Hornblende mêlée avec du mica
Ttapp de transition. Cette formation contient là pierre tèrte et l'amygdaloïde.
Trapp déformation secondaire ou stratiformè. Le trapp stratiforme le plus nouveau, contient plusieurs roches qui appartiennent exclusivement à cette formation , et d'autres qui se rencontrent aussi dans d'autres formations. Les roches particulières à la formation de trapp stratiforme, ou caractéristiques de cette formation, sont le basalte y la wacke , la pierre grise, le schiste porphyrique et le tuf -trapp. Ces formations, et aussi la pierre verte, sont souvent appelées whinstone par des minéralogistes.
TRAPP-TUF. On a appelé ainsi anf composé de masses de basalte, d'amygdaloïde , de roche de hornblende, de grès, et même parfois, de morceaux de bois, le tout cimenté ensemble par une base argileuse, et assez spongieuse, qui a été formée par du basalte ou de la wacke décomposée. Ces masses varient beaucoup en dimension, depuis la grosseur d'un pois jusqu'à plusieurs cents pesant. Elles se rencontrent en lits, qui ont
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depuis quelques centimètres jusqu'à plusieurs mètres d'épaîfseur. Une portion considérable de la situation d'Arthur, prè« Edimbourg, est composée de cette roche; elle y est gisante sur des couches inclinées qui appartiennent à la forpoationde houille la plus ancienne. Cette roche se rencontre aussi dans l'île de MuU et dans beaucoup d'autres lieux en Ecosse.
TRÉMOLITE. Cette sous-espèce d'augite à bords droits, se sous-divise, savoir : en trémolite abestiforme, trémolite commune) et trémolite vitreuse.
1. Trémolite abestiforme. Sa couleur est le blanc grisâtre ; elle se présente en masse et en concrétions fibreuses. Elle est éclatante , d'un éclat nacré; les fragmens sont esquilleux. Elle est translucide sur les bords; assez aisément frangible; ten4re, assez sectile. Lorsqu'on la frappe doucement ou qu'on la frotte dans l'obscurité , elle émet une lumière rougeâtre pâle ; et une lumière verdâtre , lorsqu'étant pulvérisée, on en jette sur des charbons. Traitée au chalumeau, cette trémolite se fond en une masse d'un blanc opaque. £11^ se rencontre le plus fréquemment en Angleterre, dans de la pierre calcaire lamelleuse grenue, ou dans la dolomite, et dans du basalte, à Edimbourg.
a. Trémolite commune. Sa couleur est le blanc. On la rencontre en masse, en concrétions prismatiques distinctes, et cristallisée en un prisme très-oblique à quatre pans, tronqué ou biselé sur les bords latéraux; dans un prisme extrêmement oblique à quatre pans , parfait , ou diversement modifié par bisellement ou troncature; les plans latéraux sont striés en longueur. L'éclat est le vitreux ou le nacré; le clivage est double, anguleux, oblique, de 124* 5o' et 55* 5o. La cassure est inégale ou conchoïde. Cette espèce de trémolite est translucide, aussi dure que la hornblende, assez cassante; sa pesanteur spécifique est de 2,9 à .5,2. Au chalumeau, elle se fond très-difficilement et avec ébullition, en un vcrr« opaque* Ses parties constituantes sont , d'après M. Lauçier:
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silice 50f magnésie 25, chaux 18, acide carbonique et eau 5. Cette sous-espèce se rencontre avec la précédente.
3. Trémolitc vitreuse. Ses couleurs sont les blancs grisâtre 9 verdâtre, jaunâtre et rougeûtre. On la rencontre en masse, en concrétions distinctes, et fréquemment cristallisée en longs cristaux aciculaires; elle est éclatante, d'un éclat tenant le milieu entre l'éclat vitreuj; et l'éclat nacré. Elle est translucide; aussi dure que la hornblende, très-cassante. Sa pesanteur spécifique est de 2,863, Elle est, à un faible degré, phosphorescente ; elle est infusible. Celte trémolite consiste, suivant M. Laugier, dans : silice 35,5, chaux 26,5, magnésie 16,5, eau et acide carbonique 23. On rencontre cette sous-^ espèce avec celle qui précède. — Jameson,
TRIPHANE. ( Voyez Spodumène. )
TRIPOLI. La couleur de ce minéral est le gris jaunâtre. On le rencontre en masse. Sa cassure est terreuse à fins ou à gros grains. Il est opaque ; tendre ; assez aisément frangible ; maigre au toucher; il ne happe point à la langue ; sa pesanteur spécifique est de 2,2. Il est infusible. Ses parties constituantes sont, suivant Bucholz : silice 81 , alumine i,5, oxide de fer 8, acide sulfurique 3,45, eau 4,55, Le tripoli se rencontre en lits dans des champs de houille avec de la pierre calcaire secondaire et sous du basalte. OnletrouveàBakewell, dans le Derbyshire , où il s'appèle pierre pourie. On en fait usage pour polir les pierres, les métaux et les glaces. Le tripoli de Corfou est reconnu comme étant celui de la meilleure qualité.
TRONA. On a donné ce nom, en Afrique, au carbonate do :ioude natif qui se trouve dans le royaume de Fezan.
TUBE DE SÛRETÉ. On appelé ainsi un tube, ouvert à Tune et l'autre de ses extrémités, introduit dans un réci-
pient ^ l'exlfémité supérieure communiquant ayec Pair etXh^ rieur 9 et l'extrémité intérieure plongeant dans dc^reau que contient le vaisseau auquel ce tube est adapté. Son objet est de prévenir tout inconvénient pouvant résulter d'une condensation ou raréfaction 9 ayant trop soudainement lieu pendant une opération; car, s'il arrive que le vide se fasse dans l'intérieur des vaisseaux , alors l'air extérieur y entrera, en passante travers le tube, et s'il se produit de l'air, l'eau | cédant à sa pression , sera forcée de montei: dans le tube. Ainsi l'élévation de l'eau dans ce tube, peut également indiquer le degré de pression du gaz ou des gaz renfermés dans les vaisseaux. ( Voyez planche YII, îi^^, 3 à. ) On se sert pluf fréquemment aujourd'hui d'un tube de fo^me courbée, pi* idtm , fig. 1 , qu'on appelé communément tube de Welter.
