‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 67 sur 178 · OR · texte numérisé non relu

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t-uio, fer, platiné, cuivre, argent. Le» trois premier» ée eo» méfàux étaient à-p«u^près égaux, en effet ; et le platiwe n^était pas pavfaitemecLt pur.

Pour la fobrkatieft de la lïioniisu'e , M. flatchétt con^idèrir uu alliage de partie* égales d'Iawigent et de cuivre , cemme celui qui convient le mieux, et le cuivre seul, C0«ime préféraWe à l'argent seul.

Le peroxide d'or ,. précipité par lîa potasse d'une dissoïttlioi» (lu muriate neutre y eonsi^Ce, suivant M. Berzelius, dans 100 d'or et ra jd'oxigène. C'est probablen*enl u« tritoxide. On se procure le protoxide d'usoe eoukur verdâtre , en trautant dm muriate d'or avec une dissolution de potasse, après^ que le chlore e» a été dassé par la chaleur. Ce protoxide paraît consister dans >oo du métal H- 4 d'oxigéne. Le n^ombre équivalent pour To* semi^lerait devoir «^tre de 2^

L'or de la monnaie de la Grande*Bretagj)e contient sept parties d'or et une partie de cuivre. {.F'oj^ez'E^sMis et MIini* d'ox. )

Oa feit enaploi d'or pour recouvrir avec ce métal le^ surfaces de corps et l'appliquer smt diterses matière» : c'est ce ^HÎ constitua l'art de la »orviie.

L.'or préparé pour êtfre ea»pk»yc (iabs la peinture s'appelle or eut écaitte ou poudre ^l'or. On") peut l'oJvtenir en amalganitiut une partie d'or avec huit parties de mercure ; et en fusant ensuite évaporer ce dernier métal, il laisse l'or sou» la fonxie de poudre; ou* hieni encore, le métal peut être réduit en poudre par tri4iuratkMi' mécanique. A cet eSht, il faut broyer pendant long-temps de l'or en feuille avec du miel,, ou une eau fortement gommée ; et lorscfue la poudre est dans ua état de ûnesse sufileafit,. ou peut en séparer )e miel ou la gomme par krtige avec de l'eaii.

Pour dorer à finoid par frottement, ou trempe un ehîlpc^n de toile fine dana unie dissolution d'or saturée jusqu'à ce ija'il soit totalement imbibé de la liqueur; on fuit ensuite ^cker ce obiffan de. toile au feu, puis on le fait brUler à l'état

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d'amadou. Lorsqu'il s'agit alors de dorer quelque chose, Oïl commence par bien brunir l'objet ; et en trefiipant alors un morceau de liège , d'abord dans une dissolution de s«'l dans de l'eau, et ensuite dans la poudre noire du chiTou de toile brûle, on frotte avec ce liège le morceau à dorer, après qu'il a été bruni.

Pour la dorure à l'eau, il faut évaporer la dissolution d'or jusqu'en consistance d'huile; et, après avoir lai^»sè cristalliser la liqueur, on emploie la dissolution des cristaux dans l'eau, au-lieu de la dissolution acide. Si ç^lte dissolutioa est étendue d'alcool en grande proportion, itii morceau de fer décapé, qu'on y plongera, sera djré. Ou bien, l'on ajoute à la dissolution trois fois sa quantité d'éther suLfurlque, qui se chirge proniptement du nitro-muriate d'or, laissant l'acide incolore au fond du vaisseau, d'où il faut le retirer. De l'acier, trempé pendant un moment dans la dissolution éthérée, puis l.ivé aussitôt dais de l'eau claire, sera complètement et agréablement recouvert d'or. La surface de l'acier doit avoir été décapée de manière à être rendue très-nette et bien polie.

La dorure appelée dorure grecque, se prépare en dissolvant dans de l'acide nitrique parties égales de muriate d'ammoniaque et de sublimé corrosif, et en faisant dissoudre de l'or dans cette liqueur; après l'avoir ensuite un peu con- , centrée, on l'applique à la surface de l'argent, qui devient entièrement noire, mais qui, par son exposition à une chaleur rouge , prend l'apparence de dorure.

On opère la dorure de l'argent, du laiton et du cuivre , au moyen d'un amalgame préparé ainsi qu'il suit : on chauffe, dans un creuset, pour les incorporer ensemble, huit parties de mercure et une partie d'or. Dé-» que l'or est complètement dissous, le mélange est mis dans de l'eau froide, et alors il ,est prêt à être employé.

