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Ja chaudière qu'aTec le savon jaune, et pouvant être tiré« plus claire.
lonsqu 'après ébullttion suffisante, le saron est arriré à sa perfection, il prendra l'apparence d'une espèce de niasse caillée; prenez-en alors- un peu sur l'index (ainsi qu'on l'a àé)i\ indiqué ) , et si le WH'^me efiet semble être produit, c'està-dire si, en pressant le savon sur le doigt avec le pouce, il se divise en une écaille mince , dure et claire , et qu*il se détache librement du doigt, alors sa préparation peut être (iODsidérée comme approchant de sa fin. On refroidit un peu la chaudière, en y introduisant quelques seaux de lessive, et peu de temps après on la décante claire.
Après avoir retiré le feu , on ajoute au savon huit ou dix seaux de lessive , le seau étant supposé contenir environ neuf à dix gallons anglais (34 à 58 litres), et après fusion et iocorporation convenable avec le savon, on fait l'essai indiqué pour reconnaître s'il s'^écoule de la lessive du savon, lorsqu'on le tient élevé sur la palette de bois. S'il en est wnsi , il faut ajouter de l'eau; si le savon ne coije pas, ou qu'il n'y paraisse pas dispose , on continue l'ébuUition pendant un peu plus long-temps, et l'on ajoute alors un seau d'un raél^inge de sel et d'eau dans les proportions d'environ un tiers de sel sur deux tiers d\*au. Ce mélange aura pour effet dé couper la liqueur dans la chaudière, ou de séparer complètement l'un de l'autre le savon et l'eau. Lorsque celte séparation est apparente , on retire le feu , et après environ une demi-heure de repos , on pompe l'eau , en entraînant ' fivec elle le plus de la lessive alcaline qui reste delà première ébullition. J'appelle cette liqueur le premier lavage ; et si c'est le caillotis {kelp) dont on a fait emploi dans l'opération , la propriété de cotte matière alcaline sera remarquable ; car l'eau décantée sera de couleur d'un vert bouteille excessivement foncé. La préparation du savon blanc, sans avoir pris en considération cet effet de l'emploi du caillotis, est la seule cause de la teinte de bleu qui s'observe si
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souvent dans cet article mis en rente dans le commerce.
La lessive bleue étant décantée claire, on met de nouTcau le feu sous la chaudière , en y versant six à huit seaux d'eau ; lorsque le tout^ après avoir bouilli pendant quelque temps, est complètement incorporé ^ on fait un essai pour s'assurer s'il s*écoule de Feau du savon. Dans ce cas, on ajoute de l'eau par petites quantités à-la-fois, jusqu'à ce qu'on remarque qu'il ne s'en écoule plus , et que, comme on l'a déjà reudarqué pour le savon jaune , l'échantillon d'essai ne s'écarte du savon qu'avec un mouvement de tremblement analogue à celui d'une gelée. Après ayoir alors fait prendre à la liqueur dans la chaudière, un bon bouillon, et se gonfler jusque près du bord , on retire tout le feu , qu'on laisse s'éteindre tout'à-fait. Toute opération dans la chaudière étant alors finie, on peut laisser reposer la liqueur pendant enviroQ douze ou quatorze heures ; et si la quantité en est grande , comme ^ par exemple , de deux , trois ou quatre tons ( 2000 9 6000 ou 8000 kilogrammes ) , le double de ce temps de repos ne pourra être qu'à l'avantage du savon , pourvu toujours que la liqueur soit tenue bien couverte et chaude dans la chaudière. S'il se manifeste encot'e quelque teinte de bleu^ on répète le lavage.
Avant de couler le savon dans les formes, je recommanderais, pour le savon blanc seulement, do^garnir le fonds et les côtés de ces formes de grosse toile. Après que tout le savon est coulé dans les formes , il faut le bien remuer; et il est très-convenaJ)le qu'il soit aussi bien couvert avec de vieux draps , des nattes, etc., au-dessus de la forme et du savon, après quoi il faut le laisser refroidir par degrés, et tout ensemble.
Au bout d'environ trois ou quatre jours (en supposant, comme ci-dessus , 5o pouces d'épaisseur ) , on enlève les couvertures et les formes , et l'on, coupe en barres dans les dimensions qui peuvent le mieux convenir pour la vente.
