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vif à une dissolution de muriate de platine qu'on pouvait à-peine distinguer de Teau.
Si Ton agite av^c de Téther la dissolution de platine dans Tacide muriatique , Téther s'imprègoe de ce raéUl : cette solution étbérée est d'une belle couleur jaune pâle, ne tache point la peau, et peut être précipitée par Taiinnoniaque.
Le platine ne se combine pas directement ayec le soufre , mais il se dissout dans les sulfurés alcalins y et Thydrogène sulfuré le précipite de sa dissolution dans Teau régale.
Pelletier réussit à l'unir avec le phosphore, en projetant <le petits morceaux de phosphore sur du platine chauffé au rouge dans un creuset; ou en exposant à une forte chaleur rouge quatre parties de platine avec autant d'acide phospho*lique concret, et une partie de poussière de charbon. Le phosphurede platine est d'un blanc d'argent, très-cassant, et aisez dur pour faire feu avec le briquet. Il est plus fusible que le métal lui-même , et une forte chaleur en sépare le phosphore : ce qui porta Pelletier à tâcher d'obtenir le pla* tîne par cette méthode. Il trouva, néanmoins, que les der^ nières portions de phosphore étaient chassées avec beaucoup trop de difficulté.
Le platine s'unit à la plupart des autres métaux. Ajouté à de for, dans la proportion d'un douzième, îl forme un métal d'un blanc jaunâtre , très-ducflïe , et suffisamment élastique , pour que M. Hatchett ait supposé qu'on pourrait l'employer avec avantage pour les ressorts de montre et autres objets. Sa pesanteur spécifique était de 19,015.
Le platine rend Fargent plus dur, mais sa couleur devient plus foncée.
Le cuivre reçoit un grand perfectionnemen* par son alliage avec le platine. Ce métal , dan* la proportion d'un sixième , d'ttuvingt-cinqjuîème, ou mên»e moins, donne ai* cuivre la coaleur de l'or, le rend ^«s dur, susceptible d'un pius beau poli , d'un grain piil» fisse, et bien moins sujet ù la rouille.
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Les alliages du platine ayec Tétain et le plomb se ternisseat très-facilement. ( Foyez Fee. )
Le platine , par sa dureté 5 son infusibilité 9 et le peu d'action qu'exercent sur lui la plupart des agens , est devenu très-précieux pouf fabriquer des vaisseaux de laboratoire de cbimie. Ils ont, à-la- vérité, rinoonvénient de pouvoir être rongés par les alcalis caustiques et quelques sels neutres.
On réduit maintenant à Paris, le platine sous le marteau, en feuilles d'une ténuité extrême. £n renfermant un fil de platine dans un petit tube d'argent , et le tirant à la filière, suivant la méthode ordinaire, le.D.' Wollaston est parvenu à faire des fils de platine qui n'avaient que ^^^.' de pouce de diamètre. '
Pour quelques phénomènes curieux de sa ixkÛQVL^voytz Chalumeau. Il y a deux oxides de platine.
1. On peut obtenir le protoxide, en versant unedissohition de nitrate neutre de mercure dans une dissolution étendtie de muriate de platine. Il se précipite une poudre brune ou d'un vert-olive, qui est un composé de calomelel de protoxide de platine. On la lave avec soin, puis on la chauffe modérément pour chasser le sel de mercure; le pro-
gram.
toxide noir reste pur. loo grains (6,475) de cet oxide abandonnent, à une chaleur rouge , 204»^ centim. cubes de gaz oxigène, et sont convertis en platine métallique. Avec le flux d'émSlIeur , il peut être chauffé au rouge sans éprouver de réduction. Ce fait important, ainsi que la découverte de l'oxide lui-même, est dû à M. Cooper. Il paraîtrait ainsi, que le protoxide de platine est formé de :
Platine. . . . 100,000 a2,6a5
Oxigène. . . 45423 1,000
a. Le peroxide paraît contenir trois proportions. M. Ber-
zelius l'obtint en traitant le muriate de platine avec l'acide
sulfurique, à la chaleur de rébullîtion, et en décomposant
ensuite le sulfate par de l'eau de potasse. L'oxide qui se pré-
cipite est une poudre d'un brun jaunâtre , qui se réduit facilement à l'état métallique par une chaleur rouge.
Suivant M. E. Davy, le protochlorure est soluble dans l'eau, tandis que le bichlorure est insoluble. Si après avoir séché avec précaution la dissolution nitro-muriatique ordinaire, on chauffe au rouge obscur, et qu'ensuite on lave avec de l'eau, et qu'on dessèche de nouveau, on obtiendra le bichlorure , qui paraît consister en :
Platine. . . loo ou i atome 23,73 Chlore. . . 37,93 2 atomes 9,00
Ce bi-chlorure a une couleur brun-olive foncé ou verte ; il est rude au toucher, insipide et inodore. Il ne se fond point par la chaleur, et n'éprouve aucun changement par son exposition à l'air. A la chaleur d'un rouge obscur, le chlore se dégage et le platine reste. ^^
Suivant M. E. Davy, fl y a deux phosphures et trois sulfures de platine. (Voyez son excellent Mémoire dans le PhiL -^og:., vol. XL. )
Les sels de platine ont les caractères généraux suivans :