‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 131 sur 133 · WIT 372 — A\LA · texte numérisé non relu

WIT 372 — A\LA

\ill;ii;e dans le iiiôino coinlé, sur la droilc de la Taiiiiso, anciciiiic rrsidciue des rois saxons, e( Windsor dans la Nouvolle-Écosse, (■lu'f-lieu du comte de liants. — Huit villes des Étals-Unis portent aussi ce nom.

'Witikind OU pliilùt ]\'itekind , ce qui veut dire en vieux saxon Venfanl blanc, fui le héros des Saxons et l'adversaire inratip;able de (lliarlemagne. Toujours vaincu, mais toujours plus redoutable après ses défaites, il retarda pendant 20 ans la conquête de la Saxe. Enfin en 785, il reçut le l)aptème comme le reste de la nation saxonne, prêta serment à Charlemagne et y demeura fidèle. — Investi du titre de duc de Saxe, il fut tué en 807, dans un comljat contre Gerold , duc de Souabe. — On a voulu (pie }Vitil,iiid If , lils du grand A\'itikind, fût le père de Uobert-le-Fort, tige de la branche Capétienne.

"Wladislas. Sept rois d(- Pologne ont porté ce nom. Le I"^"", W'iadislas I^'' dit llermann, régna de 1081 ù 1102, et (it une guerre sanglante aux Poméraniens. — W'iadisîas H, qui succéda à son père Boleslas 111, se fit chasser à cause des cruautés qu'il laissait commettre à son épouse Agnès, petite fille de l'empereur Conrad. Il mourut exilé en M63. — ]i'ladislas III, dit Laskonogi (le Long), élu en I 203 roi de Pologne, mourut également dans l'exil, en 12.33.

— Wladislas IV, surnommé Lonotel: (le Bref), couronné roi l'an I2ï).'), fut chassé du trône par Wenceslas de Bohème. Happelé en l'(jlogne après la mort de ce rival, i! résista à tous les chevaliers /<o/7('nkiircs et donna au trône de Pologne un nouveau lustre. Il mourut eu 1333 à l'âge de 73 ans, laissant la coui'onne à son fils, Casimirle-Gi'and. — ]\'ladislas ]', Jagellon, grand duc de Lithuanie, dc- ^int l'oi de Pologne en épousant Ledurge, fille et héritière du roi Louis-le-Grand (1386). Il embrassa le christianisme, et la Lithiiame, devenue chrétienne à son exemple, cl transformée en grand lief de la Pologne, éleva ce royaume à un haut degré de puissance.

— ]]'ladisîas 17, fils du précédent, lui succéda en 1424. Il conclut en 1436, avec l'ordre teutonique, un traité (pii rendit à la Pologne laSamogitie et la Sudovie. Élu roi de llongiie sous le nom d(> Ladislas I\ il fut tué en 1 i44 à Varna, en combattant contre les Turcs. Ce désastre porta un coup fatal aux destinées de la dynastie .lagellone. — Wladislaa VII, né en lo9o, fils de Sigismond 111. roi de Pologne, s'était déjà fait connaître du vivant de son iière |)ar la \aleur avec laiiuelle il soutint ses prétentions au trône de Russie, auquel il fut appelé en 1610. Le jeune Wladislas, (puiique mal soutenu par son père, s'avança avec une armée victorieuse ji!-(|ue suuo les murs de Moscou, et, s'il n'y gagna pas la couioiiue. il un-

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])()s;i une paix avantageuse aux Hnri.--es. (|iiicé(lerenl a la l'olognc les (lucliés de Smolensk et de GernikoH' (1619). L'année suivante il lit une glorieuse campagne contre les Turcs et les Tartares. Devenu I oi de Pologne en 1 G32, il força les Russes à lever le siège de Smolensk, et contraignit le czar Michel Féodor à lui demander la paix, en Ki.'Ji. Il alla ensuite défendre ses états menacés au nord \)av la Suéde, au midi par les Turcs et les Tartares , il mourut en 16i8.

■Wolf (le baron Jean-Chrétien), l'un des plus célèbres philosol>lies de l'Allemagne, né à Breslau en 1679, mort à Halle le 9 avril 1761, renversa dans les écoles d'Allemagne l'empire de la philosophie aristotéli(iue pour y substituer un système d'éclectisme vaste et indépendant. 11 a emprunté à Descartes, à Leibnitz , et puisé partout où il a cru voir le vrai ; mais on lui a reproché avec raison d'avoir composé ses doctrines d'éléments incompatibles. Ses écrits philosophiques, tant en latin qu'en allemand, ont eu une in- Ihience immense et sont dans les mains de tous ceux qui s'occupent encore sérieusement de la science philosophique.

