‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 100 sur 178 · C. C. Plan et élévalion de ces auges · texte numérisé non relu

C. C. Plan et élévalion de ces auges

h, b,b Cocbes ou entailles en angles , à travers lesquelles l'eau coule en filets déliés présentant une large surface à Tuir.

<?. Toit couvert en tuiles, qui ne sont pas posées à plat, mais élevées de manière à admettre une libre circulation d'ajr entre elles.

d\ iL Réservoir dans lequel «'écoule l'eau salée concentrée, et d'où elle e^t pompée dans les auges pour être de nouveau distribuée sur les fagots. ' /

L'état de l'air a une influence considérable sur la promptitude de la concentration. Un vent frais, sec et modéré la favorise, tandis qu'un temps sombre, tiumide et brumeux ajoute niême qnel(|uef«us à la quantité d'eau.

Il a déjà été fait mention , à l'article Acide muriutigue, des principaux emplois du muriate de soude; nous pouvons observer de plus que presque tous les animaux gramini- ▼ores eu paraissent friands , et que son usage leur réussit ki^'D lorsqu'on le mê!e avec leur nourriture. Du bois trempé dans une dissolution de sel, de manière à en être entière^ ïïïent imprégné , est d'une combustion très-difficile , et l'on a 'ecours, en Perse, à ce moyen d'imprégnation pour préserver laiharpenle de l'attaque des vers. Bruce nous apprend qu'en Abyssinie on se sert du sel comme monnaie ; et il est trèsprobable que les colonnes fossiles de verre dans lesquelles Hérodote dit que les Abyssiniens renfermaient leurs récits bistoriqnes, n'étaient autre chose que des masses de seljdc ïoche, qui était très-commun dans cette partie de l'Afrique.

5i6 SEL

Les Anciens âTàient cons^idéré lé sél comme tellement naîsîble :\ la tégététion , <}tie lorsqu'un champ èttit con-' damné à la stérilité, on arait coutume d'y semer du sel. Cependant les agriculteurs toodernéê regardent le sel comtne un engrais avantageux.

La portion itisOluble du sel et mer , préparé par éf aporation rapide ^ est un mélange de catfoonnle de chaux atec carbonate de magnéMe , et d'un sable siiiceux fin. La portion insoluble des morceau t les moins purs de sé\ de roche consiste plrfncipalement dans une tern^ marnense avec du sulfate de chaux. La proportion de cette imptireté a varié, daiw mes expériences, de lO k 4 5 paHies sur looo.

Le sel d'ÉCosSé >, dit M. Henry,» qui réunit au plas haut degré les propriétés d'être dur, compacte, et de formerde* cristaux parfâifs, sera le plus propre à eànballer du poisson et autres provisions ^ parce qu'il restera d'une manière durable entre les différentes couches, où il sera très-^widoellemenl dissous par les UqtiideK qu'exsudent les provisions, prodaisaot Ainsi un eàtretien lent, mais constant^ de saumure jaturéé* Quant A la salàbon ée la viande , ce qui se fait par immenioil dans une dissolutk)«i de sei saturée^ I09 Variétés de sd ^ plUd petite grains conviennent aussi b\er% , ou même inieox> en raison de leui* plus grande soiubiiité, pourvu que ces variétés soient également pures.

SEL ADMIRABLE. Sulfate de soude , désigné sous cette dénomination par Glauber, .qui en fit la découverte.

SEL ADMIRABLE (P£RLÉ). Phosfihate de soude, âi«« nommé par Kinran»

SEL ALEMBRÔTH. Composé de murlate demefcureet 4'ammoniaque.

SËL AMMONIAC (NATIF). U y en a deux espèces :^ «el anmoniao natif 'tfoiaonique , et le sel amnaoûiio o«*" conchoïdaï.

