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k% alcàtisJ Fouroit, ayec Tacide nitrique , de Tacidë oxalique^
27. Ldégs. Brûlant ayèc ûamme claire et en se boiirsouf^ âam. GoQTerti pat l'acide nitrique en acide subérique et eat dre. Soliable en partie dans Peau et dans Talcool.
a6. Bois, Compose dé fibres. Sans sâteur. Insolable dant l'eau et d«ns l'aloooL Se dissolvant dans des lessives alcaline» faibles. Précipité parles acides. Laissant beaucoup de charbon pour résidu de la distillation à une chaleur rouge. Soluble 4mis i'adde nitrique et fournissant de Tacide oxalique.
Aux substances dont l'énumération précède , on peut «jouter i'émètine, la fungine, Phématine, la nicotine ^ la polleniné, le$ nouVeaut alcalis tégétaux, racouit, la more&ie mortelle, la brucine, la ciguë, la pomme épineuse, la deli» pftiitie, lajusquianMî, la morphine, lu picrôtoxine, la strychnine, la vératrine et les dirers acides Tégétaux qu'on trouve éuonoés k Ta^ticde général Agims.
VÉGÉTATION (SALIM£). M. Cfaaptal a donné sur ce sujet un Mémoire îniportant , qéi a été inséré dans le Journal de Physique , pour le mois d'octobre 1788 , et ayant pour titre: £>e Vlr^huence de Viair et de la lumière sur la végétation des sels.
dans les opérations de sa manufacture en grand de pror doits chimiques et médicinaux , ce savant eut souvent lieu d'observer que les sels , particulièrement les sels métal-» tiques 9 Tégétaient sur le côté le plus exposé à la lumière; et cet effet, qui se répétait très^fréquemment , le porta à faire sur oe svjet quelques 6xpérieiice£[ directes* Dans cette vue ^ il prit plusieurs capsules de verre qu'il recouvrit par moitié , tant dessus que dessous, de soie noire; et il prépara eo-méme'* temps des dissolutions dans de l'eau distillée à la température de l'atmosphère , de presque tous les sels composés terreux, alcalins ou métalliques. Ces capsules furent placées sur des tables dans des ciiatnbres bien closes, sans cheminée, dont les portes et les fenêtres furent bouchées avec soin, afin que
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révaporation ne pût êlre accélérée par aucune agitation de Tair. La lumière réfléchie , j'entends parla celle proYeBaot des nuages , était admise à-trayers une petite ou?erture pratiquée à Tun des contrevents de fenêtre. Au moyen de cet arrangement > aussi bieiv que d'après la disposition des capsules ^ une moitié de chacune de leurs cavités respectlTes recevait la lumière venant de l'ouverture , et l'autre moitié était dans une obscurité presque complète. Les dissolutions étaient introduites avec précaution dans les capsules, au moyen d'un entonnoir posant sur le milieu du fond, de manière que la bordure du liquide fût nette et uniforme,, sans aucune irrégularité 9 ou sans qu'il n'en tombât de goutte sur la surface nue du verre.
Il fut fait au-delà de deux cents expériences avec variations des principaux essais , de manière , à ne laisser aucua doute relativement à la constance des résultats. Le fait le plus remarquable dans ces expériences, est que la végétation n'avait lieu que sur celles des surfaces qui étaient éclairées. Ce phénomène était si frappant dans la plupart des dissolutions 9 que dans l'espace de quelques jours , et souvent même dans un seul jour 5 le sel s'était élevé de plusieurs lignes audessus de la liqueur sur la surface éclairée , tandis qu'il o'jf avait pas apparence de la plus petite croûte ou bord svtr la partie obscure. Il ne pouvait j avoir rien de plus intéressant que d'observer cette yégétation , se projetant souvent audelà d'un pouce , et démarquant la ligne de distinction entre les parties du vaisseau qui étaient éclairées et celles qui étaient dans l'obscurité. Les sulfates de fer, de zinc, et d'autres métaux, présentaient plus spéciidement cette apparence. iHut généralement observé que la végétation était Ja plus forte vers la partie la plus éclairée.