"Wolf (Frédéric-Auguste), philologue, né en 17o9 à Haynrode |)rés de Gottingue, mort à Marseille en 4824, a publié d'immenses liavaux philologiques sur Homère, Hésiode, Aristophane, Cicéron, Horace , etc. Il s'attacha à prouver qu'Homère n'avait jamais existé , (|iic plusieurs des plus beaux plai<loyers de Cicéron n'étaient pas de iiu. — Ses adversau-es lui ap[)li(iuerent la [icine du talion, et s'ai)plitiuèrent à prouver ipie les ouvrages que Wolf publiait ne pouvaient pas être de lui.

"Wolsey iThomasi , cardinal archevêque d'York, né en 1 171, à l[is\\ich , mort à rabba\e de Leicesler en 11330 , s'éleva par son mérite de la condition la plus obscure au poste de premier minis-, tre sous Henri VIII. Si ce prince put prendre cette devise : (fiii je (b'fcnds est maître, il dut celte gloire à l'ascendant que le cardinal Wolsey savait prendre sur toutes les personnes avec lesquelles il traitait, ([uels que fussent leur rang, leur élévation. On vit tour à loiu' Charles-Quint et François l*^'" courtiser ce ministre aussi lier et cupide ([u'il était habile. Ces deux princes terminaient les lettres qu'ils lui adressaient par ces mots, co/rc cher ///.s. A la mort des papes Léon X et Adrien VI , Wolsey aspira à la tiare. 11 termina sa vie dans la disgrâce; Henri VIH laccusait d'avoir montré peu de zèle dans la poursuite de son divorce avec Catherine d'Aragon. Il est certain (pic ^Volsey fut contraire au mariage de son maître avec Anne de lioleyn. — Il se repentit en mourant de navoir pas mis autant de zèle à servir Dieu (|u'il on avait mis à servir le roi.

"Worcester , nomtomuum à (ilusieuis personnages célèbres dans X. " 32

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lliistuire d'Aiigieterre. — Sir Thomas U'orcester, uiniral, cluirgé soii-s le rèi^ne de Rirhard 11 de plusieurs expéditions imporUiiUes, conserva d'abord tout son crédit sous Henri IV, puis, ayant pris parti contre ce prince dans la ij;uerre civile de la rose Rouge et de la rose Rlanche , fut décapité en I iO.'j, après avoir été fait prisonnier à la batadle de ShreAvsbury. — John, comte de ]\'orcester, Mécène des savants de son époque, avait traduit le Traité de l'amitié, de Cicéron , et la portion des Commentaires de César qui regarde l'Angleterre. Partisan du roi Edouard IV, il périt sur léchafaud pendant la courte réapparition au pouvoir de Henri VI. — Edouard , marquis de W'orccster, l'un des amis sincères et dévoués de Charles 1'^'', fut chargé de plusieurs missions de confiance par cet infor- (luié monarque. 11 mourut en I6G7, après s'être beaucoup occupe de sciences exactes et surtout de mécanique.

■Worms , ville du grand duché de Hesse-Darmstadt sur la gauche du Rhin. Elle est entourée par d!anciens ouvrages de fortification , et était auti'efois le séjour favori des souverains de la race carlovmgienne. On attribue la fondation de cette ville aux Vanyions, anciens peuples de la Germanie. Il s'y est tenu plusieurs conciles et plusieurs diètes; la plus célèbre est celle de 1521, où fut publié ledit de Worms contre Luther. Sa population est évaluée a 7,600 habitants.

"WouwermaDs (Philippe), peintre de l'école hollandaise , qui a joui d'une grande célébrité et qui a eu beaucoup d'imitateurs , fils d'un peintre médiocre, naquit à Harlem en 1020. — Les morceaux de son meilleur temps sont d'une touche à la fois ferme et moelleuse, d'une harmonie et d'un effet pittoresque inimitables. On reconnaît ses , derniers tableaux à un choix de tons gris et bleus, ù un coloris plus sombre, à un dessin moins vigoureux. Les sujets de ses tableaux sont des chasses, des marchés aux chevaux , des attaques de cavalerie , des paysages, etc. Il mourut à 48 ans en UiCH. — Son œuvre gravé est très-considérable. On s'étonne qu'un artiste qui a vécu si peu ait pu tant produire. Il végéta d'ailleurs dans la misère; et l'ingratitude de ses contemporains lui inspira une sombre mélancolie (|ui le conduisit jeune au tombeau.

