‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 130 sur 133 · WAT — 357 — WEB · texte numérisé non relu

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('puisait d'air et d'eau le condmsptir à mesure que la conden-alion de la vapeur tendait à s'y accuuiuler. Knlin, né,^li,^eant l'air alniospliérique pour le jeu des pistous, il les mit en mouvement par la seule force de la vapeur, et donna ainsi une précision matliémati(|uc aux opérations de son appareil. Plus tard, par l'invention du compteur , Watt ajouta à l'admirable perfection de sa machine. — Sans l'audace toute libérale du spéculateur Bolton, qui mit à la dis- ])ositiou de \\'att des sommes énormes sans songer à aucune rentrée, peut-être ces merveilleuses inventions fussent-elles long-temps demeurées stériles ; mais Bolton répandit lesmacliines d'abord gratuitement. On essaya de contester à Watt la propriété de ses découvertes ; mais un jugement solennel de la cour du banc du roi, rendu en 1799, lui enassura l'exclusive possession. DeslorS;,sa gloire se répandit par tout le monde industriel; et Watt, associé à toutes les académies scientifiques de la Grande-Bretagne, mourut riche et considéré en '1S19 a l'âge de 8i ans. — On lui a érigé une statue.

TiTatteau (Antoine), peintre français, né à Valenciennes en KiSl, mort à Nogent, [)rés Paris, en 1721 , à l'âge de .37 ans, languit assez l()ng-tem[)S dans l'indigence. Entré comme garçon peintre chez un marchand de tableaux, il y fut long-temps occupé à faire des enseignes et des dessus de portes. Une de ces enseignes, représentant la I mut icfue d'un marchand de peinturci^, était un vrai chef-d'n'uvre th'fienre. On vint le voir de tout Paris; delà, la renommée rapidement croissante du jeune artiste, <|ui fut, dès MWi, reçu à l'académie de peinture. — L'œuvre de Watteau est réuni en ;î volumes qui contieiment 5().3 planches. Le caractère sombre et mélancolique de cet artiste contrastait singulièrement avec le genre de ses compositions qui n'offrent que des scènes champêtres, riantes et quelquefois bouffonnes. Son coloris est vrai, et son dessin facile ne manque ])as de correction.

"Weber (Carl-Maria Von) , célèbre compositeur allemand,, né à Kutin, petite ville du Holstein, en 1786, mort subitement à Londres en LS27, eut successivement pour maîtres en l'art musical, Heuscliell de ilildboui'ghausen; |)uis à Saltzbourg, Michel Haydn; à Munich , Valesi et Kalcher; enfin à Vienne, l'abbé Vogler. A l'âge de 1 1 ans, il donna dans cette ca|)itale (1801) l'opéra (\e Sijlvana, qui fut reçu avec enthousiasme. Pierre Schuwll eut le même succès l'année suivante. ^lailre de chapelle à Breslau , il y composa liabezalli. De 1813 à 1816, il dirigea l'Opéra de Prague , puis il hif chargé de former à Dresde un Opéra allemand. Les trois derniers ouvrages de Weber passent pour iU'~. cliefs-d'œuvre , savoir : Der Fretiscliutz, doimé à Berlin eu IS.'2, cl i|ui eut une si grande vogue

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à Paris soii> le titre do liubiii (/(>s Buis; Eurianti', puis Oheron. Wi'her, l'un des plus ti;raiHls iiuisicieiis de notre époque, a fait iTole.

TVehmique (cour), fameiix tribunal secret qui fut établi on \\'ostphalio dans le moyen âge. Ses membres avaient le litre de francs-juries. Non moins redoutées que l'inquisition, les sentences mystérieuses de cette cour étaient exécutées par les initiés, au moyen do la corde et du poignard. On laissait le poignard dans la blessure du condamné, afin que Ton reconnût et respectât les vengeances de ce tribunal. Les grands, l'empereur lui-même n'osaient résister aux ordres qu'il intimait. — Cette institution , qui dans lo principe fut une protestation contre la tyrannie, disparut au \vi'' siècle.

Xtreimar, ville capitale du grand-duché de Saxe-Woimar, résidence du grand-duc. Elle est située, dans une belle vallée environnée de collines, sur Film qu'on y passe sur deux ponts. On y remarque le château , d'un style simple et élégant, auquel est joint un beau parc; la bibliothèque et le gymnase, le comptoir de l'industrie et l'Institut géogra])hique. Le théâtre de cette ville occupe le i)remior rang parmi tous ceux de l'Allemagne. — H y a ppn de manufactures à Woimar; mais le commerce des grains et des laines y est assez important. Cette ville a été nommée V Athènes de l'Allemagne, et elle est on effet le centre de la bonne littérature et une sorte de foyer scientifique, grâce à la protection que lo grand-duc accorde aux gens de lettres. Sa population est de 10,000 habitants.

