‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 108 sur 133 · APODES · texte numérisé non relu

APODES

Squelette osseux; pas de nageoires ventrales |7 genres).

! Anguilles. — Saccopharynx.

Gymnotes. — Gymnarqucs.

T êplocéphaks. — Donzelles.

j Equilles.

LOPIIOBRANCHES.

Squelette osseux , branchies j Syngnatlies. di.'-posécs en houppes rondes (2 (Pégases. genres).

PLECT0GXATE6.

Squelette osseux, mâchoire su- ( Gymnodontes. péricurc engrenée au crâne ( 2 ( Sclérodcmies. familles).

STIT.IOMKXS.

Squelette cartilagineux, bran- f Esturgeons, chics libres par leur bord externe; ) Polj-odons. un seul orifice pour chaque oper- ( Chimères, cule (3 genres].

Squales.

Marteaux.

Anges. — Scies.

Raies.

SELACIE.NS.

Squelette cartilagineux, bran- | chiesadhérentes, ouvcrturesbran- i chiales, mâchoire inférieure mobile (5 genres).

rvr.î.osTOMES.

Squelette cartilagineux , branchics adhérentes par leurs deux j Lamproies, bords; plusieurs ouvertures bran- ( Myxincs. cliiales, mâchoires soudées en un cercle immobile (1 genres).

Vertige (fl'iin moLlaliii qui sii^'iiific lourner), Iroiihlc de quf'l(|iio fonction cérébrale pendant lequel les objets semblent Uiurncr, ainsi (|uel inlividu qui en est atteint. Cette hallucination, ordinairement l)assagére, est prcs(ine toujours accompagnée de tintement d'oreilles et d'obscurcissement de la vue. La fascination cpji parfois nous pousse malgré notre volonté vers un danger qui nous épouvante, constitue aussi une variété de vortige. — Le vertige se manifeste au début do plusieurs maladies, et il se montre dans pres([ue toutes les convalescences, mais surtout au moment où les malades quittent leur lit.

Vertot d'Aubeuf (Kenc-Aubert de), historien d'un style attachant, mais d'une critique faible et peu sûre, naquit le 25 novt>mbre l()5o en Normandie, et mourut le 15 juin 1735. Il se fit une grande réputation dans le siècle dernier. Aujourd'hui , ses Réro- Iutiun<i runuiiiies , ses Révolutions de Suéde et de Portugal n'ont qu'un intérêt histori(iue bien secondaire.

Vertu (mythologie). Elle était (ille de la Vérité. Les anciens la représentaient vêtue d'une robe de lin blanche et sans tache , assise sur un cube, pour montrer qu'elle est inébranlable.

Vertu (philosophie). Il en est de ce mot comme de celui vérité: il faudrait un volume pour en parler dignement. — Le principe de la vertu est ce qui est en nous venant de Dieu ; sa nature est d'être belle comme la divinité, puis légitime, obligatoire, sacrée, inviolal)le comme la sainteté de Dieu. Reconnaître la vertu, l'aimer d'une aifection tendre, faire ce qu'elle ordonne, unicpicment parce (]u'on l'aime, c'est être vertueux. — Toutes les actions do l'homme, ses passions, ses sentiments, étant du domaine de la vertu, il n'y a pas de code, si étendu qu'il fût, qui pût donner à tant de nuances, à tant d'éventualités, un précepte, une règle, une maxime, une loi qui pût formul(M- eu un mot tous les devoirs. 11 doit donc exister une loi suprême, et celte loi qui nous vient de Dieu et nous est à chaque instant rappelée par notre conscience, peut se résumer ainsi : faire pour les autres ce qu'on voudrait qu'ils fissent pour nous, ne pas leur faire ce qu'on ne voudrait pas qu'ils nous fissent, agir en toute chose d'une manière conforme à la volonté que Dieu manifeste en nous par la raison, l'ordre moral, la révélation. — Les anciens admettaient 4 vertus cardinales : le courage, la temjjérance , la justice, la prudence. — Les scolasticiues enseignent .3 vertus théologales: la foi, l'espérance, la charité. — D'autres distinctions plus générales divisent tous nos devoirs en 3 classes : devoirs envers Dieu, devoirs envers nous-mêmes, devoirs envers le prochain. — Ces classifications ont sans doute leur avantage; mais il ne faut pas oublier que les vertus sont toutes également belles et

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sncrôes, qu'on n'est ptis vertueux pour en exercer une seule, (jue toutes se tiennent; et qu'en violer une, c'est les violer toutes ensemble. — Le mot vcrlu a diverses acceptions. On dit les vertus d'une plante médicinale. Quelquefois le mot vertu est synonyme de force; c'est dans ce sens, emprunté à l'étymologie latine même du mot vertu, qu'on appelle virtuoses les musiciens qui excellent sur lin instrument.

