VER 48S
Le muriate est composé de :
Véralrine. ..... 95^8606 100
Acide muriatique. . 49^^94 49^181 L'iode et le chlore produisent? avec la vératrine^ un lodate» un hydriodate^ un chlorure, et un muriate.
VERDET. On appelé ainsi une couleur bleue qui s'obtient en ajoutant de la craie ou du blanc d'Espagne à une dissolution de cuiyre dans l'acide nitrique. On le prépare , dit le docteur Merret , de la manière qui suit : après avoir mis dans un cuvier, une certaine quantité de blanc d'Espagne , on y verse par-dessus la dissolution nitreuse de cuivre. On remue bien ensemble le mélange, pendant quelques heures chaque jour, jusqu'à ce que la liqueur perde sa couleur. On la décante alors; on ajoute de la dissolution cuivreuse, et l'on répète ainsi cette addition, jusqu'à ce que le blanc d'Espagne ait acquis la couleur convenable ; on l'étend alors sur de grands morceaux de craie , et on le fait sécher au soleil.
Il paraît, d'après l'analyse de Pelletier, que 100 parties du meilleur verdet contiennent : acide carbonique 3o , eau 5 ~ , chaux pure 7 , oxîgène 9 f , et cuivre pur 5o. Pelletier remarque que les verdets de qualité inférieure contiennent plus de craie et moins de cuivre.
y£RJl}S. C'est une variété du raisin, très-acide avant sa maturité. On donne ce nom, en Angleterre, à bne sorte de vinaigre d'une saveur âpre et austère, qui se fait avec je suc exprimé de la pomme sauvage.
VERMILLON. C'est le sulfure rouge de mercure ou cinabre.
VERNIS. On donne le nom de vernis, ou laques, à différentes résines à l'élat de dissolution; ces résines sont le plus ordinairement, le mastic, la sandaraque, la laque, le benjoin, le copal, l'ambre et l'asphalte. Les menstrues ou
dîssolyaos sont des huiles exprimées ou essentielles , et aussi Falcool. Pour un yernis laque de la première qualité, oo favorise TumoDy en faisant doucement bouillir, au yernis ordinaire des peintres , d'un peu plus de mastic ou de colophane, et alors on étend le tout de nouveau avec ai> pçu plus d'huile de térébenthine. L'effet de cette dernière addition est de produire l'aspeot vitreux et l'état sec du vernis.
Un vernis de cette sorte est le vernis d'ambre. Pqut fair« ce vernis, on tient 6ur un feu doux une demi-liTre (leuTiron 226 grammes ) d'ambre dans un pot de fer couvert^ dont le couvercle est percé d'un petit trou, jusqu'à ce qu'on ait observé quel'ainbre est devenu mou et qu'il s'est totalenaent fondu en une masse. Dès qu'on s'est aperçu qu'il en est ainsi, on retire le vaisseau du feu , on le laisse uu peu refroidir; et après y avoir alors ajouté une livre ( environ 4^3 grammes) de bon vernis de peintre, on fait bouillir de ûouyeau le tout sur le feu, en l'y remuant continuellement, après quoi on retire encore le vaisseau de dessus le feu , et lorsqu'il est un tant-soit-peu refroidi , on y ajoute, en mêlant peu-à peu, une livre (environ 455 grammes) d'huile de térébenthine. S'il arrivait que le vernis étant refroidi fût encore trop épais, on peut l'atténuer au moyen d'un peu plus d'huile de térébenthine. Ce vernis est toujours d'un bruû foncé, .parc« ^ue, dans cette opération, l'ambre est à moitié brûlé, mais si l'on désire l'avoir d'une couleur claire ,. il faut faire dissoudre, à un feu modéré, dans une machine à papin , de l'am* bre réduit en poudre dans du vernis de peintre transparent.
On peut fournir comme exemple de yernis laques de la seconde sorte , avec huiles essentielles seulement, le vernis fait avec de l'huile de térébenthine. Il ne»s'agit pour cela que de faire dissoudre par digestion à une très-douce chaleur, dans des vaisseaux de verre fermés, du mastic seul dans de l'huile de térébenthine. Ce vernis est celui dont on fait usage pour lés transparences modernes, telles que jalousies ou croisées masquées, écrans pour le feu, etc; On imprime ordioaireitieut
ces oii^ets ^ on les colore des deux côtés , après quoi on ap«^ plique une couche de ce remis ^ sur celles des parties qu'on a Tintention de rendre transparentes. Quelquefois on emploje à cet eâet du beau calicot an , ou de la toile d'Irlande ; Qiaia il convient de les préparer, avant d'y appliquer la couleur , avec une dissolution de colle de poisson.
