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tuaotcs, établies par Klaproth et Chenevix, sont, savoir:
Bleu. Rouge.
Alumine 98,6 90,0
Chaux. . .' 0,5 7,0
Oxide de fer. ... . 1,0 i,a
Perte 1,8
ipaproth. Chenevix.
Le saphir, traité au chalunieau , est infusîble. Il devient électrique par frottement, et retient pendant plusieurs heures son électricité; mais il n'acquiert pas d'électricité étant chauffé. Le saphir se rencontre dans un terrain d'alluv ion, dans le voisinage de roches appartenant à la formation secondaire, ou de trap secondaire. On le trouve en Bohême, en Saxe , en France au ruisseau d'Expailly; et les plus beaux saphirs flous sont apportés des Indes-Orientales, venant du royaume de Pegu et de l'île de Cejlan. C'est, après le diamant, la plus précieuse des gemmes. Les variétés blanches et d'un bleu pâle deviennent, par leur exposition à la chaleur, d'un blanc de neige, et présentent, étant coupées, un si grand éclat, qu'on s'en sert à la place de diamant. Les variétés de la plus grande valeur sont celles cramoisies et d'un rouge carmin ; c'est le rubis oriental des joailliers. La variété la plus estimée après celles-ci est la variété bleue ou vrai saphir ; vient er
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uoe agréable et riche couleur d*un bnih rougedtre, mais qnV
tenue entre l'œil et la lumière, parait (:tre d'un rouge de sang
foncé.
SARDONIX. Autre Tariétc de cornaline , composée de couches de blanc et de rouge.
SASSOLIN. Acide borique natif. On a désigné ainsi un sel qui se trouve ?ur les bords d'une source chaude, près Sasso, dans le territoire de Florence. Il conûste, suivant Klaproth, en acide borique 86, sulfate ferrugineux de manganèse 11, sulfate de chaux 5.
SATURATION. Il est des substances qui s'unissent en toutes proportions : tels sont, par exemple, les acides en général , et quelques sels avec Teau, ainsi que plusieurs des métaux entre eux; mais il y a aussi beaucoup de substances qui ne peuvent être dissouies dans un liquide à une température déterminée , en quelque quantité que ce soit, au-delà d'une certaine proportion. C'est ainsi que l'eau ne pourra dissoudre qu'environ un tiers de son poids de sel commun, et si l'on en ajoute davantage à la dissolution , le sel y restera sous forme solide. Un liquide, qui tient en dissolution autant d'une substance quelconque qu'il en peut dissoudre^ est dit saturé de celte substance; mais un liquide saturé d'une substance n'est pas privé de la faculté qu'il a de dissoudre quelques autres corp»; et, dans beaucoup de cas, cette faculté est augmentée. Par exemple, de l'eau saturée de sel commun dissoudra du sucre; et de l'eau s?iturée d'acide carbonique dissoudra du fer, quoique sans cette addition, l'action de l'eau sur le fer soît à-peine sensible.
Le terme saturation est aussi employé dans un autre sens par les chimistes. L'union de deux principes produit un corps, dont les propriétés diffèrent de celles de ses parties composantes, mais ressemblant à celles du principe qui prédomine.
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Lonqiieies parties composantes soQt ea proportion telle , que ni Tune ni Tautre ne prédomine , on les dit saturées entre dies; mais, s'il en est autrement, le principe qui prédomine est dit sous-saturé, et l'autre est sar^saturé.
SAUSSURITË. Les couleurs de ce minéral sont le blanc , le gris et le yert. Il se présente en masse , disséminé et en morceaux arrondis. II est mat, à cassure esquilleu se, faiblement translucide sur les bords, difficilement tangible. La saussurite est dure, rayant le quartz, maigre au toucher, d'une pesanteur spécifique de 5,2. Au chalumeau, elle fond sur les bords et sur les angles. Ses parties constituantes sont, soiyant KlaprOth: silice 49, Alumine 24, cfhaux io,5, magnésie 5,76, natron 5,5, fer 6,5, et d'après Théodore de Saussure: silice 44 5 alumine 5o, chaux 4^ oxidede fer i^,5, oxide de manganèse o,b5, soude 6, potasse o,a5. Le professeur Jameson place la saussurite près de l'andalusite.
SAVON. Macq«er nous donne le procédé qui soit poui» la fabrication du savon avec l'huile. On fait bouillir ensemble pendant un instant, dans une chaudière de fer, une partie de chaux vive et deux parties de bonne soude d'Espagne,' a?ec douze fois autant d*eau. Après avoir alors filtré cette lessive, on la concentre par la chaleur, jusqu'au point qu'elle pèse une once trois gros, dans une fiole pouvant oontenii' juste une once d'eau. On m^le une partie de cette lessive ainsi concentrée , avec deux parties d'huile d'olives oti d'amandes douces dans un vase déferre ou de grès. On remue de temps-en-temps le mélange avec une spatule de fer ou avec un pilon. Il s*épaissit et prend une couleur blanche en très-peu de temps. La combinaison devient peu-à-peu complète, et dans sept ou huit jours, on obtient un savon très-blanc et très-ferme.
Pour les savons de qualités inférieures, on emploie des huiles d'un moindre prix, telles que de l'huile de noix, de
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rhuîk de lin, de Thuilc de chénevis, de Thùile de poisson < etc. Mais pour que les savons de Tune ou l'autre de ces espèces soient bons , il faut qu'ils ne soient ni graisseux au toucher, ni onctueux dans l'eau , et qu'ils ne présentent aucun vestige de graisse sur l'eau. Il faut de plus qu'ils se dissolvent aisément dans l'eau, qu'ils moussent bien, et qu'ils soient aussi facilement solubles dans l'alcool Ils ne doivent pas devenir humides à l'air ou se charger d'une efflorescence saline sur leur surface extérieure.