"Wurtemberg, royaume de l'Allemagne méridionale, compre^nant une étendue de 20S Iviloinètres du norcf au sud, de 1 ii kilo^ mètres dans sa plus grande largeur, et dont la superficie totale peut être évaluée à i,04() kilonii'tres carrés. Cette contrée, généralement montagneuse, est d'un aspect varié et pittores(iue; une belle végétation y charme les regards. Le climat en est fort doux , excepté sur les sonuuets de la Uaulie-Alp el de la Forèt-iNoire. — L'agiicullure

Vnirc du mérilc mililah-K.

(Wurtemberg.)

Avrn — s-.-) — \\i n

est la priiicipiilo somro des ricliesses de ses lialjitaiils; on y trouve aussi de très-belles ruines, mais [)eu de nianiifaclures. Sa population s'élève à I,;);{o,i0-") habitants. On y compte \X\ villes, IG'i bourgs, environ 'l,()00 villages et 1,900 hameaux. — Stuttgart, la capitale , est i)eu[)lée d'environ 28,000 âmes. — Le gouvernement est une monarchie limitée, basée sur la constitution de 1819, d'après laquelle le roi partage le pouvoir avec deux chambres. Ce royaume occupe le 0'^ rang dans la confédération germanique et a i voix à l'assemblée générale. L'armée se compose de .i,90() hommes en temps de paix et 'lG,82i en temps de guerre. Les revenus de l'état sont de 27, 887, 1 i^i florins, et la dette publique s'élève à 28,00 i-,3o0 florins. — Le royaume de Wurtemberg tire son nom d'un château voisin de Stuttgart, berceau de la famille régnante. — On y compte deux ordres de chevalerie : l'ordre du Mérite civil, créé le 8 octobre 1806 par le roi Frédéric I", dont la décoration se ])orte suspendue à un ruban noir, liséré jaune; et l'ordre du il/e'/- /7c militaire, institué en 1759 par Charles-Eugène, et renouvelé en 1799 par le roi Frédéric 1"'. Les titulaires en portent les marques suspendues à un ruban jaune, liséré noir.

"Wurzbourg, ville importante de la Bavière, située sur le Mein, qui la divise en deux parties. Elle est entourée de hautes murailles et de fossés profonds ; et, sur un rocher de 1 00 mètres d'élévation, s'élève la forteresse de Marienberg qui la protège. On y remarque un beau château royal avec de vastes jardins, 3;î églises parmi lesquelles il faut citer la cathédrale et la chapelle de Schiinborn, beaux édiiices gothiques. Elle est le siège d'une université fréquentée par environ 700 étudiants et compte une population de 10, 000 habitants.

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X, IS*" consonno et 23" lettre de l'alphabet, ne ?e trouve au commencement que (Fun très-petit nombre de noms propres emjiruntés à des langues étrangères ; alors elle se prononce tantôt avec sa valeur primitive c s, tantôt adoucie, comme;/ :. — Au milieu ilv^ mots elle a différentes valeurs, comme dans Bruxelles, excuse, examen; et il en est de même de la fin des mots. Si on le prononce dans toute sa force dans Pollux, sphinx, elle produit dans dix, six, un silllement assez fort, qui s'adoucit à la rencontre d'un mot commençant par une voyelle. — La monnaie frappée à Amiens porte la lettre X.

Xaintrailles OU SaintrciiUes ou Sainte-Treille (Jean Polon, seigneur de), l'un des guerriers les plus célèbres du temps de Charles VII, ht ses premières armes en 1119. Une étroite amitié l'unissait à La Hire. Ses services lui valurent de grandes récompenses, et, en 'Lioi, le titre de maréchal de France. — Il mourut à Bordeaux, en 1 '.61.

Xanthe, fleuve de la Troade (v. Scamandre).

Xanthus, ancien historien des Sardes, qui vivait sous le règne de Darius, fils d'Hystaspe. Il composa une histoire de Lydie, dont il ne reste que quelques fragments. — L'histoire' cite encore de ce nom un philosophe de Samos, qui fut assez long-temps le maître d'Éso])e, et un ancien poète lyrique grec.