Avant que l'amalgame soit déposé sur la surface du métal , elle doit être brossée avec de l'acide nitrique

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èiendu, dans lequel il peut ^tre avantag^eut d'avoir fait dissoudre du mercure. Quelques artistes lavent alors le métal dans de l'eau pure , et le dérochcnit un peu avec du sable un ayant d'y appliquer l'or; mais d'autres mettent l'amalgame «ur le métal pendant qu'il est encore humecté avec l'acide nitrique; mais, dans l'un ou l'autre casj l'amalgame doit être mis sur le métal aussi uniformément que possible, et être étendu très-également, au moyen d'une brosse de fil de laiton j mouillée de temps-en-temps avec de l'eau pure. On pose alors le métal ^ ainsi recouvert de l'amalgame, sur une grille placée silr Un feu de charbon ^ ou dans un petit four ou fourneau disposé à cet effet. La chaleur enlève It mercure, et laisse l'or sur le métal. On reconnaît alors s'il existe des défauts dans la dorure, et l'on y peut remédier par des applications successives de plus d'amalgame, ou paf une augmentation de chaleur. Cependant les artistes expé-»rimeiités font ces applications additionnelles pendant que le morceau de métal est encore dans le fourneau, quoique cette pratique soit, dit-on, très-nuisible ^ à raison des vapeurs mercurieiles. Après cela , on frotte la pièce avec de la cire de doreur, qui peut consister dans 120 grammes de cire d* abeilles^ 5o gram. de vert-de-gris etSo gram. de sulfate de cuivre; la pièce est alors exposée à la chaleur, qui fait brûler fô cire ; et enfin , la pièce est nettoyée avec la brosse à gratter, et brunie, si cela est nécessaire, avec un instrument d*acier. L'emploi de la cire semble avoir simplement pour but de couvrir des défauts au moyen d'une certaine quantité d'oxîde rouge de cuivre ,.quî y reste après le brunissage.

Pour la rforure du fer par la simple chaleur, il faut, après avoir décapé et poli sa surface, le chauffer jusqu'à ce qu'il ait acquis une couleur bleue; on y applique alors la première couche de feuille d'or , ou brunit légèrement, et l'on expose à une douce chaleur. Il est d'usage d'appliquer ainsi àeuxou trois couches, ou quatre tout au plus, consistant, diacune, dans une seule feuille, pour des ouvrages ordi« Tome ir. $

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0airef 9 im daiis deux,, pour ceqx extraordinaires. On chauffe lors de Tapplicatioa de chaque couche, et à la dernière de toutes, rou?rage e^t bruni.

La dorure de houtons se fait ain^i qu*il Siiit : lorsque les boutoQS, qui sont de cuîvre, ont été confectionnés , on les trempa d^s de l'acide nitrique étendu, pour les décaper, et alors on les brunit avec une pi4$rre Qoire , dure; après cela, on \çs met dans une dissolution nitrique d« iperCure, dafts laquelle on les fait tourner, avec une brosse, jusqu'4 <x^ qu'ils soient devenus entièrement blancs. Apre» avoir alors mis dans un vaisseau de terre un amalgaua^ d'or et de mercure, qvec uae petite quantité d'acide nitrique étendu, on remue les boutons dans oe mélange jusqu'à c^ que l'or s'attacha à Içur surface. On l0s chauffe alors suç le feu, jusqu'il ^ qu^ le mercure commençant à couler, on les met dans une espèce de grande chausse faite de laine peu serrée et de poil de chèvre, et on les y remue eii \^ikmsintf ave.c une brosse. On fait alors volatiliser le oier^ cuie, en tenant les boutons sur le feu dans unç bassine; opération qui doone Heu à la pehç de ce métal t et q**i est nuisible u la santé des ouvriers , quoique le mercure pût être fecouvré , en plus grande partie, *vec moins de danger pour ceux qui opèceat, I>'apjcè$ un acte du parlement d'Angleterre, il doit y avoir, spr une grosse (douxe douzaines) 4e boutoius, ainw dorés, d'wn pouce (25 millimètres) de diamètre, cinq grains (environ 3û4'. nsulligrammes) d'or; mais il s'en febriqiAc beauco-upqui présentent du manquant mémo sur cette si petite quantité.^

, La peinture ave<j l'or sur de la porcelaine ou swr du verre,^ se fait avfec fe poudre d'or qpi re^te après la distUfr latioa de l'eau régale de la dissolution de ce métaL A'près avoir appliqué cette poudre sur la pièce avec du borax: et de l'eau gommée,, elle e^% ensuite passée au feu, et oa la polit, la dorufo sur verre se fait ordinairement en recouvrant la partie à dorer avec une dissolution de borax , et

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en appliquant dessus uxkt feuille d*or, qui y est fixée ensuite en la passant au feu.

