Le corps ou la masse du sel, divisée en couches
inclinées. Cette masse a été pénétrée à hi profondeur d'environ aoo yards (environ i85 mètres). Elle est traversée par des veines ou filous; 8,8, d'une argile bitiuninen<e de la mruie i.atnre que celle désignée numéro 6, Celte argile contient du sulfate de chaux. À. Puits par lequel on retire le sel de la mine.
C. Puits que traversent les ouvriers en montant et en descendant au moyen d'une échelle qui y est placée.
D. Puiis qui reçoit l'eaa de pluie, et la conduit dans la saigm'e on rîguHe F.
B. Puits qui reçoit l'eau de pluie et la conduit dans la gallerie E.
E. E, F. Coupes de deux gallerie's circulaires environnaol les puits A et C, recueillant les eaux qui pénètrent entre les couches d'argile, et qui les conduisent à la saignée ou rigole à travers laquelle elles sont portées au -dehors.
H , H. Espace conique creusé avec le sel de roche en le trayaillant.
a^a^a. Pièces de charpente enfoncées dans la couche de sel, et supportant tout l'ouvrage en bois des puits.
by b^b,b. Peaux de moutons clouées sur ces pièces de charpente pour les garantir de l'humidité.
c, c. Sacs dans lesquels on met le sel pour le retirer.
d^ d, d. Tranches poUr extraire le sel en morceaux carrés c^lbngs.
e, e. Blocs de sel tout prêts à être mis dans les saes poitf être enlevés. - ...
Lorsque ce sel est impur, il faut le faire dissoudre. daiW l'eau pour le purifier.
C'est dans l'eau de TOcéan qu'existe notre plus ample approyisionnement de sel; mais ce sel n'est pas le plus P"''* Si nous n'avions pu l'en retirer qu'au moyen du feu, les» eût été un article dispendieux de consommatûMi. Oa atai
SEL 3ii
tionc eu recours, pour remplir cet objet , à deux mètliodes. La 1." celle de l'évaporation naturelle, la a."* réyaporàtion Daturelle et révaporatioa artificielle combinées.
Dans le premier cas, ou extrait le sel au moyen de puits de saumure: ce s^nt de grands puits creux, dont le fond est très-uni et formé d'argile; on pratique ces puits ou fosse» près du rivage de la mer, et ils consistent dans, i." un grand réservoir plus profond que ^es véritables puits saumure, et creusé entre ces puits et la mer. Ce réservoir communique avec la mer au moyen d'un canal sur lequel est établie une écluse. Sur le bord de la mer , ces réservoirs peuvent être remplis à haute eau ; mais les marées présentent plus d'inconvénient que d'avantage pour lès puits de saumure.
a.' Les puits saumure, ainsi propreoient appelés, sont partagés en un certain nombre de compartimens , au moyen de petites digues en terre. Tous ces compartimens ont une communication l'un avec l'autre, mais de manière que l'eau a souvent un long circuit à faire d'un compartiment à un autre, Quelquefpis l'eau a quatre à cinq cents yards ( environ 36o à 45o mètres ) à couler avant de parvenir à l'extrémité de cette sorte de labyrinthe. Les divers compartimens sont distingués par un certain nombre de noms techniques sio-^ guliers , et qui varient beaucoup dans dififérens lieux.
Les puits saumure devraient être situés à l'exposition des^ Tents de nord, de nord-est ou nord-ouest.
Planche IX. Cette planche ofifre le plan d'un établissement de puits saumure.
A, A. Le grand réservoir, dans lequel l'eau coule à travers l'éclus* «.
B, B, B. Un réservoir, dans lequel l'eau entre .par uû canal souterrain à ^ , et circulant à travers les divisions ou compartimens , dans la direction de la ligne ombrée , pour trouver son issue à d. c, c, c, c, petits bancs ou digues de terre séparant les divisions.
3|9 SBL
CyC, C. Lé troisième réderroîr. L'eau, «n qiiittâat le second réservôîr , entre > à traters une ouverture rf, le lo&g du canal étroit ^> e , /, g', A; d'où elk coule danè C > C ^ C, ainsi qu'elle Tarait fait dans B ^ B , B.
D, D^ D, D. Le quatrième réservoir, dahs lequel l'eau eou)e> eomise on le voit dans la planche, du troisiètae ^é5e^ Voir, et duquel quatrième réservoir l'eau est finalemehtéistribuée parmi les petits bassins catrés ou cases £ , B, E ^ £, Ë, B,É, E.
I, i, t, i. Petits monceaux de sel retirés des bassins, et fctevés ainsi pour les laisser égoutter.
K , K. Sel rassemblé en grands tas , ut laissé ainsi p^âr s'égoutter encore davantage.
On laisse entrer l'eau de mer dans ces réaervoirR, aa mois de mars : elle ofiFre, ainsi qu'on le voit, une rai^te surface à l'^vaporaiiô». Le premier réservoir est destiné à retenir l'eaa jusqu'à ce qire ses impuretés se soient déposées > tandis qu'eûm^me-teinps l'évaporation commeuce dans ce premier réservoir. C'est lui qui fournit l'eau à tous les autres réservoirs, à mesure que leur eau s'évapore. Le sel est considéré tK)m«e étant ^T Ï€ point decriBtalliser, lorsque l'eau commencie à tourner au rott^^e» Il se fofme alors , peu de temps après, sur là surface, une pellicule qui se rompt et tombe au fond. On laisse quelquefois lé sel se déposer dans le premier compartiment; ^elquefois on le fait passer dans d'autres compartîmens, od il'f a plus de surface exposée à l'air. Dans l'un ou l'autre cas, le set est ramené vers les bords des bassins, et on le hisse égoutter et sécher. On le rassemble de cette manière, deai ou trois A)îs la semaine, vers la fin de l'opération.
