie, ou pour indiquer

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la température tittHosphénque^ sont fmttèremeat plongés d«i<^ le lluide ; d'où il suit , que la tige et la boule sont égalemeut a£fecté«s par l'énergie calorifique. Mais lorsque le diimlste eberche à reconnaître la température de liquides corrosifs ott de liquides doux fortement chauffés^ il ne peut y plonger qae la boule et la partie de la tige au-dessous de l'édielle; la portion du tube qui correspond à l'échelle n'est pas hi» fluencée par la chaleur , comme dans le premier cas ; d'oA II suit, que la 63.* partie du mervurte qui y à 3a* Fahrenheit (o)^ se trouvait exposée à l'action de la chaleur» a échappé à a 12^ (too*)à son influence (MM. Petit et Dulongévahient à ^ la dilatation du mercure de o*à ioo*c«Dtigr. {Foye%€ktx}ÈÊ^tnLy D'après cela, j'imagine qu'un thermomètre météorolt^iqûe et un thermomètre dbîmique devraient être gradués sints les conditions particulières dans le«queUes on en doit âilre ensuite usage* Le premier deyrait avoir sa tige entourée de la tapeur d'eau bouillante, tandis que sa boule est plongé* à un pouce ou deux au-dessous de la surface de ce liquide^ lu hauteur du baromètre étant en-»même-*temp9 de 760 niiHI* mètres.

Le terme d'ébuUition d*un thermomètre destina 4 deê expériences de chimie devrait être déterminé pir immersion seulement de la boule et de la partie nue de la tige'au-dessow de l'échelle , dans de l'eau bouillante* Il est sûrement inutil» de foire observer que l'eau doit être pure, puisque la présence de matière saline affecte la température de son èbullition; et cette eau devrait être contenue dans un vaisseau de métal.

Avant de sceller l'extrémité supérieure du tube, il fira^att la tirer en une pointe capillaire, et chauffer la boule jusqu'à ce que le mercure occupe la totalité de la tige. £a ^saat ) toucher par la flamme du chalumeau le verre capiHaii^, le tube sera aussitôt fermé, et l'air ne peut plus j rentrer, lof»^ que la boule refroidit. Si tout cela a été exécuté avec adresse et intelligence, la colonne de mercui^ aura un mouvement rapide d'une extrémité à l'autre du tube, eâ le renversant

s^ayeç feQousse« Us^ écb«Ue d'ivoire est celle qui envient le, mieux» oaaia c'e^t la plus dispeadieute. I^es éekell^a do^t oxk Qut u^go à Pari», eonal3tent d^vaa une ba^de étroite de papier» renfermée dans un tube de verre attaché daas une direetioa parallèle à la tige do thermomètre; il y est soudé à la lampe par le Iiaut> et il l'embrasse par le ba»» an liiâyea d'ua croc^ <m anya«^u de verte. De semUablefi idaiPÀBae^s ^ont d'uia emploi très-commode pour les liquides corrosif; et; je Iro^Vf^ qu'il» Be sont paa d'uaa eonsiruelioEi difficile,

£b trailaat, à l'ar^le GaiiOibiqde» de la mesure de tempéT^ rature, j'ai eberdié à &ire vedr que si l'oo plonger llnatcuvae»^ tout entier > la tige et la boAile , dans du mercure bouillant» il kidîquerait 35* Fahreoheit (i9%o4. ceattg.) de plus que pas FJHimersion de la boule seule soumise à l'infilueBce calori* fiiyiie» comme cela a lieu dan les expériences ordinaires; mais HM. Petit et Duiong établissent que, dans le premier cas^ Udcr» vrait indiquer GSo'^Fab. (360'' eentig.}, tandis que M. Crieàtoft feitvoir qoe, dandlederniercas, il indique efifectlvement.656^ Fah. (aviron 547*^ oentig.), ce qui ofEre une dîffére&ce de 24* Fab. ( t5^*centig. )s6n Wmtnt ao^lieu de 35* Fah. ( i9«9o4 centig, )* Cette diseordanee entre le lait et la théorie n'est qu'app^urente; ear en doit se rappeler que le mercure éfmt un excetteott^nn-r docteur de la chaleur, il eommumquera une pettioa de cettf énergie expansive de la boule on immersion, au mercure dans la tige, et elle y sera retenue en raîsoo de ce que le verre est ua coadidoteur très-riâoipariaît de la ehaleiir ; d'où l'on peut inférer, que ce n'est qqe par eette commumeatiao de chaleur à la tige, qu'un ther&iomètre , dont la boule seule est plio&géé dans du Baerourc bouillant, s^arrêCerait à 64^^ Fah. ( eavijpo» S4a'' œntig.), ou environ lo^eei^tig. aurdesaoïts du degré, d^ la véritable tenapèr^uro d'ébullitîon iudiqttée par un thearmo^ mètre à air , suivant MM. Petit et Dulong ; ai Ton prend i8o* Fahrenheit (8a%,2 a centig. ) pour la dilatation moyenne apparente du mercure dans le verre , entre Sa" Fahrenheit (o* cemtif. ) et fiôa^ Fahrenheit (3^50? eeatig. ), cû^ime

dooaèe par ces chimistes à '^"^ , alors la réduction cî-dessu5 deviendrait 54%4 Fahrenheit ( 19,01 icentig. ), au-lieu de 55* Fahrenheit ( i9%o4 centig. ) , différence qui ne mérite pas d*être prise en considération.