Vertumne, (licu lutélaire des vergers, présidait aux saisons et à l'armée dont il était la personnification. Le nom que ce ministre de la nature portail élait significatif, puisqu'il vient d'un mot latin signifiant tourner, par allusion à la révolution de l'année dans l'écliplique. — Les fêtes de Vertumne se célébraient au mois d'octobre.

Vérus. On trouve deux césars de ce nom dans l'histoire romaine. Le premier fut adopté par l'empereur Adrien l'an 135 de notre ère, et mourut subitement à Rome l'an 138 , après avoir été deux ans consul. — L'autre Vérus, fils du précédent, fut créé césar et auguste par Marc-Aurèle. ^lais son goût effréné pour les plaisirs l'a fait metlre sur la même ligne que les Iléliogabale et les Caliguln. I! mourut en l'an 169.

Verveine, plante douée de propriétés vulnéraires et résolutives. On connaît au moins vingt espèces de verveines presque toutes originaires d'Amérique. — La verveine à trois feuilles, venant du Chili , est maintenant acclimatée en France ; elle embaume nos jardins. Quelques personnes la préfèrent au thé. — La verveine élait une [)lanle sacrée aux yeux des Celtes, chez qui elle partageait les honneurs religieux avec le gui sacré; on ne la récoltait qu'avec des cérémonies fort imposantes. Les druidesses ceignaient leur front de verveine. Cette plante était aussi regardée comme le symbole de l'amitié.

Vesce, genre de plante de la famille des légumineuses , que l'on cultive pour son grain et pour fourrage. Il y en a un grand nombre d'espèces. On peut diviser les plus intéressantes en deux classes : la vesce à racines vivaces ou bisannuelles, et la vesce à racines annuelles. On sème la vesce, ou seule, ou mêlée avec le seigle, le froment, l'avoine, etc.

Vesoul , ville de France, chef-lieu du déi)artement de la Haute- Saône. Elle s'élève dans un pays pittoresque et riant, magnifique bassin environné de collines basses couvertes de vignes et dominées par une montagne isolée ai)peléc la Motte-de-Vesoul. La rivière du Dur'geon et celle de la Font-de-Champ-Damoy, après s'ètr'e r'éunies au S.-O. de la ville, dont elles bargnent la ])artie infér-ieure et les faubourgs, vont se jeter dans la Saône. — Vesoul possède des fabi'iques de calicots et de percales, des sucr-eries indigènes, des tan-

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noi'ics, f>l, qiioI([n(S (''(lificcs ns?cz roinar([ii;il)k'S. Il s'y fait im cominoiTC actif en i^rains, vins, bétail, l'cr , fouri'ap;i's , ciiii'S. La po|)iilation esl de 5, .'300 ànies.

Vespasien, '10" empereur romain, né l'an de Konie 760, orcupo une grande place dans l'histoire, tant par les magnifiques monunionts qu'on lui doit que par ses immenses conquêtes. Son caractère doux et humain lui mérita l'amour du !)eu[)le. A l'âge de G9 an», il fut atteint d'une maladie qui le mina longuement; mais jusqu'à son dernier jour, il s'occupa des affaires publiques. Au milieu des ronvidsions de son agorue, il se leva sur les bras de ses oiïiciers et dit ce mot immortel : « Il faut qu'un empereur meurt debout. »

Vesper ( mot lalin signifiant so/r) , étoile du soir, du berger, Lucifer, Vénus (v.).

Vespuce L\méric), célèbre navigateur, né à Florence le 9 mars ! iJJI , et naturalisé Espagnol le 2i avril loOo. Il avait de vastes connaissances en cosmographie et dans l'art de dresser les cartes ; mais ses relations surprirent la religion publique, et il parvint à se faire classer i)armi ceux qui ont découvert le Nouveau-Monde, auquel son nom a fini par rester, quoique son '1*^'' voyage soit postérieur aux 3 expéditions de Colomb. — Vespuce mourut à Séville le 22 février '1512.

