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deux fois son poids d'éther suIAirique, et le tout est jeté sur un filtre. Lorsqu'il est sec ; on le met en digestion trois fois de suite dans de Tammoniaque caustique, et autant de fois dans de l'alcool froid. Le résidu pulvérulent étant alors dissous dans 12 onces (56o grammes) d'alcool bouil-* lant, et la dissolution chaude étant mise à part pendant dix-huit heures, il s'en dépose des cristaux transparens^ incolores, formés de doubles pyramides. Qn peut encore obtenir des cristaux en concentrant la dissolution alcoolique surnageante.
Le docteur Thotnson conseille de Terser de l'ammoniaque caustique dans une forte infusion d'opium^ et de séparer par le filtre le précipita blanc-brunâtre qui se dépose, puis d'éraporer l'infusion jusqu'à enyiron le sixième de son Tolume , et de^mêler la liqueur ainsi concentrée avec une quantité additionnelle d'ammoniaque; il se fait un nouveau dépôt de Bfiorphine impure. On réunit ces dépôts sur un filtre, et on les lave û l'eau froide. Quand ils sont bien égouttés, on verse dessus un peu d'alcool, et l'on fait passer le liquide alcoolique à travers un filtre: il entraîne presque toute la matière colorante et très-peu de la morphine. « Faites dissoudre la morphine impure, ainsi obtenue, dans de l'acide acétique, et mêlez la dissolution, qui a une couleur l)rune très-foncée , avec une suffisante quantité de noir d'ivoire ; agitez fréquemment ce mélange pendant vingtquatre heures, après quoi jetez-le sur un filtre, et la liqueur passera incolore. Si maintenant on y verse de l'ammoniaque goutte à goutte, la morphine s'en précipitera pure et à l'état d'une poudre blanche. En faisant dissoudre ce précipité dans de l'alcool, et évaporant ce liquide avec précaution, on obtiendra la morphine en cristaux assez réguliers. Cette substance est parfaitement blanche, d'un éclat nacré, dépourvue d'odeur; mais elle a une saveur amère trèsintense ; et, dans tous mes essais , la fornae des cristaux était uo prisme rectangulaire à quatre pans ». Annals of PhiL ,