Xénocrate, philosophe grcc, disciple et ami de Platon, était natif de Chalcédoine. Il fut pendant 25 ans à la (été de l'académie, et se distingua toute sa vie par l'austérité de ses mœurs et son mépris pour les richesses. Les SL'ductiuns de la volupté et les offres les plus l)rillanles ne lui firent jamais abandonner la rigidité de ses principes. Phili[)pe, roi de Macédoine, et Alcxandre-le-Grand essayèrent de le corrompre par des présents; il les leur renvoya, après avoir reçu à sa table, dans un repas frugal, les envoyés (|iii les lui avaient apportés. Emprisonné par les Athéniens parce qu'il n'avait pas pu payer un petit tribut qu'ils percevaient chaque année sur les étrangers, un de ses amis paya pour lui, et il fut rendu à la liberté. — Il mourut l'an .3Li av. J.-C, à l'àge de 82 ans. Il avait composé 60 traités qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous.

xÊN — :in — XER

Xénophane, philosophe célobro, clief de l'école des éléaliques inéiaphysicicns, (Hait né à Colophon, vers l'an .'j.3o av. J.-C. Il fut disciple d'Archélaiis. Vers l'âge mùr, il quitta l'Asie-Mineurc pour la grande (iréro. et alla s'établirau milieu d'une colonie de l'hocéens. Sa doctrine, qu'il exposa lui-niénu^ on vers, est exemple de tout esprit dogmatique, et s'élève à des vues théologiques vraiment sublimes. « Dieu, dit-il, est un, il est parfait; il est toujours seuiblable à lui-même. Un ne peut lui appliquer ni le mouvement ni la limilation ; on ne peut le concevoir sous une forme humaine. » — Il mourut, dit-on, âgé de 100 ans et dans l'indigence.

Xénopbon, un dos historiens les plus célèbres de la Grèce, était né il Athènes, l'an iijO av. J.-C. Après avoir étudié la philosophie et la politique sous Socrate, il s'engagea dans l'expédition que le jeune Cyrus entreprit contre Artaxerce, son frère. La belle et immortelle retraite des dix mille fut due en partie à son habileté et à son courage. De retour dans sa patrie, ses concitoyens l'exilèrent, et lui donnèrent parla une nouvelle occasion d'exercer son talent militaire dans la guerre des Spartiates contre lesThébains. Les Lacédémoniens, vainqueurs, lui témoignèrent leur reconnaissance en accordant à lui et à son fils des terres en Élide. Il mourut à Scillonte, près dïJlympie, vers l'an 360 av. .J.-C. — Il a laissé un grand nombre d'ouvrages d'histoire et de philosophie, qu'on lit et qu'on admire aujourd'hui. Les modernes l'ont souvent comparé à Fénelon, à cause de la grâce, de la pureté et de l'élégance de son style.

Xercès, roi dcs Pcrses, fils de Darius et d'Atosse, fille de Cyrus, monté sur le trône l'an i8o av. J.-C, est surtout connu par la formidable expédition qu'il tenta contre la Grèce. Darius, son père et son prédécesseur, avait commencé d'immenses préparatifs dans le mémo but. Son fils les continua, et en fit de plus grands encore. 2,000,000 de soldats (d'autres disent 5,000,000 ) se réunirent à Sardes par ses ordres. Sa Hotte se composait de 1,207 vaisseaux à 3 rangs de rames. Un pont de bateaux fut construit sur l'Hellespont pour faire passer ses troupes, qui mirent 7 jours et 7 nuits à le traverser. 300 Spartiates se battirent pendant 3 jours contre cette armée innombrable , et ne la laissèrent francliir le dénié des Thermopyles qu'après lui avoir tué 20,000 hommes, et avoir eux-mêmes succombé. Les Perses prirent et brûlèrent x\thènes; mais leur Hotte fut vaincue à Salamine, dans un mémorable combat. A cette nouvelle, Xercès reprit la route de l'.Xsie; ayant alors trouvé le pont de bateaux brisé, il abandonna son année, et se sauva dans une baniuc de pêcheur. Mardonius, son général, fut vaincu à Platée, et la iduriiéc de Mycale acheva de désorganiser la ildlte des Perses.

Xf.R SIS Y

— Xorcùs, pour oul)li('i' sa délailo , se i)Ioii;j;oa dans le Iii\o et k\ mollesse, et péril victime d'un assassinat.

