‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 10 sur 133 · SAT — 39 — SAT · texte numérisé non relu

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vroiil à ce J^onvc (\c poisio sont iiomiiK's xaliririum. — La salii'O osl d'ori;j;ine toute romaine, car les pièces grecques qui i)ortaient ce nom étaient des ouvrages dramatiques dans lesquels les divinités (;hampètres nommées Satijres remplissaient un rôle obligé. — Les meilleurs satiriques sont : chez les Romains, Lucilius, Horace, Perse et Juvénal ; chez nous, Régnier, Boileau, Gilbert, etc.

Satrapes, mot persan qui signifiait d'abord amiral, général alarmée navale. 11 l'ut ensuite étendu aux principaux ministres de Perse et aux gouverneurs des provinces de l'empire, lesquelles s'appelaient satrapies. Os gouverneurs aNaient dans leur ressort une autorité iircscjue souveraine. — ('liez les Grecs et chez les Latins, satrape signifiait gouverneur ou préfet de province. — Les modernes se servent quelquefois de cette dénomination pour désigner h^s fonctionnaires puissants qui oppriment les peuples.

Saturation (d'un mot latin signifiant rassasier, remplir), union complèlc de deux matières , de manière que l'une des deux substances ne domine pas sur l'autre. Ainsi, dans l'union d'un acide avec une base, il faut, pour qu'il y ait saturation, que l'acide iw domine pas sur la base, ni la base sur l'acide.

Saturnales, fètos qui se célébraient à Rome, dans le mois de décembre, en l'honneur de Saturne. Plusi(>urs mythographes en ra|»porfent la fondation à Janus, roi des Aborigènes , qui reçut Saluriie en Italie lorsque ce dieu vint s'y cacher. — Pendant les Saturnales, qui duraient 7 jours, les esclaves avaient le droit de s'asseoir à la table de leurs maîtres, de s'habiller comme eux, et même de les railli^r, et de leur reprocher leurs défauts et leurs vices. Tout respirait la joie; les citoyens se donnaient des baïKpiets. s'eii- Aoyaieiil mutuellement des jjrésents. Néanmoins ces fêtes dégénérèrent, et ne furent que trop souvent souillées par la débauche; aussi leur nom devint-il dans la suite celui (pie l'on donna à des plaisirs excessifs et peu décents.

Saturne. C'était OU Egypte, sous le nom de Séb, le dernier des dieux de la seconde classe et le père de ceux de la troisième. Suivant Hésiode, Kronos ou Saturne était fils (VUranus, (le ciel) el de Titée (la terre) Il mutila son père et régna du consentement des Titans ses frères, mais sous la condition qu'il dévorerait ses enfants. Ayant épousé Rhéa, il r(>mplit scrupuleusement sa [)roinesse, et dévora successivement Vesta, Cérès, Junon, Pluton et Neptune. Mais à la naissance de .lupiler, Jihéa enveloppa d'une peau de chèvre la pierre nommée Alnidir, et la donna à Saturne (|ui l'engloiilit. .bipiter, élevé loin des yeux de son père, grandit, se révolta contre lui, et le chassa de l'Olympe. Saturne, détrôné, s'enfuit en

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Ilalio, j^o carlia clioz .Innii?;, cl v(iuliiL(|iic la torre, qui l'avait dt''l'obé à la vonij;ean('(; dv son fils, portât lo nom de Lalium (d"nn mol latin qui signifie cacher). Son règne fut Vdge d'or, ses heureux sujets furent comblés de tous les biens, et Fitalie entière prit le nom (le terre de Saturne. — Malgié la douceur attribuée à ses lois, plusieurs peuiiles lui rendirent un culte barbare. Les Carthaginois lui sacrifiaient des victimes humaines, qu'ils choisissaient même piu'mi les plus nobles familles de leur nation. — Comme symbole du temps, on le représentait sous la figure d'un vieillard, tenant une faux d'une main et de l'autre un sablier. — Les chimistes donnent le nom de mtitrne au plomb.

Saturne (astronomie), planète qui vient immédiatement après Jupiter, dans l'ordre des distances.

La durée de sa révolution sidérale est de plus de '29 ans, son volume 8<s7,3, celui de la terre étant 1; et sa distance moyenne au soleil, 1 ,300 millions de kilomètres. Saturne a 7 satellites et un anneau (v.) qui circulent autour de lui. Observée à

Saturne. i' ^i „,, , ., a. k,

1 œil nu , cette planète parait être une étoile nébuleuse, d'une lumière terne et plombée, et, comme son mouvement est fort lent , elle se distingue à peine d'une étoile fixe. — On donnait autrefois le nom de Saturne à la constellalion d'Orion.