C'est à raison de cette double compensation , qu'un bon thermomètre à mercure , construit par Crichton , derient une mesure presque exacte de température , ou des énergies relatives apparentes du calorique.

J'ai donné, à la fin de ce Dictionnaire^ une table de réduction pour les trois échelles thermométrtques actuellement eo usage en Europe; celles de Réaumur, de Celsius ou centigrade, et de Fahrenheit. Le procédé de réduction est un cas très- simple d'arithmétique. Pour convertir l'intervalle centigrade en degrés Fahrenheit, on multiplie par 1,8 ou par 6 et 0,5, en désignant la deriière figure du produit comme décimale. Ainsi, un intervalle de 17* cenlig. = i7* X^ X0j5 =: 5o%6 Falirenheit. Mais comme l'échelle centigrade établit le terme de la glace fondante à 0% et que l'échelle de Fahrenheit porte ce terme à 5a', il convient d'ajouter 5a* à 5o%6 pour avoir le nombre de l'échelle de Fahrenheit , =6a%6.

Pour convertir les intervalles de l'échelle Fahrenheit eo intervalles de réch«|b centigrade , il faut diviser par 6 «t par 0,5, et marquer le point décimal; ainsi :

95° Fahrenheit = ^-^ — - 52%77 centigrades.

Si l'on veut réduire un nombre de Fahr^aheit en un nombre centigrade, il faut commencer par déduire le nombre 52* dont l'échelle de Fahrenheit est en avance sur celle ceo* tigrade relativement au terme de la glace fondante , ou aa Eéro de cette dernière échelle. Ainsi, pour, convertir le nombre 96* de l'échelle Fahrenheit dans le nombre correspondant de l'échelle centigrade, on aura

95»— 52«=65'»; -^— ^ — ^ = 55" centigrades, o X 0,5

Quant à l'échelle de Réaumur, on peut employer la

propoitâon ordinaire de 9 à 4 , ou afi>dè«bte{kiùs un quart*' F= ^«e. R et ,

Ces rapports. sont ceux des luterralles. ' ) » ,:;

Il faut cependant prendre en considération le temie hyitial

Sa!* de réckelle de Fahrenheit. • - . .

M. Grichtondc Glascowadonné, dans le iS.^^Tolum* do PhiL Magazine , la description d'un thermomètre de son inrention, se réglant, de lui-même; ce thermomètre consiste dans deux lames oblongues d'acier et de zinc, fermement fixées ensemble par leurs faces; de manière, que la dilatation ou contraction du zinc, plus grandes que celles de l'acier pat les mêmes yariationsde température 9 présenténi une courbure dans le barreau composé ; et comme ce barreau est assujéti à un support fixe par l'une de ses extrémités, l'effet de la courbure s'exerce en totalité à l'autre extrémité sur le bras du levier court, portant un index > dont l'extrémité libr« se, meut le long d'un arc gradué. L'instrument a été originairement ajusté sur un bon thermomètre à mercure, et les mouvemens du bras sont réglés par deux fils fins de métal , poussés en avant et laissés au maximum de déviation à ! a droite ou à la gauche de la dernière position, ou température observée. C'est évidemment le principe de la ba-«

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iMOce de copapehfiAtioQ de Arnold pour les chroncanètres, Le célèbre Breguct a inveoté un excellent inslrument construit d'après le même principe. Il consiste dans une lame métallique étroite , réduite parle laminage à une épaisseur de 7^.* de ligne, composée (Targent et de platine soudés ensemble. Cette lame ainsi formée est roulée en une spirale Suafwndue par le haut bi> mojien d'un bras de laiton, et portant au bas , dans une position horizontale , une aiguille dorée très-déliée, qui se meut comme un index, sur une plaque circulaire graduée. Cne verge d'acier s'élève dans le centre de la spirale, poyr empêcher qu'eUe ne.dévie, par ses oscillations, de la position centrale. Si l'argent est sur l'extérieur de la spirale, alors l'influence de l'accroissement de température augmenter^à la courbure, et le mouvement de l'aiguille suspendue aura lieu dans la direction de la spirale, tandis que l'action du froid, ^n relûchantla spirale, feramou- Toirl'aîgoille dans la dlreclîon opposée. Feu M. Bregueteut la bonté de me faire présent de deux de ces instrumen8,qui sont l'un et l'autre des tliormomètres parfaits, mais dont l'un eii le thermomètre le plus «màUileqoe j'aie famaîs vu. (Pour quelqbes détails cahcertiant ce thermomètre, t^orez CaioitQUE.) Ledoc^eur Wôliastoii me fît voir, en 1809, une lamede ^ivrc recouverte de platine, qui' manifestait d'une manière frajàpante, par ies courbures .«^ur la flamin«, ou par la vapeur d'eim, l'influence de la chaleur sur la dilatation. ( ReiatÎTettent û d'autres faits-ie rapportant à la mesure de la chaleur^ «>o^e* Caloriqçî.)

fHORINE. Terre déoo^iverle en 1816 par M. Bereelius. Ce savant reconnut l'existence en petite.^ quantités de celte terre dans de la gadolinite de Korarvet , ainM que dans deul minéraux nouveaj^x, qu'il appelé le deutô-fluate de cériuni, et le fluate double de cérium et d'jttria. Cette substance ressemble à la zircone. >

Pour obteûir la thorine des minéraux qui contiennent le proto^ae de cèriûm et d'yttria, il faut d'abord séparer l'oxide.