Le sel , ainsi obtenu , participe de la couleur du fond mt lequel il s'est fomié; et, sliivatii la nature de ce fond^ il fest blanc, rouge ou gris* Cédferoier est plus fréquemment appelé sel vert. Le sel de mer présente l'inconvénient d'avoir tioé saveur amère, si l'on en fait usage immédiatemetit après qu'on l'a retiré de l'eau de mer : <;ette saveur est due â éxx
SEL SiS
tnurîatiS de ohftu tt du sulfate die iôude^ <{tii le rendent impur. Par son exposition à Tair pendant deux ou troid àtin, il est, m fAHi^ ^ dépouillé 'àe ces «els.
Explication des Planches X et XI.
^ig. 1> Plàtide|3«hâudièt*èst)ubassiQ8d'éVâporatio&dusel.
!!.• 1. ^tîll^éfeîtt.
Nv* ô. Bàisiin dfe gWldUïttion.
N.05^ ftà^sitt de prépÀi^ti<mé
N.* 4. Mssift dé cristalfisatiôti.
L'arrattgemeht dtes plaques de féf <5[ûî comJ)oschl <;cs bassina, se toit dai^s le n.** 2.
li, «. Elétatiôn àur laquelle oti plàfce le sel pour s'égouttcr à mesure qu'on le retire des bassins de cristallîsatioil.
è, h , h. Divisons en boi*, qui séparent les ôhambres.
<?, e, c. Rbbotd éïéVè^ étt lyots, qui entoure le bassin.
ïlg. 2. Coupte dé la chambre d'étaporation , qui côtttitjnt les baJs^fts i et 2 dans la ligtle C j, D.
</, <f , <3?. Tubes de chaleur qui échauffent le petit bassin , cl coMribiient à donner de la chaleur aux autres.
ê, e, e. Plaees où Tou ihèt le feu sous les bassins. '
i, i, i. PiHiers en fohte de fer jfrosaut sur le» grillages jg, g, ^, qui soutiennent les fonds ées bassins.
h. Chambte «n bois , qui contient les deux bassins.
h, Outerture par laquelle lès tâpeUrs s'échappent.
Fig. 5. Coupe de la thambre d'é vaporation , qUi contiétit les bassins S et 4 ^l^ns la ligne À , B.
a. Eléyation sur laquelle le sel est placé pour le laisset égoûttér lorsqu '6h le reffrfe des îyàssîûs de cristallisation.
Lés autres létti^es îudiqueùt les autres parties, fcomttie *ans les précédentes figures.
Fig. 4. Manière doïit oh joitit les plaques de fer pour former les bassins.
a. La plaque de fer.
h. Gouttière de fer qui reçoit les bords des plaques ? et qui y ^ fortement fixée au mbytn 'd'ècrt)us.
5i4 SEL
i, i. Pilliers de foDte de fer^ qui . soutiennent le fond du bassin.
Quelquefois l'évaporation de l'eau est poussée jusqu'à siccité ; mais c'est ce qui a rarement lieu , parce que , pour cela, il faut que l'eau ne contienne que du muriate de soude. Ordinairement on laisse l'eau-mère, contenant priocipale* ment les sels déliquescens, qui sont des muriates de chaux et de magnésie. Ces sels, en-même-temps qu'ils augmeateot le Tolume de l'eau-mère , ajoutent aussi à la consopunatioadu combustible , et rendent le sel obtenu amer et déliquescent. Lorsqu'une eau salée ne contient qu'une petite quantité de sel. son éyaporation parle feu, dans son état naturel, serait trop dispendieuse ; il convient donc de la cçpçeotrcr par quelque moyen qui le soit moins.
Or, il est bien connu que, pour provoquer, et accélérer l'évaporation d'un liquide, il faudrait lui faire présenter une grande surface à l'air. Pour mieux repaplir cet objet, apreJ avoir élevé l'eau, au moyen de pompes, à la hauteur dc9 ou lo yards, (8 à 9 mètres), on ta laisse tomber sur des tas de fagots disposés dans la forme d'une construction de mur. L'eau, uniformément répandue et distribuée p^r des conduits ou auges, sur ces fagots, en sort dans un état de din- 'sion extrême, et éprouve ainsi , dans sa cbute, uneéraporatîon considérable. Cette eauestsouventpompée ainsi vingt fois ou plus, pour l'amener au degré de concentration nécessaire. Cette opération s'appelle graduer, et les monceaux de fagots d épines disposés en murs se nomment chambres^ graduation.
Ces murs de fagots d'épines sont couverts d'un. toit ou faîte , poijr les garantir de la pluie ; ils ont environ cinq yards (environ 4,5 mètres) d'épaisseur, et quelquefois au-de» de 400 yards (environ 566 mètres) de long. Ils dcvfâieflt j être construits de manière que leurs côtés puissent faire iac« aux vents prédominans.
La planche XII représente la cbambre de graduation étab «
SEL 5i5
à la saline de Bévieiix, près le bourg de Bex, en Suisse, avec les peiftctionnemens qui j ont été en dernier introduit» par M. Fabre.
A. Coupe en travers du bâtiment.
B. Conpe en longueur.
c, c, c. Les fagots d'épines empilés en deux tiers au-dessous, et un litTs au-dessus, a, a. Auges en bois pour distribuer Teau sur ces fagots.