SCHISTEUX
SCHILLERSPATH. Cette espèce contient deux sous-espèces : le bronzite, et le schillerspath commun. (^. Bronzite.)
Schillerspath commun. Sa couleur est le vert olire. On le trouve disséminé , et en concrétions distinctes grenues. Ilest très-éclatant, et d'un éclat nacré métallique. Le cli-^ rage est sinople. Cette sous-espèce est opaque, plus tendre que lé bronzite. Sa raclure est d'un gris verdâtre. Elle est aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 2,882 ? Le schillerspath commun se rencontre empâté dans de la serpentine, dans quelques-unes des îles Schetland, dans plusieurs comtés en Angleterre, et dans le Cornouailles.
SCHILLERSPATH DE LABRADOR. {Voy. HypERSTinE.)
SCHISTE ALUMINEUX. 1. Commun. On le rencontre en masse et en morceaux isolés de forme globuleuse , de couleur d'un noir grisâtre. Il est d'un brillant mat. Sa cassure est schisteuse à feuillets droits; les fragmens sont e«
table. Il conserve sa couleur par sa raclure. Quoique tendre, il n'est pas trèsr-facile à casser. Exposé à Tair, il s'effleurit, en acquérant une saveur bitumineuse.
2. Schiste alumineujc lustré. On trouve cette sous-espèce en masse. Sa couleur est le noir bleuâtre. Dans les fentes, jce schiste offre une variété de belles teintes pourpres. Il a, dans sa cassure, qui est schisteuse à feuillets droits ou avec ondulalion», un éclat demi-métallique. Il y a une variété tendre de cette sous- espèce, qui se rapproche en apparence de l'argile schisteux. Par son exposition à l'air, le schiste alumineux lustré augmente prodigieusement en épaisseur parla formation d'une eflflorescence saline, qui sépare ses lames les plus minces. Ces lames s'exfqlient ensuitp en spctions cassantes : ce qui donne lieu à ce qu'elles sont entièrement ))risée».
SCHISTE A AIGUISER. Sa couleur est le gris verdâtre, Il se présente en masse. 11 a peu d'écla^ Sa cassure en grand est schisteuse; en petit, elle est esquilleuse. Les fragmens sont en tables. Ce. schiste est translucide sur les bords. Il donne une raclure d'un blanc grisâtre. Il est demfrdur, assez gras au toucher. Sa pesanteur spécifique est de 2,722. Il se présente.en lits dans du schiste argileux primitif et de transition. On le trouve près de Freyberg. Il nous en vient de très-belles variétés de Turquie, sous le nom de pierres h aiguiser. On s'en sert pour donner le tranchant à des instru-r mens d'acier.
SCHISTE ARGILEUX. L'argilite de Kirwan. Ses couleurs sont le. gris bleuâtre, et le noir grisâtre de diverses nuances. Il se présente en masse. A l'intérieur, il est éclatant, d'un éclat brillant ou nacré. Sa cassure est lamelleuse; les fragmens sont en tables. Sa raclure est d'un blanc gri-t sâtre. Ce schiste est opaque, tpndre, sectile, se rompant aisément. Il est sonore lorsqu'pn le frappe avec un corp»
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diir. Sa pesanteur spécifique est de 2,7. Ses parties constituantes sont : 4^9^ silice 5 25,5 alumine, 1,6 magnésie, 11, 5 protoxide de fer, o,5 oxide de manganèse, 4^7 potasse,- 0,5 carbone, 0,1 soufre, 7,6 eau et matière volatile. Le schiste argileux , traité au chalumeau , se fond aisément en une scorie éclatante. Ce minéral est très -abondamment répandu dans la nature , formant une partie des roches primitives et des roches de transition. On en rencontre de grands lits , qui souvent sont traversés par de minces sutures de quartz ou de carbonate de chaux, qui les divisent eti niasses rhomboïdales. Les bons schistes ne devraient pas s'imbiber d'eau ; les schistes qui en sont susceptibles se décomposent promptement à l'air.
