‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 85 sur 178 · POT · texte numérisé non relu

POT

$1 s*ll y en a trop peu, elle ne recevra pas la couverte conyenable de la circulatio^n de la yapeur du sel.

Celte couverte , ou yemis 9 même dans son état le plu0 parfait, paraît moins belle que la couverte sur la poterie jaune.

La couyerte delà poterie jaune se fait en mêlant ensemble dans Teau, jusqu'à ce que le mélange ait acquis l'épaisseur delà crème, 112 livres de blanc de plomb, 24 livres de caillou pulvérisé , et 6 livres de filint-glass réduit en poudre fine. Quelques manufac^riei^ suppriment le flint-glass , el mêlent seulement 80 livres de blanc de plomb avec 20 livres de caillou pulvérisé ; et d'autres employcnt sans doute de» recettes différentes dont il est difficile d'être instruit.

La poterie , avant que la couverte y soit appliquée , est cuite au feu. Par ce moyen , elle acquiert la propriété d'imbiber fortement l'bumidité. Alors on la plonge dans la couverte liquide, et on l'en retire promptement; la couverte est imbibée dans tous ses pores, et la poterie devient bientôt sècbe. Alors on l'expose de nouveau au feu, et par ce moyen, la couverte qu'elle a imbibée »e fond, et il 3e forme une coucbe vitreuse sur toute sa surface. La couleur de cette coucbe est plus ou moins jaune, buivant que l'on a employé une proportion plus ou naoins grande de plomb. Ce métal est le principal agent pour produire la couverte ou vernis , ainsi que pour donner la couleur jaune ; car le plomb est, de toutes les substances connues^jusqu'à-présent, celle qui jouit au plus haut degr^ de la propriété de produire la vitrification des corps avec lesquels il est mêlé. Le caillou sert à dœaner dé la consistance au plomb pendant que sa vitrification a lieu, à l'empêcher de devenir trop fluide, de couler le long des côtés de la poterie, et par conséquent de laisser des places non revêtues de couverte.

La couleur jaunâtre que donne le plomb quand il est vitrî- Hè avec les cailloux, peut être entièrement changée par l'addition de très-petites quantités d'autres substaqces minérales,

sao POU

G*est ainsi, par. exemple , que la belle /^ouverte ooîre que ron applique sur une espèce de poterie fabriquée à îfotlîngham, est composée de ai parties en poids de blanc de plotnb, 5 parties de caillou pulvérisé, et 3 parties de manganèse. La poterie de la reine ( queon's ware ) est beaucoup plus blanche aujourd'hui qu'elle ne Tétait autrefois.

La poterie grossière que l'on fabrique à Bristol , fist formée d'argile à terre de pipe et de sable , et on la Ternit à l'aide delà Tapeur de sel marin, conune la poterie du Stafordshire ; mais elle lui est de beaiyoup inférieure en beauté.

POUDftE A CANON. La conlposition de cette poudrQ bien connue CQûsiste dans 75 parties de nitrate de potasse^ 16 parties de charbon et 9 parties de soufre. On mêle intimement cejî trois substances en les pilant pendant longtemps dans des mortiers de bdis ^ àtec une petite quantité d*eau. La poudre fabriquée dans les proportions de Ces ingrédiens est celle qui produit le plus d'effet. Mais les Tariations dans le degré de force de différeiis échantillons de pondre dépendent, en général, de la trituration plus où moins complète et du mélange plus ou moins intime des parties. La raison s'en déduira facilement, si Ton considère que le nitrate de potasse de détone que lorsqu'il est en contact aTec de la matière inflammable ; il s'ensuit que la détonation totale aura d'autant plus pron^ptement lieu, que les surfaces en contact seront en plus grand nombie. Il faut aussi , d'après la même, considération, que les ini^rédiens soient très-purs, parcts que , non-seulement toute matière étrangère diminue la quantité des ingrédiens dcTant produire leur effet, qu'elle représente , mais encore elle empêche, par son interposition, Içs contacts.

On fait choix, pour la fabrication de la poudre, de nitrate de potasse de la troisième ébuUition, ou cuite , et l'on préfère remploi de charbon de bois légers à celui du charbon de boîs pltîs.pesaiis , parce que, très-probablement , celui de ces

POU aai

dernières espèces de bois étant plus dur, il est moins susceptible d'être facilement réduit en poudre.

La trituration nécessaire des maiiëres se lait en grand, au moyen d'un moulin, où sont disposés, en rangées, des mortiers de bois, dans chacun desquels \un pilon est mis en mouyemei|t par l'arbre d'une roue à eau. Il est nécessaire d'humecter de temps-en-temps le mélange ayec de l'eau ; ce qui a pour objet d'empêcher qu'il ne s'en dissipe sous forme pulvérulente, et également pour éviter le danger d'explosion pouvant résulter de la chaleur produite par les coups de pilon. Il faut, en général, une trituration de douze heures, pour que le mélange soit complet : lorsqu'il est ainsi opéré , la poudre est faite ; et il ne s'agit plus que de la sécher , pour qu'elle soit propre à être employée.

Pour graîner la poudre à canon , on la place , étant en masse 9 sous la forme d'une pâte solide, sur un crible de fil de métal ; l'on met sur cette pâte un morceau de bois , et Ton agite le tout. Par ce moyen , la pâte est coupée en petites parties ou grains, qui, étant suffisamment séchés, peuvent être rendus lisses ou lustrés, en les roulant dans un vaisseau cyUndrique ou tonneau. La poudre à canon, ainsi grainée, prend plus promptement feu que si elle est après réduite en poudre ; ce qui peut aisément s'expliquer par la circonstance, que l'inflammation est plus rapide^lent propagée à travers les interstices des grains. Mais le procédé de granulation lui-même doit, suiyant toute probabilité, affaiblir la poudre à canon, de la même manière qu'elle diminue de force lorsqu'on la laisse prendre de l'humidité ; car , dans ce dernier cas, le nitrate de polas.<îe, qui est le seul ingrédient soluble, éprouve une dissolution partielle dans l'eau , donnant lieu à une séparation en cristaux de plu$ ou moins grande dimen* sien; et il s'ensuit que le nombre des surfaces en contact est rendu moindre.

BerthoUet trouva que le produit élastique , fourni par la détonation de la poudre à canon , consistait dans deux par-

laa POU

tîes de gat azote et une partie de gaz acide carboniquei Lé développemeat subît et l'expansion ée ces airs , sont la cause des effet» de la poudre (*).

• (*) Pour ce qn'il pourrait y avoir de plus à dire dans cet article, ici trop succinctement traité, on peut consulter un ouvrage publié en 1811, avec Fapprobation du ministre de la guerre, ayant pour titre: Traité de VArt de fabriquer la Poudre à cdnon , par MM. Riffault et Bottée, alors administrateurs généraux, Fun et Tautre, du service des poudres et salpêtres. On trouvera dans cet ouvrage, avec un très-grand nombre d^observations théoriques et pratiques sur la poudre à canon , la description des procédés de préparation pour la confection de cette p6udre, de chacune des trois matières qui la composent, etTexposé détaillé de toutes les opérations et manipulations que sa fabrication exige. Depuis, il a été publié , vers la fin de 1 8a 3, par M. G.-J. Brianchon, capitaine d^artillerie , professeur de mathématiques à TÉcole d^Artillerie de la Garde royale , un Mémoire sur la poudre à tirer, dans lequel Fauteur rapporte à la constitution atomique la composition de la poudre dite poudre de guerre, dans te dosage ancien, et encore exclnsivemeDC prescrit aujourd'hui en France, de nitrate de potasse 7$, c^bon la^, soufre I a f, ensemble 100. ;

M. Brianchou établit, diaprés les poids atomiques donnés par le docteur Thomson ,'que le poids de l'atome d^oxigène étant i

L'atome d'azote pèse 1,^5

— — de potassium 5

— • de carbone 0,7^

— — de soufre. . . * 2

Maintenant, l'acide nitrique étant un composé de 5 attoes o&igèncf et I atâme asote, le poids atomique de cet acide sera 6>75; d'un antre côté) la potasse pouvant être considérée comme consistant dans un atome de potassium et un atome d'oxigènc, le poids d'un atome de potasse est de 6 ; et par conséquent le poids atomique du nitrate de potasse sera 6,75+ Qzzi 12,7/). En appliquant ces nombres au dosage ci-dessus spécifié de la poudre de guerre, M. Brianchou le compose , en constitution atomique , ainsi qu'il suit :

I atome nitrate de potasse 1 2,75 yS

3 atomes carbone a,a5 . i3)a4

I atome soufre a 1 1,76

POUDRE D'ALGAROTH. C'est l'oxide blanc d'antimoîne précipité par l'eau du muriate d'antimoine.