Pour donner à ce savon blanc le parfum de celui qu'on
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«ppellc ordipairement sapon de FTindsor, on peut incorporer avec lesaron, lorsqu'on le met dans les formes 5 uii mélange d'uo peu de Thuile essentielle obtenue des semences de car?], avec une petite portion d'alcool; on remue un peu ce fflélâQge dans le savon , aAn qu'il s'étende à travers toute la masse.
Fabrication de saifon mou , noir ou vert,
Xe mode particulier qu'on suit pour fabriquer ce savon , diffère considérablement de celui qui a pour objet la confection du savon dur. Dans cette dernière préparation, il faut, avant qu'elle ne soît achevée, que la lessive soit extraite en totalité. Le savon mou , au contraire , retient toute la lessive dont on a fait usage pour le fabriquer, devenant, avec les autres matériaux employés, un seul corps composé, appelé saison mou. Quelques exemples suffiront pour expliquer clairement la nature de ce très-utile savon, et faire connaître les moyens dont on se sert pour le produire.
Nous commencerons une opération avec une charge, pour €e qui s'appelle :
Premier st^on mou couronne, t8 barils.
La quantité delesiive nécessîaire pour compléter cette charge i€ra d'environ 4oo gallons ( environ 1 56o litres), dont un tiers doit être mis dans là chaudière avant aîucon des autï^es matériaux; ajoutez ensuite ao2 quarters de suif (envii*on 25 kilogrammes), aoa quarters de graisse do porc, et 70 galbons (environ a65 litres) d'iiujié d'olive : on suppose qiie la lessive dont on iadiqiie dims ce procédé l'u»age, provient de cendres de Hongrie et d'Angleterre ( Ea^ex). La proportion est d'une partie àt cettdrcs d'Angleterre sur burt parties de cendres de flongrie. Le mode particulier suivant lequel ces addition» se hn\^ consiste, après que la lessive a été introduite daiis la chaudière, à ajouter d'abord k suif el la graisse, puis on allï"»® k.leu.i.prdqae le^otest fondu^ on ajwrte Fi^uile, et|>©W après ©n retire le feu. On laisse alors la liqueur en repos Aam la Tome IF. «9
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chaudière, pendant environ deux heures; après avoir alors rallumé le feu, on ajoute ao gallons (environ 76 litres) de plus de la lessive* Dès que la chaudière commence à bouillir, on ajoute de temps-en-temps un peu de lessive , dans la vue d'empêcher que le savon ne se répande par Tébullition; et il faut continuer cette addition de lessive jusqu'à ce que le savon soit supposé avoir été réduit, en bouillant, à environ moitié. Ce sera alors le moment d'essayer si le savon a pris trop ou trop peu de lessive.
Il est nécessaire que cet essai, qu'on appelle /?riea^^, se fasse plusieurs fois pendant l'opération, et avant qu'elle soit achevée; voici comment on j procède: après s'être pourvu d'un morceau de faïence vernissé de Delft, et d'un couteau bien net et bien clair, on prend avec ce couteau un morcaau du savon de la chaudière, et s'il y tourne au blanchâtre, et tombe en morceaux courts sur la faïence, on en peut cou* dure qu'il est entré trop de lessive dans le savon ; ce à quoi on remédie en ajoutant un peu d'huile. Si, au contraire, il y a dans le savon manque de lessive , il tombera du couteau sur la faïence en longs morceaux visqueux , filans , et alors il faudra ajouter de la lessive. Lorsqu'il arrive cependant que le savon est amené à son état de perfection 9 qu'il n'a besoin ni de plus de lessive ni de plus d'huile, mais qu'il est justement dans les véritables proportions, l'on observera alors qu'en en prenant sur le couteau , il y présente la couleur convenable, qu'il n'est ni visqueux ni trop blanc, mais transparent ; on peut alors retirer le feu , le savon étant convenablement confectionné , et propre à être immédiatement coulé dans les barils ^ quartauts, etc.
Il faut se rappeler toujours, qu'après avoir allumé la seconde fois le feu sous la chaudière , il faut maintenir le savon à une vive ébullition^ jusqu'à ce que sa préparation approche de sa fin ; alors elle devra être conduite fentement, jusqu'à ce que le savon soit confectionné et prêt à être couU dans les formes, , i
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Charge pour second sa^on mou couronne.
Î2J kilogrammes de suif.