La dorure à l'huile s'efiTectue au moyen d'une couleur qui se vend dans le commerce sous le nom de colle d'or, qui consiste dans une huile siccative (c'est-à-dire de l'huile de lin bouillie sur de la litharge) , mêlée arec de l'ocre jaune. On dit que cette couleur se perfectionne étant gardée. On l'applique sur la pièce à dorer; et lorsqu'elle est assez desséchée pour que les doigts y adhèrent sans qu'elle les tache, on y pose une feuille d'or qu'on presse aTeqidu coton* Cette manière de dorer convient pour les ouvrages qui doivent être laissés exposés à l'air.

I#a méthode de dorer en or bruni consiste à couvrir la pièce à dorer avec de la rognure de parchemin, en l'y appliquant en couche mince , à cinq ou six fois différentes. On recouvre ensuite cette couche avec une colle jaune, formée d'un mélange de bol d'Armém'e, d'un peu de cire et de rognure de parchemin ; mais , dans cette composition, comn>e dans la plupart des autres dont on fait usage dans les arts, il y a des variations qui dépendent de l'intelh'gence ou du caprice des artistes. Lorsque la colle est sèche , l'or est appliqué sur la surface, préalablement humectée avec de l'eau claire. Un certain nombre d'heures après cette appli^ cation, mais avant que la composition soit entièrement duix^re, l'or peut être bruni à un haut degré avec un instrument d'agate destiné à ce brunissage. Ce genre de dorure ne convient que pour l'intérieur d'appartemens , car elle se détériore promptement lorsqu'elle est mouillée.

Les bords des feuilles, ou les tranches de livres, se dorent en y appliquant une composition formée d'une partie de bol d'Arménie, d'un quart de partie de sucre candi, broyés ensemble avec des blancs d'œufs. On brunit cette compontîon pendant que les litres sont en presse , et on y «pplique l'or au moyen d'un peu d'eau.

On dore le cuir, soit avec une feuille de laiton, soit

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avec une feuille d^argeut, mais le plus ordinairement avee la feuille d'argent; et, dans ce cas, on met sur ce métal une couche de Ternis de couleur d*or. On peut se servir d'une feuille de fer-blanc, au-lieu d'une feuille d'argent, pour cette dorure moins parfaite, sur tels objets > qui ne sont pas susceptibles d'avoir de la flexibilités

On avait autrefois appelé Oa musif, mussif^ ou mosaïque^ une combinaison d'étain e% de soufre^ qui se préparait de la manière suivante : après avoir fait fondre 36o grammes d'étain, et y avoir ajouté 90 grammes de mercure, on trîture cet amalgame avec 210 grammes de soufre, et 90 grammes de muriate d'ammoniaque. Cette poudre étant introduite dans un matras , on le tient , assez profondément enfoncé dans du sable, pendant plusieurs heures, à une douce cha-» leur, qu'on élève ensuite, pour la continuer quelques heures de plus, ^i la chaleur a été ménagée et n'a pas été trop long-temps prolongée, on trouvera, au fond du vaisseau, une masse poreuse en écailles de couleur d'or , appelée or musif; mais si la chaleur a été trop fortement poussée, l'or musif se fond en une masse noire, à texture striée. On donne ainsi l'explication de ce procédé : à mesure que la chaleur augmente, Tétain, par affinité plus forte, s'empare de l'acide muriatique du muriate d'ammoniaque , et il se combine avec cet acide, tandis que l'alcali du sel, s'unissant à une portion du soufre, coule et forme un sulfure* La combinaison d'élain et d'acide muriatique se sublime, et elle se trouve adhérente aux parois du vaisseau. Le mercure, qui servait à diviser l'étain, se combine avec partie du soufre, et il se forme du cinabre qui se sublime aussi; et le surplus du soufre, avec le reste de l'étain , forme l'or musif, qui occupe la partie inférieure du vaisseau. Il faut convenir cependant que rien, dans celte explication, n'indique la nécessité d'avoir recours à un semblable procédé , indirect et compliqué , pour produire une combinaisou simple d'étain et de soufre.