SCHISTE A DESSINER. Craie noire, crayon neir. Sa couleur est le noir grisâtre. On le trouve en masse. L'éclat de la cassure principale est le peu éclatant. La cassure en travers est mate; la cassure princif^le est schisteuse ; la cassure en travers est terreuse^ à grains fins. Ce schiste e^t opaque; il est écrivant. Il ne change pas de couleur par sa raclure, et son éclat est augmenté. Il est très-tendre , sectile, aisément frangible. Il adhère légèrement à la langue. Il est maigre au toucher; infusiWe. Sa pesanteur spécifique est de 2,1 1. Il consiste dans : silice 64,06 , alumine 1 1 , carbone 1 1, eau 7,2, fer 2,76. Ce schiste se rencontre en lits dans du schiste argileux primitif et de transition , et aussi dans des formations secondaires. On le trouve dans la formation de houille d'Ecosse, et dans la plupart des pays. On l'emploie comme crayon pour dessiner. La trace que laisse le schiste bitumineux est brunâtre et irrégûlière ; celle produite par la craie noire est noire et régulière. Les meilleures espèces de craie noire se trouvent en Espagne , en Italie et en France.
SCHISTE SILICEUX. Cette espèce de schiste se partage «a deux sous-espècçs : le schiste siliceux commup , et la pierre de Lydie,
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1. Commun. Su eoulanrest le gris do cendre, areôd^aa* Ires coiii^urs en dessina flammés , rayés ^t tachetés. Il est courent tratersé de veines de quarti. On le troute en rnass^ et cp concrétions lamellaires. A Tintérieur, il est f'JMement éclatant. Sa cassure en grand est schisteuse ; en pcck, elle est esquiileuse. Ce schiste est dur, rareonent, difficilement frangibte. Sa pci^anteur spécifique est de 2965. On le reacontre en lits dans du schiste argileux et de la grnwacke , et en masses anguleuses arrondies dans du grès. Il se trour^ dans le eomlé Wigtoun en Ecosse, et près d*Édinibourg.
a. Pierre de Lydie. Sa couleur est le noir grisâtre , pas* sapt au noir de velours. Elle se présente en masse et en morceaux arrondis avec surfaces éclatantes. A rintérieur, elle est brillante. La cassure est unie. Cette pierre est opaque; moins dure que le quartz; difficilement frangible« Sa pesanteur spécifique est de 2,6. On la rencontre très-fréquemment avee du schiste siliceux commun, en couches dans do schiste argileux. Elle se trouve près de Prague et de Carlsbad en Bohême , en Saxe, au Hartx et en Ecosse. On s'en sert quelquefois comme de pierre de touche, pour reconnaître la pureté de Tor et de l'argent. ( Fqyez Essai. )
SGBMIXZSTEIN. ( Voyez Diptbi. )
SCHORL (coiixtiN). Sous*espèce de tourmaline rhomboïdale. Sa couleur est le noir de velours. On le trouve en masse, disséminé et cristallisé en prismes à trois, six et neuf pans. Les cristaux sont aciculaires. Les plans latéraux sont striés en longueur. Son éclat tient le milieu entre l'éclatant et le peu éclatant. La cassure est conchoïde ou inl^gale. Ce minéral est opaque , donnant une raclure grise. Il est aussi dur que le quartz ; aisément frangible. Sa pesanteur spécifique rst de 3 à 3,3. Traité au chalumeau, il se fond en une scorie noire. Ses parties constituantes sont , suivant Kiaproth : silice 36,75, alumine 3455, magnésie o,a5, oxidede fer 21, potasse 6, et manganèse, trace.. Le sohori commua
présente Us mêines propriétés électriques que It tourmaline. Oo le trouve empâté dans du granité, du gneiss, etc. , dans (H?ers eomtés de l'Angleterre et dans le Comouaillei.
SCHOWi (ïtBt). Variété de Haiiine.
SCHOIiL (rqvce st TiTAniTiquc). Rutile*
SCHORUTB ou TOFÀtE schobufoamb. Pyenitc de^Werner. JSa couleur e$t le jaune de paille. Elle se présente en masse, composée de concrétions prismatiques parallèles, et cristallisée en prismes allongés à si^c pans. La schoriite est écla- ISiuXef d'un éclat résineux. Sa cassure est imparfaitement conchoïde. Elle est translucide sur les bords ; presque aussi dure que la topaze commune. EUe est cassante. Sa pesanteur spécifique est de 5,53. Elle est infusible. Elle devient électrique par la chaleur. M. Berzelius a établi les parties oonsti* tuantes de la .schoriite à : alumine 5i, silice 58,43, acide iluoriquc 8,84. On la trouve à Altcnberg en Saxe, dans une roche de quàrti et de mica, dans du porphyre.
