‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 126 sur 133 · WAG — 356 — • WAH · texte numérisé non relu

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nclions (rArlluir, le chef dos diovaliersdo la Tablc-lioiide, roi fabuleux imaginé par les Anglais, ([ui, jaloux des exploits de Charlemagne, voulaient se donner un roi comparable à ce grand homme. En M 60, Wace dédia à Henri II, roi d'Angleterre et duc do Normandie, la première partie de son Roman de Rou, chronique où Robert Wace raconte les actions de RoUon et de ses successeurs. Il y a dans ce poème des vers tellement frappés qu'en les citant dans son cours M. Villemain a dit : « Ce n'est plus là du roman ou du provençal; la langue française est toute trouvée. » Le roi Henri le récompensa par un canonicat à Bayeux. Le Roman de Rou fut achevé en 11 74. Il a été édité, pour la première fois, en 1827, à Rouen, par M. A. Le Prévost, et \e Roman de Rrut en 1836, par M. Le Roux de Lincy.

"Wagram (bataille de), livrée environ six semaines a])rès la victoire d'Essling, par Napoléon, qui voulait mettre hors de combat l'archiduc Charles avant qu'il eût eu le temps de réorganiser son armée. Les opérations commencèrent dans la nuit du i au 5 juillet 1809, sur le Danube, par le passage dans l'île Lobau ; mais le signal du combat ne fut donné que le 6 par l'empereur. Il avait sous ses ordres les maréchaux Masséna, Bernadette, Oudmot, Davoust, Marmont et le prince Eugène, qui manœuvrèrent selon le vaste plan du chef dans les directions qui leur furent données. Plusieurs fautes furent commises par les généraux français, notamment par le maréchal Berthier, major-général do l'armée, qui comprit mal et confondit les ordres de Napoléon. Le titre de prince de Wagram ne lui fut pas moins donné pour récompense. Davoust elles divisions de cavalerie de Gérard, Grouchy, Montbrun et Sully firent des merveilles. Dans la soirée du 6, le prince Charles donna le signal de la retraite par Wagram et dans la direction de la Moravie. — Cette victoire, dont les conséquences auraient pu être si funestes à l'Autriche, sans l'aveugle condescendance de Napoléon pour celte puissance, coûta aux vaincus 24,000 hommes tués et 20,000 prisonniers; les Français eurent de leur côté 20,000 hommes hors de combat, dont .3 généraux tués et 24 blessés.

"Wagram (prince dc ;V. Berthier^).

TVahabis OU \]'ahubites , sectaires arabes qui tirent leur nom de W'ahah, leur fondateur en 1735. Ils ne croient pas que Mahomet ait été inspiré et le regardent seulement comme un sage aimé de Dieu. Plus tolérants pour les chrétiens et pour les juifs que pour les mahométans, ils regardent ceux-ci comme des idolâtres qu'on a le droit de tuer. Ils proscrivent toutes les cérémonies extérieures et «ont de farouches ir,07iorlaKtes : aussi, dans )me invasion qu'ils fi-

rent on 1803, à la Meaiuc, ils détruisirent tous les tombeaux des saints, excepté celui d'Abraham. Ce qui en faisait surtout des soldats redoutables, c'était leur sobriété excessive, même pour des Arabes : ils s'abstenaient de fumer et ne prenaient le tabac que comme. remède digestif. Le siège de leur puissance fut établi à Droyeh, ville à 12 journées deBassora. De 1803 à 1811, ils firent des progrés tellement rapides en Arabie, dans l'ancienne Assyrie et jusqu'en Syrie, que la Porte-Ottomane chargea Méhémet Ali, pacha d'Egypte, de leur faire une guerre d'extermination. On sait quel fut le résultat de cette guerre, qui commença la gloire du pacha et de son fils Ibrahim. Abdallah, dernier chef des Wahabites, fait prisonnier par Ibrahim, fut conduit à Constantinople . où il périt dans les supplices, le 1(3 décembre ISIi.Dreyeh et quelques forteresses des Wahabites furent rasées. — Depuis ce temps, cette secte proscrite, mais non anéantie, traîne une existence obscure.

