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rétain lîgnifôrme , que ce sulfure fut suppose être , par les mineurs, une yariété de cet étain. Il consiste, suiyant le docteur Kidd , dans : 66 oxide de zinc , 33 soufre , et une trèspetfte portion de fer. La pyrite contient du cobalt.
La réduction du zinc par voie sèche y s'opère en distillant la mine, après torréfaction, avec un mélange, en poids égal au sien , de charbon , dans une cornue de terre bien lutée, et à une forte chaleur; mais, par cette méthode, on obtient à-peine la moitié du zinc que la mine contient.
La première préparation de calamine, pour le travail en grand du zinc, consiste à enleyer tous les morceaux de mine de plomb, de fer pierreux et autres substances hétérogènes qui se trouvent à l'état de mélange dans la mine ; on la grille ensuite dans des fourneaux convenables , où elle perd environ le tiers ou le quart de son poids. Les matières étrangères à la mine étant devenues, par Faction du feu, plus faciles à distinguer , on peut chercher de nouveau à les en séparer avec plus de soin. Après avoir alors réduit la mine en poudre fine, on la lave dans un courant d'eau qui entraîne les mélanges terreux et hétérogènes ; de sorte que , dans cette manière d'opérer, un tonneau de looo kilogrammes de calamine crue du Derby sbire est réduit à 600 kilogrammes.
Bergman assure qu'un certain Anglais , dont il ne désigne pas les noDis, fit, il y a plusieurs années, un voyage à la Chine , dans la vue de s'y instruire dans l'art de fondre le xîne, ou tutenague; et qu'étant parvenu à en connaître le secret , il revint sain et sauf en Angleterre.
Il n'est pas invraisemblable que c'est une circonstance de cette nature qui a donné lieu à l'établissement de la manufacture de zinc en Angleterre, vers l'an i^^d, époque où M. Champion obtint un brevet pour le fabriquer, et fonda, près de Bristol, le premier travail de ce genre. L'atelier qui y est destiné, consiste, ainsi que le rapporte "Watson, dans une espèce de four circulaire, semblable à un fourneau de verrerie , dans lequel étaient placée m pots,
4'«0firon iso centimètres chacun de hauteur , ressemblant beaucoup , par leur forme, à de grandes jarres à huile. Au fend de chaque pot est adapté un tube de fer, qui se rend, ea passant à travers le plancher ou sol du fourneau ; dans un Taifiseau rempli d'eau* Après avoir préparé un mélange de la mine avec du charbon , et en ayoir rempli les pots jaM|V4 leur ourerture, on les feixne hermétiquement au lUQjeii de forts couYercles , qu*on lute avec de Targile. Le feu étmt alors (iooTenablement appliqué , la vapeur métal- Uqae de la calamine, qui n'a aucune autre issue pour se déga^r, est forcée de s'échapper par le bas, ou perdescensum^ h travers les tubes de fer; et l'air étant exclu, cette vapeur ne prend pas feu, et elle se condense dans Feau du vaisseau en particules formées en grains. Ces petits grsdos, après avoir été refondus, sont coulés en lingots, qu'on envoie à Birmingham , sous le nom de zinc ou spelter ; quoîqne ce dernier nom de spelter ne s'emploie, parmi les chauâroQQÎers et autres ouvriers à Londres , que pour^désigner une espèce de laiton mou, en grains, dpnt on fait us^e pour souder ensemble dps morceaux de luiton.
HïNIUilI. Oxlde rouge, ou deutoxidc de plomb.
JIlJaOIKS MÉTALLIQUES. M. Edwards assure que du •uivre d'espèces diverses exige des doses différentes d'étain , pour produire la blancheur la plus parfaite. Si la dose d'étain est trop petite 9 défaut auquel on apporte le plus facilement tcinède , la composition sera jaunâtre ; si la proportion d'ét^Cîn m trop ^ande , la composition sera d'un gris bleu et d'un aspect mat. M. Edwards jette en moule le miroir dans du sable, avec la face en b£)s; il l'eu retire pendant qu'il est rouge de chaleur 9 et le pl^ce pour refroidir dans des cendres de boh Ghauijies , précaution sans laquelle le miroii' s,e rom- Çniii en refroidissant.
U. Little recommande les prpportions suivantes : ^% parties
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de cuÎYrc en barre de la meilleure qualité , 4 t>âi'ties du laiton de branche d'épingle, 16 ^ parties d'étain et 1 J partie d'arsoniç. Il reîette l'argent comme ayant un effet extraordinaire de rammolissement du métal ; et il trouva que la composition n'était susceptible de prendre le plus grand degré de poli 9 que lorsqu'elle était extrêmement cassante. IL fait fondre d'abord le laiton, et y ajoute environ un poids égal d'étain. Lorsque ce niélange est froid, il le met dans le cuivre préalablement fondu avec du flux noir; il ajoute ensuite le reste du cuivre, et enfin l'arsenic. Il granule ce mélange, en le mettant dans de l'eau froide , ainsi que le faisait M. Edwards ; et il le fait fondre une seconde fois pour le mouler.
MISPICKEL. Pyrite arsenicale commune.
