‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 78 sur 178 · L'hydrogène sulfuré y produit aussi un précipité noir · texte numérisé non relu

L'hydrogène sulfuré y produit aussi un précipité noir

6. Avec l'acide gallique et l'infusion de noix de galle, le précipité est blanc.

7. Une lame de zinc, plongée' dans les dissolutions de sels de plomb, les précipite en blanc ou en plomb métallique.

Les acides attaquent, pour la plupart, le plomb; l'acide fulfurîque n'a point d'action sur ce métal , à-moins qu'il ne soit concentré et bouillant; il se dégage, pendant que cette action a lieu, du gaz acide sulfureux, et Tacide est décom- ,posé. Si la distillation est poussée jusqu'à siccité , il reste une masse blanche saline, dont une petite portion, soluble dans l'eau , est le sulfate de plomb ; elle fournit des cristaux. Le résidu de la masse blanche est un sulfate de plomb iusO'lubie. Il consiste dans 5 acide -H 14 protoxide.

igo PL©

L'acide nitrique af.it fortement sur le plomb.

La dissolution du plomb dans cet acide donne, pai^ FéTa* poraliotj , des cristaux tétraèdres qui sont blancs ^ optiques , ayant beaucoup d^éclat, et d'une pesanteur spécifique de 4- Ht se di9!K)lvcnt dans 7,6 parties d'eau bouillante. Ces cristaux consistent dans 6,;; 5 acide -h i4 protoxidc, ou près de 1 «HUr

On peut former un sous-nitrate de plomb en écailles perlées, en faisant bouillir dans de l'eau des poids égaux du nitrate et du protoxide.

Si l'on fait bouillir une dissolution de 10 parties du nitrate sur 7,8 parties de plomb métallique , il se produit un sousnitrite de plomb. Si le métal est en plus grande proportion , il en résulte un quadro-90us-nitrîte. En saturant moitié de l'oxide du sous -nitrite arec une proportion équivalente d'acide sulfurique , il y a formation d'un nitrite neutre.

L'acide muriatique agit directement sur le plomb , à l'aide de la chaleur, en l'oxidant et dissolvant partie de son oxide.

L'acide acétique dissout le plomb et ses oxides , quoique probablement l'accès de l'air puisse être nécessaire pour qiie la dissolution du métal lui-même dans cet acide s'opère. Le plomb blanc ou céruse se prépare en roulant en spirale des lames de plomb ^ de manière à ce qu'il reste entf e chaque rouleau un espace d'environ un pouce : ces pièces de plomb ainsi roulées sont placées verticalement dans des pots de terre , au fond desquels est du bon vinaigre. Les pots étant recouverts , on les lient pendant long-temps exposés à une douce chaleur dans tm bain de sable , ou dans une couche de fumier. La vapeur du vinaigre , aidée par la tendance du plomb à se combiner avec l'oxigène qui est présent , corrode le plomb , et en convertit la portion extérieure en une sub* stance blanche, qui s'en détache en flocons lorsqu'on déroule le plomb.' On traite ainsi, à plusieurs fois répétées, les lames de plomb , jusqu'à ce qu'elles soient entièrement corrodées. La céruse est le seul blanc dont on fasse usage dans les peintu'res à l'huile. Elle est communément falsifiée dans le corn-

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merce par un mélange de craie. La céruse peut être facile-

meot dissoute dans Tacide acétique ; et cette dissolution

fournit un sel cristallisable que^ d'après sa saveur sucrée , on

ùf pelle sucre de plomb. Cette substance est, ainsi que toutes

les préparations de plomb , un poison mortel. Le sucre de

plomb ordinaire est un acétate , et l'extrait de Goulard, qui

se prépare en élisant bouillir de la lithafge dans (lu rinaigre ,

est un sous-acétate. Ce sel est supérieur à l'autre dans son

effet de coaguler le mucus. Si l'on suspend par un fil de lai-

. ton ou de fer , ou par du fil ordinaire , un morceau de zinc

dans un mélange d'eau et d'acétate de plomb, ce métal sera

rcTivifié, et formera un arbre de saturne.

f,[ facétate ou sucre de plomb cristallise ordinairement en

,. * aiguilles d'un aspect so jeux. Ce sont des prismes tétraèdres

comprimés av«c sommets dièdres. So pesanteur spécifique

. , est de 2,545. Il est soluble dans trois fois et demie son poids

^. d'eau froide , çt dans un peu m^ins de ce liquide bouillant,

^ I Ses parties constituantes sont , suivant M. Berz^us : acide

î 26,96 -H 58,71 base -H 14^32 eau.

