Beaucoup de ces sels sont insolubles dans l^estd
2. Des précipités sont occasionnés dans les dissolutions de ceux de ces sels qui sont solublés, paf les ^ikospftate et carbonate de soude; pai^ Foxalaté d^ammoniaque,le tamatè de pottfssey et le priïssîàte fef'i^ugineux de potsls^e.
5. Si Ton excepte le sulfate d'yttria, d'utte satetit" suèrée, sôluble, tous les autres^ sels de cette teri^e se Rapportent, quant à leur dîssolubilitéy d Céttï k bases de ehaux.
YTTRO-GÉRITK. Les couleurs de ee minéral sont le blanc rougeâtre^ le blartc terdâtre et (e bleu violet; il se présente en masse et en croûtes. Son clivage est indistinct ; il est opaque , cédant au couteau et rayant le spatb fluor. La pesanteur spécifique est de 5,4 17* H a pour parties constituantes, suivant M. Berzelius, oxide de cérinm i3,i5, yttria i4j6j cbaux 479779 acide fluorique 2494^* ^® minéral n'a encore été rencontré , jusqu'à-présent, qu'à Finbo, près de Fablun, en Suède, engagé dans du quartz , ou encroûtant de la pyrophysalite.
YTTRO-TANTALITE. l«ine de tantale.
5ao ZÉO
ZÉOLITE. C'est le nom d'un genre très-étendu de minéraux^ qui contient les espèces suivantes : i. Zéolîte dodécaèdre, ou leucite. a. Zéolite hexaèdre, ou analcime. 3. Zéolite rhomboïdale , chabasite, ou chabasie. 4* Colite pyramidale, ou pierre d^ croix. 5. Zéolite diprismatique, ou laumonîte. 6. Zéolite prismatique , ouipésotype, diTisée en trois sous -espèces. — Zéolite fibreuse, natrplite, et zéolite farineuse, j. Zéolite prisniatoîde ou stilbite , comprenant la zéolite lamelleuse et la zéolite rayonnée. 8. Zéolite axifrangible, ou apopbyllitc. Nous allons parler, çomine deyaat trouver ici leur place , des zéolites qui suivent :
Zéolite prismatique ou mésotype.
1. Zéolite fibreuse ^ dont il y a deux espèces, la zéolite fibreuse aciculaîre, et la zéolite fibreuse commune.
a. Zéolite aciculaire ou en aiguilles : la mésotype d^ 0a0y. Couleurs, blanc-grisâtre^ jaunâtre, ou rougeâtre. En masse , en concrétion^ distinctes , et cristallisée. Corme primitive, un prisme de gi'aSf; formes secondaires; un priçme tétraèdre, rectangle aciculaire, avec pointement très-aplati sur quatre plans, posant sur les quatre plans latéraux; quel-, quefois deux des plans avec pointement disparaissent , et il se forme un )3isellement aigu, ou le prisme est quelquefois tronqué sur les bords. Les plans latéraux sont striés en longueur. Cette espèce est éclatante, d'un éclat inclinant àréclatnacré* Le clivage est double, la cassure est inégale, à petits grains. Les fragmens sont esquilleux; elle est translucide, avec double refractioi); elle est aussi dure que Tapatite; cassante. Sa pesanteur spécifique est de 2,0 à 2,5; traitée au chalumeau, elle se gonÇe , et fojrme une gelée avec les acides. Chaufi^ée , elle devient élastique , et conserve cette propriété quelque temps après avoir été refroidie; l'extrémité libre du cristal, avec le pointement, manifeste l'électricité positive; l'extrémité attachée donne l'éleptriçité négative, Ses parties constituantes
ZlàO 521
sont, suiTant M. Yauquelin : silice 5o924> alumine ay^S, chaux 9,4^9 eau 10. Elle se rencontre dans dos roches de trapp secondaire . On la trouve dans plusieurs comtés en Angleterre^ toujours dans des roches de trapp. On la trouve également en Islande et dans les îles Faroë.
b. Zéolite fibreuse commune, Sa^ couleur est le blanc ; elle se présente en masse , en concrétions distinctes et en cristaux capillaires. £Ue est peu éclataute, d'un éclat nacré; les fragmens sont esquilleux; elle est faiblement translucide; sa dureté est comme celle de l'espèce précédente. Elle est assez cassante , ayant une pesanteur spécifique de a, i6 à a,a 5 çt les mêmes caractères chimiques que l'espèce ci-dessus. Ses parties constituantes sont, suivant Smîhtson : silice 49» alumine 27, soude 17, eau 9,5.