MOFETTES. Les mineurs appellent ainsi les fluides élastiques, permanens qui se dégagent des- mines en exhalaisons délétères. Les distinctions principales que ces ouvriers établissent entre les mofettes sont : la mofette suffocante; qui éteint leurs chandelles , qui règne vers le fond de la mine , et consiste, pour la plus grande partie, en gaz acide carbonique; et la mofette inflammable, ou gaz hydrogène, qui occupe les espaces supérieurs , et produit de grands accidens, par explosion, toutes les fois qu'elle se trouve en contact avec leurs lumières. ( Voyez Gaz, Combustion et Lampe. )
MOKA. (PIERRE DE) ( Voyez ki^im.)
MOLYBDATE DE PLOMB. ( Voyez Mines de Pi.omb. )
MOLYBDENE. C'est un métal qu'on n'est point encore parvenu à se procurer en masses d'une dimension un peu considérable , tnais que l'on n'a pu obtenir qu'en petits globules séparés, dans une masse noirâtre brillante. On peut y parvenir en mettant son acide à l'état de pâte avec de
MOR 8ï
Vbuîie f en faisant un lit de cette pâte dans du charbon y et en exposant le tout à une chaleur intense, dans un creuset. Les globules obtenus sont gris, cassans, et extrêmement infusibles. La chaleur convertit le molybdène en un oxide blanc y qui s'élève en aiguilles brillantes, sous la forme de fleurs, semblables à celles d'antiifioine. L'acide nitrique oxide et acidifie promptement le métal. Le nitre détone avec lui , et l'alcali restant se combiné avec son oxide.
Le molybdène s'unit avec plusieurs des métaux, et forme avec eux des composés cassans ou friables. Aucun acide n'a d'action sur lui, excepté l'acide nitrique et l'eau régale; plusieurs acides agissent sur son oxide, et donnent lieu ^ des dissolutions bleues; ( Ployez Acide moltbdique. )
La pesanteur spécifique du molybdène est de 8,61 1. Lorsqu'on chauffe au rouge ^ dans un creuset, du molybdate d'ammoniaque sec avec de la poussière de charbon ^ il est converti dans l'oxide brun de ce métal. Il présenté alors une apparence cristallisée, une couleur brune cuivreuse, et sa pesanteur spécifique est de 5,66. Le molybdène ne forme point de sels avec les acides. Son deutoxide est l'acide molybdeux. ( Voyez c^ mot^ )
MOOTMARTRITE. La couleur de ce minéral est le jaunâtre. Il se présente en masse, mais jamais cristallisé. Il est tendre et faisant effervescence avec l'acide nitrique. Il est composé de 83 sulfate de chaux, et 17 de carbonate de chaux ; on le trouve à Montmartre près Paris. Il résiste à des intempéries de saisons que le gypse commun ne pourrait pas supporter.
MOROXYLATES* Composé d'acide moroxylique avec les bases salifiables.
MORPHINE. Alcali végétal nouveau , extrait de l'opium, dont il constitue le principe narcotique. Il fut obtenu, pour Tome IV. 6
8d mou
la première fois; à Tétat depureté^ par M. Sertuerner, rcrs
l'année 1817.
M. Robiquet et AL Choulant ont donné deux procédés un peu dîfférens pour se le procurer.
Suivant le premier ^ il faut faire bouillir, pendant un quart-d'beure , une infusion concentrée d'opium ayec une petite quantité de magnésie ordinaire; il se forme un dépôt grisâtre cpnsidérable ; on le lare à l'eau froide sur lin filtre ; puis , quand il est sec ^ on le soumet pendant quelque temps à l'action de l'alcool, à une température un peu audessous de celle de TébuUition. De cette manière, il se sépare très-peu de morphine, mais une grande quantité de matière colorante. La matière acide est alors mise à égoutter sur ua filtre, et lavée avec un peu d'alcool froid; après quoi, on la fait bouillir avec une grande proportion d'alcool très-rectîfié. En filtrant cette liqueur encore chaude, elle laisse déposer, par refroidissement, des cristaux de morphine, très^peu colorés. Par deux ou trois dissolutions dans l'alcool , et cristallisations successives , on obtient la morphine parfaitement incolore.
La théorie de ce procédé est la suivante : — L'opium contient un méconiate de morphine; la magnésie se /combine avec l'acide méconique, et déplace la morphine.
fi, Choulant indique de concentrer d'abord une dissolution aqueuse étendue d'opium, et de l'abandonner à ellemême Jusqu'à ce que son sulfiate de chaux s'y dépose spootanément en petits cristaux. On évapore à sieci té ; on redissoQt le résidu dans une petite quantité d'eau, et l'on sépare toute la chaux et l'acide sulfurique restant , au moyen d'additions, ménagées, d'oxalate d'ammoniâ^que, et ensuite de muriate de baryte. On étend la liqueur d'une grande quantité d'eau, et on y ajoute de l'ammoniaque caustique tout aussi long-temps qu'elle y forme i^n précipité. On fait alors dissoudre ce précipité d«ns du Vinaigre, et l'on précipite de nouveau la dissolution par de Tammoniaque. Ce Aouveau précipité e^t mis en digestion avec environ