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i^ féf au moyen du sliccinatc d'ammoniaque. La terre nouvelle, en eflfet , lorsqu'elle est seule , peut être précipitée par les sucçinates; thais lorsque M. Berzelîus en reconnut la présence dans ses expériences analytiques , elle se précipita en si petite quantité avec le fer , qu'il ne put le séparer de cet oxide. On précipite alors le deutoxide de cérîum par le sulfate de potasse ; après quoi l'yttria et la terre nouvelle sont précipités ensemble par de l'ammoniaque Caustique. On les fait dissoudre dans de l'acide murîatique; on évapore la dissolution à sîccité , et l'on verse sur le résidu de l'eau bouillante qui dissoudra la plu;? grande partie de l'yttria; mais le résidu non dissous en contient encore une portion. Après l'avoir fait dissoudre dans des acides muriatîque ou nitrique, et avoir évaporé lesdissolutions jusqu'à ce qu'elles deviennent aussi exactement neutres que possible, on y verse de l'eau et l'on fait bouillir un instant. La terre nouvelle seprécrpile, et la liqueur contient de ^ac^de libre. En la saturant et la faisant bouillir unie seconde fois, il se produit un nouveau précipité detborine.

Cette terre, séparée par le filtre, a l'apparence d'une masse gélatineuse^ denii-transparente; lavée et sécbée,elle devient blanche; elle absorbe l'acide carbonique et se dissout dans les ucides avec effervescence: elle conserve, même après avoir été calcinée , sa couleur blancbe, et lorsqu'elle n'a été exposée qu'à une chaleur médiocre , elle se dissout aisément dans Vacide murîatique; mars si on lui a fait éprouver une chaleur violente, elle ne se dissolvera qu'après avoir été mise en digestion dans cet acide concentré. Cette dissolution est de couleur jaunâtre ; mais elle devient incolore, lorsqu'elle est étendue d'eau, comme c'est le cas avec la glucine, l'yttria et l'alumine. Si la thorine est à l'état de mélange avec l'yttria, elle se dissout plus facilement après avoir été exposée à la chaleur. Lesdissolutions neutres de cette terre ont une saveur purement astringente, qui n'est ni sucrée, ni saline, ni atnère, ni métallique. Elle différée par cette propriété de toutes les autres terres, excepté la zircone.

La thorine, lorsqu'elle est dissoute dans l'acide sulfurique,

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avec un léger excès de l'acide , et que cette dissolution est soumise à Tévaporation , il se produit des cristaux traospareus, d'une sayeur fortement stiptique, et qui ne s^altèrent point à Tair.

La thorîne se dissout très-aisément dans Tacîde nitrique ; mais, après qu'elle a été chauffée au rouge, cet acide ne peut la dissoudre qu'à l'aide d'une ébullition prolongée. La dissolution ne cristallise pas ; mais elle forme une masse mucilagineuse, qui devient plus liquide par spn exposition à l'ail*, et qui, évaporée à une chaleur médiocre, laisse une masse blanche opaque, ressemblant à de l'émail presque insoluble dans l'eau.

La thorîne se dissout dans l'acide muriatique^ de la même manière que dans l'acide nitrique, La dissolution ne cristallise pas. En l'évaporant à une chaleur ménagée, elle se réduit en une masse sirupeuse, qui, loin d'être déliquescente à l'air, s'y dessèche, devient blanche comme de l'émail, et ne se dissout ensuite dans l'eau qu'en très^petite quantité, laissant un spus-sel non-dîssous ; de sorte que, par évaporation spon- \ tanée, il laisse dégager la portion d'acide muriatique auquel il devait sa dissolubilité.

La thorîne se combine rapidement avec l'acide carbonique. Les précipités produits par l'ammonjaque caustique, ou en faisant bouillir les dissolutions neutres de la terre dans des acides, absorbent, en se ^ess|échant, l'acide carbonique de l'air. Les carbonates alcalins précipitent la terre combinée avec tout leur acide carbonique. ,

Le prussiate ferrugineux dépotasse, mis dai^^ une dissolution de thorîne, y produit ui^ précipité blanc qui se redissout complètement dans l'acide mi^rîalique;.

La potasse caustique et l'ammoniaque n'ont auojcuie action sur la thorine nouvellement précipitée, même à la chaleur de l'eau bouillante.

La dissolution de carbonate de potasse, ou la dissolution de carbonate d'ammoniaque , se charge d'une petite quantité de cette terre, qui s'en précipite lorsque la dissolution est siMr-satu-

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