a. Zéolite farineuse. Couleurs, le blanc de nuances diverses : elle se présente en masse, sous formes imitatives, len croAtes , ou en concrétions fibreuses déliées. Elle est faiblement éclatante. Sa cassure est terreuse, à gros grains ; elle est opaque; tendre en masse; Aais en petites parties, aussi <ilure que l'espèce précédente, sectile, le plus aisément frangible. Elle n'adhère point à la langue et est maigre au toucher; elle est quelquefois assez légère pour flotter presque sur Teau ; elle se gonfle et se forme en gelée comme l'espèce qui précède. Ses parties constituantes sont, suivant Hisinger : silice 60, alumine i5,6, chaux 8, oxide de fer 1,8, perte par exposition à la chaleur 1 1 ,Ç. Cette espèce se rencontre comme les au très. On la trouve en Ecosse dans le lothian oriental, et dans les îles de Sky , de Muli et de Canay.
Zéolite prismatoïdale ou stilbite. Il y a deux sousespèces de cette zéolite; la stilbite lamelleuse et la stilbite rayonnée,
1. Zéolite lamelleuse : la stilbite de Haiiy. Sa couleur est le blanc.de nuances diverses; elle se présente en masse, disséminée, sous formes imitatives, en concrétions granulaires distinctes, et cristallisée. Sa forme primitive est un prisme de 99%22'. Ses formes secondaires sont, un prisme tétraèdre
oblique surblnsftè, af«€ itùnoatiïtës dit^se»; ttrl frUme hexaèdre é(}tiiângle sarbatÎMé, et Uù pn$tneh huit patti^ rendu tel par troflcafufe de toos le» botds dû p^idinei tétraèdre. Les plans latéraut âODt strié» eu trshrers. Cette rëotite est éela-* taote^ d'un élat nacré; le clitage est simple ^ la Cassure dofichoîde ; elle est tratisludde» à rèfractîort sitttf^e; aus^ ênit que le spath calcaire 5 cassante. S^ pesamtenr spécifique est de 2, à 2^3. Traitée au chalumeau , elle i^ gonfie et devient pli09' phorescente; mais elle ne forme point de gelée dtec les acides; ses parties constituantes sont 9 d'après M. Yauqttelki : iffîee 52,6, alutnine 17,5, chaux g^ eau i^^S. Cette espèce S6 rencontre principalement dans Tamygdalolde secondaire, soit en cavités drusiqnes , soit en Olons contemporains. EHe m rencontre aussi dans des montagnes primilite» et de transition. On trouve en Angleterre de très-beaux échantillons de zéoHtes lametleuse rouge et rajonn/ée , dans leé cosntés de Stlirling et de Dumbarton; et aussi dans les roches de trapp secondaires des îles Hébrides, comme dans ceik» de Skyj de MuU, de Canay; et danMlb nord 4e l'Irlande.
2. Zéolite rayoHfîée. âtilbite de Haiiy. Ses couleur^ sdtif le blanc jafunâtre et le blanc grisâtre^EUe se pi^ésente en naasse, en moi^ceatix anguleux^ en euâcrétions pridmatiq«ies graMlaires, et cristallisée en un prisme tétraèdre rectangle, (fitersement modifié par pointemens. Cette réolite est éelatante, d'un éclat nacré; elle est translucide ; sa dureté et ses c«aotères chimiques sont comme ceul de l'espèce qut précède. Elle est cassante. Sa pesanteur spécifique est de a,i4» Ses parties constituantes sont, suivant Meyer : sîMce 4^^^9 aluniine 59,09, cb^iux 10,95, eau r6,5. Ses sHiiation» sent comme celles des espèces qui précèdent.
ZÉRO. C'est lé Commencement d'une échdle marqué 0. On dit ainsi le tëtùàe Fahrenheit, qui est de Sa* de cette échelle ém-dessous du terme de la glace fondante; le zéro de l'échelle centigrade , qui est le point de la congélatôoe de Teau. Le zéra absolu est le terme imaginaire dans l'échelle do
ZIN 5a5
température 7 lorsque toute chaleur est épuisée; le terme du froid absolii, ou la prifation de calorique. { Ployez Ckto%îqo^)
Z.IMOME. Le gluten de fromeut traité avec l'alcool est réduit au tiers de son Tolume. Cette diminution est due^ noD-seulement à la perte de la gliadine , mais aussi à cello de Teau. Le résidu est la tiinome, qu*on peut obtenir pure, en Ja faisant bouillir de nouveau avec de Palcool, ou en la mettant succedsivement en digestion dans des portions de ce liquide froid, jusqu'à ce qu'elle n'abandonne plus de gliadine. ( Ployez Glcteh db froubnt. )
La zimome ainsi purifiée est sous la formé de petits globules , ou constitue une masse informe , qui est dure , roide , sans cohésion et de couleur d'un blanc cendré. Lorsqu'on lave cette masse avec de Teau^elle recouvre en partie 9a viscosité , et elle brunit promptement lorsqu'on la laisse en contact avec l'air. Elle est spécifiquement plps pesante que l'eau. Son mode de fermentation n'est pas plus long que celui du gluten; car, quand elle se putréfie ^ elle exhale une odeur fétide urineuse. Elle se dissont complètement dans le vinaigre et dans les acides minéraux , à la température de l'ébullition. Avec la potasse caustique, elle se combine, et forme une espèce de savon. Lorsqu'on la met dans de l'eau de chaux, ou dans les dissolutions des carbonates alcalins , elle durcit et prend un nouvel aspect, sans se dissoudre. Mise sur des ehar^ bons ardens^ elle exhale une odeur qui ressemble à celle de sabot de cheval brûlant, et brûle afvec fiamme<
On peut trouver de la zimome dans plusieurs parties de végétaux. Elle produit diverses sortes de fermentation , suivant la nature de la substance avec laquelle e||e se trouve en contact.