SEL 5i7

I. Folcanique. — Ses couleurs sont Iç Wanc j^uQâtre et le blaflcgrisâtre. lise présente en efflqrescence, soqsdiffércutes formes imitatJTes, et cristallisé en octaèdres; en prismes rectangulaires à quatre pans , et acuminé ayeo quatre plans sur les plans latérauji; un cube tronqué sur les bords; un dodécaèdre rhomboîdal , et une pyramide double à six faces aouminée ayec quatre plans. Ce minéral est éclatant; son elivage est dans le sens des plans de l'octaèdre. Il est du traqspârent à Topaqne; plus dur que le talc; ductile et élastique. Sa pesanteur spéciûque est de i,5 k 1,6. La sayeur de cette espèce de sel est acerbe et urine use. Frotté avec de la chaqx yiye, il s'en exbale de l'ammoniaque, Ses parties constituantes sont 9 suiyant Klaprotb : sel ammoniac 95, 5; muriate de soude 0,5. Il se rencontre dans le Toisinage de lits de houille brûlans', en Ecosse et en Angleterre. On le trouye à la Solfatare, au Vésuye, au njont Etna, etc. 2. Conchoîdal. Cette yariété de sel ammoniac se présente en morceaux anguleux; elle consiste, d'après Klaproth, en sel ammoniac 97,6, Sulfate d'ammoni9que 9^5. On dit que ce sel ammoniac conchoîdal se rencontre accompagnant du soufre, dans des couches d'argile endurcie, ou de schiste argileux, dans la Buccharie. Jameson.

SEL AMMONIAC. Muriate d'ammonjaqqe.

SEL AMMONIACAL (NITREUX). Nitrate d'aiw^njiique.

SEL AMMONIAC (SECRET). Sulfate d'ammoniaque, ainsi appelé par Glauber, qui le découyrit

SEL ARSENICAL ( neutre de Macquer). Ce sel arsenical, qui est un binari&éni^te 4e potasaç, fijtlong**teoips pQenu loiii çi^ iipm9 <IM<« lui ny^ii d<>no4 Mftoq^er, qui (• tofv^ le K^mier.

SEL CATHARTIQUE AMER. Sulfate de magnésie.

3iB SEL

SEL DIURÉTIQUE. Acétate de potasse. €e sel atait éti aussi nommé sel digestif de Silvius,

SEL DE DUOBUS. Sulfate de potasse.

SEL D'EPSON. Sulfate de magnésie.

SEL (ESPRIT DE). On désignait autrefois l'acide rouriatique par ce nom^ qu'il conserve encore dans le commerce.

SEL FÉBRIFUGE DE SILVIUS. Muriute de potasse.

SEL FUSIBLE. Phosphate d'ammoniaque,

SEL FUSIBLE {de V urine). Phot^phate triple de soude et d'ammoniaque.

SEL DE GLAUBER. Sulfate de soude.

SEL MARIN. Muriate de soude.

SEL MARIN {argileux). Muriate d'alumine.

SEL DE MARS. Sulfate yert^e fer.

SEL MIGROCOSMIQUE. Phosphate triple de soude et d'ammoniaque.

SEL DE NITRE {salpêtre). Nitrate de potasse.

SEL POLYCHRESTI {de Glaser). Sulfate de potasse.

SEL DE PRUNELLE. Nitrate de potasse, fondu en gâteaux aplatis ou en morceaux arrondis en boule.

SEL DE ROGHE. Sel de roche hexaèdre.

1. Lamelleux, Ses couleurs sont le blanc et le ^is. Il se présente en masse, disséminé et cristallisé en ctibes. Il est éclatant, d'un éclat résineux. Le clivage e>t triple et rectangulaire; la cassure est conchoîde, les fraginens sont cubiques. Ge sel est translucide , aussi dur que le gypse. H est

SEL 5ig

grasau toucher 9 cassant. Sa saveur est salée. Sa pesanteur spécifique est de 2,1 à 2^2.

2. Fibreux, Cette espèce, dont la couleur est le blanc, se présente en masse et en concrétions fibreuses. Elle est peu éclatante, d'un éclat résineux. Les fragmens sont esquîlleux. Ce sel est translucide. Étant chauffé, il décrépite. Les parties constituantes du sel de roche du comté de Chester sont , suiyant Henry, sur 1000 parties , muriate de soude 985 ^, sulfate de chaux 6 | , sulfate de magnésie o,^, muriate de magnésie o, ^ , matière insoluble 10.