Proportion» qui , pour le charbon et le soufre, so rapprochent de trt«prèsde ceHes de ces matières dans le dosage ci-dessus.

Si , au-lieii des poids atomiques donnés par le docteur Thomson , JitM. Brianchon , on adopte les tables de M. Berzelius, le dosage fondamental devient :

PRASE. Sa couleur est le Tert deipoireau. Ou la trouve en masse et rarement cristallisée. Ses lormes sont le prisme à six pans 9 et la pyramide à six faces. £lle est éclatante 9 à cassure conchoîde. Elle est translucide , dure 9 rude au toucher; ayant une pesanteur spécifique de 2,67. Ses parties constituantes sont, d'après Budiolz: silice98,5, alumine avec magnésie o^^^ et bxide de fer i. On la trouve dans des couches ininérales composées de pierre magnétique ferrugineuse, de galène 5 etc. On l'a rencontrée dans l'île de Buthe en Ecosse, en Saxe, en Bohême, etc.

PRÉCIPITANS. ( royez Métaux et Eaux ewbrales. )

les 10, Jo de razote «era ^r- , ou a-peu-près 8 litres , formant le Uerf

de Tautre ; et comme les 100 grammes de poudre, qui ont produit cet deux gaz, représeuteot -^ de litre , on voit que i litre de poudre dounera 9 (a4'i' 8) = 288 litres de gaz permaneos mesurés à la température

de oo, sous la pression barométrique de 0,76.

Pour le tir ordinaire du canon, Robins suppose que la température du foyer d'explosion est celle du fer chauffé au. blanc ', ce qui répond iipeu-près à 800^ du thermomètre centigrade ; et comme Robins a troaré qu'une masse d'air, passant de la température ordinaire à celle du fer chauffé au blanc , quadruple environ son volume, en conservaut la même

élasticité 0,76, il en a conclu que les gaz permanens de la poudre enflammée tendent alors à occuper près de mille foi$ le volume de la charge.

Cette charge, continue M. Brianchon, passant de Pétat solide àfétat gazeux , tendrait à porter son volume de i à 4)000 , pour se réduire à

l'élasticité 0,76 , si l'on prenait en considération le sulfure de potassium,

qui est le troisième produit de la poudre enlBlammée , si l'on calculait convenablement l'effet des vapeurs de ce sulfure se dilatant dans le même rapport qui a été déterminé pour les gaz et pour les vapenrs , et si l'on ajoutait à cet effet tout ce que peuvent produire dansie pte^ mier instant le ressort des fluides impulsifs qui chauffent le boulet.

( IVote du Traducteur. )

PRE ;aa5

PRÉCIPITÉ et PRÉCIPITATION. Lorsqu'une substance dissoute dans un fluide en est séparée en tout ou en pai'tie^ et tombe au fond da yase sous forme concrète , on donne le nom de précipitation à cet eflet, et celui de précipité à la matière ainsi séparée.

PRÉCIPITÉ pEftsç. Oxide rouge de mercure préparé par la chaleur.

PREHNITE. Prehnite prismatique; il y en a deux souscspèces, la prehnite lamelleuse et la prehpite fibreuse.

1. Prehnite lamelleuse. Sa couleur est le vert pomme. Bile est en masse ^ en concrétions distinctes , et quelquefois cristallisée. La forme primitive est un prisme oblique à quatre pans de io3' et 77°, Les formes secondaires sont une table oblique à quatre côtés , une table irrégulîère à huit côtés, une table irrégulière à six côtés, et un large prisme rectangulaire à quatre pans. Ce minéral est éclatant. La cassure est à grains fiqs, et inégale. Il est translucide. Sa dureté tient le milieu entre celles du feld-spath et du quartz. U est aisément frangibl^. Sa pesanteur spécifique est de 2,8 à 3,0. La prehnite lamelleuse, traitée au chalumeau , se fond ayec intumescence en un verre d'un vert pâle ou jaune. Elle ttese prend point en gelée avec les acides. Ses parties constituantes sont, suivant Klaproth : silice 43,83, alumine 3o,33, chaux 18,33, oxide de fer 5,66, eau i,83. On la trouve en France dans les Alpes de Savoie, et dans le Tyrol. On dit qu'elle devient électrique étant chauffée ; on en a trouvé de • belles variétés dans rinlérieur de l'Afrique méridionale.

a. Prehnite fibreuse. Sa couleur est le vert de verdier. Ce minéral est en masse , en concrétions distinctes , et cristallisé en prismes aciculaires à quatre pans. Il est éclatant, c'est l'éolat nacré : translucide , aisément frangible ; ayant une pesaoleur spécifique de 2,89. Cettfi prehnite se fond en Un émail vésiculaire. Elle devient électrique étant chauffée. Tome IF. i5

336 PRU

Ses parties composantes sont, suivant M. Laugier : silice 4^,59 alumine 28,5, chaux 30,44) natrou et potasse 0,76, oxide de fer 3, eau 2. On la trouve en filons et en cavité» dans dea rocbes de trapp dans plusieurs comtés en Angleterre, et dans des roches de trapp aux environs d'Edimbourg , etc.

PROSTATE (CONCRÉTIONS DE LA). {royezCkLCVu).

PRUSSINE ou GAX PRUSSIQUE, Cyanogène de M. Gay Lussac, Ce dernier terme signifie le producteur du bleu. Mais le bleu ne résulte jamais de Faction directe de celte substance sur aucun corps simple ; c'est un effet indirect et non expliqué de son union avec le fer, l'hydrogène et l'oxigène.

La môme raison qui a porté à le nommer cyanogène, pourrait également induire à l'appeler leucogène , erythrogène ou chlorogène ; car s'il produit du bleu avec le fer, il produit du blanc, du rouge ou du vert arec d'autres métaux. Quelle que soit donc la haute déférence que l'on doive pour une nomenclature établie par un chimiste aussi distingué que M. Gay- Lussac, je crains néanmoins qu'il ne sott préférable de conserver l'ancien tenue, qui se lie simplement à l'histoire de la substance. Comme le cyanogène produit, ainsi que le chlore et l'iode, de la flamn^epar son action sur le potassium, et, qu'ainsi que ces corps, il est acidifié par l'hydrogène , j'oserais proposer de lui donnet le nom de prussine. La découverte de ce corps, et les recherches qui la suivirent, font le plus grand honneur à M. Gay-Lujsac.

Le prussine ou cyanogène s'obtient en décomposant par la chaleur le prusside ou cyanure de mercure ; mais, comme ce corps -varie dans su composition, nous allons commencer par décrire le procédé de sa formation.