SCILLITINE. C'est le nom que donna Vogel à une substance blanche transparente , acre , qu'il parvint à extraire de <cilles,
SCOKZA ou S&.ORZA. Minéral désigné sous ce nom par fes habitans du pays où il se trouve, près de Muskaen Transilvanîe , sur les bords de la rivière d'Arangos. Ce minéral paraît être une variété d'épidote. Il a été analysé par SJaprotb.
SÉBAT£. Sel ou composé neutre d'acide sébacique avec vne base.
$£L. On a pour l'ordinaire fait emploi de ce terme pour
désigner un composé , en proporlions définies ^ de matière acide avec un alcali , une terre ou un oxide métallique. Lorsque les proportions des parties constituantes se trouvent tellement réglées entre elles , que la substance qui en sésulte n'affecte pas la couleur de Tinfusion de tournesol ou celle de chou rouge, elle forme alors un sel qu'on appelle neutre. Lorsque Tacide est reconnu prédominant par la coloration en rouge de ces infusions, le sel est dit acidulé, et cest ordinairement en faisant précéder le nom du sel d^surow de bi^ que l'on désigne cet excès d'acide. Si , «lu contraire, la matière acide parait être, en manquant, ou en quantité moindre que celle nécessaire pour saturer l'aloalinité de la base, le sel est dit être avec excès de base , et l'on indique cet état du sel en l'appelant sous-sel.
Cependant, les découvertes de sir H- Davy nous ont suggéré l'idée de modifier nos opinions relativement à la constitution saline. Il n'a pas été prouvé qu'un grand nombre de corps, tels que du sel de cuisine et du muriate de chaux , auxquels on ne peut refuser la dénomination de sel, continssent une matière ou acide ou alcaline; mais il faut, selon la stricte logique de chimie, les considérer comme des composés de chlore avec des métaux.
Sir H. Davy remarque, que parmi les substances que Ion a toujours considérées comme sels neutres, il en est trèspeu qui contiennent réellement, dans leur état sec, les acides et les alcalis dont ils furent formés. D'après la manière de voir de ce grand chimiste, on doit admettre que les muriates et les fluates ne contiennent ni acides ni bases alcalines. M. Gay-Lussac a fait voir que la plupart des prussiates(ou cyanures ) sont dans le même cas. On ne peut se procurer de l'acide nitrique et de l'acide sulfurique des nitrates et des sulfates, sans l'intervention de corps contenant de rhydrog:ène; et si l'on jugeait du nitrate d'ammoniaque d'après les résultats de sa décomposition, il devrait être considéré comme un composé d'eau et de deutoxide d'azote. Il pourrait êtrs
SEL aggf
objecté à cette manière de Toîr, que le sulfate sec de fer aban-
doone de Facide sulfurique 9 lorsqu'on le calcine dans une
cornue, tandis qu'il reste dans Tozide de fer. Il n'y a 5 dit
sir H. Bavy , que les acides formés d'oxîgène et de bases
inflammables qui paraissent entrer en combinaison ayec les
alcalis fixes et les terres alcalines sans altération; et il est
impossible de définir la nature de l'arrangement des élémens
dans leurs. composés neutres. Le phosphate et le carbonate
d%chaux ont beaucoup moins des. caractères attribués à des
corps neutro-salins que le chlorure de calcium (muriatede
chaux); et cependant ce dernier corps n'est pas connu pour
contenir soit de l'acide , soit une matière alcaline. M. Gay-
Lussac suppose qu'il existe dans tous les hyperoxi-muriates
(chlorates) un acide chlorique sans eau ou hydrogène,
consistant dans un atome de chlore et cinq atomes d'oxi-
gène; mais il n'appuie sa proposition d'aucune preuve. Sir
H. Davy fit voir, en 181 1 , que les chlorates étaient formés
d'un atome de chlore, d'un atome de base, et de six atomes
d'oxigène. Or, l'hydrogène, dans l'acide chlorique liquide
de M. Gay-Lussae, peut être considéré comme faisant fonc*
tion d'une base , et pouvant être remplaoé par le potassium
dans le sel hypolhétiquement appelé chlorate de potasse^
C'est une circonstance importante dans la loi des proportions
définies, que lorsqu'une base métallique ou inflammable (le
potassium ou l'hydrogène , par exemple ) se combine avec
certaines proportions d'un composé tel que le chlore , toutes
les autres se combinent dans les mêmes proportions.