La plus grande formation de sel de roche est dans Targile muriatifère. Le sel est par fois associe ayec des couches minces d'anhydrite, de pierre sonnante, de pierre calcaire et de grès. Le principal dépôt de cette formation dans la Grande-Bretagne, est le comté de Chester. Les couches alternent avec de l'argile et de la marne , qui contiennent du gypse. ( Voyez , pour les autres localités , la Minéralogie du professeur Jameson. )

SEL DE LA ROCHELLE. Tartrate de potasse et de soude. { Vjoyez Acide tartaaiqve ).

SEL, DE SAGESSE. Composé de muriate de mercure et d'ammoniaque.

SEL DE SATURNE. Acétate de plomb.

SEL SÉDATIF. Acide borique.

SEL DE SEDLITZ. Sulfate de magnésie.

SEL DE SEIGNETTE ou Sel de La Rochelle. Tartrata triple de potasse et de soude. ( Voyez Acide tartaaiqde).

SEL DE SOUDIS* Sous-carbonate de soude.

SEL SULFUREUX {de Stahl). Sulfite de potasse.

SEL DE SURELLE [sel (T oseille). Sur-oxalate de potasse.

530 SÉL

3EL DE TARTHE. SqusH2arl>oa()te de pot^l^A,

SEL YERT. Dans les mW9 da Wielic^Ha, les ouTiiers donnent ce non) à la couche aupéri^^r^ de s^l n^Uf, rtodu iippur par un oiélange d'argMe.

SEL DE VERRE (Jîef de u^m ), On a dooné qe pom aux matières salines qui s'él^reut» sous la Cprquî d'^ci^i^es, dans les pots ou creusets qù ^e fabrique le verre-

SEL DE YITRIOL^ Sulfkte purifié de zinc.

SÉLÉNITE. Gypse sp^tiquf .

SÉLÉNIUM* Noofi dpnpé par M, Ber«elius 4 un métal uouTeau dont il $t la découverte en traitant la pjrite de folilun. D*aprè^ ses propriétés Qbiwques, VI. BerseUus pt«eeee inétal comme tenant le milieu çntre le soufre e| le telluif , quoiqu'il ait plus de propriétés communes ayeo la preniiéFe qu'arec la dernière de ces substances. Ce métal fut obtenu en quantité extrêmement petite d'une grande portion de pyrite. Pour ce qui concerne son mode d'extraction , je dois renvoyer au^ Mémoires tr^s^i^tére^sanç et déteiUél ^c M. Berzelius a publiés sur ce sujet, Mémoirei^ qui (M 4té traduits des jénnales de Chimie et de Physique^ IX et suiyans, dans les AnnaH of Phylosophy y pour juin, août, octobre et décembre 1819.

Lorsque le séléniunoi , après avoir été fondu ^ devient solide 9 sa surface prend un brillant métallique d'un brun trèsfoncé^ et ressemble h upe béq^tite polie. Sa ç^ywnie «st concboîde» vitreuse, de la couleur du plomb? et p^rfaitemM métallique. La poudre de sélénium est d'un rouge foncé; mais elle s'aggiutlne aisément lorsqu'on la broyé, et alors elle prend une couleur grise et upe surface polie, ^iûS' que cela a lieu avec l'antimoine et le bismuth. En couches