XlTeimar (princos de). Ces princes api)arliennont à la branche Ernestine de la maison de Saxe (v.). Le plus illustre de ceux (|ui ont porté ce nom est lo duc Bernard de Saxo-Weimar, (|ui hit le compagnon d'armes et l'élève de Gustave-Adolphe. Ses descendants ont régné par ordre de primogéniture sur le duché do Woimar. — En '1806 , le duc Charles-Auguste, qui régnait depuis 17;iS, adhéra à la confédération du Rhin . et prit alors le titre de gramlduc. Il donna en 1816 une constitution à son peuple et mourut on '1828, laissant la couronne à son fils, Charles-Frédéric, qui épousa on 1804 Marie Paulowna, fille de l'empereur de Russie Paul I*'''. — Cette maison ])rinciore est une des plus populaires et des plus éclairées de l'Allemagne.

"Welches, OU Velches solon le dictioruiairo de l'Académie, corruption du mot Gaels, est le nom primitif des Oltes qui ont peuplé la Gaule, lo nord de la péninsule ibérique et une partie ik' la Grande-Bretagne. — Ce mot se dit proverbialement pour exprimer un homme grossier , barbare. C'est Voltaire surtout qui a donné

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rniirs;'i coWo ^^ro\^\\on dans miiints |)nm|»l>lol> on, sous lo nom do W'clchrs, il se pinisait ù relever les ridicules et les travers de la iialioii IVaneaise.

"Weser, lleuve d'Alleiiiai^nc (oriiK' par la l'éimion de la Werra et de la Fulde, |)rés de Minden ; il entre dans la Messe électorale , puis il ai'rose la province prussienne de Wesl|ilialie et le duché de HiMinswick, traverse le Hanovre, la principauté de Schauenbourg- IJppe. Il coule ensuite dans le territoire cle Brème, sépare le Hanovre du duché d'Oldenbourg et se jette dans la mer du Nord, après un cours d'environ 280 kilomètres, et avoir reçu les eaux do l'Aller, de la^Vumme, du Diemel, de la Werra et de la Hunte. — Mimden et Minden sont les principales villes qu'il arrose.

■Westminster (v. Londres).

•Wesiphalie. Co royaume, créé par Napoléon en 1807 au profit de son frère .lérùme, et dont la l)ataille de Lcipsick, en I8l;5, amena la chute , était alors composé des départements de l'Elbe , de la Fulde, du Harz, de la Leine, de la Saale, de l'Ocker, de la Werra, de l'Aller, du Weser, du Nord et du Has-Elbe. Il avait pour capitale Cassel (v.). — Les divers territoires dont il avait été composé ont été restitués à leurs anciens souverains, et aujourd'hui la il>s/plialie pi'oprement dite est une [)rovince prussienne comprise dans le grand-duché du Bas-Rliin, ou mieux la Prusse rhénane. ^lunster en est le chef-lieu. Sa population est de 1,178,728 habitants, rél)artis dans les trois régences d'Aremberg, Minden et Munster.

WhJgs (v. Tories).

"Whist, jeu de cartes dont le nom vient d'un mot anglais c|ui signifie chut ! silence ! En effet, à l'exception de l'appel des cartes et des coups, le mutisme le plus complet est de rigueur à ce jeu, puiscpie, sur les 1 partenaires, 2 sont associés de chaque côté. On se sert d'un jeu de 52 cartes ; il n'y a pas de talon ; l'atout est fixé par la dernière carte. La partie se joue, à peu de chose près, comme au hosion (v.); seulement au whist on ne peut tripoter ni tirer parti d'un jeu en apparence mauvais, par les combinaisons admises au boslon. — La vole au \Yhist s'appelle chelem. — Charles X élait un si grand amateur de Avhisl. que, pendant les journées de juillet, la courtisanerie se fit scrupule de l'avertir de ce (jui se passait de l)eur de l'interrompre de sa partie.

"Wiclef (.lean), né en i;}21 dans le comté d'York, après avoir l'ait ï^es études au collège d'Oxford, et reçu les ordres sacrés, se lit remaniuer par la hardiesse de ses prédications. Sa vie fut fréiiuemnuMit ti'oublée par la persécution ; mais il a\ ait de puissants piotecleurs. H mourut au mois de décembre l.']87. On le reszarde avec.

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raison comme un des ])rérur5oiu's du protestantisme, lia beaucoup écrit. Sa doctrine ne mourut pas avec lui, et Jean Huss, qui avait lu ses ouvrages, ne tarda pas à les enseigner publiquement en Bohème.

