‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 157 sur 178 · Tome ir · texte numérisé non relu

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WAYEIiHTE» la couleur de ce mip^ral e$^ le blanc grisâtre. Il seprâsçnftB so^is forages imitative», et cristallisé^ eo prismes tétfaèdr^s très-pjilîques, ei^ bi«eau aplati sur les çiitréiuités, ou tronqué sur les borxU Ja^éKiw^ obtus. Il est éclatait, d'uft j^clat nacré. î^es fr^giueus sout à bords aigus; il est translucide^ aussi dur que le spatb fluor» cassant. Sa pesanteur spécifique est d^ î^,5 à î>,S. Ses parties constituantes, sont, d'après D^vj : alumine 70, chaux 1A9 «au 26,2. On le dit contenir aussi une petite quantité d'acide fluorique. Lawavellite se rencontre dans le Cornouailles, enfilons, avec du spath fluor, du quartz , de la pierre d'étain, et des pyrites cuivreuses, dans du granité. La wayellite a été ainsi appela f(u nom du donjjeur Wayell , qui trouva pour la première foiç dau9 upe carrière piès de BamstapLe, dans le P^YPpshire, ce aiûiér$il,tr4versM»t uneargik schist^se^ sous )a.forpie de petits filpns coniemporaius ; on l'a aussi trouvé ifm Ae$r(^ûi^d'aLfS\\fi s^bi^t^euse? daus le Dumbartonsblre.

WELTER (TUBE DE). ( /^o^ez LisoBATOiaE. ) WERNERÏTE. SçapgUte lamçlfçuse.

WBI8K.Y. ( f^oyez âlgooi. n Distillation. ) • WiTHERlTE. Carbonate de baryte, (^^o^es Spath pesant.)

WpU^DE. Guède, pastel, isatis, glastrum. C'est une pl^n^^ 4iuî pfoit dans quelques parties de la France et sur U$ çOl^^ (l^a mer Baltique, le wouëde sauragc et celui qu'on QulMvç poqr rus9ge àm teiptàriers, paraissent être la même ^p^ d^ plante.

La préparation du wouëde pour la teinture, telle qu'elle se pratique en France, est décrite dans le plus grand détail, piur A^ruc, dftus ses Alémpirei sur V Histoire naturelle du fMngmdçc. L^. plante pousse d'abord cinq à six feuilles, ^'euTiron 3p ceotimèitres de Long sur 1 5 centimètres de large. Lorsqqe p^ feuilles peuobent eu bas , ou qu'elles jaunissent, elles sont bonnes à cueillir. Ou en bit cinq récoltes par an.

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Les feuilles sont portées dtrectemeot dans un roonltn , ayant beaucoup de ressemblance arec les moulins à buîle ou à tan , et là elles sont broyées et réduites en nne pâle unie. Si cetU opération était différée de quelque temps, les feuilles se pouriraient, en exhalant une puanteur insupportable. On met kl pâte en tas bien serrés et lisses, et l'on réunit la croûte noi^ râtre qui se Ibrme à Textérieur , si il arrive qu'elle se rompe. Si l'on négligeait ce soin, il se produirait des vers dans les fentes occasionnées par cette j*uplure, et le wouëde perdrait une partie de sa force. Au bout de quinze }aurs, on ouvre les tas, on mêle ensemble Tintérieur et la croôte qui s'est for* mée à leur surface; et, de toute la matière, on forme des pelottes ovales, qu'on presse, pour les rendre solides, dans des moules de boi^. On met ensuite ces pelottes à sécher sur des claies. Si elles se trouvent exposées au s<^il, elles noircis^ sent à l'extérieur ; si c'est dans un lieu fermé , elles jaunissent, surtout si la saison est pluvieuse. Les marchands de cet article dans le commerce préfèrent le premier mode âm séchage , quoiqu'on assure que les ouvriers ne remarquent aucune différence considérable entre les deux. Les bonnes pelottes se distinguent, en ce qu'elles sont pestantes, d'une odeur asaes agréable, et qu'étant frottées, elles sont endedans d'une couleur violette.