Vesta (mythologie), mère do Saturne, est souvent prise pour la Terie par les poètes. Elle était représentée sous la figure d'une fenmie tenant un tambour pour indiquer (pfcllc renferme les vents dans son sein. — Saturne eut de Rhéc une lille nommée Vesta la vit'vge pour la distinguer de Vesta la terre. Elle était la déesse du fou ou le feu même. On l'honora à Troie long-temps avant la ruine de cette ville. Énée apporta, dit-on, en Italie, sa statue et son culte. Ce culte consistait principalement dans la garde du feu, qui lui était consacré, dans le soin apporté à ce qu'il ne s'éteignît pas ; c'était là le 'l""" devoir des vestales. — Les Grecs invoquaient chaque jour Vesta avant tous les autres dieux. Anciennement, il n'y avait l»as chez eux, non plus que chez les Romains, d'autre image de la déesse que ce feu sacré; et si depuis on lui éleva des statues, elles représentaient probal)!enient Vesta la terre plutôt que Vesta le feu; et il y a aiiparencc que, dans la suite, on les confondit. — Ces statues ollrai(Mit la figure d'une matrone tenant de la main droite un fiambeau ou une lampe, quehiuefois un Palladiiun ou une petite Victoire. — Du reste, ce n'était pas seulement dans les temples que l'on conservait le feu sacré de Vesta , mais encore à la porte de chaque maison particulière; usage d'ouest venu le mot vestibule, parce que le (levant de chaque maison était consacré à Vesta.

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Vesta ( oslionomic), jilanclc déroii verte en 1707 par Albers de Birme. La diuve de sa nHoltilioii sidérale est de 'l,33o jours, iOl'y, et sa distance moyeiine du soleil de 2,373.

Vestales , j)rètresses consacrées à Rome au service de Vesta (y.). Elles étaient chargées de faire des prières et; des sacrifices pour la prospérité publique, d'entretenir le feu sacré et de garder le Palladium. Leur nombre avait été fixée à six. Elles faisaient vœu de virginité. A 30 ans, elles pouvaient se marier, mais en renonçant à leur état. Celle qui laissait éteindre le feu sacré encourait la peine du fouet ; celle qui violait son vœu était jetée dans un caveau où Ton avait placé un lit, une lampe allumée, un peu de pain, de l'eau et de l'huile, et qui lui servait de sépulture. Du reste, les vestales jouissaient de grands honneurs, de grandes prérogatives et d'une extrême liberté.

Vésuve. Le Vésuve, le plus connu et le plus célèbre des 3 grands volcans d'Europe, est situé cuire la mer et les Apennins, à environ ^ . lOkilomèlresdeXa-

^■'•' '>' l)les dont il est sé-

.^^ ^ '^ ' j pare par la coiir-

\!;yj'— ^ bure du golfe. Le

"" l'^''" signe que ce

volcan donna de son existence fut un tremblement de terre arrivé en l'an 63 ; à peine les dégâts qu'il avait causés furent-ils réparés, que la fatale éru|)tion de l'an 79 vint eiiiz;loutir Pompeï, Herculanuni et Stabie, et causer la mort de Pline-l'Ancien. Les irruptions se sont succédé jusqu'i'i nos jours à intervalles inégaux. La dernière que l'on puisse citer pour sa violence est celle de 1822, qui couvrit les terrasses de Naples de plusieurs pouces de cendres. On évalue à 1,200 mètres la hauteur tlu Vésuve au-dessus du niveau de la mer. On en gravit les deux premiers tiers par une pente peu sensible qui part du bord de la mer et du bourg de Re- j sina; ce trajet est pourtant déjà assez fatigant à cause des laves et des scories qui hérissent le sol; mais la partie la plus pénible do l'ascension est le dernier tiers, le cône, qu'il faut escalader presque à pic dans des cenfires qui, se dérobant sous les pieds, font reculer à chaque pas presque autant qu'on avance. La forme intérieure du cratère varie à chaque éruption; tantôt il est de niveau avec le sommet du cône, tanlùt il présente une excavation de i h .'iOO mè-

Vésiive.