Le sous-acéCate de plomb cristallbe en lames, et il est composé de i3,23 acide -H 86,77 base, ^" ^^ * atome -*- 3. On voit, dans les travaux bien dirigés et en grand d'excellent sucr« de plomb , de M. Mackintosh et de M.«Ramsay, à Glascow, ce sous-acétate se former par fois en gros prismes rhomboïdaux aplatis, que le D.' Thomson suppose consister dans 5 atomes d'oxide de plomb, 4 atomes d'acîde acétique, "^t 19 atomes d'eau ; tandis qu*il considéra l'acétate ordinaire, comme étant un composé de 1 atome acide, 1 atome oxide, et 3 atomes d'eau. Les sulfure, sulfate, carbonate, phos- 4 phate, arséniate et cbromate de plomb se trouvent natifs, et ih sont décrits parmi les mikes de ce métal.

Lorsque le plomb est à l'état d'alliage avec son poids égal d'étain, ou peut-être moins , le vinaigre n'a plus d'action sur lui. On fait emploi d'acétate et de sous-acétate de plomb en 4iftsolutioQ, comme applications extérieures de ces liqueurs

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à des surfaces enflammées et à des ulcères scropliuleuï , et aussi pour laver les* yeux. Dans quelques cas extrêmes d'hémorragie proYenant des poumons et viscères, et de l'utérus, le premier de ces sels, Tacétate de plomb a été prescrit , mais rarement et en très-petites doses, comme corrugateur ou astringent. La colique des peintres , et ce qui résultait autrefois, dans certaines contrées de l'Angleterre, de l'emploi du plomb dans les pressoirs à cidre, fout connaître l'effet trèsdélétère de l'oxide ou des sels de plomb, lorsqu'ils sont habi-< tuellement introduits dans le système par les plus petites quantités à-la-fois. Cet effet a fréquemment produit la contraction des pouces, la paralysie de la main, ou même des extrémités. L'usage d'eaux chargées d'hydrogène sulfuré , de laxatifs, parmi lesquels ceux avec le soufre, de l'huile de castor, du sulfate de magnésie, ou du calomel, mériteraient la préférence, sont les remèdes appropriés; on peut aussi recourir à l'usage du mercure , aux bains chauds d'eau de mer , et à l'électricité.

Des marchands de vins cherchent quelquefois i\ rendre plus (ïoux ou sucrés, au moyen de la lilharge ou de sels de plomb, ceux de leurs vins qui ont de la verdeur ou de l'aigreur. Cette adultération délétère peut se découvrir par de l'eau imprégnée d'hydrogène sulfuré, qui précipite le plomb à l'état de sulfure d'un brun foncé. On peut encore se servir à cet effet de sous-carbonate d'ammoniaque , comme d'un réactif plus sensible , qui précipitera le plomb à l'état d'un carbonate blanc. Ce précipité étarft lavé et mis en digestion avec de l'eau imprégnée d'hydrogène sulfuré , il deviendra aussitôt noir. Si l'on chauffe doucement le précipité blanc , ta couleur passera au jaune, et en le traitant alors au chalumeau, sur un charbon, il donnera un globule de plomb. Le chromate de potasie donnera lieu, dans les dissolutions de sels de plomb , à un précipité pulvérulent d'un beau jaune orangé. Le vin de Bourgogne et tous ceux de nature telle, qu'ils contiennent du tartre, ne pourraient pas retenir da

PLO igS

plomb en dissolution^ à raison de Tinsolabilîté du tartrate de ce métal.