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ÏI ne parait pas que les proportionâ^ des ingrcdiens exigent une bien rigoureuse attention. Le procédé du marquis Je Bullion , tel qu'il est décrit par M. Chaptal dan^ ses Élémens de Chimie , consiste ù amalgamer huit onces d'étain OTec huit onces de mercure, et d'ajouter à ce mébnge six onces de soufre ayec quatre onces de muriate d'ammoniaque. On expose pendant trois heures ce mélange à la chaleur d'un hain de sable, suffisante pour rendre le fond du matraa obscurément rouge. Mais M. Chaptal s'est assuré , que si le mélange était exposé à feu nu à une chaleur violente , il prendrait feu , et il se formerait dans le col du matras un sublimé , consistant dans de l'or musif de la plus grande beauté, en grandes plaques hexagones.

L'or musifest insipide, quoique, dans quelques échantillons, il manifeste une odeur sulfureuse; il n'est soluble ni dans l'eau, ni dans les acides, ni dans les dissolutions d alcali; mais par voie sèche , il forme un sulfure soluble dans l'eau.

On fait emploi de l'or musif comme couleur, pour donner à de petites statues ou à des figures de plâtre une couleur d'or. On s'en sert aussi, dit-on, mêlé avec du verre fondu^ pour imiter le lapis lazuli.

L'or musif est composé, suiviint John Davy, de lOo d'étain-4-56,25 soufre; et, selon M. Berzelius, de loo d'étaîn-H52,5 soufre; ou, pour terme moyen , ioo-i-54,'2, proportions probablement exactes. Il consistera alors dans un atome d'étain=7,3754-deux atomes de soufre=4)0'

ORCANETTE. C'est le nom d'une plante du genre buglose , qui croît dans le midi de l'Europe , et se cultive dans quelques-uns de nos jardins. On l'élève en plus grandes quantités en Allemagne et en France, particulièrement aux environs de Montpellier , d'où ces plantes nous sont principalement fournies avec leurs racines. Elles sont d'une qualité supérieure à celles de la même espèce qu'on cultive en Angleterre. La racine d'orcanette communique une belle couleurd'un rouge

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foncé i\ l'alcool pur, aux huiles , à la cire , et à toutes les substances onctueuses. Sa teinture aqueuse est de couleur d*ua brun sombre, et il en est de même de la teinture alcoolique, lorsqu'elle est épaisse en consistance d'extrait. Le principal emploi qu'on fait de la racine d'orcanette est pour la cola-' ratit>n des huiles , des onguens et des pommades. Si , après avoir teint de la cire avec cettb racine, on l'applique sur an marbre chaud, elle le tache en un rouge-de-chair qui y pénètre assee profondément, et la teinture alcoolique le tache en rouge foncé.

Comme la couleur de cette racine ne réside que dans Fécorce, et que les» racines plu» petites ont plus d'écorce que les grandes, en proportion de leur volume, ces petites racmes sont aussi celles qui fournissent le plus de couleur.

ORIGHALCUM. Le laiton des Anciens; leur Ms était une espèce de bronze.

ORPIMENT. Sulfure d'arsenic. ( f^oj^es Mines d'Arsenic. ]

ORSEILLE. C'est une espèce de lichen blanchâtre {liclt^n roccella) qui croît, sur les rochers voisins de la mer, aux Canaries et au Cap-Verd, et donne une riche teinture pourpre, pou solide, à-k-vérité, mais très-belle. Cette plante nous est envoyée telle qu'on l'a cueillie. Les ouvriers qui la préparent pour la teinture la font passer entre des pierres , de manière qu'elle soit entièrement broyée et écrasée, mais sans être réduite en poudre; et alors on Thumecte avec un fort esprit d'urine, ou avec de l'urine ellemême, mêlée avec delà chaux vive; elle acquiert, dans peu de jours, une couleur tirant sur lo pourpre, et à ia longue, une couleur bleue; dans le* premier état, oa l'appelle archil^ et dans le second, lacmus ou Uunus (tournesol).

Les teinturiers emploient rarement l'orteille seule ^ à rai-

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