La résine copale peut être dissoute, soÎTantM. Scheldrake, dans de la térébenthine de Chio native , en l'ajoutant en poi>« dre â Id térébenthine préalablement fondue, et en remuant jusqu'à ce que le tout soit en fusion. On peut ajouter alors de l'huile de térébenthine pour étendre sullisamment la masse fondue ;, ou bien on peut mettre le copal en poudre dani un mettras à long col, avec douze parties d'huile de térében-« thine, et l'aire digérer le tout pendant plusieurs jours à la chaleur d'un bain de sablé, en agitant fréquemment; et l'on peut y ajouter^ pour l'étendre, un quart ou un cinquième d'alcool. En appliquant deux ou trois couches de ce vernis «ur des vaisseaux ou instrumens métalliques, et çn les faisant sécher^ chaque fois dans un four, on peut les laver dans dé l'eau bouillante, ou même les exposer à une chaleur encore plus forte, sans que (e vernis soit attaqué.
On obtient un ^vernis de la consistance de térébenthine mince , pour les machikies aérostatiques , en mettant en digestion une partie de ^omme élastique ou caoutchouc, <k)iipé en petits morceaux, dans trente-deux parties d'huile de térébenthine rectifiée^ Cependant avant de faire usage de ce verms , il convient de le passer à travers un linge, aûn que ies parties qui ne soot pas dissoutes puissent rester sur la linge , et être ainsi séparées.
Là troisième sorte de vernis laques consiste dans le vernis à l'esprit. Ce sont les résines les plus solides qui fournissent les vernis les plus durables ; mais il ne faut jamais s'attendre qu'un vernis puisse être plus dur que la résine naturelle avec laquelle on le fait. Il s'ensuit, que c'est une grande absurdité que de supposer qu'il est des vernis incombustibles, puisqu'il
n'existe aucune résine qui le soit; mais la plupart des résines solides produisent par elles-mêmes des Ternis cas* sans ; il faut donc toujours mêler ayec ces résines un peu d'une substance plus tendre > qui diminue , dans le Ternis, cette propriété d'être cassant. Pour remplir cet objet, on emploje, dans des proportions couTenabies, de la gomme élémi f de la térébenthine, et du beaume de copahu. Pour la dissolution de ces corps, on fait emploi de l'alcool le plus concentré, qufpeut être en effet très-couTenablcment rendu tel en le distillant sur de l'alcali , mais sans l'y laisser séjour* ner. C'est dans la plus grande simplicité de composition, •eus le rapport du nombre des ingrédiens dans une formule, <{ue consiste le plus d'habileté dans l'art; il n'est donc pas étonnant que nous trouTÎons la plupart des formules et récipés composés sans aucun principe.
Conformément à ces règles de simplicité, on peut obtenir na %eau Ternis incolore , en faisant dissoudre , à une douce chaleur , a^o grammes de sandaraque et 60 grammes de térè* beothine de Venise, dans 960 grammes d'alcool. !EndissolTaot à une douce chaleur ^ans 960 grammes d'alcool, i5o gram. de laque en écaille et 3o grammes de térébenthine , on a uo Ternis plus dur, mais d'une fonte rougeâtre^ La dissolution de oopal est indubitablement préférable , à beaucoup d'égards, i celles de la laque en écaille et de la térébenthine. Pour préparer la dissolution de copal, on triture, à une douce chaleur, 3o grammes de cette gomme réduite en poudre el bien séchée, aTCC euTiron 4 grammes de camphre, et pendant qu'on mêle ensemble ces substances, on y ajoute par degrés ]2o gram. de l'alcool le plus concentré, sans aucune digeslioo.
Le Ternis d'or ne diffère de celui-ci, qu'en ce qu'il faut j ajouter quelques substances qui lui donnent une teinte jaune: la description la plus ancienne que nous ayons de ces deux sortes de Ternis, dont l'un se préparait à l'huile, et l'autre i l'alcool, se trouT^ dans l'ouTrage ayant pour titre : Jlexias Fedemontanus de U SacrcH , lucca , dont la première