ZINC. C'est un métal d'un blanc bleuâtre, dont la coâleur est un peu plus vive que celle du plomb. Sa dureté est trèsgrande, et il est assez malléable pour ne pas se briser sous le marteau , quoiqu'il ne puisse pas prendre beaucoup d'exten-^
5!i4 ZIN .
sîoa par ce moyen. Il s'étend très-aisément entre les cylindres du laminoir. Sa pesanteur spécifique est de 6,9 à 7^2. A une température entre joo et i5o'' centigrades, il a assez de ductilité pour pouvoir être passé à la filière, aussi bien que laminé; et, travaillé ainsi, il conserve la ductilité qu'il avait acquise.
Lorsque le zinc a été rompu en le courbant, sa texture paraît être composée de grains cubiques. Il est difficile, à raison de ce que ce métal est imparfaitement malléable , de le réduire par la lime ou le marteau en petites parties ; mais on peut le granuler, comme les métaux malléables 5 en le mettant, lorsqu'il est fondu, dans de l'eau froide; ou, s'il est çbauffé presque au terme de sa fusion, il est alors rendu asses cassant pour pouvoir être pulvérisé.
Le zinc se fond long-temps avant d'être à l'état d'ignition, à la température d'environ 370'' centigrades; bientôt après, il devient rouge de chaleur, il brûle avec une'flanime blanche éblouissante^ d'une teinte bleuâtre ou jaunâtre, et il est oxidé avec une telle rapidité, qu'il se sublime sous la forme de fleurs blanches appelées ^wrr de zinc ou laine philosophique; ces flews se produisent en telle abondance , que l'accès de l'air çst bientôt interrompu; et la combustion cesçe^ à moins qu'on ne remue la matière, ou qu'on ne maintienne une chaleur considérable. L'oxide blanc de zinc n'est pas volatil, m^is il est élevé simplement par la force de la combustion* Lorsqu'on l'expose de nouveau à une forte chaleur, il se convertit en un verre d'un jaune clair. Si l'on chauffe le zinc en vaisseaux fermés, il s'élève, sans éprouver de décomposition.
L'oxide dQ||zinc consiste, suivant les expériences de MM. Gay-Lussac et Berzelius, dans 100 de métal -|- 3>44 oxigène; d'où il suit , que son nombre équivalent paraît être 4,i.%ir H. Davy le fait 494 9 d'après ses propres expériences et celles de son frère.
Lorsqu'on fait brûler du zinc dans du chlore, il se forme une substance solide^ d'un gris blanchâtre et demi-transpa-
rente. C'est le seul chlorure de zinc, de oiême qu'il n'y a qu'un seul oxide du métal. On peut également former cet oxide, en chauffant ensemble de la limaille de zinc et du sublimé corrosif. Il est aussi mou que de la cire; il fond ù une température un peu supérieure à loo degrés centigrades , et il s'élève sous forme gazeuse à une température de beaucoup inférieure à celle de l'ignition. Sa sayeur est d'une âcreté intense, et il corrode la peau; il a de l'action sur l'eau, et il s'y dissout, en produisant beaucoup de chaleur; et sa dissolution , décomposée par un alcali , fournit l'oxide blanc , hydraté de zinc. On a donné au chlorure de zinc les noms de beurre de zinc et muriate de zinc. Il consiste , d'après les expériences du docteur John Davy , en poids à-peu-près égaux de zinc et de chlore. Les proportions équivalentes paraissent être :
Zinc. . . 4)* -4- chlore 4>5 ou Zinc. . . 4,4 + 4»^
On désigne par le nom de blende ^ le sulfure natif de zinc. Il est difficile d'opérer artificiellement la combinaison des deux corps.