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tros do profoiuloiir. — Los priiicipiilcs maliôres qiio lo Vrsiivc vomit (liins fcs éniplions sont la lave, iiKMaiii^o ci; fusion de loiilos sortos do niinôraiix, lesscorios, la cendre mélans^éo d'eau, et les lapilli , potiles ])ieiros-|)on('es brûlantes, dont les plus grosses égalent à peine une noisette. C'est une pluie de lapilli qui a englouti Ponipeï, tandis (pj'llerculaninn a été comblée par des torrents d'eaux et de cendre qui ont rempli tous les vides comme le métal en fusion remplit les cavités d'un moule. — L'aspect du Vésuve est pittoresque, imposant et varié. La partie supérieure déchirée par les convulsions qu'elle a éprouvées depuis des siècles est jonchée de ses fragments; la partie moyenne est parsemée de laves, et la partie inférieure couverte de vignobles qui produisent le célèbre vin de Lacnjma-Christi, d'arbres fruitiers, de champs aux riches moissons, de villas délicieuses et de charmants villages. On attribue la fertilité du sol à la cendre que lance le volcan. — En se rendant de Naples au Vésuve, on passe par l'ortici, qui est situé à la base de la montagne. V.n montant on arrive à V Ermitage, maison commode, mais dans une situation dangereuse, et qui offre la perspective la plus ravissante. C'est là qu'est la limite de la végétation, et que commence la stérilité absolue.

Vétéran '(l'un mot lotiu signifiant vieux et ancien), soldat romain qui, après avoir servi un certain temps, obtenait son congé et les récompenses dues à ses services. — Aujourd'hui, on appelle vétéran un soldat qui , en considération de ses années de service ou pour quelque autre cause, a été admis dans un corps chargé d'un service sédentaire et tranquille. — Autrefois, vétéran se di^ sait : 1" des anciens magistrats qui, quoique n'exerçant plus, jouissaient encore, en vertu dos lettres du prince, d'une partie des prérogatives de leurs charges; 2° dans quelques académies, de certains membres qui renonçaient à leur place d'académiciens et en conservaient les honneurs. — On donne, dans les collèges , la qualification de vétéran à l'élève qui double une classe.

Vétérinaire fart [d'un mot latin signifiant bétes de somme]), partie do l'économie rurale (jui a pour objet la conservation des animaux, soit en prévenant chez eux les maladies, soit en les guérissant lorsqu'ils en sont atteints. Cet art n'était pas inconnu aux Aristote, aux Varron, aqx Columellc; mais les auteurs venus après eux auraient cru s'avilir en en consignant la pralicpie dans leurs écrits. L'art était donc tombé dans le mépris, et avait fini par être abandonné aux esclaves et aux bergers. Aujourd'hui , grâce à la persévérance de quelques hommes éclairés, il est sorti de l'espèce (h torpeur dans laquelle il a élé hing-lomps plongé. — L'homme

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qui exerre l'art viHérinairc prend le lilrc d'ar/Zs/c lélcrinaire ou médecin vétérinaire.

Veto absolu, veto suspensif. Le mot veto, qui retentit si souvent dans les ])reniieres pai:es de l'histoire de la révolution , est latin, et signifie je /'a/s défense, je m'oppose. — Le veto absolu attribuait au pouvoir royal le droit de frapper de nullité absolue la loi votée par le pouvoir législatif; mais l'unique effet du veto suspensif devait être d'empêcher qu'elle fût immédiatement exécutoire ; et, si les 2 législa'iures suivantes la représentaient successivement, elle devenait loi de létat. — L'assemblée nationale rejeta la proposition du i^eto absolu et décréta le veto suspe7mf.

Veuf, veuve, veuvage. Un homme veufesl celui dont la femme est morte et qui n'est point remarié ; une femme veuve est celle dont le mari est mort et qui n'est point remariée ; le veuvage est l'état de l'une ou de l'autre de ces personnes. — L'adjectif veuf s'emploie souvent substantivement , surtout au féminin. — Au figuré , veuf signifie privé de : cette église est veuve de son évéque.

Veuve (ornithologie), nom d'un petit groupe d'oiseaux classés par Cu\ier dans le genre nombreux des frimjilles ou cjros-becs, et qui se distinguent des linotes, dont ils sont voisins, par le prolongement de quelques-unes des pennes ou couvertures supérieures de la queue, dans les mâles , et par leur bec plus renflé à sa base. Leur taille varie de 1 1 à 33 centimètres, selon les espèces. — Les veuves nous viennent d'Afrique, des Indes et des Philippines. Leur nom est tiré des couleurs sombres de leur plumage. — Ces oiseaux construisent leurs nids avec du colon, et y pratiquent deux étages; le mâle occupe le premier, et la femelle le rez-de-chaussée.