■Wieland (("liristophe-Martin), l'un des hommes cjui ont le plus contiibué à illustrer la littérature germanique, et que le nombre et la variété de ses ouvrages ont fait surnommer le Voltaire de \'\\lomagne, naquit à Holzheim, près de Riberach, en Souabe. — Fils d'un ministre protestant, il débuta dans la littérature en I7-">I, par un poème intitulé la Xature des choses ou le Monde le plus parfait. Cette production, ainsi que toutes celles qu'il publia les années suivantes, porte un caractère d'ascétisme et de rigorisme religieu.v ; mais, dès 1762, on le voit passer de l'enthousiasme au scepticisme, et de la théosophie à une philosophie épicurienne qui approche parfois du cynisme. Tel est le caractère qui distingue Xadine, Don Sijlciu Rosalva. Agathon, Mnsarion et le Xouvel Amadis. Chargé en 1772 parla duchesse douairière de Saxe, Anne-Amélie, de diriger l'éducation de ses 2 his, Wieland devint bientôt, avec Sockendorf. Bertuch, Musœus, Ilerder et Goethe, l'ornement de cette petite cour de Weimar, qui commençait à mériter le nom d' Athènes alh'mande. Là se rédigeait un Mercure, et dans ses articles Wieland fit preuve de la plus étonnante variété de connaissances assaisonnées d'un esprit caustique et mordant. Oberon, Aristippe et ses contemporains mïvenl le sceau à sa réputation. Il mourut en 1813 dans sa 79'^ année. Ses œuvres ont été plusieurs fois recueillies; la plus récente est l'édition de Leipsig, publiée par Goschen, 182i-1827, .■■)] volumes in-S".

"Wilfrid (saint , né en Angleterre vers l'an 63 i, fut tres-savant l)Our son époque. 11 visita la France et l'Italie afin de perfectionner ses études, et partout il édifia les fidèles. De retour en Angleterre, il fonda les monastères de Stamford et de Rippon. Kvèque d'York en C69, il établit l'usage du plain-chant dans toutes les églises de l'Angleterre septentrionale, et prit part aux négociations qui préparèrent le rétablissement de Dagobert II, roi d'Austrasie, que l'ambitieux maire du palais Grinwald avait fait disparaître et reléguer en Irlande. En se rendant par mer à Rome, AVilfrid, jeté par un naufrage sur les côtes de la Frise, y opéra beaucoup de conversions. Revenu dans sa patrie pour ne plus s'en éloigner, il y fonda l)lusieurs monastères, et mourut en 709.

Txrilkes f.lolm;. célèbre membre de l'opposition en Angleterre, né on 1727 à Londres, mort en 1797, se fit surtout connaître par la publication du Norlh-Brilon, journal qui publia un jour une censure

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plus que hardie du discours de In couronne. Knfcruié à la Tour de Londres et traduit devant la cour des plaids coîiimuns pour cet article, il l'ut acquitté. Alors il osa réimprimer le Xurlh-Brilun; cette feuille fut condamnée à être brûlée par la main du bourreau; quant à l'auteur, il passa en France , puis en Italie et revint dans sa patrie sur la nouvelle d'un changement de ministère. Les suffrai^es des électeurs de Middlesex le portèrent au parlement, bien qu'il eût contre lui une condanmation à la prison et à l'amende pour 2 nouveaux pamplilets. La chambre le déclara exclu. Kéélu immédiatement, il l'ut encore repoussé par un bill d'incapacité: et une troisième réélection fut suivie dime exclusion nouvelle. Cette lutte fit de AN'ilkes un héros d'oi)position ; ses partisans réclamant par des pétitions nombreuses la tlissolulion du parlement. Au sortir de sa prison, les électeurs do Londres et de ^liddlessex l'élurent successivement. Il fut élu alderman du principal quartier de Londres, puis shérif, enfin lord-maire. Réélu au parlement en IvTi par le comté de Middlesex, il y fut admis sans opposition. Pourvu en 1779 de la sinécure lucrative de chambellan de la ville de Londres, il cessa ses publications politiques et ne songea plus qu'à finir paisiblement sa vie. Il a réuni en 3 volumes ses lettres et ses discours. 11 était depuis l'âge de 22 ans membre de la société royale de Londres.

"Winckelmann (.Tean), antiquaire allemand, quel'on peut regarder comme le créateur de l'an'héologie et de l'esthétique au \vni= siècle, naquit le 9 décembre 1717 à Steindall. dans la vieille marche de Brandebourg, et mourut assassiné à Trieste, en juin 1 7{)8, comme il se disposait à visiter Olympie et la Grèce , ainsi qu'il avait \isilé Home et l'Italie. Le plus célèbre de ses ouvrages est ['Histoire ilc l'art chez les anciens. — La vie de Winckelmann se lrou\e en tète de réditiou de ses œuvres, publiéea par Fernow. — Madame de Staël, dans son ouvrage sur YAlkmarjne, a consacré quelcpies belles pages à ce grand archéologue. Goethe a donné Winclcelmanti cl son sirch\ Tubingen, I80o, in-8°.

"Windsor OU Xeic-Winclsor, ville d'Angleterre, comté de Berks, sur la rive droite de la Tamise. Le principal ornement de cette ville est son magnifique château construit par Guillaume-le-Cont|uérant, et situé sur un point très élevé d'où l'on jouit d'un ravissant coup (l'œil. La cluipelle du chàlenu, sous l'invocation de saint Georges, est un tivs-bel édifice gothique. La foret deWindsor a !S0 kilomètres de circuit. On remarque encore un beau parc au sud de la \ille, (jui renferme dévastes et magniruiues jardins ; sa [iuiiuL:t!u:i e.-t de i.'JOU habitants. — Un cite encore Uld-Windsor,

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