Satyres, dieux champêtres et subalternes sous la domination de Bacchus, qui les ramena des Indes à sa suite. Types des passions brutes, des désirs charnels, ils participaient de l'animal. C'étaient de petits hommes velus comme le bouc; leur tète était armée de cornes de chèvre ; ils en avaient les oreilles pointues, la queue, les cui.sses et les jambes. On les disait nés de; Bacchus et la naïade Nicée. Leur vie oisive et vagal)onde .^0 passait ou à jouer de la flûte, ou à danser, ou à poursuivre les nymphes. Les monuments antiques offrent pour attriliuts de ces grotesques Saii/rc. divinités, une outre, une tlùtc, des pipeaux, un bouc avec lecpiel elles luttent ou folâtrent.

Saûl , premier roi d'Israël, fils de Cis, de la ville de (Jabaa , dans la tribu de Benjamin, fiit sacré par Samuel, à la demande du [)euple juif, dégoûté du gouvernement Ihéocratique. Il vain(|uit successivement les Philistins et les Amalécites. Mais ayant épar-

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pini' A^ia;:;, roi de ce dernier peuple, Dieu ral)iUidoimn. Saiil tomba alors dans une noire niélaneolic cpic David pouvait seul calmer en jouant de la harpe devant lui. Ce jeune b(M-i;er devint bientôl le favori du roi , qui lui donna sa fille Micliol en mariage. Mais bientôt Saiil, ne voyant dans David qu'un ambitieux (jui aspirait au trône, le persécuta avec acharnement. Les l'hilistins, profitant de ces dissensions , vinrent camper dans la vallée d'Esdrélon. Saiil marcha à leur rencontre et se saisit des hauteurs de Gelboi!; mais avant de livrer bataille, il alla trouver la iiythonisse d'Kndor, qui évoqua devant lui l'ombre de Samuel , mort depuis peu. Le terrible fantôme lui prédit la fin de son règne, sa perte et celle de ses fils pour le lendemain. Saiil n'en livra pas moins bataille ; mais, vaincu, criblé de Oèches, voyant toute son armée taillée en ]iièces, il se précipita sur la pointe de son épée et mourut. Les Philistins, l'ayant reconnu au milieu des cadavres qui jonchaient le champ de bataille, lui coupèrent la tèle qu'ils placèrent dans le temple d'Astaroth, leur dieu, et pendirent son corps à la muraille de 13ethsan.

Saule, arbre assez élevé, de la famille des salicinée^. Il y en a de plusieurs espèces , le saule blanc, le saule à feuilles d'amandier, le saule- pleureur ou de Babylone, etc. — L'écorce de quelques-unes do ces espèces contient du tannin et une substance nouvelle connue sous le nom de salicine, et qui est un puissant fébrifuge.

Saumaise (Claude de) , savant et laborieux commentateur, né à Semur en Auxois , en I088, d'un conseiller au parlement de Bourgogne, expliciuait Diodore et faisait des vers grecs et latins dés l'âge de 8 ans. 11 alla plus tard à l'université d'Heidelberg perfectionner ses études, et abjura le catholicisme pour embrasser la réforme. De retour en France, et déjà connu par divers écrits, il se fit inscrire, par obéissance pour son père, au nombre des avocats au parlement de Dijon ; mais, absorbé par ses travaux , il ne pai'ut point au barreau , bien qu'il eût fait une étude approfondie de la jurisprudence. Il avait embrassé toutes les connaissances, car il n'était pas moins versé dans les sciences naturelles que dans la philologie, la littérature, l'histoire, la IhiMilogie. L'hébreu, le grec, le latin, l'arabe et le persan lui étaient familiers. La profession (pi'il faisait du calvinisme rempccha de succéder à la charge de son pcre. cl il se relira en Hollande, où il resta jus(pi'à sa mort, arrivée lc() septembre IGd.L — Les travaux de cet érudil sont immenses. Son commenlaire sur VHisioire nalurelle de Pline peut être regardé connue rencyclo|)é(lie des connaissances scientifiques de l'éiKHiue.

Saumon, espèce dc poisson du geiur salinnne, qin' vit dans les

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