‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 64 sur 178 · MIC · texte numérisé non relu

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qu'on obtient. On peut le regarder comme un composé de 100 métal ^-. 28 oxigène; et le nombre équivalent du métal deyiendra 3,6 ; tandis que celui du protoxide sera 49^* M. Tbénard obtint le peroxide, en misant passer un courant de cblore sur le protoxide en suspension dans l'eau ; il sa dépose au fond de la liqueur un peroxide noir insoluble.

On ne connaît que très-peu de chose (Jes chlorure, iodure, sulfure et phosphure de ce métal. On a obtenu un composé ressemblant à du fer météorique , en fondant ensemble enyiron 5 ou 10 parties de nickel avec 95 ou 90 de fer. Le fer météorique de la baie de Bafin contient 3 pour 100 de nickel; celui de Sibérie en contient 10 pour 100^ d'après une analyse très-exacte de M.Chï\dren,(\oj.Journalqf Science,. y oh IX.)

Les sels de nickel présente les caractères généraux suivans : ils ont ordinairement une couleur verte, et donnent, avec le ferro-prussiate de potasse, un précipité blanc. L'ammoniaque dissout l'oxide de nickel. L'hydrogène sulfuré et l'infusion de noix-de-galle n'y produisent aucun précipité. L'hydro-sulfure de potasse les précipite en noir. On n'a que trèsimparfaitement déterminé leur composition.

Les acides sulfurique et muriatique n'ont 'que très-peu d'action sur le nickel; l'acide nitrique et l'eau régale sont ses meilleurs dissolvans. La dissolution nitrique est d'une belle couleur vert-pré. Le carbonate de potasse y produit un précipité vert-pomme pâle, qui, bien lavé et séché, est très-léger. Une partie de métal , donne 2,927 parties de ce précipité, qui, par spn exposition à une chaleur blanche, devient d'un gris noirâtre, un peu tirant sur le vert, et il ne pèse plus que 1,286; par une chaleur prolongée ; on le réduit entièrement.

Quand on ajoute un exc^s d'ammoniaque à la dissolution nitrique du nickel , il se forme un précipité bleu , qui , dans l'espace de quelques heures, se change en rouge-pourpre > et est coiiverti en un vert-pomme par un acide. Si ce précipité conbcrve sa couleur bleue, il y a présence de cuivre.

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NICOTINE, Principe particulier extrait dîu tabac par M. Vauquelin. Ce principe est incolore , ayant la saveur par-' ticulière et l'odeur de la plante. Il se dissout dans Feau et dans l'alcool. Il est yolatil et peut être précipité de sa dissolu-' tion par la teinture denoiit de galle ; c'est un violent poisoiiu> — Ann. de Chimie, Tomt LXXI.

NIGRINE. Mine de titane.

NIHIL ALBUM. Nom qu'on donnait autrefois aux fleuri» ou oxide blanc de zinc.

NITRATES. Composés d'acide nitrique avec les bases* sfalifiables.

NITRE. Nom ordinaire du nitrate de potasse. ( F'oyez kciim lïrrEiQVB. )

NOIR DE FUMÉE. On se procure cette substance de la plus grande beauté , en recueillant la fumée que produit une lampe avec une longue mèche , qui fournit ainsi plus d'huile que lorsqu'elle peut être parfaitement consumée , ou en laissant jouer la flamme contre un couvert métallique qui empêche la combustion 9 non-seulement en entraînant une partie de la chaleur ^ mais encore en foruSant un obstacle au courant d'air. Cependant le noir de fumée se prépare d'une manière moins dispendieuse, pour satisfaire aux demandes du commerce.- Cette opération consiste à brûler dans des fourneaux de construction particulière les sédîmens que laisse -le travail de la purification de la poix, ou, mieux encore, des morceaux de bois de sapin; on fait passer la fumée que produit cette combustion à travers un long tuyau horizontal, aboutissant dans une chambre fermée garnie en planches , et tapissée de grosse toile. Le courant d'air s'échappe à travers cette toile, tandis que la suie reste et se dépose dessus.

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NOIXVOMIQUE. {Foyez SimiCHNiHi. ) NOVACULITE. Schiste a aiguisée.

NUAGE. Masse de vapeur, plus ou moins épaisse , formée et soutenue à des hauteurs considérables dans Tatmosphère, probablement, par Taction réunie de la chaleur et de rélectricîlé. Ce fut M. Howard, qui essaya le premier avec succès , de ranger les formes diversifiées de nuages sous un petit nombre de modifications générales. Je présenterai ici un exposé succint de son ingénieuse classification.

Les modifications simples sont nommées et définies ainsi : I. Cirrhus. Fibres parallèles, tortueuses, ou divergeantes dans une quelconque, ou dans toutes les directions. 2. Cumulus. Amas convexes ou coniques s'augmentant en haut, à partir d'une base horizontale. 5. Stratus, Une feuille ou nappe horizontale continue , s'étendant en largeur, augmentant du bas.