•Waldeck (principauté de), qui a aujourd'hui pour prince régnant llenri-Frédéric-Georges, issu de l'ancienne et illustre maison des comtes de Waldeck, dépendait du cercle du Haut-Rhin. ^lalgré son peu d'étendue (16i- kilom. carrés), elle est peuplée de prés de GO, 000 âmes et contient 14 petites villes, 105 bourgades et i7 hameaux. Elle est couverte de forêts et riche en mines de fer, de plomb et de cuivre ; on y trouve des carrières de marbre et d'albâtre, et l'Éder roule quelques paillettes d'or. Les habitants se livrent à l'éducation des bestiaux. Ils ont, depuis 1813, une constitution ; les états se composent des députés des nobles, des villes et des paysans. A la diète germanique, le prince partage la If/ voix avec les maisons de Hohenzollern, de Lq)pe, de Reuss et de Lichtenstein. — La princi[)auté de Waldeck fournit un contingent de 578 honunes; la capitale est Korbach.

"Waldemar. Deux rois (le Danemark dont la vie fut marquée par bien des traverses, et qui tous deux emportèrent au tombeau la gloire du guerrier et du législateur, ont porté ce nom. Le premiei-, surnommé le. Grand, fils de saint Canut, naquit en 1131, huit jours ai)rès la mort de son père , et ne recouvra son héritage qu'en 1151. 11 justifia les droits qu'il tenait de la naissance et de la victoire en faisant le bonheur du Danemark. 11 châtia les Vendes, peuple de pirates qui pillaient les îles danoises, les força de renoncer à l'idolâtrie et de se reconnaître sujets du Danemark. Dans une entrevue qu'il eut à Lons-le-Saulnier avec Frédéric Rarberousse, il résista aux prétentions do cet empereur, qui voulait qu'il lui fit hommage pour sa couronne. Il mourut en 1181, laissant deuN;

codes, opiH'lés la Loi do Scanic et la Loi de Séeland. Sa fille In^ebiirge épousa Philippe- Auguste [w). — Wahkmar II, dit /e Viclorieux, né en 1 170, succéda à son frère Canut VI en lîOi. Il réunit au Danemark plusieurs provinces, (lu'il perdit sur la fin de son rèi^nc, qui fut désastreuse ; néanmoins il conserva l'Estonie, qu'il avait conquise, et où il fonda la ville de Uevel. A l'une de ses \ictoires sur les Estoniens se rattache la tradition merveilleuse du Danebrog {y.), étendard tombé du ciel, et qui figure encore aujourd'hui dans les armes du Danemark. \A'aldemar II mourut en 1241 , après avoir publié le Code du Jutland.

TVallace (William). (( Écossais, dont le sang coula mêlé au sang » de Wallace; Écossais, qu'il conduisait à la mort, saluez le champ ;) de bataille héroïque, saluez votre glorieux lit de oiort, saluez la » victoire ou le trépas. » Ce chant sublime et naïf du pâtre Robert Burns, écrit en dialecte écossais, indique la destinée glorieuse de Robert Wallace. Il naquit en 1276, d'un noble chevalier, et passa toute sa vie à combattre les Anglais qui, sous Edouard P'", faisaient peser sur l'Ecosse le joug le i)lus lourd. Au nom de Wallace se rattache avec plus d'éclat la victoire de Cambuskennet , sur le Eorth (1 1 sept. '1 207). Proclamé sauveur de la pati'ie, il profita do l'enthousiasme des Ecossais, pour reprendre Berwick et envahir les comtés du nord de l'Angleterre; mais tant de gloire offusquait les barons de l'Ecosse. Wallace fut dépouillé du commandement do l'armée et exclu de la régence. Il "n'en continua pas moins de servir sa patrie à la tête d'un petit corps de guerriers intrépides et dévoués. Cependant Edouard , après la conquête entière de l'Ecosse, en 1301, mit à prix la tèledu héros. Livré par un perfide ami, Wallace fut conduit ii Londres et périt sur l'échafaùd (22 août 1305). Cette mort irrita tellement les Écossais, qu'ils ne tardèrent ])as à secouer le joug de l'Angleterre.