Vexin, pays qui fut divisé, pendant les guerres du moyen âge, en Vexin normand et en Vexin français. Le I" faisait partie de la province de Normandie, le 2« de celle de l'Ile-de-France. Aujourd'hui, l'un appartient au département de l'Eure, l'autre aux départements de l'Oise, et principalement de Seine-et-Oise. — Gisors était la caiiilaie flu Vexin normand, ot Pontoise celle du Vexin français. Ce pays avait titre de comté. Fondé peu après 7130, il devint héréditaire avant 938, et fut réuni à la couronne en 1082.

Vézir, Vizir OU tvazir, mot arabe qui signifie porte-faix et jtar métaphore ministre, un ministre jjortant le poids du gouvernement. La charge de vizir, chez les Ottomans, date de l'année 1328 , et elle s'est maintenue jusqu'à notre époque. Le grand-vizir réunit tous les pouvoirs, tous les honneurs, mais une immense responsabilité pèse sur sa tèle. — l.e tilic (ic ri-ir est aussi conféré, en Tnr-

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qiiic, aux pachas à 3 quouos et à (|iielqLies menil)i'es du divan; celui do f/ranil-vizir est iini(iuemenl réservé à leur chef.

Viager, viagère. Cet adjectif sigtiKie qui est à oie, dont on ne doit jouir que pendiiut sa vie; et il s'appliciue, en quelque sorte exclusivement, aux revenus qu'une personne a le droit de percevoir pendant sa vie, mais qui doivent s'éteindre à sa mort. Le contrat de rente viagère, quelle que soit sa cause ou son origine, porte donc toujours le caractère d'un contrat aléatoire (v.), car il présente, j)our chacune des paities, une chance incertaine de gain ou de perle subordonnée à un événement fortuit, mais qui doit nécessairement arriver. — Le moi viager s'emi)loie substantivement aussi au masculin; on dit : mettre son bien en viager, avoir du viager, etc.

Viatique (v. Exlrênie-Onction) .

Vibration (d'un mot latin signifiant Vaclio7i de lancer), terme de physique employé pour désigner un mouvement particulier à certains corps élastiques. Ainsi, qu'on frotte l'archet sur les cordes d'im violon, celles-ci entrent en vibration. Une cloche frappée entre en vibration, et les vibrations des corps sonores constituent les sons de toute nature dont l'oreille est destinée à recevoir l'impression.— Le mode de vibration détermine la nature du son.

Vie (dom Claude de), religieux bénédictin de la congrégation de St-.Maur, né en ! 670 à Sorèze^ fut chargé, avec l'un de ses savants confrères, du soin d'écrire 17//s/o«Ve de la province du Languedoc. Il travailla pendant plusieurs aimées à ce grand ouvrage; et le 2"^ volume avait paru depuis peu de temps, lorsqu'il fut enlevé à ses doctes travaux, par une mort subite, le 23 janvier 1731-.

Vicaire (d'un mot latin signiliant celui qui fait les fonctions d'un autre). Sous les em|)ereurs romam3,.on ajtpelait vicaires les lieutenants envoyés par l'empereur dans les provinces où il n'y avait pas de gouverneurs. Au temps du Bas-Empire, l'Italie fut gouvernée par deux vicaires : l'un, résidant à Milan, s'appelait vicaire d'Italie; l'autre, fixé à Rome, portait le titre de vicaire de la ville. — Dans son acception actuelle, le mot vicaire désigne les ecclésiastiques qui soulagent les évèques et les curés dans l'exercice de leurs fonctions : un vicaire de paroisse, le grand-vicaire d'un évoque, etc. — Un vicaire apostolique est un ecclésiastique que le pape a chargé de veiller sur la religion dans des pays hérétiques ou infidèles. — Le cardinal au([uel on confie l'administration ecclésiastique de la ville de Rome s'a[)pelle le cardinal-vicaire. — On donne souvent au souverain-pontife le titre de vicaire de Ji^u.<i- Clirist. — Dans certaines connnunautés, le religieux qui, en l'absence (lu suitérieur, en remplit les fonctions, se nonmie le père-vicaire,