Pour leur emploi par les teinturiers , ces pelottes exigent nne préparation de plus; on les bat aveo dts maillets de bois sur un plancher de brique ou de pierre , et on les rédoit ainsi fin une poudre grossière , dont on forme dans le milieu de la pièce , où cette opération de battage a lieu , on tas de douie centimètres de hauteur, en laissant un espace pour passer autour. La poudre étant humectée avec de l'e^u , fermente , s'échauffe-, et il en sort une fumée épaisse flètide. On remue ce tas à la pelle, tn avant et en arrière, et on Thumecte chaque jour, pendant douze jours, après lesquels on le remue moins fréquennnent sans arrosage, et à la fin on en forme un tas pour le teinturier.

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La poudre y ainsi préparée , donne seulement à Feau, i Talcool 9 à Tamuioniaque 9 et aux lessives d'aicalis fixes, des teintures brunâtres de diflérentes nuances* Si , après aToir étendu la poudre d'eau bouillante^ et l'aroir laissée pendant quelques heures en repos dans un yaisseau fermé , on y ajoute environ un vingtième de son poids de chaux récemment éteinte^ et> qu*en faisant alors digérer à une douce chaleur 5 on remue le tout ensemble 9 toutes les trois ou quatre heures 9 une nouvelle fermentation commence à avoir lieu; il s'élève une écume bltue à la surface de la liqueur; et quoique cette liqueur semble être par elle-^même d'une couleur rougeâtre, elle teint la laine en un vert qui 9 semblable au vert produit par Tindigo, se change à l'air en bleu. Ce pro^ cédé 9 l'un des plus délicats dans l'art de la teinture, ne réus-^ sit pas bien dans les expériences faites en petite

WODANIUM. C'est le nom donné 9 par Lampadius 9 à un métal nouveau, découvert par lui dernièrement dans le minéral appelé Pjritç de fVoodan, Ce métal est d'un jaune de bronze^ semblable à celui du cobalt glauque 9 et sa pesaotear spécifique est de 11 9470. Il est malléable. Sa cassure est hapiforme. Il a la dureté du spalh fluor> et il est fortement atti* rable à l'aimant.

Le wodanium ne se ternit point à l'air 9 à la température ordinaire de l'atmosphère; mais étant chauffé 9 il se convertît en un oxide noin

La dissolution de ce métal dans les acides est incolore, ou^ au-moins 9 elle n'a qu'une légère teinte de jaune de vin. Son carbonate hydraté est également blanc : l'hydrate précipité par de l'ammoniaque caustique est d'un bleu indigo. .

Ni les phosphates ni les arséniates alcalins ne donnent lieu à précipité dans une dissolution saturée de ce métal dans un acide ; et il n'en est pas produit non plus par l'infusion de noix de galle. Une lame de zinc précipite une poudre noire métallique 9 delà dissolution de ce métal dans l'acide muria-^

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t!que; le précipité, occasionné par le prussiate de potasse 9 est d'un gris perlé.

L'acide nitrique dissout aisément et le métal et son oxide ; et la dissolution fournit des cristaux aiguillés incolores , qui se dissolyent facilement dans l'eau. — Gilberis Ànnalen ^r Physik , septembre 1818.

WOLFRAM. {Voyez Mines de Tungstène.)

WOODAN (PYRITE DE). {Voyez Mines de Wobànhjm.)

WOODSTONE. Sous-espèce de horslein.

WOOD-TIN. Étain de bois. {Voyez Mines d'Étàin.)

WOOTZ. C'est le nom d'un métal, paraissant être de bonne qualité, qui s'extrait, dans les Indes- Orientales, d'une espèce de mine de fer. Ce métal contient plus de carbone que l'acier, et moins que le fer de fonte; mais faute d'habileté dans le niode de sa fabrication , il est loin d'être homo«f gène. PhiL Trans.

YANOLITE. Axinîte.