extrêwwjçat. wiftQ^^ 1^ «éWaiwx en ^«wlwi^^ t^ee «»•

SÉL 3ai

(îottleiir rodge de rubis. "Chauffé, il se ramollit à -H loo'; il derient demi-liquide , et se fond complètement à une tem-^ pérature de quelques degrés au-dessus. Pendant son refroidissement , il se conserve long-temps dans un état mou et demi-h'quide ; comme la cire d'Espagne, on peut le pétrir entre les doigts et le tirer en longs fîk, qui ont beaucoup d'élasticité , et dans lesquels on aperçoit très-bien sa translucidité, a^ls sont plats et minces^ Ces fils, tus par la lumière transmise, sont rouges; mais par la lumière réfléchie^ ils 80Dt gris, et ayec éclatmétallique. Lorsqu'on chauffe le sélénium dans une cornue , il commence à bouillir à une tempé-^ rature au-dessus de celle d'une chaleur rouge, il prend la forme d'une yapeur d'un jaune foncé, couleur qui, cependant n'est pas aussi intense que celle de la yapeur de soufre ; mais elle l'est davantage que la couleur de la vapeur de chlore. La vapeur se condense dans le col de la cornue, et y forme des goutelettes noires, qui se rassemblent et se réunissent en gouttes plus grosses, comme dans la distillation du mercure.

Si l'on chauffe le sélénium dans l'air, ou dans des vais^ seaux assez larges pour que la vapeur puisse être condensée par l'air froid, il se produit une fumée rouge qui n'a aucune odeur particulière, et qui est condensée sous la forme d'une poudre rouge de cinabre, donnant une espèce de fleur, comme cela a lieu avec le soufre dans les mêmes circonstances. L'odeur caractéristique de radis ne se manifeste pas jusqu'à ce que la chaleur devienne assez forte pour occasionner une oxidatioD.

Le sélénium n'est pas un bon conducteur du calorique. On peut aisément le tenir entre les doigts et le faire fondre à la distance d'une ou deux lignes des doigts, sans qu'on s'aperçoive qu'il devient chaud. Il ne conduit pas non plus l'électricité. D'un autre côté , M. Berzelius ne put le rendre électrique par le frottement. Il n'est pas dur; le couteau le raie aisément. Il est cassant comme du verre et facile à pulvé« Tome ly. ai

riser. Sa pesanteur spécifique tient \p milieu entre celles de

4,5 et 4,32.

L'affinité du sélénium pour l'ôxigène n'est pas. très-grande. Si on le cbaufife dans Tair sans qu'il soit touché par un corps brûlant 9 il est ordinairement Tolatilisé sans altération; mais s'il est touché par la flamme, ses bords prennent une belle couleur bleue d'azur très-pure , et il se yolatilise en répandant une odeur très-prononcée de radis. La substance odorante est un oxide gazeux de sélénium ^ que cependant on n'obtient pas en état isolé, mais seulement avec mélange d'air atmosphérique. Si l'on chauffe le sélénium dans une fiole remplie d'air atmos{ihérique et fermée , jusqu'à ce que la plus grande partie soit évaporée, l'air de la fiole acquiert l'odeur de l'oxide de sélénium à un très-haut degré. Si on j lave l'air avec de l'eau pure , ce liquide prend l'odeur du gar; mais comme il se forme toujours des traces d'acide sélénique, cette eau acquiert la propriété de rougir faiblement le papier de tournesol et de se troubler par son mélange avec du gaa hydrogène sulfuré. Le gaz oxide de sélénium n'est que trèspeu soluble dans l'eau, et laquelle il ne communique aucune saveur.

Si l'on chaufie le sélénium dans un grand flacon rempli de gaz oxigène , il s'évapore sans combustion , et le gaz prend l'odeur de l'oxide de sélénium, tout comme cela aurait eu lieu, si la sublimation s'était opérée dans de Tair ordinaire; mais si l'on chaufie le sélénium dans une boule de verre d'un pouoe de diamètre , où il n'a pas assez d'espace pour se volatiliser et se disperser , et si l'on fait traverser cette boule par un. courant de gaz oxigène, le sélénium prend feu précisément au tnoment où il commence à bouillir, et il brûle avec une flamme faible, blanche vers la base, mais verte ou bleue verdâtre au sommet et vers le bord supérieur. Le gai oxigène est absorbé , et il se sublime de l'acide séléoique dans les parties froides de l'appareil. Le sélénium est complètement consumé sans aucun résidu. L'excès de gaz oxigèn»