Le contre-poison convenable pour une dose dangereuse de sucre de plomb est une dissolution de sel d'Epsom , ou\ de sel de Glauber, ayalée largement : Tune ou l'autre de ces dissolutions convertit instantanément l'acétate de plomb rénéneux dans le sulfate inerte et innocent de ce métal. Le sulfure de potasse y si prôné par Navier , au-lieu d'être un antidote , agit lui-même comme poison sur l'estomac.

Les builes dissolvent l'oxtde de plomb , s'épaississent en prenant de la consistance ; dans cet état^ on les emploie comme formant la base de plâtres , de ciment y pour des ouvrages dans l'eau, des peintures, etc.

Le soufre dissout aisément le plomb par To{e sèche , et il en résulte un composé cassant d'un gris foncé et d'apparence brillante , qui est beaucoup moins fusible que le plomb luimême : propriété qui est commune à toutes les combinaisons du soufre avec les métaux plus fusibles.

L'acide phosphorique , chauffé avec du chaii>on et du plomb, devient converti en phosphore, qui se combine avec le métal. Cette combinaison ne diffère pas beaucoup du plomb ordinaire; elle est malléable, et se laissant facilement couper au couteau; mais elle perd plus promptement son brillant que le plomb pur; et lorsqu'elle est fondue au chalumeau sur du charbon , le phosphore brûle en laissant le plomb.

Si l'on fait fondre de la litharge avec du sel ordinaire, ce sel est décomposé; le plomb s'unit avec l'acide muriatique, ît'l et forme un composé jaune, dont on fait usage comme coor Ut leur. La même déeompositîon n Heu par la yoie humide', en faisant macérer du sel commun avec de k litharge; et la di«* (i^JI lotutîon contiendra de l'alcali eaustiquev ' •(

oOj4 Le plomb s'unit avec la plupart des méfaux. L'Of^etl'argeot sont dissous par ce métal à une chaleur légèrement 't^t roage. Ces métaux sont, dit^n, rendus cassans l'un' et l'autre par un petit mélange de plomb, quoique le.plombr Tome IV. »3

M'-même fioiie rendu i^s ductile par uae;p;etiie -fuaQtiU dV ou d'argent. Le platine forme un composé caasaat ayec le l^omb: oeluî^ s-amalgame aT«c le mercure; mais alors le plomb se «ëpore du merow^ par ^'agitatjooj &oui la fonne d'une poudre noire Imp^lpabèe, et i( y a eo-iï^iue-temp5 aboorptiéB d'ooig^e.

Iltte se lonne d'imou du ouirre a?AC le plomb ^ qu'àPaid^ d'ufie forte ctudeur^^Si leplotub a^ebauffé au poialdebauillir et de Amrar^îl diftsoiit Iitt«$ttôt4e« morceaux de{îui?re ^u'on jr)€itte. Le mélange) veÛPoîdJ^eâtCASdaQl. L'uaiondeoesdeux nétauxefii d'<une lîigèr^ r^mar^vMjsle; çar^ en ei^posant la BdéMdeâ une chaleur n'cxeyéilvnt pas celle ^ lagu^ le plomb se fond, ce métal s'éooulepiteftfu'^ntjèreQaent par lui-même: ûe procédé s'appelle liquatioi; Ma sosies de jplomb plus grossières , qui doii?^ leur propriété 4'^re cassantes et leur teacture grenue kmn mélange 4e cmvve ^ rej^ettent, lors* qu'oQ les fait iendro à nae faible ^cbaleui?) g^^d dernier mét^ à la surface. Le fer ne «'tl&it pas ayecle^loilib, taat 4}uec«s substances coéser^ent 9 l'uoe et l'autTre , ^eur forme métallique : l'étain s'unit faeiletnenl: aTeç le pic^b^ et cette unieo produit im -composé imaucoup plus fusîi4e qua le plomb Juimême, et dont, pan cette raiisioo, on :£aîJ;<.eay>kû com^f somdwpe pour le plomb. J>citK fiâMrttes dç |>iomb ,^l une partie d?étain tement un alliage plus iusîM^ que-ckacun de l'un ou de V^mAre de oes -métaux «mik.HGelf alliage est ia 'S9^dure des ptlombiers; Le bismuth* se j&ombine .ai^n^ifint aYieo le j^lomb^ eticette uombinaison >pn)duit un méi^l >4'un gfmin serré un, maïs «rës*«cassao;t» Un mélange defhuit)P^fti^>de bismuth, oinq partMs de plomba etiiots p^rMes d'^ètain^ se fond à ua degnè et chaAemr qai A'«st ipafi rSfUffisaful ipour laire bouillir l'eau. L'antimoine forme a¥to le fflomb 4|ci aUXage cassant. Le nickel y lexcabak, leTmaj^aèse M jeinnc ne s'unissent pas«76cie plomb par ifusion.