En faisant digérer de l'oxide rouge de mercure avec du bleu de Prusse dans de l'eau chaide , on obtient un cyaaur« parfaitement neutre, qui cristallise en prismes allongés &

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quatre pans tronqués obliquement. Par des dissolutions et des cristallisations répétées , on le débarrasse entièrement d'une petite portion de fer qui y était adhérente. Mais M. Gay-Lussac préfère de la tenir en ébuUition avec de l'oxide rouge de mercure, qui précipite complètement l'oxide de fer , et il sature alors l'excès d'oxide de mercure avec un peu d'acide prussique ou un peu d'acide muriatique. Le cyanure ainsi formé est ensuite décomposé par la chaleur , pour en obtenir le radical ; pour des expériences ordinaires , on peut se dispenser de ces précautions.

Lorsqu'on fait bouillir ce cyanure avec de l'oxide rouge de mercure, il en dissout une quantité considérable, dévient alcalin, ne cristallise plus en prismes, mais en petites écàîtles^ et sa dissolubilité dans l'eau paraît un peu augmentée. Évaporé à siccité, il se charbonne très-aisément; ce qui oblige de n''employer que la chaleur d'un bain-marie. Ce composé fut observé, pour la première fois, par M. Proust ; décomposé par la chaleur , il donne en abondance du cyanogène mêlé avec du gaz acide carbonique. Suivant M. Proust, il fournit de l'ammoniaque , une quantité considérable d'huile, de l'acide carbonique, de l'azote eldeToxide de carbone. Dans ses expériences, il employait du cyanure humide, et s'il eût été sec, la découverte du cyanogène ne lui eût probablement pas échappée. Le cyanure de mercure, lorsqu'il est neutre et bien sec, ne donne d'au treproduitque du cyanogène; et lorsqu'il est humide, il ne fournit que de l'acide carbonique, de l'ammoniaque ^ et beaucoup de vapeur d'acide prussique. £n faisant usage du cyanure préparé avec excès de peroxide, on obtient les mémos produits, mais en proportions différentes, et mêlés avec de l'azote et un liquide brun, que ftl. Proust prit pour unn huile, quoique ce n'en soit point une en réalité. On voit donc que, pour obtenir le cyanogène à l'état de pureté , il laut employer le cyanure neutre et parfaitement privé d'huïnidité. La seconde combinaison de mercure n'est pas simplement cependant un sous-cyanure ; c'est un composé

«a» PRli

d'oxide de mercure et de cyanogène analogue au précipité de couleur de brique, que Ton obtient en ajoutant ua peu de potasse à une dissolution de deuto^Uorure de mercure ''(sublimé corrosif], précipité qui est un composé triple de cUore, d'oxigéne et de oïercure, ou un composé ^maire d'ozide de m£rcvre et de chlorure de ce métal. On peut donner à ces corps les noms d'oxi-cyaaure et oxi-çblorure de mercure,

Lorsifue 1c cyanure simple de mercure est expoâé à la cha< leur dans une petite cornue de verre, ou dans un tube fermé à Tune de ses extrémités , il commence bientôt à noircir. Il parait se fondre comme une matière animale, et il s'en dégage alors du cyanogène en abondance. Ce gaz est toujours pur depuis le commencement du procédé jusqu'à la fin» pourvu toujours que la chaleur ne soit pas trop élevée; car ai elle était asse% intense pour fondre le verre ^ il y aurait dégagement d'un peu d'azote. Le mercure est volatilisé avec une quantité considérable de cyaaure > et il reste uoe matière charbonnewse de couleur de suie , et aussi légère que du uoir de fuipée. Le r^yaoure d'argent dégage aussi du cyanogène par l'applicaMon de la chaleur; mais le cyanure de mercure est préférable à tout autre«

Le prussine ou le cyajciogène est un fluide élastique per* manent. Son odeur, qu'il est impossible de décrire ^ est trèsforte et pénétrante. Sa disM)lution dans l'eau a une saveur très-^âcre. Ce gaz brOle ^vec une flamme bleuâtre noiêlée d% pi>Aurpre. Sa pesanteur spécifique, comparée à celle de Taîr , fSt 1,80^4' ALCay^Lussao parvint à la déterminer, en pesant, •4 La même température c^ sous la même pression, un ballon d'environ a l litres, dans lequel on avait fait le vide au même degré} et alternativement rempli d'air et de cyanogène :^xt

gram.

décimètre cube pèse par conséquent 2,176.

Le cyanogène peut supporter une température asseï élevée^ sans éprouver de décomposition. De l'eau avec laquelle M, Gay-Lussac l'agita pendant quelques minutes, à la tenx.-

pèrature de ao* ceûlif • , ea abloi4>a environ qiiatre foi» et demie son yolume. L'alcool pur en absorbe yingt-troîs ftn^ son TC^iûne. Vklher 8ulfurique et rbuik de térébenthine en dissolvent au-moîns autant que l'efti. Le cjanogène fait passer au rouge la teinture de tournesol ; en chauffant «la dis«solution, le gai est dégagé 9 mêlé avec un peu d'acide car^ boniqne) et la couleur bleue du tournesol est rétablie; Tacide carbonÎ4}ue provient évidemment, dans ce t>a« , de la déeom-** position d'une petite quantité de cyanogène et à^esiiu Le cyanogène décolore le Sulfote rouge du manganèso, pro^ priété que n'a paa l'acide prussiqa« , ef qui démontre qde set> élémens ont plus de mobilité que ceux de l'acide. Far la voie sèche , il sépare l'acide cai'bonique des ^rbonates*

Le phosphore , le soufre et l'iode peiivent Ckre éubliméd 9 dans le cyanogène, à la choeur d'une lampe d esprik^ée-viife » sans qu'ils y {occasionnent aucun changemejM. Sonmélalige avec l'hydrogène n'éprouve non plus^ dtfns ce cas^ aiieurie altération à la même température^ ou lorsqu'on le £ait: XtBhverser par un courant d'étincelles électrique». Le cuivre et l'or ne se combinent pas avec le cyanogène; n^aîs le fer, chauffé presqu'au blanc, le décompose en partie^ Le méial se recouvre d'une légère couche de charb6n , tt devient cassant* La portian du gaz qui n'a pas été décomposée Se mêle* avee de Taxote ( elle contient de l'azote libte )« IXans uàe des expériences , l'azote formait les 0,44 ^^ tnélange ; mais ^ en généralisa proportion était moindre^ Du platine^ qui fut place à côté du fer, n'éprouva aucune altération, et sasur&lce^ non fbas que celle du tube, n6 se recouvrirent )>oinl de charbon, comme le fer.

A fr^, le potassium n'agit que lentement sur le eyaao^ . gène, parce qu'il se forme dès le oommencenient^ »iir sa surface^ une croûte, qui présente un obstacle à Idur action mutnellei Hais en appliquant la chaleur de la lampe à esprit-de-vîn, le potassium devient promptement incandescent; i'absorp^ ti^dugaz Gommenee^ le disque enflammé diiiimue gra-

a3o PRU

duellement, et quand il disparaît entièrement, ce qui a lieu dans quelques secondes, l'absorption se termine également. Si l'on suppose que l'on emploie une quantité de potassium qui serait clpible de dégager de l'eau 5o parties d'hydrogène , on trouvera qu'il a disparu de 48 à 5o parties de gaz. En traitant le résidu avec de la potasse, il y reste ordinairement 4 ou 5 parties d'hydrogène, et quelquefois 10 ou 12. M. Gay-Lussacfit un grand nombre d'ex|fériences pour découvrir roriginë de ee gaz; il pensé qu'il provient de l'eau que renferme le cyanure de mercure , quand il n'a pas été suffisamment desséché. Il se produit alors de la vapeur d'acide prussique, qui, étant décomposée par le potassium, laisse la moitié de son volume d'hydrogène. Le potassium absorbe donc un volume de cyanogène pur, égal à celui de l'hydrogène qu'il pourrait dégager de l'eau.

