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toulo l'Europo, k'S feux soulenains ont laisse des Iraces de leur action, et lorsque toute la terre aura été explorée coiimie l'a été cette portion, il sera peut-être plus court de signaler ce que ces feux ont épargné que ce qu'ils ont atteint.
Volga (le Rha ou lihao des anciens^ le j^lus i:raiid tlciive de l'Europe, et dont le cours est entièrement compris dans la Russie d'Europe, prend sa source sur le plateau de Valdaï (Tver), a l'ouest d'Astrakhan, et vient se jeter dans la mer Caspienne, par 8 piincipales embouchures, après un cours d'environ 2,960 kilomètres. — Le Volga , lac assez considérable de la Russie d'Europe, cominnnique avec le fleuve du même nom.
Volney 'Constantin-François Chassebœuf de , naquit à Craon. en Bretagne , en IToo. Entraîné de bonne heure par le goût des voyages, il visita l'Egypte, la Syrie, et, à son retour en France, il publia une relation qui eut un immense succès. Nommé député du fiers-état, Volney soutint le cause de la révolution, fit paraître en 1791 les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires, se vit, à cause de sa modération, jeter en prison, et ne dut sa liberté qu'à l'événement du 9 thermidor. — Après le 18 brumaire. Napoléon le fit sénateur, et Louis XVIII, en 1814, lui conféra la dignité de pair de France, qu'il conserva jusqu'à sa mort, ariivée en 1820. — Outre les ouvrages que nous avons cités, il a laissé un assez grand nombre d'écrits sur l'histoire ancienne et les langues orientales, et où l'on remarque une haine aussi aveugle que systématique pour toutes les idées chrétiennes et religieuses, haine qui porte Volney à faire subir à l'histoire les plus étraiiges altérations, et qui est comme le dernier retentissement, dans notre siècle, de ces clameurs impies poussées contre Dieu au xviii'^ siècle par la secte philosophique. Par son testament, Volney légua à l'Institut une rente de 1 ,200 francs pour l'établissement d'un prix destiné aux meilleurs mémoires sur l'étude et la simphfication des langues.
"Vologèse ou Pelasch , 23'^ roi des Parthes , succéda à son père Vonones , l'an de J.-C. oO ou ol. Voulant s'assurer l'allèction de ses deux frères, il donna à l'un la Médie, à l'autre lArménie; mais , pour maintenir ce dernier sur le trône, il eut -à combattre les Romains. Il huit par obtenir poiu' son frère le titre de roi d'Arménie , à condition (ju'il irait à Rome recevoir la couronne des mains de Néron. Vologèse mourut vers l'an SI .
Volonté, faculté, pui.-;sance de l'àme par laquelle on veut. Ce mot se dit particulièrement de celte faculté, en tant qu'elle est agissante, et, par extension, des actes mêmes de la volonté, de ce qu'une personne veut, prescrit ou désire. — Par bonne ou viau-
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raisp colonté, on ciilend la boiiiio ou mauvaise clis[)Ojitioii où Ion est pour (juelqu'un , pour quelque chose. Les dernières rulontés d'une personne sont ce qu'elle prescrit de faire après sa mort, sou testament. — Un a beaucoup écrit et beaucou[) discuté sur la volonté, et la chose en valait la peine; nous ne connaissons pas de sujet plus dii^ne de mettre en jeu toutes les forces de l'esprit humaui. La volonté est l'activité éclairée par la conscience d'elle-même, par l'intelligence de son etfort et de son but, acquérant par là un degré d'énergie ({u'eile ne possédait pas auparavant, et devenant, non plus un mobile irréfléchi, une impulsion indépendante de l'homme, mais une force qui se connaît, qui donne son consentement à ses actes, qui peut à son gré s'arrêter, se ralentir ou croître d'intensité; une force qui, par cela seul qu'elle se connaît, dépend d'elle-même, ne relève que d'elle-même, et confère ainsi à. l'homme, par la puissance nouvelle dont elle vient de l'investir, l'indépendance et la liberté. Au moment où l'homme sait qu'il pense, il est libre; c'est à ce moment qu'il échappe à la nature i)our devenir son maître et son roi; glorieuse royauté, sans doute, mais royaiù,é d'un jour, dont tout le i)rivilége consiste à devenir responsable de ses moindres actions devant un juge suprême. C'est donc lorsque la conscience intervient pour répandre sa lumière sur l'activité, que l'activité devient cette force réfléchissante que nous appelons volonté. Sans la conscience, l'activité n'est (lu'une force comme une autre, force qui appartient à la nature, n'agit que par la nature, et dont les actes nous sont aussi étrangers que les mou\ ements des fleuves ou des astres sont étrangers à ces corps, cpii achèvent sans le vouloir la course qui leur est tracée dans l'espace. Les animaux, on ne saurait le nier, sont doués d'activité, et de cette activité par laquelle l'homme se meut au début de sa vie; mais comme les animaux ne se rendent pas compte du pouvoir dont les a doués la nature, n'en coimaissent ni la valeur, ni la portée, ni le but, les animaux ne renient pas; ils sont simplement actifs. Leur prêter la volonté serait faire injure à la raison tout aussi bien qu'au langage; la volonté, c'est Vhonime. Préposé lui-même au dévelo[)|)ement de ses facultés, et néanmoins lié par mille entraves, rencontrant des obstacles à clia([ue [)as, il ne peut étendre la sphère de sa puissance qu'en |)ro[»ortion de l'énergie que sa volonté déploiera pour l'agrandir; mais aussi quels fruits ne relirera-t-il pas de l'emploi intelligent de sa force! — On a dit avec raison que le pouvoir de riiomme est en proportion de sa science; il eût fallu ajouter (pie la réalité et lelTicacité de sa puissance sont dans la force et laconslance de sa rolontc. X. 30