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Vice, (li'fniit, imporfcdion : vice ch nature, vice du s^ang, vice de prommciation, l'ice du ccjeur, du caractère, vice de slijle, vice de forme. — Dans un sons absolu, ce mot signifie, j)ar opposition à vertu, disposition habituelle au mal : s'abandonner au vice, haïr, quitter le vice, etc., etc. — On entend aussi par vice, 1° la débauche , le libertinage : croupir dans le vice; 2" les personnes vicieuses : gourmandcr, châtier le vice. — Les Grecs, et après eux les Romains, firent du vice une divinité — Elle n'avait ni temples ni autels ; mais elle était représentée plus ou moins ingénument sous diverses figures , telles qu'un homme laid et contrefait caressant une hydre, un adulte aux traits assez beaux, mais dégradés et flétris, qu'il s'efforçait de cacher avec un masque gracieux, etc, etc.

Vicence, province du royaume Lombardo-Vénitien, bornée par celles de Bellune, de ïrevise, de Padoue, de Vérone , et par le Tyrol. Ce n'est que vers le nord et l'ouest que son sol, en général plat, est tourmenté par les ramifications des Alpes ; au sud ajiparaissent les hauteurs de Berici. — Le Bacchiglione, l'Astico, la Brenta, la (îua et le Rocone, arrosent ce pays, où l'on cultive particulièrement le maïs, le blé, le lin et le chanvre. Les montagnes donnent d'excellents vins. De belles forêts couvrent une partie du territoire, qui nourrit aussi des troupeaux magnifiques. — La population est de 300,000 habitants, répartis en L3 districts, dont la ville de Vicence est le chef-lieu. C'est une des plus remarquables villes de l'Italie par son architecture et ses monuments. On y compte de nombreuses mamifactures de soie, de laine et de toile; et le commerce y est assez actif. Sa population s'élève à 31,000 âmes.

Vichy ^eaux de). Eatix minérales gazeuses, renfermant beaucoup d'acide carbonique libre, du bicarbonate de soutle, du sulfate de soude, du chlorure de sodium, quelques traces de magnésie, do silice et de fer. La côte de la ville de Vichy, où sont les bains, se nomme Vichy-les-Bains. — Les eaux de Vichy sont considérées comme apéritive.^ et fondantes. La construction de l'édifice thermal remonte à 1787.

Vico Jean-Baptiste"), né en 1G68, à Xai)les, de parents obscurs, embrassa dune même étreinte la vie, la science et la pauvreté, et sortit vainqueur de cette lutte énergique, son livre immortel à la main. Ce livre, c'est la Science nouvelle, admirable ouvrage où il tenta de pénétrer le secret des lois providentielles, et de tracer connne sur un code révélé tout l'avenir du globe. Les doctrines de Vico n'ont fait un peu de bruit qu'environ 100 ans après sa mort. — Cet homme de génie mourut le '20 janvier 1714, à l'âge de 70 ans.

Vicomte. Oribiinairement le? vicomtes étaient les vicaires, les

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liculenanls des comtes. Ces derniers, joignant Taulorité administrative à l'autorité militaire, jjrononraicnt sur les causes majeures; les vicomtes jugeaient en premier ressort les délits moins graves. Sous les deux premières races, les ducs et les comtes titulaires se rendirent propriétaires des pays dont l'administration leur avait été confiée , et ces bénéfices devinrent héréditaires. Les vicomtes, ayant imité leur exemple , réussirent également dans leurs usur])ations. J-es uns durent leur inféodation au roi, les autres aux ducs et aux comtes. — La vicomte de Paris était la plus importante.

Vicq-d'Azyr (Félix), médecin illustre, né à Valogne en -1748, cultiva à la lois la médecine, l'histoire naturelle, l'anatomie et la littérature. Bien que, dès l'âge de 25 ans, il professât avec un grand succès, l'école de médecine et Buffon le repoussèrent tour à tour ; mais Daubenton, puis Lassone, médecin de Louis XVI, l'accueillirent lavorablement; l'Académie des sciences et l'Académie française l'admirent dans leur sein. En 1776, lors de la création de la Société royale de médecine, Vicq-d'Azyr en fut institué le secrétaire perpétuel. Les éloges qu'il y prononça forment la plus belle partie de ses ouvrages. Il mourut vers l'année 1794.