TUF CALCAIRE. ( Vçyez Pieme galgàibb. )
TUMITB. (/^V^zThbmebstwn.)
TUNGSTÈNE. Ce nom, qui signifie pierre pesante, ftif donné par les Suédois à un minéral, que Schéele trouva contenir un métal particulier , qu'il supposa être à l'état d'un acide uni avec de la chaux. Depuis, M. EUujart reconnut la même .substance métallique , à l'état d'union avec du fer et du manganèse , dans le Wolfram.
On peut l'obtenir du prenyer de ces oxides , en le faisa^f digérer, réduit en poudre 5 dans trois fois son poids d'acide nitrique, en lavant la poindre jaune qui reste, et en la naettant en digestion dans de l'ammoniaque, qui en dissout u^^ portion. En répétant alternativement ces digestions dans l'acide nitrique et dans l'açamoniaque , l'oxide tungstique est précipité des dissolutions ammoniacales par l'acide nitrique. Après avoir alors lavé le précipité avec de l'eau, on l'expose à une chaleur n^édipcre, pour en chasser l'ammoniaque qui peut y adhérer; ou le mélange d'acide nitrique et d'ainmo-
nîaque peut être évaporé à s^cciléy et le résidu calcinç sous une moufle pour séparer le nitrate d'ammoniaque. On peut obtenir le tungstène du Wolfraïn par le mfime procédé , après avoir fait dissoudre le fer et le manganèse par Tacide muriatiqqe.
Les chimistes espagnols, MM. Elluyart, réduisirent Toxide de tungstène à l'élit métallique, en le soumeltant humecté d'huile, à une chaleur intense dans un creuset brasqué. Au bout de deux heures, on trouva au fond du creuset un morceau de métal 4 du poids de 2,6 kilogrammes, mais légèrement aglutiné. On fit en vain quelques es«ais pour le réduire; mais Guyton-Morveau , Ruprecht, et MM. Aikin ei Allen y ont miçux réussi. Le dernier y parvint au moyen de Tantimonîure. De i5,5 kilogrammes de cette substance en cristaux acîculîiîres, exposée, pendant deux heures, à l'action puissante d'un fourneau à vent, dans un creuset brasqué , ils obtinrent une masse légèrement cohérente, en grains arrondis, de la dimension, environ , d'une tête d'épingle, ayant un éclat métallique, très-brillant, et pesant au total 10,4 kilogrammes.
Le tungstène est nn métal d'un blanc grisâtre, ou de la couleur du fer, très-brillant, très-dur, et cassant. Sa pesanteur spécifique est, suivant MM. EUuyarf, de i7,04â ^^ de 17,2a seulement, d'après MM. Aikin et Allen.
Il y a deux oxides de tungstène, l'oxide brun et l'oxide jaune , ou acide lungstique.
On forme l'oxide brun en faisant passer, à travers un tube de verre chauffé a^ rouge, du gaz bydrogèhe sur de l'acide tungstique. Cet oxide est d'un brup puce, et, chauffé à l'air, il prend feu et brûle comme de l'amadou , en passant à Vëlîxt diacide tungstique, {p^o^ez ce mot.)
L'oxide brun consiste, suivant M. Berzelîus, dans:
Tungstène. 100 Oxtgènc. . 16,6
D'où il suit, que si nous le considérons comme conaposé de
9 atomes oxigène^f- i atome métal, sa composition sera,
Tungstène, ia,o5 loo Oxigène. . SI900 16 fi
D'où il suit, que l'atome de l'acide serait probablement ïa,o5 -H 3= i5,o5, ou i5, et celui du métal 12.
Mais, d'après les expériences de U.Berzelius, letungstate dé cbaux paraît être formé de :
Acide tungstique. 100 lA»?^ Chaux. . • . . , 2^912 5,55
La différence, à-la- Vérité, n'est pas grande.
Sir H. Davy trouva que le tungstène, chauffé dans du chlore, brftie avec une lumière d'un rouge foncé, et forme une substance volatile de couleur orangé, qui fournit l'oxide jaur^e de tungstène, et de l'acide muriatique, lorsqu'elle est décompoj^ée par l'eau.
Schéele supposa que la poudre blanche qu'on obtient, lorsqu 'après avoir fait digérer la mine dans un acide, on ajoute de l'ammoniaque au résidu, et qu'on neutralise par de l'acide nitrique, est l'acide tungstique pur. En effet, celle poudre a une saveur acide, rougit le tournesol, forme ayec les alcalis des sels neutres crîstallisables, et elle est soluble dans 20 parties d'eau bouillante. Elle paraît être cependant un sel triple, composé d'acide nitrique, d'ammoniaque, et d'oxîde de tungstène , dont on peut obtenir l'oxide en une poudre jaune, en faisant bouillir ce sel avec un acide pur concentré; dans cet état, il contient environ 20 pour cent d'oxigêne, dont -une partie peut en être séparée à une chaleur rouge : il prend alors une couleur verte.
Le tuïîgstène est insoluble dans les acides; et il en estapeu-près de même de son oxide. Il paraît être capable de s'unir avec la plupart des autres métaux; mais il ne peut iot" mer d'union avec le soufre. Guyton trouva que l'oxide donn« un grand degré de permanence aux couleurs végétales»