Le phénomène était rendu plus intéressant encore en dirigeant à volonté la végétation vers les différentes parties do vaisseau. Il n'y avait pour cela d'autre chose à. faire quetfen couvrir successivement les diverses parties, car la végétation
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atait toujours lieu dans les parties éclairées, et cessait promp-^ tement dans celles qui étaient couyertes.
Lorsque la même dissolution est restée pendant plusieurd jours en repos ^ Tévaporation insensible déprime par degrés sa surface , et il s'est formé une croûte ou bord de sel dans la partie obscure; mais le sel ne s'élève jamais, ou du-moinS| que très-iippdrfaitement au-dessus de la liqueur , et cet effet ne peut être comparé à la végétation véritable.
Lorsqu'on a fait végéter ainsi des sels, Tévaporation spontanée de la liqueur fournit très-peu de cristaux, la matière saline s'étend en totalité sur les parois du vaisseau.
VEINES {métalliques, ù\x filons). On rencontre fréquemmelt les mines de métaux , remplissant des fentes ou cre^ Tasses de montagnes ou roches. C'est à ces masses plus ou moins continues ou prolongées, qu'on donne ^ lorsqu'elles s'étendent principalement en longueur , le nom de veines ou liions. ^
YÉRATRINE. C'est le nom donné à un alcali végétal nouvellement découvert par MM. Pelletier et Caventou dans le vieratrum sabadilla oucévadille, dans le veratrum album ou ellébore blanc, et dans le colchicum autumnale ou safran des prés.
Après avoir dépouillé, au moyen de l'éther, les graines de cévadille d'une matière onctueuse et acide , on les fit digérer dans de l'alcool bouillant. A mesure que celte infusion refroi*dissait, il se déposait un peu de cire; on évapora alors la liqueur jusqu'à consistance d'extrait, et cet extrait ayant été redissous dans l'earu et la liqueur concentrée de nouveau par évaporation , elle se chargea de sa matière colorante. En y versant alors de l'acétate de plomb, il s'y forma un» précipité jaune abondant qui laissa le liquide presque incolore. Ou se débarrassa ensuite de J 'excès de plomb par de l'hydrogène sulfuré; et après avoir concentré en l'évaporant, la liqueur Tome IF. 3i
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filtrée, on la traita arec de la magnésie, et Ton filtra de notfyeau. En faisant bouillir alors le précipité resté sur le filtre dans l'alcool, on eut une dissolution qui, étant évaporée, laissl(^ une matière pultéru^ente extrêmement amère, et «yant les caractères décidément alcalins. Cette matière était jaune d'ubord ; mais après avoir été dissoute dans l'alcool, et ensuite précipitée par Teau, on l'obtint sous la forme d*une belle poudre Hanche^
Le précipité par l'acétate de plomb donna, en rexaminant, de l'acide gallique, et Ton en conclut que le nouyel alcali existait dans la graine de céyadille à l'éUt d'un gallate.
On trouva la vératrinc dans les autres plantes ci-dessus énoncées ; c'est une poudre blanche, sans odeur, mais quipro- ▼oque l'éternumenl; elle est Irès-âcre, maïs sans amertifte» prise en très*'pctites doses , elle agit conmfie vomitif violent; ■et d'après quelques expériences , il peut suffire de quelques grains pour causer la mort. Elle est très-peu soluble dans l'eau froide. L'eau bouillante, quLp'en dissout qu'environ un millième de partie, acquiert une saveur acre; elle est irès-soluble dans l'alcool, et moins dans l'éther. Elle se fond à 5o* centigrades , et prend alors l'apparence de la cire; et, par le refroidissement, elle devieht une masse translucia«? ■de couleur d'ambre; à une chaleur plus élevée, elle se boursoufle, se décompose et brûle. Cette poudre, décompose* par de l'oxide de cuivre, ne donna pas de trace d'azote. I^^ ^ Tératrine agit sur les papiers réactifs, comme un alcai? et elle forme, par évaporation , des sels incristallisables, quj ont l'apparence d'une gomme. Il n'y a que le sursulfate qŒ semble offrir. des cristaux. Des dissolutions concentrées «« ces sels, sont décomposées en partie par l'eau; la vératno* est précipitée, et la dissolution devient acide.
Le bisulfate de vératrine paraît consister dans :
Vératrine 93? 7^3 loo
Acide suifurîque. . . 6,227 6,644^