SEL 5â5

prend ordinairement l'odeur d'oxide de sélériium. L'acidç sélénique est sous la forme de très-longues aiguilles tétraèdres. C'est par l'action de l'acide nitro-muriatique sur leséléfiium, que cet acide semble être le plus aisément formé. Cet acide ne se fond pas par la chaleur; mais il diminue un peu de volume au point le plus échauffé, et alors il prend la forme gazeuse. Il absorbe un peu l'humidité de l'air, de manière que les cristaux adhèrent entr*eux, mais ils ne sont pas délîquescens. L'acide sélénique a une saveur acide pure 5 qui laisse sur la langue une sensation légèrement brûlante. Il est très-soluble dans l'eau froide, et se dissout presqu'en toute proportion dans l'eau bouillante. M. Berzelius infère de plusieurs expériences sur la détermination des parties constituantes de l'acide sélénique , que la composition de cet acide doit être :

Sélénium. . 71,261 100,00 1 atome 4>96

Oxigène. . . 28,739 4^,53 2 atomes 2,00

Si dans une dissolution d'acide sélénique dans de l'acide muriatique, on introduit un morceau de zinc ou de fer poli , le métal prend immédiatement la couleur du cuivre, et le sélénium est précifHté pen-î\-peu, sous la forme de flocons rouges , bruns ou noirâtres , suivant que la température est plus ou moins élevée. Lorsqu'on chauffe du séléniate de potasse avec du muriate d'ammoniaque , on obtient du sélénium au moyen de la propriété désoxidante de l'ammoniaque; mais, dans ce cas, il y a toujours perte d'une petite quantité de sélénium , qui s'élève avec l'eau sous la forme d'un acide. Si l'on'verse de l'acide muriatique étendu sur le composé de sélénium et potassium ou séléniure de potassium dissous dans l'eau , il y a dégagement de gaz hydrogène séiénié. L'eau imprégnée de ce gaz précipite toutes les dis-» solutions métalliques , même celles de fer et de zinc , lors-î qu'elles sont ueutres. Le soufre, le phosphore^ les terres et les métaux se combinept avec le sélénium , formant des séléniures. L'acide sélénique neutralise les bases. Le sélénium

Sii4 Ser

a été récemment trouyé daus deux minéraux , dont un venant de la proTÎnce de Smaland en Suède.

SEPTARIA ou LUDi hëlmontii. On a donné le nom de ludus kelmontii à des concrétions pierteuses sphéroïdes, dont la grosseur yairie de quelques pouces à un pied de diamètre. Lo)rsqu'on brise ces concrétions dans le sens de kur longueur 5 on observe^ qu'à Tintérieur^ là masse est entrecoupée par un certain nombre de fentes ou fissures qui la divisent en prismes plus ou moins réguliers , depuis trois jusqu'à siï, ou un plus grand nombre de pans. Les interstices de séparation soàt quelquefois vides , mais le plus souvent remplis d'une autre substance , qui est généralement le spath calcaire. Le corps de la concrétion est une marne ferrugineuse. C'est avec ces concrétions que se fabriquent les excellens matériaux pour les constructions sous l'eau , connue sous les noms de ciment de Parker ou romain. — Jàmeson,

SÉROSITÉ. {FoyezSkRG.)

SERPENTINE, commune, noble ou i^éciEVSfe.

1. Serpentine commune. Couleur^ vert de nuancel diverses. En masse; mate* Cassure esquilleuse; translucide sur les bords. Tendre , et rayée par le spath calcaire ; sectile; difficilement frangible. Un peu onctueuse au toucher. Pesanteur spécifique de 2,4 à î2,6. Quelques variétés magnétiques. Parties constituantes , suivant Hysinger : silice Sa , magnésie 57,24, alumine o,5, chaux 10,6, fer 0,66, matière volatile et acide carbonique 14,16. Elle contient, d'après John et Rose, 10,5 eau. La serpentine commune se rencontre dans des roches diverses. On la trouve dans les îles Shetland, dans le CornouaiUes et dans le comté de Donégal.

2. Serpentine noble ou précieuse. Cette sous-espèce oomprend deux variétés : la serpentine noble esquilleuse et M fierpentine noble conchoïde.