Les sels de zinc se reconnaissent aux caractères généraux suivans :
1 ' Us forment généralement , avec l'eau , des dissolutions incolores.
2. Xe prussiate de potasse ferrugineux, l'hydrosulfate de potasse , l'hydriodate de potasse , l'hydrogène sulfuré , et les alcalis , précipitent ces dissolutions en blanc.
3. L'infusion de noix de galle n'y produit pas de précipité. L'acide sulfurique étendu dissout le zinc; il y a en- mêmetemps augmentation de la température du dissolvant et dégar gement de beaucoup d'hydrogène. Cette dissolution laisse un résidu non dissous , qu'on à supposé consister dans de la plombagine. Cependant, c'est, suivant M. Proust, un mélange d'arsenic, de plomb et de cuivre. A mesure que la combinaison de l'acide sulfurique et de l'oxide s'opère , la température diminue, et le sulfate de zinc, qui est plus
5a6 ZIN
ftoluble daas Teau chaude que dans l'eau froide, commence à se séparer et à troubler la transparence du fluide. Si I'od ajoute de l'eau, le ^1 peut être obtenu en beaux cristaux prismatiques tétraèdres. Le yitriol blanc, ou couperose, qui se vend ordinairement dans le commerce, est cristallisé pré* eîpitammeql comme du sucre en patn , dont il a, par cette raison 9 Tappar^nce, Il <^t légèremeisit efflorescent. L'oxidc blanc de lioc est soluble dans l'acide $ulfurique, en fonnant ainsi le même sel que celui produit par le zinc lui-même.
Le ^az hydrogène qui est dégagé do l'eau par l'action de l'acide sulfurique , entraîne avec lui une portion de tioc^qni partit y être dissous ; mais cette portion de zinc se dépose spontanément, au-moins en partie, si ce n'tst en^totalité, par le repo&. Il brûl^ avec ^ne flainpae plus Tive que l'hydregèos ordinaire.
Le sulfate de zinc se prépare en grand , en l'obtenant de quelques variétés du sulfure natif. Après avojr grillé lamine, ou rbni;necte a?vc de Teau , et ou lexpose ainsi à l'air. I^ soufre attire Toxigèno, est c-onverti en acide 8ulfttfique,etle métal étant en-même-tcmps oiidé, se combine avecracide; au bout de qu^lqu^ t^mps , le sulfate est extrait par dissolution dans l'eau , et la dissolution étant évaporée à siccité, la n>aMe e$t coulée w moule$. he vitriol blanc du commerce ainsi obtenu, contient généralement une petite potrtioû de fer, et quelquefois de pl<>mb.
L'acide sulfureujE dissout le zinc, et il se dégage d^^'^J' drogène sulfuré. La dissolution, exposée kV^it, dépose de» c/^staux ^n aiguiller , qui, SMivant Fourcroy et M. Vaqquelio, sont du sulfite sulfuré de zinc En âiisant dissoudre de l'oxidc d« zinc daas de l'acide sulfureux, on obtient le sulfite ?»»'• Ce sqlfite eH solMble et Susceptible devCfistalliseir.
L^acide njtriq^ étendu se combine riqndement avc<5 le zinc* C^tte comWni«6on est ^cçQmpugnée de beaucoup de chaleur, et U se dégage en^mêmiç-temps «ne grande quantité de ga^ nitreux. La dissolution e^t très-caustique; elle fournit > par évftporation et refroidis3W3ient , des cristaux qui détonent
L^gèreintiit Bur des charbons ardens , en laissant de Toxide de zinc. Le nitrate de zinc est déliquescent.
L'acide nauriatique agit très.-fortement sur le zino^ et il se dégage beaucoup d'hydrogène. La dissolution « évaporée 9 ne fournit pas de cristaux ; mais elle devient gélatineu^je. A une forte chaleur, ce muriate de zinc est en partie décomposé 9 une portion de Tacide étant chasséç , et une partie du muriate se sublime et se condense en un assemblage de prismes.
L'a()îde phosphorique dissout le zinc. Le phosphate ne cristallise pi^s ; mais il devient gélatineux, et peut être fondu par une forte chaleur. L'acide phosphorique concret, chauffé avec de la limaille de zinc, est décomposé.
L'acide fluorique dissout également le zinc.
L'acide borique, mis e^ digestion avec du zinc, de vient laiteux; et si l'on ajoute une dissolution de borax à une dissolution de muriate ou de nitrate de zIqc^ il se précipite un borate de zinc insoluble.
IJne dissolution d'acide carbonique dans l'eau dissout une petite quantité de zinc, et plus facilement son oxide. Si la diasolution est exposée à l'air» il se forme une pellicule mince irisiée à sa surface.