YENITE. Lierrite, *

YTTRIA. C'est le nom d'une terre nouvelle, découverte en 1794 p^f le professeur Gadolin, dans un minéral noir particulier, trouvé en 1787 parle capitaine Artenius, dans le canton d'Yterby en Suède. {Voyez Gadolinite.)

Le moyen le plus facile pour se procurer cette terre, consiste à faire fondre le minéral avec deux parties de potasse caustique, de laver la masse avec de l'eau bouillante, et de filtrer la liqueur, qui doit être d'un beau vert. On évapore alors cette liqueur, jusqu'à ce qu'il ne s'en précipite plus d'oxide de miinganèse sous la forme d'une poudre noire.

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après quoi, le liquide est saturé avec de Tacide nitrique. Ob fait digérer en-même-temps le sédiment qui ne s*e»t pas dis- M)us, arec de Facide nitrique Irès-éteadu^ qui dissoudra la terre arec beaucoup de chaleur, et laissera la silice, et te fer oxidé k un haut degré , non-dissous. Après avoir alots r^êlê les deux liqueurs, on les évapore à siccité; en redissolvait ensuite le résidu, et en filtrant, on séparera tout ce qu'il a pu laisser de silice ou d'oxide de fer. En ajoutant alow quelques gouttes d'une dissolution de carbonate de potasse, on séparera la chaux qui peut être présente; et, par une addition faite avec ménagement, d'hydrosulfate de potasse, on précipitera Toxide de manganèse, s'il en est resté; mais si l'on en employé beaucoup trop, l'y ttria sera également précipitée. Enfin, on précipite l'yttria par de l'ammoniaque pure, et après avoir bien lavé le précipité , on le fait sécher.

L'yttria est parJfaitement blanche , lorsqu'elle n'est point altérée par de Toxide de manganèse, dont il n'est pas aisé de la dépouiller. Sa pesanteur spécifique est de 49^4^9 eW« *>* ni saveur ni odeur; elle est infusible saps addition; mais, atec le borax, elle se fond en un verre transparent, ou d'un blanc opaque, si le borax est en excès. Cette terre est insoluble dans l'eau et dans les alcalis fixes caustiques; mais elle se dissout dans du carbonate d'ammoniaque , quoiqu'elle en exige cinq ou six fois autant que la glucine. Ella est soluble dans la plupart des acides. L'acide oxalique ou l'oxalatc d'ammoniaque donne lieu , dans ses dissolutions , à des précipites qui ressemblent parfaitement au muriate d'argent. Le pruàsiate dépotasse, cristallisé, et redissous dans l'eau, précipite la terre, sous la forme de grains blancs; le phosphate ds soude , en flocons blancs jgélatineux ; l'infusion de noix de galle, en flocons bruns.

Quelques chimistes sont portés à considérer l'yttria, pl«t^* comme une substance métallique que comme une substance terreuse. Ils en donnent pour raison sa pesanteur spécifique les s^ls colorés qu'elle forme, et la propriété qu'elle a d'oxï-

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^èner Pacide muriatîque après qu'elle a éprouyé une longue calcination. — CrelVs Chem, An. Scherer's Journal. Annales de Chimie.

Lot-squ'oû traite .Fyttriâ àtec le potassium, de la même manière que les aùt<>e» terres, où obtient des résultats semblables; le potassi^lttï est conterti en potasse et la terre prend l'appai'eno dé métallisation , de sorte qu'il est à-pûine douteux, dit sir H. Davy, que ryttHa ne consiste dans une matière inflamfnable , métallique dan'iï â a nature , Combinée avec de Toxigènè. 55 parties d'yttria se combinent, suivant Klaiproth, aréc 18 parties d'acide carbonique; si donc l'on suppose, que le carbonate d'yttria consiste dan^ un atôûfie de la terre et un atome de l'acide , son nombre équivalent sera 8,4o3, et celui de sa base métallique probablement 7,4. Les sels d'yttria se distingueni par les caractères générant Sùlvaùs :

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