‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 155 sur 178 · VOL · texte numérisé non relu

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Cetfe crise est quelquefois suivie d'une éruption de cendre» qui obscurcissent Tair. Ces cendres sont le dernier résultat de Taltération des houilles; et la matière qui est rejetée d'abord e^t celle que la chaleur a mise à l'état de demivitrification. Dans Tannée 1767, les cendres du Vésuve furent transportées à vingt lieues au-delà de la mer , et les rues d© Naples en furent couvertes. Le récit de Dion , sur l'éruption du Vésuve j qui eut lieu sous le règne de Titus, éruption dans laquelle les cendres furent transportées en Afrique , en Egypte et en Syrie , paraît être fabuleux. M. de Saussure fait observer que le sol de Rome est de ce caractère, et que les fameuses catacombes sont toutes établies dans les cendres volcaniques.

On doit admettre , cependant , que la force avec laquelle tous ces produits sont jetés au loin, gst étonnante. £n 1769, une pierre de trois mètres de hauteur et de un mètre de circonférence , fut lancée à la distance de plus de 4p^ mètres du cratère; et en 1771, sir William Hamilton remarqua des pierres d'une énorme grosseur, qui mirent onze secondes dant leur chute ; ce qui indique une élévation de plus de 600 mètres.

L'éruption de volcans est souvent aqueuse ; Teau qui y est renfermée, et qui favorise la décomposition des pyrites, est quelquefois projetée avec une grande force; on.trouve du sel marin parmi la matière d'éjection, et aussi du sel ammoniac. Vers l'an i65o , un torrent d'eau bouillante , mêlée avec la lave , détruisit Portici et Torre-del-Gréco. Sir W. Hamilton vit de l'eau bouillante rejetée. Les sources d'eau bouillante en Islande , et toutes les sources chaudes qui existent en abon- , dance sur la surface du globe, ne doivent leur chaleur qu'à la décomposition de pyrites.

Quelques éruptions sont d'une substance boueuse , et c'est de pareilles déjections que sont formés les tufs et la pouzzolane; l'éruption qui engloutit Herculanum est de cette espèce. Sir W. Hamilton tçpuva une tête antique, dont l'empreint*

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«taK assex bien conservée pour pouvoir être moulée. Hercu^ lanum' est au*moiiis à la profondeur de a i mètres au-des60Q9' du sol ; et , daes beaucoup d'endroits , cette pofondeur est de 56 mètres.

La pomxolane est de couleurs diverses. -Ces couleurs sont ordinairement le rougefitre, quelquefois le gris, le blanc, ou k vert. Elle consiste souvent dans de la pierre ponce en poudre; maïs qu#lque£r>is elle est formée dWgile azidée. Bergman obtint, de loo p»'ties de pouzEolane rouge, silice 55, alttoiine ao, chaux 5, fer 20. ^

Une fois que la lave e^ re}etée hors du eratève ^ elle roule en grandes rivières sur le côté dcf la montagne, jusqu'à une certaine distance, où se forment les courans de lave, les chaussées volcaniques, etc. La surface de la lave refroidit et forme une croûte solide, sous laquelle la lave liquide coule. Après l'éruption , cette croûte reste qudquefbis , et forme des galeries creuses , que MM. Hamilton et Ferber ont visitées. C'est dans ces endroits creux que le sel ammoniac, le muriate de soude, et autres substances se subliment. Une lave peut-être détournée de son cours par des digues ou obstacles qu'on y oppose; c'est à ce moyen qu'on eut recours en 1669 pour sauver Catane ; et sir William Hamilton proposa au Roi de Qlaples de l'employer pour préserver Fortici*

Les courans de lave sont quelquefois plusieurs années à se i^roidir. Sir William Hamilton observa, en 1769, que la lave qui coula en 1766, était encore, dans quelques endroits, fumante.

La lave est quelquefois boursoufflée et poreuse ; la plus légère s'appèle pietre'fHmce.

Les substances rejetées par les volcans ne. sont pas altérées par le feu. Les éjections naturelles des volcans sont du 4{uartft, de$ cristaux d'amétkiste, de l'agate, du gypse» de Tamianthe , du £eld^sp^th , du mica , du scbori , etc.

Le fou des volcans est rarement assee fort pour vitrifier les •matières quils rejettent; no^s avons seulement connaissaoce

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