■Wallenstein OU pliilot U'aUstein (le comte Albert- Wenceslas- Eusèbe) , duc de Eriediand, de Sagan et de Mecklembourg , né le 15 septembre 1583, en Bohème, d'une des plus anciennes familles du pays , ajouta, par deux riches mariages, aux vastes domaines qu'il tenait de ses ancêtres, et était un des seigneurs les plus considérables de l'Allemagne avant que les vicissitudes de la guerre de trente ans l'appelassent à jouer un rôle politique si important. Doué d'une imagination sombre, ardente, d'un caractère impétueux , caché sous les apparences d'une froide impassibilité, il était de ces hommes qui imposent à leiu'S semblables , mais dont les destinées doivent être à la fois brillantes et fatales. Des voyages par toute l'Europe avaient occupé d'a.bord riictivilé de son esprit. Ou

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l'avait vu à runivcrsité de Padoue ôiçaler les plus doctes par ses connaissances en histoire et dans les mathématiques auxquelles il alliait les revoies de l'astrologie judiciaire. De retour en Allomai;;ne, il avait l'ait ses premières armes en Hongrie sous le règne de llodolpliell. H accompagna ensuite le duc de Hongrie, Ferdinand, dans une guerre que ce prince, depuis emi)ereur , soutenait contre les Vénitiens. L'empereur Mathias, successeur de Rodolphe II, lui conféra le titre de comte, le grade de colonel de cavalerie, puis le nomma chambellan en IG17. Lors du soulèvement de la 15olième , en 1(319, les révoltés lui otirirent dètre un tle leurs chois. 11 prél'éra servir le nouvel empereur Ferdinand H, et contribua à la victoire du -Mont-Blanc, qui anéantit le parti de l'électeur palatin Frédéric V, que les insurgés avaient élevé au trône de Bohème. Ferdinand ne fut point ingrat : il le lit major-général, lui vendit à vil prix plus de soixante domaines seigneuriaux en Bohème, enfin le créa prince de Veinpire et dac de Friedland. Cependant le roi de ^ Danemark, Christian IV, s'était mis à la tète des protestants d'Allemagne. Ferdinand 11, pour soutenir cette nouvelle guerre, souhaitait ne pas dépendre de la ligue catholique et du duc de Bavière ([ui eu était le chef. Wallstein offrit de lui former une nouvelle armée, pourvu qu'il lui fût i)ermis de la porter à 50,000 hommes. Il tint i)urole. Tous les aventuriers ipii voulaient vivre de pillage accoururent autour de lui , et il lit également la loi aux amis et aux ennemis de l'empereur. — Wallstein, après avoir défait Mansfeld, qui secondait les opérations de Christian IV, soumet la Poméranie, reçoit de l'empereur les états des ducs de Meckleinbourg et le titre de ijénéral de la Rail /que; mais les Suédois le forcent de lever le siège de Straisund , bien (ju'il ait dit qu'il s'en em[)arerait, fût-elle attachée au ciel avec des chaînes, et renfer Veùt-il entourée d'une enceinte de démons. Il éclioua de même devant Magdebourg. L'ein- [)erein', pour diviser ses ennemis, ayant accordé au Danemark une paix humiliante (1629) , l'armée de Wallstein retomba sur TAIiemagne (pi'elle foula sans pitié; plusieurs états furent frajiiiés de ré- (piisitions énormes. Ferdinand 11 crut devoir alors saci iiier Wallstein au ressentiment i)ublic. Dépouillé du commandement, il partit pour Prague, où il possédait un palais digne d'un roi (Ki.'ÎO); mais il ne devait pas y demeurer long-temps. Ferdinand , accablé par les armes de Gustave-Adolphe, sévit, dès l'année suivante, obligé de rappeler l'orgueilleux général qu'il avait chassé. Long-temps \\'allstein vit conune à ses [)ieds l'empereur et les catholiques; il se trouvait, dit-il, tiop heureux dans la retraite. On ne put le vaincre qu'en lui doiuutnt dans rem[)ire un poinuir à [khi [nès égal à celui de.

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