Les modifications m^erwi^^iaïnej, qu'il convient de remarquer , sont celles : 4* Cirro-oumulus, Petites masses arrondies , bien déterminées , en arrangement horizontal fermé. 5. Cirro^stratus. Masses horizontales, ou légèrement inclinées , atténuées vers une partie ou la totalité de leur circonférence , recourbées en bas ou ondulées , séparées ou en groupes, consistant dans de petits nuages ayant ces caractères.

Les modifications composées sont : 6- Cumulo-stratus. La modification cirro-stratus, confondue avec la modification cumtilus, paraissant soit entremêlée avec les amas de celle-ci, ou surajoutant une structure s'étendant en largeur, à sa base.

7. Cumula- cirro^s tratus , vel nimbus. Le nuage à pluie. C'est un nuage, ou un système de nuages d'où la pluie tombe. C'est une feuille ou nappe horizontale au-dessus de laquelle s'étend la modification cirrus, tandis que la modification cumulus y entre latéralement, et du dessous.

La modification cirrus est celle qui semble avoir le moins de densité, et la plus grande élévation, varier le * plus en étendue et en direction , et qui paraît de meilleure

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heure dans un temps serein, étant indiquée par un petit nom-^ bre de fils se formant en pinceaux sur le ciel. Ayant les gros temps ou ouragans, ces pinceaux paraissent plus bas et plus denses , et ordinairement dans la région opposée à celle d'où vient l'orage. Les vents élevés permanens sont aussi précédés et accompagnés par des rayures ou stries de la modification cirrus, tournant tout autour du cîd y dans la* direction d'où ces vents y soufflent.

La modification cumulus a la structure la plus dense ;" elle e«t' formée dans la partie inférieure de l'atmosphère, et se meut avec le courant près la terre. Elle se manifeste d'abord, par une petite tache irrégulière, qui est comme le noyau sur lequel la tache et le courant augmentent. La surface inférieure continue d'être irrégulièrement plane , tandis que la surface supérieure s'élève en amas coniques et hémisphériques, qui peuvent ensuite conserver pendant longtemps à-peu-près le même volume, ou s'élever rapidement en montagnes. Ils commenceront, dans un beau temps, et se former quelques heures après le lever du soleil ; ils arrivent à leur maximum dans la partie la . plus chaude de l'après-midi; ils vont alors en diminuant 9 et se dispersent totalement vers le coucher du soleil. Avant la pluie, Ta modification cumulus augmente rapidement , paraît plus basse dans l'atmosphère y avec sa surface remplie d'espèces de toisons peu serrées ou protubérances. La formation de grandes modifications cumulus à l'opposé du yent, lorsque le vent est fort , indique l'approche d'un calme avec pluie. Lorsque ces modifications ne disparaissent, ou ne s'affaiblissent pas vers le coucher du soleil, mais qu'elles continuent de s'élever, il faut s'attendre à du tonnerre pendant la nuit : la modification stratus est d'un degré moyen de densité , et c'est le plus bas des nuages, sa surface inférieure reposant ordinairement sur la terre ou sur l'eau; c'est, à progjrement parler, le nuage de la nuit, paraissant vers le coucher du soleil. Il comprend tout ce voile de nuit, qui, dan» •

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\itt temps calme, monte en s*étendant (semblable à une ibondation d'eau ) du fond des vallons , et de la surface des lacs et rivières. Aji retour du soleil, 1* surface du niveau de ce nuage commence à prendre l'apparence de la modiûcation cumulus , le tout se séparant en^mOnie-temps dîi sol. La continuité ne tarde pas à être rompue; le nuap:e s'élève et s'évapore , ou se di*«sîpe avec l'apparence de la modification naissante cumulus. On a reconnu , par une longue expé-^ rience, que c'est un pronostic de beau fcn^pg.

Le cirrus ^ après avoir continué pendant quelque temps à augmenter ou à rester sîationnaire, passe ordinairement, * soit à la modification cirro-cumulus , soit à la modificatioa cirro-stratus , en descendant en-niéine-temps à une station plus basse dans l'atmosphère. Cette modifi( ation forme un très-beau ciel. Elle est fiéqut'niment, dans Fêté, une suite d'un temps chaud et sec. L i modincalion cirro-stratus vue à distance, offre souvent l'idée d'une multitude de poissons. Elle précède le vent et la pluie; on la voit dans les intervalles d'orages, et quelquefoi«j alternant, dans le même nuage, avec la modification cirro-cumulus; et alors leurs différentes évolutions forment un spectacle curieux. On peut se former un jugement sur le temps qui s'ensuivra probablement, en observant quelle est la modification qui prévaut à la fin. Les cercles rouges j solaires ou lunaires, aussi bien que laparélîe et la parasélène (météore de soleil et météore de lune), pronostics de mauvais temps, sont occasionnés par ce nuage. La modification cumulo- stratus précède, et celle nimbus accompagnent la pluie. ( Ao^ez Pluie. )

M. Howard présente sa manière de voir sur l'origine des nuages. On la trouvera, accompagnée d'un grand nombre de remarques intéressantes et utiles, dans le XVL* volume 4u Philosophical Magazine.

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