Fabrication de savon brun ou jaune.
Pesez 10 quintaux de suif, et environ 3 quintaux de résine, celle-ci cassée en petits morceaux; chargez d'abord la chaudière àe ^ ^ 700 litres de lessive, et mettez le feu. Ajoute% alors le suif et la résine. Ceci étant fait, la chaudière est dite chargée.
Il faut maintenir sous la chaudière un bon feu, jusqu'à ce que le tout soit entièrement fondu, et alors on la met à l'ébullition ; pendant tout le temps que la fonte s'opère, il faut remuer continuellement avec la spatule , afin d'empêcher que la résine ne s'attache au fond de la chaudière. Si les matières dans la chaudière, paraissent disposées à se boursoufller, il faut diminuer le feu, ce qui se fait en ouvrant la porte du fourneau, et en jetant des cendres sur le feu, après quoi on laissera le tout bouillir tranquillement. Au moyen de ce que l'alcali caustique s'unit immédiatement au suif, il n'y a pas lieu à maintenir pendant long-temps l'ébullition. Il suffira d'environ deux ou trois heures. On peut alors retirer le feu, et laisser la chaudière en repos pendant quatre ou six heures, après quoi l'on décante, au moyen d'une pompe ou d'un .«yphon, la lessive faible pour en ajouter de nouvelle , et faire bouillir une seconde fois. Il peut être bon de faire observer ici , que si l'on désire qu'il soit décanté plus tôt de la liqueur de la chaudière , il faut y jeter quelques
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seaux de lessive froide , un peu après que le feu a été retiré.
On met le feu sous la chaudière pour une seconde ébulli" tion, et cette ébuUition étant convenablement établie , il suffira de la continuer chaque fois pendant deux ou trois heures. La lessive a souvent acquis assez de force avant ce temps. Il faut néanmoins ^ relativement à cette circonstance particulière, un peu d'expérience, de l'attention et du jugeaient de la part de celui qui manipule.
Les ébullitions sont ainsi continuées de jour en jour, jusqu'à ce que le savon devienne épais et d'une forte consistance* On en prend. alors un peu sur l'index; ot après l'y avoir laissé refroidir pendant quelques secondes, on presse avec le pouce. Si le savon se forme en écailles minces , dures , il est fait ou prêt à l'être ; si, au contraire, il paraît au doigt graisseux et ûlant, et d'une consistance molle, il faut ajouter de la lessive ; et si cette addition ne lui fait pfis acquérir de la dureté, il faut donner un autre bouillon. Mais si l'essai présente, ainsi que nous l'avons dit, l'apparence écailleuse, il faut donner à la chaudière un bon et fort bouillon , et ensuite retirer le feu. On refroidit avec deux ou trois seaux de lessive , et au bout de deux heures on la décante , ce que toutefois il faut faire , la liqueur étant aussi claire que possible. Cela* étant fait , on jette dans la chaudière six ou huit seaux d'eau, l'on chaufiTe brusquement, en ayant soin de remuer continuelleaient , jusqu'à ce que tout soit fondu, et commence à préstînter un aspect ressemblant un peu à du miel. On prend alors une portion de la partie en ébuUition dans la chaudière, et en la mettant sur une petite planche de bois à manche ou palette, on observe si, en la tenant éieVée, il s'en écoule de la lessive claire.-S'il en est ainsi, il convient d'ajour ter de l'eau dans la chaudière , et de continuer à la faire bouillir. Lorsqu'au contraire il ne s'écoule pas de lessive du savon, lorsqu'on le tient obliquement sur la layette, dans ce cas, il y a àèy\ eu trop d'eau employée; alors
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il faut ajouter environ un demi-seau d'une forte fdissolutioo de sel commun et d'eau. Nous arrivons à la partie la plus critique de Tébullition, c'est-à-dire celle où le savon est fait; et il faut (aire particulièrement attention qu'alors il faut qué le savon soit amené à un état tel y qu'étant tenu élevé sur la palette , la lessive ne s'écoule pas du savon y mais qu'on la voie s'en écarter, avec une espèce de mouvement anategiM à celui d'une matière de consistance tremblante. Le feu peut alors être retiré , et le savon considéré comme fait; ou si Ton désire donner au savon une couleur agréable , on peut à cet instant introduire dans la chaudière environ viagt li?res d'bulle de palmier ; environ une demi-heure après cette mise d'huile dans la chaudière, jon peut retirer le feu, et laisser reposer le tout pendant quarante-huit heures. On peut alors mouler le savon dans des formes.
- Au bout d'environ trois jours ( en supposant que les formes ont trente pouces d'épaisseur) , on coupe toute la masse eo barres ou pains.
Charge pour du savon blanc pur.
Après avoir parfaitement nettoyé la chaudière, on y met 40 quintaux de suif fondu de la meilleure qualité (oh ne fait pas emploi de la résine dans le savon blanc ) , avec 75^ litres de lessive. On chauffe à un feu médiocre les matières alors dans la chaudière, ressemblant un peu à du lait, et ayant une très-grande disposition à entrer en ébullition. . Il faut donc apporter la plus grande attention à cette première ébullition ; ell0 peut être continuée pondant environ deux heures à un feu médiocre; au bout de ce temps, on f étire le feu ; et après avoir laissé la chaudière en repos pendant enyiron deui; heures, on peut décanter la lessive. Le procédé à suivre dans la fabrication de oe savon est exactement semblable à celui de la dernière opéoatto». On peut «donner très*ai$ément deux ou. trois bouillons par jour au >4aTon bl^nc^ la kssive s'abaissant plus promptement dans