L'acide acétique dissout aisément le zinc , et la dissolution donne, par évaporation, des cristaux d'acétate de zinc, formant des lames rbomboïdales ou hexagones. Ces cristaux ne sont point altérés par leur exposition ^ l'air; ils spnt solubles dans l'eau, et brûlent avec une flamme blepe.
L'acide sucoinique dissout le zinc avec effervescence. La dissolution donne de longs cristaux déliés, lamelleux.
lie zinc se dissout aisément dans Tacide benzoïque, et U dissolution fournit des cristaux en aiguilles » qui sont solubles et dans l'eau et dans l'alcool. La chaleur les décompose en YOlalilisant l^ur acide.
L'açido oxalique attaque le zipc avec une très- vive effcr- Tesccnce, et il se dépose aussitôt unç poudre blanche, qui est. de l'pxalate de zinc. Si l'on verse de l'acide oxalique dans des diA9olutioo9 de ealfate ^ nitrate ou muriate de mQ , h
même sel est précipitée L'oxalate de zinc est à-peine soluble dans l'eau, à-moins qu'il ne soit avec excès d*acide. Le métal entre dans la composition de ce sel pour les 0,75.
L'acide tartrique dissout également le zinc avec effervescence, et il se forme ainsi un s«l diiÛOicileme&t soli^le dans l'eau.
L'action de l'acide citrique sur le zinc s'exerce avec effervescence; il se dépose peu-^à-peu dans la dissolution, de petits cristaux briUans qui sont insolubles dans l'eau ; leur saveur est slyptique et métallique ^ et ils sont composés de parties égales de l'acide et d'oxide de zinc.
L'acide malique dissout le zinc ^ et la dissolution évaporée donne de beaux cristaux.
L'acide lactique agit sur le zinc avec effervescence, et il se produit un sel cristallisable.
Les acides métalliques se combinent également avec le zinc. En versant de l'acide arsenique sur ee métal, il j a effervescence, dégagement de gaz hydrogène arsenî<{ué; et il se précipite une poudre noire, qui est l'arsenic à l'état métallique, le zinc ayant enlevé à une portion de l'acide arsenique^ aussi bien qu'à l'eau, leur oxigène. Si l'on distille, âsm une cornue, un mélange d'une partie de limaille de zinc et de deux parties d'acide arsenique desséché , aussitôt que la cornue devient rouge, il se produit une détonation violente qu'occasionne l'absorption rapide et soudaine de l'oxigène de l'acide par le zinc. L'arseniate de zinc peut être précipité, en ajoutant de l'acide arsenique à une dissolution d'acétate de zinc, ou , par le mélange d'une dissolution d'arséniate alcalin avec une dissolution de sulfate de zinc. L'arseniate de zinc est une poudre blanche , insoluble dans l'eau.
Par un procédé semblable, le zinc peut être combiné avec l'acide molybdique, et avec l'oxide de tungstène, l'acide tungstique de quelques chimistes. Il forme, avec l'un et l'autre acides , un composé insoluble. Il peut se combiner aussi avec l'acide chromique^ en formant un composé également insoluble ; mais de la couleur d'un rouge orangé.
ZIN 5à^
le ;sinc peut aussi former quelques sels triples^ C'est ainsi ^ qu'en faisant bouillir l'oxide blanc de zinc dans une dissolution de muriate d'ammoniaque , il s'en djssout une portion considérable; et quoiqu'il se dépose une partie de l'oxide à mesure que la dissolution refroidit, il en reste à l'état de combinaison arec l'acide et l'alcali, et qui ne peut être précipité ni par les alcalis purs , ni par leurs carbonates^ Lé sel triple n'est pas susceptible de cristalliser.
Si l'on fait bouillir dans de l'eau du tartrateacide^dejpotasse avec de la limaille de zinc, il se formera un composé triple ,^ très-soluble dans Feau , mais qui ne cristallise pas facilement: 'ce composé ne peut être, cpmme celui qui précède « précipité de sadis6olution, ni par les alcalis purs, ni parleurs carbonates. On peut former un sulfate triple de zinc et de fer en mêlanl ensemble les sulfates de fer et de zinc dissous dans l'eau ; ou , en faisant dissoudre du fer et du zinc dans de l'acide sulfurique étendu. Ce sel cristallise en rhomboïdes, qui, pour la forme, le font presque ressembler au sulfate de zinc> mais qui sont de couleur d'un vert pâle. Ces cristaux dif-^ férent un peu, par leur saveur et leur degré de dissolubilité ^ du sulfate de zinc. Ce sulfate contient une beaucoup plus grande proportion de zinc que de fer.