Le composé de cyanogène et de potassium est jaunâtre ; il se dissout dans l'eau sans effervescence , et la dissolution est fortemient alcaline. Sa saveur est la même que celle de l'hydrocyanate ou prussiate simple de potasse, dont il possède toutes les propriétés.

Le cyanogène étant très-inflammable, M. Gay-Lîissac en opéra Ja déflagration dans l'eudiomètre de Volta, avec environ deux fois et demie son volume d'oxigène. La détonation est très-violente, la flamme est bleuâtre, et semblable à celle du soufre brûlant dans l'oxigène.

En supposant que l'on opère sur 100 parties de cyanogène, on trouve après l'explosion une diminution de volume , qui s'élève de quatre àneuf parties. Quand on traite le résidu avec delà potasse ou de la baryte, il diminue de igS à 200 parties, qui sont du gaz acide carbonique. Ce nouveau résidu, analysé sur l'eau par le moyen de l'hydrogène, donne de 94 '^9^ parties d'azote, et l'oxigène qu'il contient, ajouté à celui de l'acide carbonique çst, à 4 ou 5 pour lôo près, égal à celui qu'on a employé.

]En négligeant les petites différences qui empêchent ces

PRU aSi

nombres d'ayoir entr'eux des i^apport^ simple^ > et qui , ainsi

que ]a présence de Thydrogène , sont dues à une portion

yariable de vapeur d'acice prussique daas le cyanogène

employé , provenant de Teau restée dans le cyanure de

OMrcure , on peut admettre que le cyanogène contient une

quantité, de carbone suffisante pour produire deux fois son

Tolume de gaz acide carbonique ^ ou ^ en d'autres termes ^

deux volumes de vapeur de^ carbone et un volume d'azote ,

condensés en un volume. Si cette supposition est exacte, la

densité du radical, calculée d'après ces données, devra être

égale à ceUo trouvée par Texpérience ; en prenant 1,00 pour

la deosité de Tair, on a pour deux fois celle de ,1a vapeur d.e

Carbone. o,85ao (o,835a)

Aïote , 0,9691 (0,9732)

Le grand rapprochement qui existe eatre ce^ nombres et ladensité déterminée par Texpéricnce , nous porte à conclure que l'analyse de M. Gay-Lussac est correcte. En ajoutant un yolume d'hydrogène à un volume de cyanogène, on obtient deux volumes de vapeur acide prussique ; précisément tout comme en ajoutant un volume d'hydrogène à un volume de chlore, on obtient deux volumes de gaz acide muriatique. Les mêmes rapports ont encore lieu à l'égard de la vapeur d'iode, de l'hydrogène et de l'acide hydriodique; d'où il suit, que la pesanteur spécifique de ces trois hydracides est exactement égale à la demi-somme des densités de leurs bases respectives et de l'hydrogène. C'est M. Gay-Lussac qui a établi le premier cette belle analogie.

Il est maintenant évident, que l'action du potassium sur le cyanogène s'accorde avec son action sur l'acide prussique. Nous avons vu qu'il absorbe 5o parties du premier, et qu'il absorbe également 100 parties du second, dont il sépare 5o parties d'hydrogène. Mais 1 00 parties de vapeur d'acide prussique, moins 5o parties d'hydrogène, font exactemc^nt

25a PRU

5o parties de cyanogène. Ainsi , les deux f ésultats sonl parfaitement en harmonie, et les deux composés obtenus doivent Otre identiques ; ce que confirme aussi l'expérience.

L'analyse du cyanogène étant d'une grande importance, M. Gay-Lussac l'a essayée par plusieurs autres n^éthodes. Ayant mis du cyanure de mercure au fond d'un [tube de verre , il le recouvrit d'oxide brun de cuiTre , et éleva alors la température jusqu'à celle d'un Pouge obscur. En chauffant par degrés la partie du tube contenant le cyanure, le cyanogène se dégageait peù-à-peu, et passait à travers roxîde, qu'il réduisait complètement à rétûl «aétalliquè. Eh lavant les produits gazeux avec de \a potasse liquide, k différentes époques de l'opération, M. Gay-Lu«»ac n'obUnl que de 0,19 à o,3o d'azote, au^lieu de o,35, qui auraient dû rester d'après l'analyse précédente. Présumant qu'il avait pu se former quelque composé nitreux, il répéta Texpérience en recouvrant l'oxide avec une colonne de tournures de cuivre qu'il maintînt à la naême température que l'oxide. Aveé^ette nouvelle disposition, les résultats furent très-singuliers; <îar la plus petite quantité d'aiote qu'il obtint dans tout le cours de l'expérience fut de 3a,7 pour 100 de gà», et la plus grande de 544 ; la moyenne de tous ses essais fut :

Azote. , , ... . 33^6 Qix à-peu-près 1 Acide carbonique. 66,4 3

Résultat qui montre évidemment que le cyanogène contient deux volumes de vapeur de carbone» et un volume d'azote.

Dans une autre expérience , au-lieu de fkire passer le cyanogène à travers l'oxide de cuivre, il fit un mélange rntîme d'une partie decyanure de mercure et de 10 parties ^e l'oxide ri^uge; et après l'avoir introduit dans un tube de verre fermé à l'une de ses extrémités, il le recouvrit de tournures de cuivre, qu'il porta d'abord à une chaleur rouge; en chauffant ensuite par degrés le mélange, la décomposirion s'opéra avec la plus grande fecilité, Les proportions des produits gazeux

PRU 235

obtenus furent moins régulières que dans l'cxpérrence précédente ; leur moyenne donna :

Azote 54^6 au-lieu de 33,3

Acide carbonique. 65,4 66,6

et dans une autre expérience il obtint :

Azote, *,,,..... 3a,a Acide carbonique. . . . 67,8 d'où l'on st, pouf résqltat moyen :

Azote. ,....,... 53,4 Acide carbonique. . . . 66,6 Une paraissait pas s'être formé aucune quantité sensible d'eau pendant ces analyses; ce qui fait Toir de plus que ce que Ton avait nommé un prussiate de mercure est en réalité un cyanure de ce métal.

Quand on introduit dans le cyanogène une dissolution pure de potasse , l'absorption est rapide. Si TalcaK n'est pas trop concentré , et n'est point entièrement saturé , il prend à-peine une légère teinte de couleur citron. Mais si le cyanogène est en excès, on obtient une dbsolution brune et d'apparence charbonneuse. Lorsqu'on verse de la potasse combinée avec du cyanogène dans une dissolution saline d'un oxide noîr k fer, et qu'on y ajoute un acide, il se forme du Weù de Prusse. 11 pàraîtraf t , d'après ce phénomène, que le cyanogène est décomposé i*! Finstant où il se combine avec la potasse; ïnaîs cette cbndusion est prématurée ; car quand ce corps est réellement décomposé au moyen d'une dissolution^alcaline , il se produit toujours de Tacide carbonique avec del*acide prussique et de l'ammoniaque ; mais en versant de la baryte dans une dissolution de cyanogène dans de la potasse , îl ne se forme aucun précipité , ce qui prouve qu'il n'y a pas d'acide <îarbonîque présent; en ajoutant un excès de chaux vive , on ^'aperçoit aucune trace ifammoniaque. Ainsi donc , puisqu'il ^e s*e8t alors formé ni acide carbonique, ni ammoniaque^ il n'y a point eu d'eau décomposée , et, par conséquent, il ne

i34 FRU

s'est point développé d'acide prussiqae. D*où vient donc alors que la dissolution du cyanogène dans la potasse produit du bleu de Prusse avec une dissolution de fer dans un acide? Voici de quelle manière ingénieuse M. (îay-Lussac explique cette difficulté :

A Finstant où l'on verse un acide dans la dissolution du cyanogène dan» la potasse, il se prodWt une violente effervescence, due à de'PBCÎde carbonique qui est produit, et enmême-temps une forte odeur d'acide prussique se fait sentir. Il se forme pareillement de l'ammoniaque, qui reste combinée avec l'acide employé , et que l'on peut rendre trèssensible à l'odorat par l'addition de chaux vive. Puisque donc on est obligé d"ajouter un acide pour former du bleu de Prusse , sa production ne présente plus de difficulté.

