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son de ce qu'elle est chère , et que la beauté de sa couleur est peu durable. Il* s'en servent principalement pour modifier d'autres couleurs et leur doni^er de l'éclat; et, à cet eSet^ ils font passer le drap, ou la soie teinte, dans un huia d'eau chaude , légèrement imprégnée avec de l'ofseilli}. L'éclat, SLiaéi communiqué, se p^rd promptement par le contact de l'air. M. Hellot assure, qu'en ajoutant au bain un peu de dlssolutkm détain, il a obtenu de l'orseille une couleur beaucotip plus solide , que cette couleitr tourne en-mêmetemps à l'écarlate , et qu'elle est plus ou moins permanente , selon que l'orseille perd davantage de sa couleur naturelle.
L'orseille préparée donne très-promptement sa couleur à l'eau , aux esprits volatils et à l'alcool. C'est de sa dissolu^tion alcoolique qu'on se sert principalement pour colorer les esprits dans les theriûomètres. De même que la couleur de rorseille sur de l'étoffe se détruit par l'dxpositioa à l'air , un eâfet semblable est produit sur cette couleur par l'exclu-^ ^n de l'air dans les tubes hermétiquement scellés^, les, esprits , dans de grands thermomètres , deyenant , en pe& d'années, incolores. L^abbé Noilet observe (dans les Mémoires de l'Académie, publiés en France pour l'année 174») qu'en rompant le tube dans lequel l'esprit a été ainsi déco-^ loré , sa couleur se rétablit promptement par l'admission de l'air, «t que ce double effet peut être successivement produit un certain nombre de fois; il ajoute qu'une infusiôfl aqueuse d'ofseille, renfermée dans des tubes thermométri* qaes , perd sa couleur en trois jours; et que, dans ntk Tabseau profond^ cette infusion devenait incolore dans k partie inférieure du yaisseau, tandis qu'à la partie supérieure, elle conservait sa couleur.
Une dissolution aqueuse de l'orseille , appliquée au marbre froid, lui communique une belle couleur violette ou bleue tirant sur le pourpre y qui résisté beaucoup plus long-temps à l'air que les couleurs de l'orseille appliquées à d'autres substuncês. M. Dufoj dit, qu'il a vu du marbre, teint de cette
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.couleur, qui l'avait conservée au bout de deux ans sans alîératioïi sensible. Cette couleur pénètre dans le marbre, quelqneîbis à la pn>fondeur d*un pouce (environ 25 millimètres), cl elle détend en-même-temps sur la surface, à-moins qu'elle ne soit restreinte, ou bordée avec de la cire ou quelque autre suSstince semblable. 11 semble qu'elle rende le marbrç un peu plus cassant.
Il se fait une très-grande consommation d'un article de cette espèce, manufacture à Glascow, par M. WLackintosh, article fort estimé, et qui se vend sous le nom de couleur violette ou prune-de-monsieur ( cudbéar ). J'ai vu de très-beaux échantillons de soie teints ainsi , dont on disait quf les couleurs étaient très-solides, de nuances diverses, depuis l'œillet et le cramoisi jusqu'à un bleu-mazarin vif^
Le il f mus est aussi employé en chimie comme réactif, soit en teignant du papier avec cette substance, soit en en faisant une infusion dans l'eau. On appelle alors, très-communément, mais très-improprement. Cette infusion teinture de tournesol. Ceux qui préparaient le litmus lui donnèrent autrefois le nom de tournesol , prétendant qu'ils le retiraient du tournesol, heliotropium tncoceum , dans la vue d'en tenir la Véritable source secrète. L'infusion ne devrait pas Ctre trop forte, autrement on agirait une teinte violette, qui cependant disparaît en l'étendant. La luipière du soleil Cait tourner au rouge, même en vaisseaux clos, la couleur de la teinture, qui peut être faite avec de l'alcool au-lieu d't*au La couleur de cette int!u.sion ou du papier avec laquelle on l'a teinl, est à Tinsta.it rendue rouge par des acides; et si elle la été ainsi d^abord , par une petite quantité de vinaigre, ou par qgelque acide faible, sa couleur bleue sera rétablie par un alcali.
ORTHITE. Minéral a'nsi nommé parce qu'il se rencontre toujours eu couches droites', généralement dans le feld-spath. Il a de la ressemblance avec la gqdoliniljB, et consiste, sui-*
os lai
Tant M. Berzelius, en : peroxide de cériuoi iQ^S^ protoxide de fer 129449 protoxidede manganèse 3/f4> ytlria 3,44 > silice 53,0, alumine i^^^, chaux 7,84, eau 5,96. On trouve J'orthite dans la mine de Fin|îo dans le voi>*inage de Fahlum, en Suède. La mine est située dans un filon de granité qui trayerse du gneiss.
OS. Les os de Phomiine et des quadrupèdes doivent leur grande fermeté et solidité à une portion considérable de phosphate de chaux qu'ils contiennent. Lorsqu'après avoir été râpés en petit, on les fait bouillir dans de l'eau, iJs fournissent une matière gélatineuse, et une portion de graisse et d'huile qui occupaient leurs interstice».
Les os humains calcinés sont composés , suivant M. Ber-* zelius, sur loo parties, de 81,9 phosphate de chaux, 5 de fluate de chaux , 10 de chaux, 1,1 phosphate de magnésie, 2 de soude, et 2 d'acide carbonique. 100 parties d'os sont réduites, par la calcina tion, à 63 parties. Fourcroy et M. Vauqaelin trouvèrent que la composition des os du bœuf était , sur 100 parties, de 5i gélatine solide, 37,7 phosphate de chaux, 10 carbone de chaux, et i,3 phosphate de magnésie; mais M. Bcrzelius leur donne pour parties constituantes: 33,3 cartilage, 55,35 phosphate de chaux , 5 fluate de chaux, 3,85 carbonate de chaux, 2,o5 phosphate de magnésie, et 2,45 soude, avec un peu de muriate de soude.
Fourcroy et M. Vauquelin obtinrent environ jô-* de phosphate de magnésie des os calcinés de poules. La râpure de l'émail de dent, dissoute dans de l'acide muriatique, ne dcnne point d'albumine comme celle des autres os. Fourcroy et M. Vauquelin en établissent la composition à : 27,1 gélatine et eau , 72,9 phosphate de chaux. Suivant MM. Hatthett et Pepys, cette composition est de 78 phosphate de cbaux, 6 carbonate de chaux, et 16 eau, et perte. D'un autre côié , M. Berzelius ne trouve que 2 pour 100 de matière /^ombuiïtible dans la dent. La dent d'adultes consiste, sui-