En faisant digérer , ainsi que Link l'a fait obseryer pour la première fois, du safre dans une dissolution de sulfate de zinc, on peut obtenir un sulfate triple de zinc et de cobalt. Ce sel foumît5 par l'cTaporation, de grosprij»nes quadrilatères, qui s'effleurissent par leur exposition à l'air.
Le zinc est précipité des acides par les terres solubles et par les alcalis : ces derniers rédissoWent le précipité > si on les ajoute en excès.
Le zinc décompose ou altère , par Toie sèche , les sulfates neutres. Fondu ayec du sulfate de potasse, il convertit ce sei en un sulfure; le zinc est en-même-terops oxidé, et dissous eu partie dans le sulfure. Lorsqu'on ajoute du sine en poudra à du nitr^ fondu , ou lorsqu'on projette de cette poitidre sur du Tonte ir. ^
65o ZIK
nitre chauffé au rouge daus uu creuset , il «e produit une détonation violente^ de telle sorte, qu'il est nécessaire d'ayoir soin de n'opérer que sur de petites quantités à-la-fois , parce qu'il peut arriver que des portions de la matière brûlante soient chassées hors du creuset. Le sine est oxidé , et une partie de l'oxide se combine avec ralcali^ en formant ainsi un composé soluble dans l'eau.
Le zinc décompose le muriate de soude, et aussi le muriate d'animoni«que , en se combinant avec lucide muriatique. De la limaille de tino qu'on fait bouillir dans une dissolution d'alun, décompose également ce sel ^ probablement en se combinant a?ec son excès d'aoide.
On peut opérer la combinaison du tiiic'arec le phosphore, en projetant de petits morceaux de phosphore sur du zinc fondu dans un creuset, letine étant recûUTert avec un peu de résine, pour empêcher qu'il ne s'oxide. Le phosphure de nneest b^DC ayec une noanoe d'un gtis bleuâtre; il a l'éclat métallique, et 11 est un peu malléable. l4orsqu'on chauffe do sine et du phosphore dans une cornue, il s'élève un sublimé rouge, et aussi un sublimé bleuâtre, en enstausc aiguillés, avec éclat ipétailique. En dliauJOEkot ensenable du zinc et de l'acide phosphorique, avec un peu de charbon ou sans cette addition, il se sublime des cristaux en aiguilles, de couleur d'un bknc d'argent : tous ces sublimés sont, suivant Pelletier, ûes oxides phosphurés de zkic.
Il a été déjà traité de ta plupart des combinaisons méfalliques de zinc. Ce métal forme avec l'antimoine un composé tassant-, et ses effets sur le manganèse $ le tungstène et le mobjrbdène, n'ont pas eneore été examinés.
2ERGQNË. Cett9B(ibstanee terreuse , que Riaproth découvrit en 1789, dans le jargon de l'île de Ceylan, a été trouvéedepuis dans i*h3raoî«the. Pour rcAtenîr , on met lajpierre, aprèS' ravoir eàlcinée, dabs'de l'eau froide^ pour la rendre ft'iable, et on la réduit alors en poudt^dans^nmortlerd'agate.
ZÎR 554
Od tnèle la poudre aTec neuf parties de potasse pure, et l'on projeté le mélange par cuillerées dans un creuset chauffé au rouge , en ayant soin que chaque portion soit fondue ayant d'en ajouter une autre , et l'on maintient le tout en fusion , arec une augmentation de chaleur, pendant une heure et demie. Lorsque ce mélange est refroidi^ on brise le creuset, et après avoir séparé la masse fondue qu'il contient et l'aToir réduite en poudre , on la fait bouillir dans de l'eau pour dis* soudre l'alcair. Après avoir alors laré la partie insoluble, et l'avoir fait dissoudre dans de l'acide muria tique, on chauffb la dissolution afin que la silice puisse se déposer, et l'on en précipite, par de l'alcali ÛTe caustique , la f ircone ; ou bien la zircone peut être précipitée par du carbonate de soude, et l'acide carbonique est ensuite séparé par la chaleur* ♦
Procédé nous^eau pour préparer la zircone à l'état de pureté.