La soude , la baryte et la strontiane produisent le même effet que la potasse ; nous devons donc admettre que le cyanogène forme avec ies alcalis des combinaisons particulières qui sont permanentes, jusqu'à ce que quelque circonstance détermine la formation de nouveaux produits. Ces conabinaisons sont de véritables sels que l'on peut regarder comme analogues à ceux formés par des acides; et, dans le fait, le cyanogène possède les caractères d'un acide; il contient deux élémens, l'azote et le carbone, dont le premier est, suivant M. Gay-Lussac, puissamment acidifiant; ( mais n'est-il pas fortement alcalifianl avec Tbydrogène dans Tammoniaque)? il rougit la teinture de ticmrnesol, et neutralise les bases. . D'un autre côté , le cyanogène se comporte comjne corps simple quand il se combine avec l'hydrogène ; et c'est cette double fonction de corps simple et 4e corps composa qui rend sa nomenclature si embarrassante.

Quoi qu'il en soit, les combinaisons du cyanogène avec les alcalis , que l'on peut disti^ngucr par le nom de cyanures , ne se détruisent pas dans l'eau, ainsi que les chlorures. alcalins^ qui produisent des chlorates et des muriates. Mais q^atid. on y ajoute un acide, il se fo;çme, i.* de l'acide carbonique >

PRU 235

qui correspond à l'acide chlorique; a.^ de l'ammoniaque et de l'acide prussîque , qui correspondent à l'acide muriatîque.

Quand le cyanure de potasse est décomposé par un acide 9 il se produit un Yolume d'acide carbonique précisément égal à celui du cyanogène employé ; que devient donc alors l'autre Tolume de la vapeur de carbone, puisque le cyanogène en contient deux volumes , avec un volume d'azote ?

Puisqu'il se foime, aux dépens de l'oxigène de l'eau, un volume d'acide carbonique , qui représente un volume d'oxigènc , il doit en-même-temps s'être développé a volumes <l'liy<^rogène. Par conséquent , en négligeant l'acide carbonique, il reste :

1 volume de vapeur de carbone.

1 azote.

2 bydrogène.

^t il faut que ces trois élémcns se combinent en totalité , de flianière à produire seulement de l'acide prussique et de 1 ammoniaque. Mais ce vol|jme de vapeur de carbone avec un demi- volume d'azote et un demi-volume d'hydrogène, produisent exactement un volume d'acide prussique, tandis que le volume et demi d'hydrogène et le demi-volume d'azote festant forsuent un volume de gaz ammoniacal; car cette substance est composée de 5 volumes d'hydrogène et 1 d'azote condensés en 2 volumes. ( F'oy, Ammoiïiaqiie. )

%M PRD

de manière à ne poTnt laisser cTalcaU libre, M. Craj-LndSàc fit absorber du cyanogène à Toxido de fer (inèlé nécessairement arec beaucoup d'eau); et y ajouta alors de l'acide muriatique. Mais il n'obtint pas la plus légère trace do bleu de Priasse , quoique le même oxide en produisit abondamment , loi*squ'il eut ajouté quelques gouttes de potasse avant que d'y yersar l'acide. Cette expérience ne justifierai t-elle pas l'adoption dq terme prussine^ puisque nouis voyons qe'il doit s'exercer des affinités très-compliquées avant que le cyanogène produise du bleu ?

D'après ce résultat, on est porté à penser que l'oxide de fer ne se combine pas avec le cyanogène; et d'autant plus, que l'eau imprégnée de ce gaz ne produit jamais de bleu de Prusse avec les dissolutions de fer , à moins que l'on ne commence par y ajouter un alcali. ( Voyez Acide prussi^e. ) Les peroxides de manganèse et de mercure, etle deutoxîéede plomb, absorbent le cyanogène, mais très-lentement. 3i l*on ajoute de l'eau , la combinaison est beaucoup plus rapide. Avec le peroxide de mercure, on obtient un composé blanc grisâtre, un peu soloble dans l'eau.

Le cyanogène décompose rapidement les carbonates à k cbi^eur d'un rouge obscur, et l'on obtient dts cyanures des oxîdes. Quand on le fait passer à-^travers dci sol&ire de baryte, il se combine sane dégager le soufre , k rend très-fusible et d'une couleur noire brunâtfie. Mis dans l'eau , il donne ^eu à une dissolution incolore, mins qui donne une couleur de brun marron foncé au muriate de fer. Ce qvii ne se dissout pas contient beaucoup de sulfate,, lormè , sao» doute , pendant la préparation du sulfm^ de baryte.

En faisant dissoudre le cyanogène dans le sulfure bydrogéné de baryte, il se précipite du soulre, qui se dîMeut de nouveau quand le liquide est saturé ftvec d« cyanogène, et Ton obtient une dissolution d'une couleur brrni marron trèsfoncé. Ce gaz ne décompose point le sulfure d'argent ni odui depotaase.

PRU a57

Le cyanogène el l'hydrogène sulfuré se combinent lentement l'un ayec l'autre. On obtient une substance jaune , en aiguilles fines, qui se dissout dans l'eau, ne précipite point le nitrate de plomb, ne produit point de bleu de Prusse, et est * composée de i volume de cyanogène et i | Yolume d'hydro-^ gène sulfuré.

Le gaz ammoniac et le cyanogène commencent à agir l'un sur l'autre dès qu'an les met en contact; mais il faut plusieurs heures pour rendre leur action complète. On aperçoit d'abord une yapeur^blancbe épaisse , qui disparaît bientôt. La diosinulion de yolume est considérable, et le verre dans lequel on fait l'expérience devient opaque, parce que ses parois se recouvrent d^xxoQ (natière brune solide. En mêlant ensemble 90 parties de cyanogène et 227 parties d'ammoniaque, ces corps s'unissent entre eux, à-peu-près dans la proportion de 1 à 1 ^. Ce composé colore l'eau en un brun orangé foncé, mais il ne se dissout qu'en très-petite quantité ; le liquide ne produit pas de bleu de Prusse avec Içs sels de fer.

Quand on soumet l'acide prussique à l'action d'une batterie voltaîque de 20 paires de plaques , il se dégage beaucoup d'hydrogène au pôle négatif, tandis qu'il ne se manifeste rien au pôle positif; efifel dû à ce que le cyanogène qui se développe à ce pôle reste dissous dans l'acide. On peut donc, par cette méthode, tenter de combiner les métaux avec le cyanogène, en les plaçant au pôle positif.