M. Gay-Lussac établit que si l'on ne peut admettre l'acide chlorique «oiume étant une combustion pure de chlore et d'oxigène , on ne peut admettre les acides hydronitrique ou iydrosulfurique, que comme des combinaisons pures d'oxigène. Ceci est parfaitement évident. Un acide composé de cinq proportions d'oxigène et d'une proportion d'azote , est entièrement hypothétique; et c'est énoncer simplement des faits, ^ue de dire que l'apide nitrique liquide est un composé d'un
5o(> SEL
atome d'hjdrogène, d'un atome d*aiote et de six IMÔmei d'oKÎf ène ( la pesanteur spécifique d'un semblable acide est beaucoup plus grande que i,5o). Ainsi donc , la s«ule diié« rence entre le nitre et le chlorate de potasae , est que Tun contient un atdme d'arote, et Tautre un atdme de chlore. On a ainsi :
Nitrate de p^ttisie. Chlorate de pétasêe.
1 atome azote. i alAme cblore.
6 atomes oxigène. 6 atomes oxigène. •
1 atome potassium. i atome potassium.
En substituant , dans chacun , l'hydrogène i son comlMi»tible Lrûlé , le potassium , on a les acides liquides.
L'acide chloriodique , Fac4de chloro-carboneuK 9 ^ ^* acides binaires contenant de l'hjdrôgène, tels que des acides muriatique et hydriodique, se combinent arec l'ammoniaque sans décomposition; mais ils paraissent être décomposés par leur action, sur les alcalis fixes ou les terres alcalines; *t cependant les substances solides qu'elles forment ont tous les caractères que Ton considérait autrefois comme partieuliers aux sels neutres, consistant en acides et alcalis , quoiqu'aucun d'eux n# contienne l'acide; et seulement les d«uï premiers des séries contiennent les alcalis dont ib ont été formés. La précédente manière de voir relatiTcment à la constitution saline, paraît être parfaitement claire et satii* faisante, et elle met dans un grand jour la logique supérieare du chimiste anglais.
La dissolubilité des sels dans l'eau est leur propriété générale habituelle la plus importante. Dans cemenstrue,ils sont ordinairement cristallisés , et c'est par son moyen qw'iw sont purifiés et séparés les uns i\ts auitres dans l'ordre inv«f^ de leiir faculté de dissolution. La suitiila plus étendue d'expC' riencessurla dissolubilité des sels, qui ait été publiée, est celle de M. Hassenfrati, insérée dans les îi5.*, a8.*et5i.' volam»^ des Annales de Chimie. Le docteur Thomson les a copiée» d«D» le 3.* vol. de son Système de Chimie ; et j'aurais été tenté df
SEL Soi
suitre son exemple , si je n'ayais reconnu , d'après mes pro^ près recherches, que plusieurs des résultats de M. Hassenfrate soot erronés. Je commençjai, il y a quatre ans, une trèslongue suite d'expériences sur cet objet si importait pour le chimiste praticien; mais des obstacles imprévus m'ont empêdbé jusqu'À-présent d^ leâ compléter. Cependant beaucoup des déterminârtîoDS de M. Hassenfratz sont à très-peuprès exactes.. Mais e^lle qu'il établit relatifeinent à }t densité de la chaux éteinte , et à la proportion de son eau combinée^ est si absurde , que je suis surpris qu'il l'ait publiée , et que le docteur Thomson l'ait admise de confiance. DaAS une expériiîQce, leooo parties de chaux ^ d'une pesanteur 8péei6que d6 1,5949 y combinées avec 1620 parties d'eau, donnent un bjdrate d'une pesanteur spécifique de 1,4^77; ^^9 ^^^ ^^^ aatre, loooo parties de chaqx, d'une pesanteur spécifique de 1,5 i7S) combinées atec 18^5 parties d'eau, forment un hydfate d'une pesanteur spécifique de 0,97a. On établit que quatre parties de chauxy d'une pesanteur spécifique de 1,4^58, combinées avec une partie d'eau, fournissent un hydrate d'aune pesanteur spécifique (fe 19^00; et, avec deux parties d'eau, un bjdrate d'une pesanteur spécifique de 0,8985. Or, la dernier» proportion forme une masse beaucoup plus dense que l'eau , au^ithi d'être beauctop plus légère que des esprits de preuve. IL Kirwaiii a fiitt connaître, dit le docteur Thomson^ un» ntétlKMie très-ingénieuse pour e»timer le contenu salin d'une eau minérale dont la pesanteur spécifique edt eonmie , de naaDière qUe Terreur n'exeè4e pas un ou deux pour cent. Cette uftéthode est celle-ci : Il faut soustraire la pesanteur 9f«€ifiqiÊe dei Veau pure de la pesanteur spécifique de l'eau ininérale souaiise ù l'examen ( exprimées l'une et l'autre ea tous atuiihles )> et multiplier le reste par 1,4. Le produit est le contenu salin > dans une quantité d'eau dénotée par le nombft employé pour indiquer la pesadteur spécifique de l'eau distillée. Ainsi, par exemple, soit la pesanteur spécifique de L*H« 15079^^ ou^ eidk tous skùmhetSf 1079. Al<Mr$'la pesanteur
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spécifique de Teau distillée sera loo. Et 1079—1000X154=^ 1 10,6 :=, le contenu salin dans 1000 parties de l'eau dont il s'agit, et par conséquent 1 1,06 dans 100 parties de la même eau. Cette règle peut être établie d'une manière plus simple en l'exprimant ainsi : Multipliez par 140 1» partie décimale du nombre représentant la dissolution saline > et le produit est le sel sec dans 100 parties. Cette formule, ajoute le docteur ThomsOn, sera souvent d'un très-grand usage, comme pouvant servir d'une sorte d'étalon auquel nous pouvons comparer notre analyse , Système de Chimie , 5. • édition , traduction française, volume III, page 270.
