Leur dissolution dans l'eau est d'un brun jaunâtre
2. La potasse et l'^nmoniaque y déterminent la formation de petits crilitaux orangés.
3. L'hydrogène sulfuré précipite le métal sous la forme d'une poudre noire.
Le ferro-prussiate de potasse et l'infusion de noix de galle n'y occasionnent aucun précipité.
On peut obtenir le sulfate de platine en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré à travers la dissolution nitro-muriatique. Il faut le laver et le faire bouillir une ou deux fois avec de l'acide nitrique , pour que la conversion en sulfate soit complète. Sa couleur est le noir-brunâtre, et il ressemble à la croûte charbonneuse que laisse le sucre quand on le décompose par la chaleur. Ce sel est facile à casser , • et il se pulvérise aisément ; il a presque le même éclat que la blende cristallisée. Sa saveur est acide , métallique et un peu caustique; il rougit légèrement le papier de tournesol.
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Il est délHfueseent , et soluble ^Uins l'eau s Talcool et Féther , ainsi que daos les aoltles muriatiqae, nitrique et pbosphorique. A une chaleur rooge, il est réduit à Tétat métallique. P'après l'analyse de M. Dayy^ ee sulfate paraît formé de :
TàéorM.
Acide wlfurique. • . 26,3 ft^^SS
Protaxida de pktine. 75^7 7^4^
IOO5O lOO^OO
Ce grand rapprochement de la théorie peut servir de vérification de l'analyse On fçmie un suliate double de potasse et de platine, en neutralisant k sulfate de platine avec une éissohition de potasse , et en expesant pendant ^lelque temps le mékM»ge à la chakttr de i'ébuUition. Ou obtient ainsi une substance en grains , ressembla]ii,à de ta poindre à canon. Ce sel esd a»D» save«r , insoluble dans l'eau y et ayant l'éclat de la blinde. On peut former, par te même procédé, un sulfate double de soude et de platine, ainsi q^'un aomionio-s«lfiïke.
PhatimefulminanL l\ a dernièreiiient étié découvert par M. ËdmoBd Bavy. l^ans wha diâsoli|^on du sulfate dans l'eau , on verse de l'ammoniaque liquide , et après avoir lavé k précipité qut se pri)duit y on le met dans un matras avec une lessive de potasse, et on fait bouillir pendant quelque leiups. On filtve a(kM*9 k liqueur , et le précipité est ensuite lavé et séché. On obtient ainsi une poudre brune plua légère que Yoê fulminant, et qui est le platine fulminani Cette poudre IdiU une expk>fiion violente quand on la cb^iSe à do4° conH^. Haie elle ne détone pas par Irottement ou p^cussion. Le platine fulmktant n'est pas conducttur de l'éleclricité. Avec Paaide solfiuriqiM^ il forme une dissolutioa de couleur foneée : le chlove et ht gaz aeiiobc fl&udatiqae le décoraipesent. , Il consiste , suivant M. £. Davy, en :
Feroxide de platioe. Su, S oa^àrpea-^ppèsts» atomes. Ammoniacpe. ... 9,0 1 atome»
EaiU', « %5 i
PLO 18;
PLÉONASTB. Ceylanite.
PLOMB. Métal d'un blanc avec teinte trè^-prononcée d% bl«u , très-tendre et flexible , ayant très-peu de ténacité , et par conséquent incapable d'être tiré en ôb, quoique pouyant être très-facilement étendu en plaques minces sous le marteau. Sa pesanteur spécifique est de 11, 55. Il se fond à Sac* centi^. Cbauffé fortement 9 il bout, en exhalant des fumées. Si , pendant qu'il est en ébiillition , on l'expose à l'air, son/ oxidation a très-<-rapidement lieu. Lorsque , par le refroidissement après ébullition, il s'est congelé, il est devenu cassai^t ; et dans cet état, il peut être rompu en morceaux par le marteau , et la cristaUisation de ses parties intérieures présentera on arrangement en lignes parallèles.
Le pilomb n'éprouve pas beaucoup d'altération par son exposition à Tair ou mis à l'eau, quoique l'éclat dis sa surface, lorsqu'il e«t coupé ou raclé, se perde dans ces cas trèspfoœptement. Il est probable qu'il se forme sur la surface une couche minée d'oxide qui préserve le reste du métal, et ft'oppose à ce qu'il soit corrodé.