Il est aisé, maintenant, de déterminer ce qui a lieu lorsque l'on calcine une substance animale avec de la potasse ou avec son carbonate. Il se forme un cyanure de potasse. Il a été démontré que, par la chaleur, la potasse sépare l'hydrogène de l'acide prussique ou hydrocyanique. Nous ne pouvons donc pas alors supposer que cet acide est tout formé pendant qu'un mélange de matière animale et de potasse est exposé à une température élevée. Mais on obtient alors un cyanure de potasse et non pas un cyanure de potassium; car quand QQ dissout celui-ci dans l'eau, il donne seulement de l'hydro-

a38 PRU

cyanalc de potasse, qui, décomposé par les acides, ne produit point d'ammoniaque et d'acide carbonique ; tandis que le cyanure de potasse se dissout dans Teau sans changer de nature, et ne donne de l'ammoniaque de l'acide carbonique et de l'acide prussique, que lorsqu'on y ajoute un «icide. C'est le caractère qui distingue un cyanure d'un métal , d'un cyanure d'un oiide métallique. ( Voyez Acide peussique. )

Les faits qui précèdent sont extraits du Mémoire de M. Gay- Lussac sur l'acide hydrocyanique , lu à l'Académie des Sciences de l'Institut, le 18 septembre 161 5, et publié dans le Vol. XCV des Annales de Chimie.

M. Yauquelîn a publié sur ce même sujet , dans le Journal de Pharmacie pour novembre 1818, une dissertation intéressante dont j'ai donné un extrait à l'article de V acide pruS' siqiie. Je rapporterai ici la méthode élégante qu'il emploie pour retirer l'acide hydrocyanique pur du cyanure de mercure.

Considérant que le mercure a une forte attraction pour le soufre, et que le cyanogène s'unit facilement à l'hydrogène quand il lui est présente dans l'état convenable , il pensa que l'hydrogène sulfuré pourrait être employé avantageusement pour décomposer le cyanure sec de mercu re. Il opéra donc de la manière Suivante. — Il fît passer lentement un courant de gaz hydrogène sulfuré, qui se dégageait doucement d'un méhnge de sulfure de fer et d'acide sulfurique très-ctendu, à-travers un tube de verre, légèrement chaufifé, rempli decyanure de mercure et communiquant avec un récipient, maintenu froid par un mélange de sel et dé neige.

Dès que l'hydrogène sulfuré vînt en contact avec le sel mercurîel, cette dernière substance noircît, et cet effet s'étendit par degrés jusqu'à l'extrémité de l'appareil. Pendant tout ce temps , il ne se manifesta aucune trace d'hydrogène sulfuré à l'orifice d'un tube sortant du récipient. Dès que l'odeur de ce gaz commença à se faire sentir, on arrêta Topération; et le tube fut chauffé, afin d'en chasser l'acide q\ii

PRtI 239

aurait pu y être resté. Après ayoîr déluté Tappareil, on trouia dans le récipient un fluide incolore 9 qui possédait toutes les propriétés de l'acide prutsique; sa quantité s'éle- Tait à. enyiron le cinquième du cyanure de mercure employé.

Ce procédé est plus facile, et fournit plus d'acide, que celui de M. Gay-Lu5sac, par le moyen de Tacide muriatique. M. Yauquelin le répéta plusieurs fois , et toujours arec un égal succès. 11 est simplement nécessaire d'ayoir soin d'arrêter l'opération avant que l'odeur de l'hydrogène sulfuré se fasse senlir, autrement il se trouverait mêlé avec l'acide hydrocjanique ; néanmoins on peut éviter cet inconvénient en plaçant un peu de carbonate de plomb à l'extrémité du tube. Gomme l'emploi d'acide hydrocyanique absolu ne peut être utile qu6 pour des recherches chimiques, et qu'il ne peut en être fait usage en médecine, il peut être bon , dit M. Yauquelin , de rappeler aux pharmaciens , un procédé de M. Proust, qui a peut-être échappé à leur attention. Il consiste à faire passer un courant de gaz hydrogène sulfuré àtravers une dissolution, saturée à froid, de prussiate de mercure dans l'eau , jusqu'à ce que le liquide contienne un excès de ce gaz; on met alors le mélange dans une fiole,, afin d« l'agiter de temps-en-temps , et enfin on le filtre.

Si l'acide prussique, comme cela arrÎTe presque toujours, contient des traces d'hydrogène jjulfuré, on l'agite avec un peu de carbonate de plomb et on filtre de nouveau. Par ce moyen , on peut obtenir Tacide hydrocyanique dans un beaucoup plus grand état de concentration qu'il n'est nécessaire pour les usages ordinaires de la médecine; et l'acide ainsi obtenu a sur l'acide sec l'avantage de pouvoir être conservé long-temps, en ayant toujours l'attention de le garder autant que possible à l'abri du contact de l'air et de la chaleur. On doit encore ne pas négliger les instructions données par le docteur Nimmo pour la préparation du cyanure de mercure ; on verra que ses expériences coïncident parfaitement avec la manière de voir si habilement déyeloppée par M. Gay-Lussac. ( f^oyez Acide faussique. )

24o PUM

Dans le I.*' rolame du Joi^roal qf Science and ihe Arts^ sir H. Davy a publié quelques faits particuliers iuiporla^s sur le cyanogène. £n chauffant du cyanure de mercure dans do gaz acide muriatique, il obtint de Tacide prussique liquide pur et du sublimé corrosif. £n chauffant de Tiode, du soufre et du phosphore en contact arec du cyanure de mercure, on peut former des composés de ces corps arec le cyanogène. Celui auquel il donne lieu avec Tiode est un corps très* curieux. Il se volatilise à une chaleur très-modérée, et en refroidissant, il se rassemble en flocons a(&erens entre eux comme de Toxide de zîne formé par combustion. Son odeur est pénétrante et sa saveur très-âcre.

PULMONAIRES (CONCRÉTIONS) .Elles sont formées de carbonate de chaux , uni à une matière membraneuse ou animale. D'après l'analyse de M. Compton, PhiL Mag,, Vol. XIII, loo parties contiennent :

Carboùate de chaux. ... 8a Matière animale et eau. . 18 Les malades qui souffrent de cette afifeotion (qui, je crois, est fréquemment le prélude et la compagne de T ulcération des poumons ) , peuvent probablement recevoir un grand soulagement de l'inspiration de la vapeur aqueuse mêlée avec celle d'acide acétique ou vinaigre,

PUMICE. Il y a trois espèces de ce minéral : la pumice Titreuse, la pumice commune, et la pumice poiphyritique.

1. Pumice vitreuse. Sa couleur est le gris de fumée. Elle est vésiculaire. Elle a peu d'éclat ; cet éclat est nacré. La cassure est fibreuse , conftise ; cette espèce est translucide , tenant le milieu entre le dur et le demi-dur. Elle est trèscassante, rude, âpre et maigre au toucher. Sa pesanteur spécifique est de o^S^S à i,44> Oo la ^ouv e en couelies dans les îles de iipari.

2. Pumice commune. Coulelir presque blaiH)he. Véâculaire, éclat nacré; cassure fibreuse; traaslucide sur les bords ;

PTR a4i

demi-dure^ très-cassante^ maigre et ruelle au toucher. Pesanteur spécifique variant de 05762 à 0,914- Elle se fond en une scorie grise. Ses parties constituaùtes sont, suivant Klaproth : silice 77,5, alumine 17,5, natron et potasse 3; fer mêlé de maDgaoëse 1,75. On Ifi rencontre avec la précédente.

3. Pumice porphyritique. Couleur , le blanc grisâtre ; en masse; extrêmement poreuse; peu éclatante, d'yn éclat nacré. Pesanteur spécifique 1,661; cette espèce contient des cristaux de feld-spalh , de quartz et de mica. Elle est associée avec de la pierre argileuse, de Tobsidienne, de la pierre de perle, et du porphyre pierre de poix. On la trouve en Hongrie , à Tokay, etc.