Xerez de la Frontera ' Asia-Bi'flia ) . ville d'Espagne, province de Cadix, de 31, 000 habitants. Elle est située dans nn pays fertile et pittoresque, près d'un petit affluent de Giiadaleta. Son industrie consiste en quehjues fabriques, et son commerce principal en vins aussi bons que ceux de Madère. — Les chevaux qu'on y élève sont très-estimés.

ximénès (François) , cardinal et archevêque de Tolède , naquit en i i37. Sa vie fut d'abord remplie de fortunes diverses. Enfin, la reine Isabelle de Castille le prit pour son confesseur et le nomma, <à son insu, à l'archevêché de Tolède. Plus tard, Jules II le fit cardinal, et le roi Ferdinand-le-Catholique lui confia l'administration des affaires de l'état. Il se montra politique habile , employant ses immenses richesses de la manière la plus honorable jiour lui et la plus fructueuse pour son pays. Dans les guerres d'Afrique, il entretint six mois, à ses frais, des troupes, à la tète desquelhs il marcha plus d'une fois. Régent pendant la minorité de Charles-Quint, il réduisit les grands révoltés et détruisit une foule d'abus. En même temps, il encourageait les lettres, et on lui doit une magnifique Bible polyglotte. — Il mourut en disgrâce, emj)oisonné, selon quelques auteurs, en 1517.

■y, que cpielques grammairiens considèrent comme une sixième voyelle , est la vingt-([uatrième des consonnes. On rapi)elle i grec parce qu'elle répond à Vu des Grecs dans tous les mots empruntés de leur langue. Entre deux consonnes, celte lettre n'a pas d'autre son que celui de ii; entre deux voyelles, elle tient la place de deux ii : payer, moyen, joyeux. C'est aussi quelquefois un adverbe relatif : nous y sommes allés ; et une particule explélive : il j/ a des gens qui , etc. — Dans l'ancienne numération , }' valait 150 , et surmonté d'une barre horizontale, 150,000. Pythagore faisait de cette lettre le symbole de la vie : le pied , disait-il , représente l'enfance ; et la fourche, les deux chemins du vice et de la vertu . où l'on entre dès que l'on a atteint l'âge de raison. Si Pythagore n'a\ait jamais été illumin '' |)ar des pensées plus profondes et plus

YAC — S'ÎO — YOR

ulilos , son nom aurail en l)('niiroii|) do poino à iiarvonir jusipiii nous. — Aiilrcfois, la monnaie frappée à Bourges portait la lettre 1'.

Yacht , mot d'origine allemande , adopté par les Hollandais ot ensuite par les Anglais pour désigner un petit bâtiment de luxe servant aux riches de la Grande-Bretagne à se promener en mer ou à faire de courtes traversées.

Yatagan. C'est le nom que les Arabes et les Turcs donnent à une espèce de sabre à lame recourbée et que notre conquête de l'Algérie a rendue très-commun en France. Les Arabes déploient un grand luxe dans rornemenlation de cette arme, dont la lame est toujours de l'acier le plus On.

Yii/agan.

Yole (corruption du mot anglais yairl), nom d'un petit canot fort léger, qui sert à passer d'un vaisseau à l'autre.

Yon (saint), ancien chef-lieu de la congrégation des frères de la doctrine chrétienne , établi à Rouen (v.) en ITOo. Cette maison continua, jusqu'en 1770, à être le chef-lieu de la congrégation. Plus tard, le supérieur vint établir sa résidence à Paris, point plus central , et où les frères des écoles chrétiennes rendent de si immenses et de si désintéressés services.

Yonne (déiiartcment de 1') , formé en grande partie do l'Auxerrois, du Senonais et de quelques portions de la Bourgogne, de la Champagne et du Gatinais , et borné au nord par le département de Seine-et-I\larne, à l'est jiar ceux de l'Aube et de la Cùte-d'Or, au sud par le département de la Nièvre , et à l'ouest par celui du Loiret. 11 tire son nom de la rivière qui l'arrose et qui est un des princi|)aux atlluents de la Seine. Sa superficie est évaluée à 729,223 hectares, dont l.")9,I23, c'est-à-dire plus du '6'^, sont en forêts. Ce département est divisé en cinq arrondissements : Avalions Joigny, Sens, Tonnerre et Aaxerre (v.), chef-lieu. Sa population est de 3.30,000 habitants. Il fait partie de la 18"^ division militaire et possède un archevêché érigé à Sens dès le m'" siècle , et qui a l)our sutfraganls les évèchés de Troyes, Nevers cl .Moulins.