Tous les oxides de tplomb sont aisénâeat revivifiés par la dialè|ir>et3le carbone:

R08IBAGINE. {ro^^ez GBA.PHiTe.) PLUIE. M. Luke How ai*d , que Too peut regfirder CQjq[>ine je fl\i9 exact de dos météorologistes instruits 9 ^t porté à croire que la pluie est, daps p;re9q\ie tous les cas, le résultat de Taçtioa électrique qu'exercent les ^ufiges les pns s^x los autres. Cette idée est coufirmée par ^s obserrMioo? faites de diverses inaniére^ svtr l'état électrique des nuages e( d^ IfL flme; et \l est très-proJ)|^We qu'^p orage gFea;^anfirire Ve^t qu'un déy,€;loppeare;nt soudain et p^us sensible de ces énergies, pi, d'^pi;és l'ordre po^rfait qu'on pb^eri^e A xl'auti:es égards d^Qs l'Univers, doivent ipcessfUZM;aeQt agir dans le silenœ i^oii^ le bien général.

Daiis la /pr^£(^on d^ n\i^e ^nonç^t une avfir^se ou ondée {nimbais ), deu^ .qirconstaiiceç doivent ^tlirer particulièrement l'attention; l'étendue, dws «toy^^ les ^reo- ^'o?is, des o^^is^es sjjpérieur^s du n^oge? ju^îi'à ce qu'elles soient deï;eçiu es, coçftîpe le x^r^f^j, une cpwohe uiwf(vme; et le mouv^meat x^pide Qt la diminutiai) visible du cumu- I^s, lorsqu'il avwe ^us ce sti;atvis. I^es cirri (les ir^nges ^9si), qv|i s'étendent 3i sç^vvept de la qpqche supérieure ((t^ pnage x^rs Jle haut, >et qpi x«38€wbleot à des Neveux eliéiÂssés 5 ont bien ^'apparepçe ^e CQndMCtfîur.s temporaires 4e l'électricité dévelopiW'P^r )l'MaiQï^ subite de .très-petites ^^Fticules.dey^eurdaps c^Uesbepucpup plus grandes qui ^pxkent la.pluie. D'après ppe expérience fftite , par iCayallp, av^ec un c^f-yplant ^pleyé avec un Al conducteur de 36o j)ie4sCepvirpp iippjètres) 4e 4évelQppejiient.4iMîs un interji5?^He eptijeçiewt ondée^^et ipamA^^i -eçiraîr p^qdant la .pluie, il par^t que Jes .rniages ^jjpérieurs po$«édaieiit axant la pluie rjél^q^ricMé positive , laqvi^Ue^ à rarrÂvée d'un ^rand cumu^ ^, fitpUçé à upe éleotriçité négatî^ve très-warquée, qui cpn|j§^a,de se manifestef ,peadaat tpv^t Je tewps qu'il fut au-de^su^ 4u i^erf^volapt. vÇela, .«éAnmoiç^s , ne doit pas nous poFte^r il, conclure que le ^;wwf<^«^ qui amène la pluie est toujours électrisé négativement, puisque le mQm.e effet ppurjait

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