On trouvera, à l'article Calorique de ce Dictionnaire, le passage suivant: — Je ne voudrais pas violer les règles de la philosophie à ce point, de tirer une induction générale d-un cas particulier; pratique qui, il faut l'avouer, est trop commune à l'égard de quelques écrivains en chimie. Le présent exemple est très-instructif. J'ai la plus haute estime pour M. Kirwan, l'auteur original de cette formule; il cultivait la chimie avec un zèle distingué , en s'y dévouant arec bonne-foi et succès ; et lorsqu'il écrivit une règle empyriqu« semblable à celle qui précède, son erreur était très-excusable. Mais aujourd'hui, il est ridicule de la présenter et de la faire considérer comme une sorte d'étalon. Avec des dissolutions de nitre et de sel commun, elle donne des approximations tolérables; et j'imagine que c'est d'après ces dissolutions que la règle a dû avoil été établie. Mais pour la dissolution de sulfate de soude, cette sorte d'étalon donac une quantité de sel sec presque double; et, pour la dissototion demuriate d'ammoniaque, une quantité moindre àtvmivi que la quantité réelle présente.
M. Gaj-Lussac a récemnàent publié, dans les Annales^ CMmie et de Physique , tome XI, p. 296, un Mémoire important sur la dissolubilité des sels, dont on présentera ici quelques extraits.
On est étonné , dit ce chimiste distingué , ©n parcourant Us*
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Méren? ouvrages de chjtnie, du Tague de nos connaîssancef sur la dissolubilité des sek ; elles se bornent à Tobsenration commune que les sels sont plus solubles à chaud quVi froid, et à la solubilité de quelques-uns d'entre ^ux à une température ordinairement très-ihcertaine ; cependant . c'est de cette propriété des sels que dépendent leur décomposition mutuelle , leur séparation et le^ dififérens procédés de leur analyse. Comme opération cbimique, la dissolution des sels mérite une attention particulière; car, quoique les causes auxquelles elle est due soient les mêmes que celles qui produiseût les autres combinaisons, cependant leurs effets ne se ressemblent pas. Il est à désirer que cette partie intéressante de la chimie , après être restée aussi long-temps dans des généralités vagues, puisse entrer enfin dans le domaine de l'expérience 5 et qu'il devienne possible de déterminer la solubilité de chaque corps, non-seulement pour une température fixe, mais pour des températures variables. Dans les sciences naturelles, et spécialement dans la chimie, des conclusions générales devraient résulter d'une connaissance miûutieuse des faits particuliers, et non précéder cette connaissance. Ce n*est qu'après l'avoir acquise , que nous pouvons ^tre assurés de l'existence d'un type commun, et qu'il nous est permis d'énoncer les faits d'une manière générale.
La détermination de la quantité d'un, sel que l'eau peut feoudre, n'est pas une opération très-difficile. EUe^consiste à saturer l'eau exactement du sel dont on veut connaître la solubilité à une température déterminée ; à peser une cerlaioe quantité de cette dissolution , à la faire évaporer , et à peser le résidu salin. Cependant la saturation de l'eau peut présenter beaucoup d'incertitude ; et , avant d'aller plus loin, il convient d'examiner le sujet.