PUTRÉFACTION. On appelle putréfaction, la décomposition spontanée de matières animales et végétales, qui donne lieu à des exhalaisons d^une odeur fétide. Les matières solides et fluides se résolvent en composés gazeux, en vapeurs qui se. dégagent, et en résidu terreux. Voyez Adipocibe et Fbr- XBRTJkTioii; car la putréfaction est une espèce des phénomènes de ce genre. Comme le grand dissolvant ou agent résolutif des matières organiques est Teau, la soustraction de ce liquide par la dessicatiou, ou sa fixation par le froid, le sel, le sacre , les épices , etc. , ^era un obstacle au procédé de la putréfaction. L'air atmosphérique est aussi uu agent qui la détermine; c'est pourquoi son exclusion favorise la conservation d'alimens , et plusieurs brevets ou patentes ont été obtenus pour des procédés établis d'après ce principe.

PYRENÉITE. La couleur de ce minéral est le noir grisâtre. On le trouve en massé et cristallisé en dodécaèdres rhomboïdaux. Il est peu éclatant, et a l'aspect métallique. Sa cassure est inégale. Il est opaque, dur. Sa pesanteur spécifique est de 2y5. Il se fond, avec intumescence, en un émail vésiculaire d'un gris jaunâtre. Ses parties constituantes sont, d'aprè& M. Yauquelin : silice 4?, alumine 16, chaux 20, oxide de Tome IV. 16

2^ PYK

fer 169 eau 4* On lé trouye àmm le caicaire priinîtif> près Barùges ^ daod les Pyrénées- Françaises.

PY&1T£S. Composés nadfb de métal etdesoufire. (Foyei

les MiNBS MéTAIXIQUfiS PÂBTIGtUBiES. ) ^

PYKOGOME. C'est une Tariétè de dîopside.

PTEOMËTilE. Llnstrumenl le plus estimé i>our mesurer les hautes températures , est celui in ve^é par M. Wed^ood^ et fondé sur ce principe , que Targile diminue progressire* ment dans ses dimensions à mesure qu'elle est exposée à des températures de plus en plus élevées. Il forma dans un moule de petits cylindres d'argile blanche à porcelaine , qui, après avoir été portés par cuisson au four à la chaleur d'un rouge obscur 9 s'adaptaient exactement à r.éoarteitient de ^^x bar* reauxou règles de cuivre, fixés sur une planche de ce m^tal) de manière à forn^er«ntreeuxunespace se terminant en côm. Cet espace est gradué; et plus le cylindre d'wgile entre avKot dsns cet écartement, plus la température qu'il indique est élevée. Les deux règles de cuivre convergentes sont placées

iniUiiB.

à 12,69 l'une ^^ l'autre au commencement de l'échelle, et

millim.

à 7,61 À son extrémité.

M. Wedgwood chercha à établir une correspondance entre les indications de son pyromètre et celles du thermomètre à mercure, en se servant, à cet effet, d'une verge d'argent chaulTéc , dont il mesurait les dilatations à leurs points de rencontre; cette verge métallique et le cylindre d'argile étaient chauffés simultanément dans une moufle.

Lorsque la moufle paraissait être d'un rouge faible, il la retirait en avant sur la porte du fourneau , et celle même de la moufle étant rapidement ouverte par un assistant de M. Wedgwood , eekii-ci y poussait la verge d'argent aussi loin qu'eHe pouvait entrer. Mais comme la

diTision où elle s'ar^rètait ne pouTUft être disUoguée' dans cet état d'igQition , on soulevait la moufle en la retirant, au mojen d'une baguçtté de fer traversant deux anneaux disposés à cet effet , en ajant la précaution de la tenir bien invariable , et d'empêcher que le moindre choc ne pût faire courir le risque de déplacement de la lame d'argent.

La moufle étant suflisamment refroidie pour pouvoir être examinée , il cotait le degré d'expansion auquel la lame d'argent s'était arrêtée , ainsi que le degré é» chaleur indiqué par les pièces d'argile de son thermomètre placées dans leur propre jauge; il répéta ensuite cette opération avec un degré plus fort de chaleur 9 afin d'obtenir un autre point de correspondance des deux échelles.

Le premier point fut que celui de a jf^ d^e son thermomètre coïncidait avec 66** du thermomètre intermédiaire; et comme il avait auparavaiit reconnu que chacun de ceux-ci Gontenfiit 20° Fahrenheit, les ôd" donneront i32o; en y ajoutant 5o , le degré de son échelle auquel correspondait le zéro du thermomètre intermédiaire, la somme 1370 sem en degrés de Fahrenheit (761** centigr.) la température égalç à 2 i" du pjroipètre.

Le second point de coïncidence se trouva à 6 ^^^ du pyromètre avec 92'' du thermomètre intermédiaire; si à ces 92 degrés 9 qui, d'après la propjortion ci-dessus établie, équivalent à 1840 degrés de Fahrenheit ^ on ajoute, comme cidevant, 5o, on verra que les 6 ^ correspondent à 1890 degrés de Fahrenheit (io5o degrés centigrades).

D'après cela, il paraît qu'un intervalle de quatre degrés sur l'échelle du pyromètre de Wedgwood équivaut à un intervalle de 520" sur celle de Fahrenheit; par conséquent^ un degré de la première vaut i5o degrés de l'autre ('72%22 minutes centigr.), et que le zéro de Wedgwood correspond à 1077» d^ Fahrenheit, ou 58o degrés 56 minutes centigrades. Il est facile , d'après ces données , de réduire un nombre quelconque exprimé dans l'une des échelles au nombre cor<*

respondantde Taotce échelle; et cette réduction faite , ou reconnaîtra qu'il existe entre elles un intervalle de près de 480*, pour lequel le thermomètre intermédiaire sert de mesure; que le thermomètre de M. "Wedgwood comprend une étendue d'environ Ssooo degrés de Fahrenheit (enriron i7000*centigr.)5 ou environ 54 fois autant d'espace qu'il y en a entre les points de congélation et d'ébullitîoû du mercure 5 qui servent de points extrêmes aux thermomètre» mercuriels ; que si l'on prolonge vers le bas l'éohelle du pyromètre de M. Wedgwood , de la même meulière qu'on a supposé Qelle du thermomètre de Fahrenheit prolongée vers le haut pour obtenir un point de départ fictif, le point dt congélation de l'eau se trouvera à-peu-près 8* au-dessoui du zéro de Wedgwood, et celui de la congélation du mercure un peu*au-dessous de 8* >; par conséquent , en se servant de ce nouvel instrument peur la mesure de la chaleur, on voit qu'il y a environ ^ d'un degré de cette échelle entre le point de congélation du mercure et celui de l'eau; 8* de ce point à celui de l'incandescence visible, et 160** de ce dernier â celui de la plus intense chaleur que l'on dit produite jusqu'ici. M. Wedgwood termine l'exposé de son travail en indiquant, dans la table ci-dessous , les effets de la chaleur sur différentes substances, avec les indicétions correspondantes de son échelle et de celle de Fahrenheit»

Fahrenh. cent. W«df«.

Extrémité jde réchelle pjrométrique. ... 33377 17914 ^4<^^ La plus forte chalenr produite dans son

petit fourneau à courant d'air 31877 I3i36 i6o>

Fusion de la fonte de fer 1 7977 99^ i3o

La plus grande i^haleur que Ton puisse

produire avec une forge ordinaire de

forgeron .' 17337 9608 fuS

Chaleur la plus forte pour la soudure

dufer 13437 7441 p5

Chaleur la moins forte pour la soudure

du for 13777^ yo8o gm

Fahrenh.