Il y a certainement deux, peut-être trois oxides de plomb. 1. La poudre précipitée par la potasse de la dissolution du nitrate de plomb, forme, étant séchée, Je protoxide jaune. Cette poudre, lorsqu'elle a été un peu vitrifiée, constitue la litbarge ; et combinée avec de l'acide carbonique, elle devient ploimb blanc, blanc de plomb ou céruse. M. Houton Labillardiére a obtenu ce carbonate de plomb en cristaux blancs dodécaèdres , de la grosseur d'une tête d'épingle par dépôt lentement formé, d'une dissolution de litharge dans delà soude. Cet oxide de plomb est volatilisé par la chaleur. Il est d'une très-grande importance d'en connaître exactement la composition, spécialement à raison de sa grande influence dans les analyses de corps organiques. Le terme moyen des dernières expériences de M. Berzelius, telles qu'elles sont délaillées dans le einquième volume du Journal Afhandtin-
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gari Fysick, détail traduit dans le Journal Ann. qf PfUL pour réyrier i8ao , donne 7,73 pour la quantité d'oxigène combiné avec 100 de plomb dans 107,73 du protoxide; d'où Ton infère 12,9366 pour le nombre équivalent du plomb. Ce nombre se rapprochant de très-près de celui i3, nous serons suffisamment autorisés à Tadoptei^ comme nombre rond, et à estimer à 14 le nombre équivalent pour le protoxide. Le massicot , dont on fait usage comme couleur , est simplement cet oxide.
a. Lorsque le massicot a été exposé pendant environ quarante-huit heures à la flamme d'un fourneau à réverbère , il devient plomb rouge ou minium. Cette substance a une pesanteur spécifique de 8^94. Chauffée au rouge , elle abandonne de l'oxigène, et passe au protoxide vitrifié. Le minium consiste dans 100 de plomba- 1 I9O8 oxîgène ; et il peut être considéré comme un composé de 2 atomes de plomb -H 3 d'oxigène ; ou de 1 atome protoxide -H 1 atome peroxide.
3. Si, sur 100 parties de plomb rouge, on fait digérer de l'acide nitrique d'une pesanteur spécifique de 1,26, 92,5 parties seront dissoutes ; mais il restera 7,5 parties d'un brun foncé , insoluble. Cette poudre est le peroxide de plomb, et elle consiste dans 100 de plomb -H i5,4 oxigène, ou i3-H 2=:i5.
Si l'on fait passer de la vapeur de chlore h travers du plomb rouge en diffusion dans de l'eau , on obtient une dissolution qui fournit, avec la potasse, un précipité abondant del'oxide brun de plomb. On peut retirer de 100 parties de minium, 6t parties du peroxide. Il n'a pas de saveur; et avec l'acide muriatique, il y a développement de chlore. Ce peroxide étanÉ chauffé, il se dégage de Toxigène, et il reste du 'protoxide. Le plomb rouge du commerce est souvent très-impur, comme contenant de l'oxide jaune, du sulfate de plomb , du sous-murîate de plomb et de la silice.
On forme du chlorure de plomb, soit en plaçant du plomb dans du chlore, soit en exposant le muriate à une chaleur
médiocre. Il est sous la forme d'une masse demi-transparente d'uo blanc grisâtre ressemblant un peu à de la corne ; ce qui lui ayait fait autrefois donner le nom de plomb corné, ChaulDfé au rouge, à yaisseau clos /il est ûxfj mais, à Tair libre , il •'évapore à ce degré de chaleur. Le chlorure de plomb conliste, d'après l'analyse qui en a été faite parle docteur Davy, en 25,78 chlore -H plomb 745^2, ou 4>5-H i3.
L'iodure de plomb se produit aisément , en chauffant sts deux constituans. Il est d'une belle couleur jaune. Il est précipité , lorsqu'on verse de l'hydriodate de potasse dan» une dissolution de nitrate de plomb.
Les sek de plomb ont pour base le protoxide de ce métal , et ils se distinguent par les caractères généraux suivons :
1. Ceux de ces sels qui sont solubles dans l'eau ,^ donnent ordinairement des dissolutions incolores, qui ont une saveur douceâtre astringente.
2. Traités au chalumeau sur un charbon , tous ces sels fournissent un bouton de plomb.
5. Le ferro-prussiate de potasse précipite en blanc leurs dissolutions.
4. L'hydro-sulfate de potasse y occasionne un précipité noir.