Après avoir réduit des jargons ou zltcàns en poudre trèsfine, on mêle cette poudre avec deux parties de potasse pure, et l'on chauffe au rouge le mélange pendant une heure dans un creuset dVgént. On délaie ensuite celte matière avec de l'eau distillée, et après avoir jeté le tout sirr un filtre, on larve bien la portion insoluble. Cette portion, restée sur le filtre, sera un composé de lîrcone, de silice^ de potasse et d'oxîde de fer. On la fait dissoudre dans de l'acide murialîque, et en évaporant la dissohition à siccité, la silice en est séparée. On redisFoot alors, dans l'eau, les mûri ates dé zircone et de fer, et pour séparer la zircone qui adhère à la silice, on lave celle-ci avec de l'acide murialique faible, et ce lavage est ajouté à la dissolution. Après ùroir alors filtré la liqueur, on précipite la ztrcone et le fer par de l'ammoniaque pure, et les précipités étant bien lavés, on traite ces hydrates avec de l'acide oxalique, en faisant bouillir la liqueur, pour que l'acide puii^se agir parfaitement sur le fer, en le retenant en dissolution tandis que la zircone se précipite à l'état d'oxalate insoluble. On filtre alors, et l'oxalate est lavé jus-
63ti ZiR
qu'à ce que l'eau de laVage ne donne plus d'indice, de fer par les réactil^. Cet oxalate, lorsqu'il est sec, est d'une couleur opaline. Après qu'il a été bien layé , on le décompose , par la chaleur 9 dans un creuset de platine.
La zircone ainsi obtenue est parfaitement pure ; mais elle n'est pas affectée par les acides. Il faut la traiter de npuTeau ayeç la potasse , comme il a été dit précédemment ; et quand elle a été attaquée par cet alcali, on la laye jusqu'à ce qu'il n'y ait plus trace d'alcalinité ; on la dissout ensuite dans l'acide muriatique., et on la précipite de cette dissolutioa pat l'ammoniaque. L'hydrate précipité , après ayoir été bien layé, est parfaitement pur et aisément soluble dans les acides. MM. Dubois et Sils^eira , jinn. de Chimie et de Physigut t. XÏV,p. 110.
La zircone est une poudre blanche fine, sans sayeuretsam odeur , mais un peu rude au toucher. Elle est insoluble dans l'eau. Cependant, en la faisant sécher lentement, elle se rassemble en une masse jaunâtre demi-transparente , semblable à de la gomme arabique , qui retient le tiers de son poids d'eau. Elle s'unît ayec tous les acides. Elle est insoluble dans les alcalis purs, mais les carbonates alcalins la dissolyent. Chauffée au chalumeau , elle ne se fond pas , mais elle émet une lumière phosphorique jaunâtre. Si, étant enyeloppée de poussière de diarbon, on la chauffe dans un creuset de charbon placé dans un autre creuset de hesse, et qu'on expose pendant quelques heures le tout à un bon feu de forge, elle éprouye une fusion pâteuse, qui réunit ses molécules en uno .masse d'un gris opaque, qui n'est pas yéritablement yitreuse, mais qui ressemble dayantage à de la porcelaine. Dans cet ét^t, elle est assez dure pour faire feu ayec le briquet et rayer le yerre ; et sa pesanteur spécifique est de 4>3.
La zircone chauffée au blanc , et misé en contact ayec le potassium, est conyertie, pour la plus grande partie, en potasse et en molécules de couleur foncée, qui, examinées à la loupe, paraissent être métalliques dans quelques parties, d'un brun
zoo «3-
ehocolat dans les autres , et qui se trouvent disséminées à travers la potasse et la terre décomposée.
Suivant sir H. Davj^ ^^66 est le nombre équivalent pour le zirconium, sur l'échelle de Toxigène, et 5,66 est le nombre équivalent pour la zircone.
ZOISITE, Sous-espèce d*augite prismatoîdale , qui se divise en deux variétés: la zoïsite commune 9 et la zoïsite friable. •
1. Zoïsite commune. Couleur, gris jaunâtre; en masse , en concrétions grenues et prismatiques, el cristallisée en prismes tétraèdres t rès-obliqu es, ^dans lesquels les bords latéraux obtus sont souvent arrondis, ce qui donne aux cristaux la forme d'un roseau. Cette zoïsite est éclatante ou peu éclatante^ et d'un éclat résino-nacré. Le clivage est double , la cassure inégale à petits grains; elle est faiblement translucide,, aussi dure que l'épidote , très-aisément iirangible. Pesanteur spécifique 3,3. Traitée au chalumeau, elle est affectée comme l'épidote. Ses parties constituantes sont, suivant Klaproth : silice 43, alumine 99, chaux 21, oxide de fer 3. Ce minéral se rencontre en Carinthie, engagé dans un lit de quartz , accompagnant de la cyanite, du grenat et de l'augite; ou bien, il prend la place du feld-spath, dans une roche grenue, composée de quartz et de mica. On le trouve aAsi dans l'Inver-* nesshire et dans les îles de Schetlând.