On obtient une dissolution saline parfaitement saturée ^ des deux manières qui suivent : en faisant chauffer l'eau avec Je sel, et en la laissant refroidir jusqu'à la température pour laquelle on cherche la solubilité , ou bien en mettant dans 'eau froide un grand excès de sel, et en élevant graduelle*.
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ment la température. Dans chaque càd^ if faut maintenir constante la température^nale pendant deux heures au moins, et remuer fréquemment la dissolution saline pour être bien assuré qu'elletestcomj^ètement saturée* Par des expériences directes, faites afec beaucoup de soin ^ M.* Ga^-Lussac reconnat que ces deux procédés donnent absolument les^ mêmes résultats, et qu'on peut eu conséquence les employer indifféremrtient.
Cependant le docteur Thomson annonce aroir trouvé qui reau retient plus d*oxide d'arsenie quand on la sature par refroidissement; que lorsqu'on la met en contact avecroxi<ié ;sans élever sa température ; mais M. Ga j^Lussao eM pir^ jiuadé que la raison en est, que le doctenr Thomson employait |rop peu d'oxide d'arsenic relativement à l'eau , et qu'il n'auri pas prolongé suffîsanmient leur contact. On conçoit en efet, aveâ un peu de réflexion, que la saturation suit dans sa marche une progression géométrique décroissante, et que le temps nécessaire pour qu'elle s'acbère dépend de ta sur* face de contact du dissolvant et du cei|»s à di^sotidre.
Il arrive souvent que la dissolution d'un sel qui ne cristidlîse pas, et que 5 par cette raison, on regarde comme salurée , cède des molécules salines aux cristaux de la même Bature qu'on y plonge; et Ton a- conclu de cela, que les cristaux d'un sel appauvrissent sa dissolution et la lent deseettdre au-dessous de son yéritable point de saturatioâ. Le fait est certain, il est même très^ général; mais M* ^^1' Lussiie pense qu'il a été mal expliqué.
La saturation, dans une dissolution saline d'une tenspérature kivatiahle, est le terixie aufuel le dissolvaot , toujours en coo' taet avec le sel, oe peut plus en prendre davantage ni en abandcHÎiier aucune portion. Ce terme est le seul q:ci ékifak être adopté, parce qu'il est déterminé par des f«>roescbifiiiiqttes, et p«fee qti'R reste constant pendant tout aussi If)iig-temp9 que oes fdfces restent constantes. D'après cette déûMÏtotïf toute diâSolutioB saline qui peut abandonner du sel sans que la tcm* pécslure change, est nécessairement sursaturée. Onp^^^^^'^ que , en général, la sursuturation n'est point un term^ &i^f^
S£L SoS
que la cause qui la produit est la même que celle qui retient l'eau liquide au-dessous de la température à laquelle elle se congèle.
M. Gaj-Lussac présente alors l'exposé des expériences qu'il a faites sur la solubilité des sels.
Ayant saturé de l'eau d'un sel à une température déterminée, ainsi que cela a été expliqué plus haut^ on prend un matrcis, delà capacité de i5o à acio grammes d'eau 9 et dpnt le eolada i5 4 iS centimètres de longueur. Après l'aroir peséyide, on 1^ remplit, au quart environ^ delà dissqlutiQn saline , et on le pèse ie nouyeau ; pour éyaportir l'eau , on saisit le matras par son çqI aree des pinces 9 et ou le tient sur uo brasiei^ ardenl, soua un angle d'entiron 4^" 9 ^n ayant l'attentioa de le remuer coatinueltement 5 et de dpnner au liquide ua mouveinent giratoire , afin die C^YoHser l'ébuUitipn et de prévenir les soubresauts , qui sont trè^-fréq^ens avec quelqmss dissolutions salines,, dès que, en conséquence de réyaporation , il commence à se déposer des cristaux. Lorsque la masse saline est desséchée, et qu'il ne s'en dégage plus de vapeur d'eau, à une chaleur presque rouge, on souffle dans le matras avec un tube de verre adapté à l'extrémité d'un soufflet, atio d'en chasser la vapeur aqueuse qui remplit sa capacité ; on laisse ensuite pefroidir le matras , et on le pèse. On connaît alors la proportion d'eau au sel qu'elle tenait en dissolution , et l'on exprime cette proportion ep repré^sentant le poids de l'eau par 100. Chacun des résultats qui suivent est le terme moyen de au-moins deux expériences.
Solubilité du chlorure de pokissium»
Température ceotigiad*. CUonvA disson» daua loo d'e«u.
0^00 29,ai