‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 63 sur 178 · NIC · texte numérisé non relu

NIC

dissoudre ]e résidu dans une dissolution d'ammoniaque, parfaitement exempte d'acide carbonique. On évapore de nouveau jusqu'à siccité, et après avoir mêlé intimement le résidu avec deux ou trois parties de flux noir; on expose le' mélange dans un creuset à une violente chaleur, soutenue pendant une demi-heure ou plus.

Suivant Richter, on réduit plus facilement l'oxide, en l'humectant avec un peu d'huile : M. Thénard indique de verser du chlorure de chaux sur l'oxide de nickel, et de les bien mêler ensemble, avant d'ajouter l'ammoniaque; par celte méthode, les oxides de cobalt et de fer, s'ils sont pré-r sens , prendront une quantité d'oxigène telle, qu'ils en seront saturés, et devenus insolubles dans l'ammoniaque, et qu'ils peuvent être en conséquence séparés. ^

M. Chenevîx a remarqué qu'il suffit d'une très-petite quantité d'arsenic pour empêcher le nickel d'être afifecté par l'aimant; Richter avait fait cette même observation. On peut donc, quand le métal n'est point attirable à l'aimant, être assez certain de la présence de l'arsenic. Pour séparer cette dernière substance, M. Chenevix fit bouillir le composé dans de l'acide' nitrique, jusqu'à ce que le nickel fût converti en arséniate ; il le décomposa ensuite par du nitrate de plomb, et fit évaporer la liqueur presque jusqu'à siccité. Il la versa alors dans de l'alcool , qui ne put dissoudre que le nitrate de nickel ; la liqueur alcoolique décantée, fut évaporée à siccité, le nitrate redissous dans l'eau, et précipité parla potasse. Le précipité, bien lavé et séché, fut ensuite réduit dans un creuset de Hesse, brasqué avec du noir de fumée, et il obtint ainsi un métal parfaitement magnétique, mais qui perdait à l'instant. cette propriété dès qu'on l'alliait à la plus petite portion d'arsenic. Cette propriété est aussi affaiblie par l'union du métal avec le cuivre.

Il y a deux oxides de nickel; le gris cendré fonce et le noir. Si l'on ajoute de la potasse à la dissolution du nitrate ou du sulfate , et qu'on sèche le précipité, c'est le protoxida

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