1^0 gallons (environ 53o litres) de lessive. 82 gallons (environ 3 10 litres) d'huile de baleine. Après avoir mis dans la chaudière 100 gallons (environ 578 litres) de lessive avec le suif, on allume le feu. Lorsque le suif est fondu , on ajoute Thuile , après quoi on relire le feu. On laisse le tout en repos pendant deux heures; on allume de nouveau le feu, et l'on ajoute 20 gallons (environ 76 litres) de lessive ; on continue avec cela l'ébuUition , jusqu'à ce que le savon soit â-peu-près à moitié fait, et alors on ajoute dix gallons ( 38 litres) de lessive : pendant que rébullition est continuée avec cette nouvelle quantité de lessive, on y ajoute à différens temps les autres 10 gallons (36 litres) de lessive, ce qui achèvera la fabrication complète du savon. ( Foye% Graisse. )
Pour eau de luce^ pesez ce qui peut être dissous de six ou dix gouttes d'huile d'ambre rectifié dans environ huit grammes de ralcool le plus fort, et ensuite environ un gramme de savon l)lanc; ajoutez alors à ce mélange, 3o grammes d'ammoniaque pure, et agitez bien le tout ensemble.
SAVON DE MONTAGNE. Sa couleur est un noir brunâtre pâle. On rencontre ce minéral en masse. Il est mat. Sa cassure est terreuse , à grain fin. Il est opaque. Il prend de l'éclat par la raclure. Il est écrivant, mais il ne tache point. Il est tendre, sectile , aisément fraogible. Il happe fortement à la langue. Il est gras au toucher; il est léger, tournant assez au pesant. l«e savon de montagne se rencontre dans des roches de trapp , dans l'île de Sky. On en fait usage comme crayon dans la peinture.
SCAMMONÉE. C'est mi suc laiteux séché et durci à l'air, qui s'extrait du convohulus scammonia. On en connaît deux variétés dans le commerce, l'une vient d*Alép et l'autre d©
Smyrnc. Yogel et Bouillon-Lagrange , qui ont fait Tanalyse de l'une et l'autre de ces variété»^ le» ont reconnues composées ainsi qu'H suit :
«VAlep. de Smjrne.
" Résine 60 sg
Gomme & S
Extractif. a 4
Débris Tégétaux tt terre. 55 58
SCAPOLITE ou Feidspath pjrramidaL Le professeur Jameson divise cette espèce on quatre sous-espèces : la scapolke rajonnée, la scapolite lamelleui^e, la scapolite compacte rouge et l'élaolite.
1. Scapolite rayonnée. Sa couleur est le gris. Elle se présente en masse 9 en concrétiona distinctes, et cristallisée. Sa forqae primitive est une pyramide à^ 136*" 3^ et ôa"* 56^ Les formes secondaires sont un prisme tétraèdre rectangulaire , avec pointement ou troncature. Les plans latéraux profondément striés en longueur. Éclat résineux nacré. GlÊvage double. Cassure inégale à petits grains. Translucide; aussi dure que l'apalite. Aisément frangible. Pesanteur spécifique de 2)5 à 298. La scapolite v^erte devient blancbe an cbalaineau» et s'y fond en un verre blanc» Ses parties constituantes sont) suivant Laugler : silice 4^» alumine 55, ciiaux 17^6 1 i^atron i,5, potacsse o,5, fer et manganèse 1. Cette scapolite se rencontre danslevoisipage d'Arandal en Norwège, accom" pagaant le fer magnétique , le feld*spalh y etc.
au. Scapolite lamell^use^ Sqs. couleurs sont le gris, le vert et le noir. Elle se présente en masse, disséminée et cristallisée en prismes surbaissés à buit pans , avec quatre plai^ QonapnDaés à poîntemien^' Cette sous-éspèce «st éclatante j^ d'un écl£^ vkroux. La Cassure est inégale à petits grai^s< EUeest tran^uci^e^ vnfyant le v^re; cassante. Sa
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dureté et sa pesanteur spécifique sont comme pour l'espèce qui précède. Cette scapolite se rencontre en Saxe , dans d« granité grenu.
3. Scapolite compacte. Sa couleur est le rouge. On la Irouye cristallisée en longs prismes tétraèdres aciculaires qui , «ouvent, «ont coui-bés. Elle est peu éclatante, opaque, ayant peu de dureté; aisément frangible. Cette sous-espèce se rencontre ayec les autres à Arandal en Norwège , dans des <;ouche$ métallifères.