FoiioD de Tor fin. SaSy

—— de l'argent fin ' 4? ^ 7

— du cuiYre de Suède. 4^87

— du laiton 8807

Cbaleur à laquelle sont brûlées ses couleurs sur émail 1857

Oialeor ronge pleinement yisible au jour. 1077 Ghaleor rouge pleinement Tisible dans

l'obscurité 947

Ebullition du mercure 600

Ebollition de Peau ai a

Chaleur vitale 97

Congélation de Feau '..... 33

Congélation de Fesprit de preuve o

Point de congélation du mercure, et

pa ' -,....

KQCJ

que Toyi port taie, daj plen titéi lésé cher remi OQa mêû d'un

l'iQS pOU]

que

ccot.

Wadgir.

ioi3

5oS

«TÎIô

a46 PYR

dans les fourneaux et fours des différences étonnantes , dont les ouTriers ne s'apercevaient pas dans le moment, mais seulement à Tinstant où les objets étaient sortis dû four.

Puisque deTair sec augmente des | de son volume par 180' Fahrenheit ( 100" cent.) , et que celte augmentation est probablement uniforme pour des accroissemens égaux de température, on pourrait aisément construire un pyromètre sur ce principe. Faites une boule et un tube de platine exactement de môme forme qu'un thermométré, et ajoutez, à angles droits, à l'extrémité de la tige , un tube de verre bien calibré, rempli de mercure , et se terminant inférieurement en une courbure renflée, ou bulbe, comme, dans le baromètre italien. Graduez le tube de verre en une série d'espaces èquivalans aux | du volume total de la capacité de la bofule de platine, avec les | de sa tige; l'autre quart pouvant être supposé ne participer que'très-pisu à la chaleur. En plongeant la boule et les f de la tige dans un fourneau, la dépression du mercute indiquera le degré de cha!éur. Comme leiùotivcment de lacoloritie sera très-considérable, il y aura à- peine Heu à faire aucune correctîoh relative au changement de volume î'bitiial dû â ' la variation barométrique. On pourrait encore faire un pareîMnstrument avec un tube recourbé semblable au thermomètre différentiel du professeur Leslîe. te tube de verre peut être réurii , par fusion, à celui de platine; on dèvrii'aVoîr'som de ne point laisser entrer de mercure dans la portion' renflée, ou bulbe de platine; et s^H se trouraît quelque difficulté mécanique à faire une bulbe de ce métal, un Cylindre creux , d'un detni - pouce de diamètre , sur lequel on aurait vissé un tube de platine, de la grosseur de cefui d^u'ne pife à tabac, remplirait parfaitement l'objet.

PYROPHORlil On désigne par ce nom une préparation artificielle qui prend feu , ou devient incandescente par son exposition à l'air; c'est pour cette raison qiié, dans la langue allemande,' îc pyrophore a été appelé litjfï-^nnder, ou artta-

PYR %^'y

dou à air. On le prépare ea calcmaot . de TalMn ayee V^in ditîonde diverses substa^ceip in^ammabl^» Ho^berg fut W premier qui l'obtint; ce à quoi il parvîqt accid^pteilepieiUi eo i680j au moyeu d'un mélange de ixiatiére fécale ^mai^e^ et d'alun, qu'il avait traité par le feu.

On peut préparer le pyropbore de l^ manière Miif anl^e. On mêle trois parties d'alun avec de deux à trois parties de.npuielf' de fleur de farine ou d« ^ucre^ et <w fmt $éoher ce mil^ngf) sur le feu dans un vase vernissé 5 ou dans une «laripite de fer, en le remuant constamment avec une spatule de. fer^ Le mélange se fond d'abord , mais ii s-^paisait |i»r 4egré«> se gonfle, et enfin ae .sép^e en petjts morff^adun&ees. Oo h$ réduit en poudre, et on les fait de iy)U)reaA^ pesMr sur le feu, jusqu'à ce qu'ifs ne •coatienaeat.|^iii»auca^i^ trace d'humidité, et que celui qui opère se soit bien assuré qu'ils ne {>eu vent plus. «e liquéfier : la masse ressembla »l«rs àde la poussière uoixâtre 4^i ch^rbon^Si l'an îveu* ««Aer ces opérations préj^lmioaires., ou peutmêier:direcliei»ent<te(f«iatre 'à cinq parties ^d'alun c^cii\é »vec deujc pariîeë de!cbaH)0O ea poudre. Oa met cette poudre dans une fioleoumatras, dont le col doit avoir environ six pou^jes de lo»g; :le matras ne doit être rempli qu'aux trois qualrta; on 1^ lu^t alors dana uo creu^ dont le fond est recauyert 4e soble, et on l'en garjiit encore tout à l'eutour , deimanière qae toute la partie supérieure .du corps du matras «eit aussi Couverte* d'environ ua huitième de pouce ; après :>cela, oh. porte le creuset et le matras dans un fourneau , eton l'ienvii^onne de«harbons incandescens. On augmente alors graduellement^ le feu jusqu'à ce que le matras soit devenu rouge, et on le maintient dans cet étatpen4an|t environ un quart d'heure, ou jusqu'à ce qu'une fumée no^re ce^^ de sortir du matras, et qu'elle soit remplacée par une vapeur sulfureuse qui, le plus ordir aairement, prend feu. On continue le feu jusqu'à «e que la^ flainu^e sulfureuse bleue cesse de se manifester; oa peut Mors mettre fin k la çalcination^ et- boucher le matras avee

an bouchon d'argile ou de terre grasse. Mais dès que le Taisseau est derenu assez froid pour pouroir être tenu dans la main , on le retire du sable , et on introduit , aussi rapidement que possible^ la poudre qu*ii contient dans un flacon de Terre bien sec et chaud , muni d'un bouchon de Terre.

Nous aTons fait un très^^^bon pyrophore en mêlant simplement trois parties d*alùn aTec une partie de fleur de farine de blé , et calcinant le mélange dans une fiole ordinaire jusqu'à ce que la flamme bleUe ait disparu, et nous avons conservé oe mélange dans la même fiole bien bouchée , étant refroî-' die, avec HR bouchon de liège.

Qua«d cette poudre est exposée à l'atmosphère, le sulfure àtfir» l'humidité de l'air, et développe une chaleur suffisante pour enflannner la matière ohari)onneuse du mélange.

PYROPE. C'est une sous-espèce de grenat dodécaèdre. Sa couleur est le rouge-*de-sang foncé , et paraissant jaunâtre h la lumière transmise. Il est en; grains, éclatant. Sa cassure est conchoide; Il est transparent, à réfraction double; il raie le quartz plus facilement que le grenat commun. Sa pesanteur spécifique est 5,718. Ses parties constituantes sont, suiTant Klaproth 3 silice 409 alumine 128,5, magiiésie 10, chaiiz 3,5, oxide de fer i6,5, de manganèse 0,9 5, oxide de chrome a, perte i,25. On l« trouve dans du trap-tuff à È\j dans le Fifeshire, et dans de la pierre argileuse dans le Gumberland. À Zœblitz en Saxe , il est empâté dans de la serpentine. Il est très«-estimé dans la louaillerie comme pierre précieuse.

P YROPH YSA WtE ( rojrcz Phtsautb ).

PYROSMALITE. La couleur de ce minéral est le brun de foie, inclinant au Tért-pistache. On le trouve en concrétions lamèlleuses et en prismes irréguliers à six pans, ou quelquefois sous cette même foitoe tronquée. Il est éclatant, à cassure Inégale, translucide ,' demi-dur. Sa raclure est d'un blanc brunâtre. Il est cassant. Sa pesanteur spécifique est de 5,oS;

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