2. Zoïsite Jriable. Couleur, blanc rougeâtre ; tachetée d'un rouge fleur de pêcher pâle. En masse, et en concrétions grenues agrégées , ayant très-peu de cohésion ; faiblement éclatante. Cassure tenant le milieu entre la cassure terreuse» et la cassure esquilleuse; translucide sur les bords; demidure; cassante. Pesanteur spécifique 3,3. Les parties constituantes de cette zoïsite sont, suivant Klaproth: silice 44 9 alumine 3a, chaux 20, oxide de fer 2,5. Or^ la trouve engagée dans du talc vert, à Radelgraben en Carinthie.
ZOOPHITES. Il a éié à-peine publié des expérienc«* chi-
mîques sur ces si^ets intéreâsans , si Ton en excepte la dissertation admirable de M. Hatcheit, insérée dans les Trausac-' tions Philosophiques pour 1800. On yoit par cette dissertation, et il résulte de quelques ei:périeaee& de M. Mérat-< Guillot 9 que les xoophites durs sont principalement Compo* ses de trois ingrédiens : i.^ une substance animale, de la nature de Talbumine coagulée^ qui yarie daas «a consistance, comme étant quelquefois gélatineuse et presque liquide, et ayant d*autres fois la consistance de cartilage; 2."* dans da carbonate de chaux; 5.^ dans du phosphate de chaux.
Dans certains zoophites , la matière animale est en trèspetite quantité , et le phosphate do chaux y manque entièrenœnt; dans d'autres, la matière animale est abondante, etk sel terreux est du carbonate de chaux pur:^ tandis que dans d'autres, la matière animale est en grande proportion, etk fer donnant de* la dureté est un mélange de carbonate de chaux et de phosphate de chaux; et il s'en trouve qui soi^ presque entièrement dépourvus de sels terreux. Ainsi , il 7 a quatre classes de loophites ; la première ressemble à des coquilles de porcelaine, la seconde à des coquilles nacre de perle, la troisième à des croûtes, et la quatrième à de la corne.
1 . Lorsqu'on plonge le madrepora ^irginea dans de l'acide nitrique étendu ^^1 se produit une Tire effervescence, et il est promptement dissous ; quelques particules gélatineuses flottent dans la dissolution, qui d'ailleurs est transparente et incolore; l'ammoniaque n'y produit point de précipité, mais son carbonate y en occasionne un trèS'fiJ>ondant de carbonate de chaux; ainsi cette substance est composée de cariK>oate de chaux et d'un peu de matière animale. Les zoopfattes sui-^ Tans fournissent à-peu-près les mêmes résultats, savoir; Madrepora muricata,
' ' ■ labjrrintlUciu
Millepora çerulea.
• alcicornis, m T^bipora mu^icu.
zoo . . 555
n. Lorsqu'oo plonge le madrepora rameà dan» de Tacide nitrique afiaibli, il y a également efferyescence; mais après que toute la partie aoluble par cet acide a été eoleyé^, il reste une Biembranequicon^erTe complètement la forme primitive du madrépore, La substance dissoute est de la chaux pure. Ce madrépore est donc composé de carbonate de chaux et 4l'un« substance membraneuse, qui, comme dans les coquiltes oacre de perle 9 retient la forme du madrépore. On obtient àpeu-pYès les mêmes résultats des Eoophiles suitaos : Madreporajascicularis, Millepora cellulosa.
Jhscialisé
, , — truncatu,
'^ im fUppuris*
Les substances suivantes, ansdjsées par Alérat^Guittolt. appartiennent par leur composition à cettç classe , quoiqu'il soit difficile de dire quelles étaient les espèces de zoophites dont il fit l'analyse. Par corail rouge , il entendait pnobaMement le ^orgonia noàilis, quoiqu'il soit ooànu, par l'analyse de M. Hatchett, que cette substattce contient aussi du phosphate. ^
Corail bUac. Cor&il ronge. (.'oraline articulée.
Carbonate de chaux. 5o 55,5 49
Matière animale. . . 5o 4^,5 5i
i<K> ioo/> 100
( 9IÉRiT'Çuii4»T, Annales de Cf^f^ie^ t. 54, p* y 1 . ) 5. Lorqu'on fait tremper le madrépore polymorpha dans de Tacide nitrique affaibli, sa forme ne^han^e point; il res;te upe substance membraneuse, rude au toucher, blanciibe, et jopaque, rempUe d'une gelée transparente. La dîssol<iM;ion acide, traitée par l'ammoniaque, donne un.Léger précipité de phosphate de chaux;, le Icarbonale d'ammoniaque y produit un précipité abondant de carbonate de chaux. Ce madrépore est donc composé d'une substance animale, en partie à l'état de gelée, en partie à l'état de membrane, et durcie par du carbonate de chaux , ainsi que par un peiî de phosphate de chaux.