Victoire, avantage qu'on remporte à la guerre sur les ennemis, dans une bataille, un combat. — Par exiension, ce mot s'applique à toute autre espèce d'avantage qu'on peut remporter. — La Victoire, divinisée chez les Romains, était sœur de la Force et de la Valeur, et lille du géant Pallas, ou des Titans et du Styx. On la représentait sous la forme d'une jeune fille, avec des ailes, une couronne de laurier sur la tète, et une branche de palmier ou de laurier à la main. — Par allusion à cette divinité païenne, on personnifie la \'ictuire dans quelques phrases figurées.

Victor. L'église a compté trois papes de ce nom. Le |)rcmicr fut, en l'an I9i, sous le règne de Pertinax, le successeur d'Éleuthère et le lo*' évètjue de Rome. C'était un Africain. H condanma l'hérésie (le Tliéodote de Byzance , qui niait la divinité de Jésus-Christ; et l'hérésie du Phrygien Praxéas, qui rejetait les trois personnes en Dieu. Victor lui-même donna , comme Tertullien , dans les erreurs do l'eunuque Montan ; mais , sur les représentations des évùques des Gaules, il fit le sacrifice de son opinion à la paix de l'église, et mourut peu de temps après , vers l'an 202 ou 203. — Victor II, '\bÇ,'^ pape, succéda à Léon L\ le 1.) avril iO.'i.'j. Il mil beaucoup de zèle à réformer les nupurs du clergé, et déplov a un(> grande énergie contre les abus de l'église. A la mort de l'empereur Henri II! dont il était |)arenl, Victor couvrit son jeune fils de sa sainte tutelle , accomi)agiia l'impératrice Agnès à l'assemblée de Cologne, la re-

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coniuit pour régente du nouvel cDipiMOur, et la réconcilia avec les comtes de Flandre et de Lorraine. 11 mourut peu de temps après son retour en Italie, le 28 juillet ]{)lil.— Victor III, loa'" pape, issu de rillustre lamille des princes de Bénévent, se nommait Didier. Grégoire VII le désigna à son lit de mort pour son successeur. Didier, épouvanté , s'enfuit de Rome et résista une année entière aux instances des cardinaux. Ces délais servaient les intérêts de Tantipape Guibert. Enfin, la modestie de Didier céda aux représentations qu'on lui fit sur la triste situation de l'Italie et du sainlsiége; il reprit le chemin de Rome, dont Guibert s'était emparé, et y fut intronisé, le 9 mai 1087, sous le nom de Victor 111. La ville se trouva alors partagée entre les deux pontifes. L'église de Saint- Pierre fut prise et reprise par les deux partis , mais elle demeura définitivement à Victor. Au milieu de tous ces embarras , il envoya en Afric]ue une armée qui défit cent mille Sarrasins. En môme temps , il souleva l'Allemagne et la Hongrie contre l'empereur, protecteur de l'antipape. — C'est au concile de Bénévent que le surprit la maladie dont il mourut le 16 septembre 1087.

Victor (Sextus-Aurélius) , historien romain qui vécut sous les empereurs Constantin, Constance, Julien et Théodose. Né dans un village d'Afrique, il s'éleva aux plus hauts emplois. On lui attribue les trois ouvrages suivants : I" Origine de la nation romaine; 2" Des hommes illustres de Rome; 3" Des Césars. — On trouve dans ces ouvrages plusieurs faits qu'aucun autre écrivain ne raconte.

Victorms (chanoines réguliers). En l'année 1113, le roi Louis VI fonda dans Paris une abbaye qui fut placée sous rin\ocation de saiiit Victor. Guillaume de Champeaux, archidiacre de celte ville, maître du fameux Abélard, et cpielques-uns de ses disciples, s'y retirèrent, y prirent l'habit et embrassèrent la vie de chanoines réguliers. Bientôt, par les vertus et les talents du chef, l'abbaye devint tellement célèbre qu'elle donna naissance à une congrégation dont les membres couvrirent toutes les provinces du monde chrétien.

Vida (Marc-Jérôme) , l'un des poètes latins modernes les plus distingués, naquit à Crémone en 1190. Après avoir obtenu, pour prix de ses talents littéraires, diverses dignités ecclésiasti(pies, il mourut évolue d'Albo, le 27 septembre l.'WiG. Lors ile la prise d'Albe par les Français vainqueurs (\qs troupes impériales , Vida avait fait preuve d'un grand courage.

Vidame , titre qui jadis s'aiiplirpiail spécialoment a l'otlicier chargé d'exercer la justice temporelle des évoques. Un vidame était à l'égard d'un évèquc ce qu'un vicomte était à l'égard d'un comte.

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