SIÉ SaS

a. Esquilleuse, Couleur, le vert de poireau foncé. En masse; peu éclatante; cassure esquilleuse; faiblement transkcfde; tendre. Pesenteur spécifique 2,7. Cette variété se rencontre dans la Corse ; on Vy taille en tabatières , etc.

b, Conchoîde, Couleur, le vert de poireau. En masse et disséminée, éclatante, d'un éclat résineux; cassure conchoîde aplatie. Translucide ; demi-dure. Pesanteur spécifique 2,6. ^ts parties constituantes sont, suivant le docteur John : silice 42»5, magnésie 38,68, chaux o,25, alumine 1, oxide de fer i,5, oxide de manganèse 0,6a, oxide de chrome o,25, eau i5,2. Cette variété de serpentine se rencontre dans du calcaire lamelleux grenu, en couches subordonnées au gneiss, au schiste micacé, etc. : on le trouve dans les îles Shetland, dans l'île Holjhead et autres lieux. Elle est susceptible dû recevoir un plus beau poli que la serpentine commune.

SÉRUM. ( royez Sang et Un. )

SIBÉRITË Tourmaline rouge.

SIDERO-CALCITE. Spath brun.

SIDERUM. Nom donné par Bergman au phosphure de fer.

SIÉNITE. Roche agrégée grenue, composée de feld-spath et de hornblende, et quelquefois de quartz et mica poir. La hornblende est l'ingrédient caractéristique, comme distinguant parfaitement^la siénite du granité, avec lequel on la confond souvent; mais le feld-spath , qui est presque toujours rouge, et rarement inclinant au verl, est la partie dominante et essentielle de la roche. Quelques variétés contiennent une portion très-considérable de quartz et de mica, mais peu de hornblende. C'est précisément le cas à l'égard des variétés Tenant d'Egypte , ce qui les fait souvent confondre avec du granité véritable.

Comme la siénite a beaucoup de rapports avec la pierre Terte y il est nécessaire de }es comparer entr'elles. Dans la

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pierre yerte^ la hornblende est ordinairement Tingrédient qui domine; dans lasiénite, au contraire, c'est le ield'^spath qui est Tingrédietit le plus abondant. Dans la pierre ycrte , le feld-spath est presque toujours vert oq verdâtre; dans la dénite, au contraire, le feld-spath est constamment rouge oa rougeâtre. Il se trouve très-rarement du quartz ou du mica dans la pierre verte , et en quantité peu appréciable ; tandis qu'ils existent assez fréquemment l'un et l'autre dans la bénite. £nfin , la pierre verte contient communément du fer, et il ne s'en rencontre jamais dans la siénite.

La siénite est avec une base simple grenue , ou elle est à l'état de siénite phosphyritique. Lorsque les parties de la base grenue sont tellement petites , qu'il est difficile de les distinguer, et que la roche est empâtée dans de grands cristaux de feld-spath , on la nomme alors siénite porphyrique. Elle est quelquefois non stratifiée, et quelquefois très-distinctement stratifiée. Elle manifeste quelquefois la structure en colonnes. Elle ne contient pas de couches étrangères, la ^iénite se rencontre gisant en stratification sur du granité , du gneiss , du schiste micacé et du schiste argileux ; elle b'ét^nd d'une manière assez continue, et recouvre la plupart des roches primitives. Elle est également métallifère avec porphyre. Dans l'île de Chypre , la siéinte fournit beaucoup de cuivre. La plupart des mines importantes d'argent et d'or de k Hongrie sont situées dans de la siénite. La siéûite de la forêt de Turinge fournît du fer. Qp trouve aussi des siénites en Saxe et dans la Hautè-Ëgypte , aux cataractes du Nil, près de la ville de Sienne, d'où est dérivé son nom. Les Romains faisaient venir de ce lieu la siénite à Rome, pour li'employer en architecture, et pour des statues. — Jameson.

SILEX , ou riEKRS i fusiIi. Sa couleur est généralement le gris, avec, parfois, des dessins en zones et rubanés. •€€ minéral se présente en masse, en morceaux roulés, tuberpuleux et criblés. On le rencontre souvent sous des formes

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