York , comté septentrional de l'Angleterre , et la plus grande (li\ision lerriloi'iale de ce royaume, est divisé en trois parties bien (lislinctes: \c .\oilh-liiiUttij, ï East-Ridiiu) et le ]\'('st-Riding. Celte dernière est la contrée la ))his industrieuse qu'il y ait au monde ; les toiles, la cDulellerie, les draps, hs cotons y occupent plusieurs centaines de milliers doinriers dont ShotVield, Halifax, lludders-

YOr. 380 — YOU

ficld , Bradford , Wackofiekl cl Loods sont les principaux contros dactivité. Sa population totale n'est })as évaluée à moins de 1,200,000 ànies. — York, chef-lieu du comté, est une des plus anciennes villes de la Grande-Bretagne. Adrien, Septime-Sévère et Constance l'habitèrent. Population, 2o,000 habitants.

Vork (princes d'). Plusieurs fils des rois d'Angleterre ont porté ce titre. Le dernier prétendant de la maison des Stuarts lut le cardinal d'York, mort il y a quelques annés seidement, à Rome. — Le second fils de Georges III porta aussi le titre de duc d'York, et acquit une certaine célébrité dans les premières années de la révolution française par la part active qu'il prit à en combattre les progrès. En 179.3, il commandait le contingent anglais de l'armée des princes de Cobourg, en Flandre, et fut contraint, par la valeur de nos troupes, à se rembarquer quelque i)eu ])récipitamment. Jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée en 1827, il fut, en Angleterre, l'âme du parti tory et du parti militaire.

"Vork [Neiv-]. Un des États-Unis de l'Amérique du nord. — C'est aussi le nom de la ville qui en est le chef-lieu, et qui est en même temps la plus riche et la plus peuplée de l'Union (v. Neic-York).

TToung (Edouard), poète anglais, né à Uphani près de Winchester en 1681 et mort en -1755. Engagé dans les ordres, ministre de la religion anglicane, Edouard Young, après avoir perdu sa femme, dut, pour sauver sa belle-fille dont la santé était gravement altérée, entreprendre un voyage loin du ciel brumeux de l'Angleterre, dans les campagnes fleuries du midi de la France. Soins superflus! La mort avait marqué de son doigt fatal cette malheureuse jeune femme ; elle succomba à Montpellier, et son mari, le fils d'Young, qui l'avait accompagnée, la suivit bientôt au tombeau. La profonde douleur que ressentit Young à la suite de ces pertes successives en fit un grand poète ; il l'exhala dans ses Nuits, poème qui doit parmi nous à la traduction de Lelourneur une réputation au moins égale à celle dont il jouit en Angleterre. — Outre ses Nuits, Young a publié quelques autres poésies et des tragédies aujourd'hui parfaitement oubliées.

■young (Arthur), célèbre agriculteur anglais né dans le comté de Bristol en 17il^ parvint à se livrer à son goût inné pour l'agriculture en surmontant autant d'obstacles que d'autres doivent en vaincre pour s'adonner à la poésie ou à la culture des sciences. Il rédigea et réunit dans une forme claire et précise à la fois les préceptes que son expérience consommée lui permit de poser et de recommander, et son Manuel du fermier est demeuré le livre classique de tous ceux (|iii veulent a la piali(|U(' joindre la lliéorierai-

Yl'S — 381 — ZAG

sonnro de la scicnrc ai^iicoh;. Eu 1787, il vint en France, parcourut toutes nos provinces du midi, et à son retour en Angleterre publia le résultat des observations que lui avait inspirées notre sol et la manière dont nous le mettions aloi's à profit.

Vpsilanti, n(jin d'une ancienne l'aniille s;rcc(iue (jui l'ait remonter son origine a la maison impériale dos (lonméne, et qui a reçu un nouvel éclat par la i)art active et glorieuse qu'un fie ses membres, Alexandre Ypsilanli, prit à la délivrance de la Grèce, de concert avec les Hèlêristcs, société secrète établie dans les provinces grecques de l'euipire ottoman pour arracher le sol sacré de la patrie aux Musulmans. En I S 1 9, Alexandre Ypsilanti donna le signal de l'insurrection (jin, quelques années plus tard , devait, après des chances diverses, rétablir la Grèce au rang des puissances européennes. — Alexandre Ypsilanti n'eut pas la consolation de survivre longtemps au triomphe de la cause à laquelle il s'était dévoué. Il mourut à Vienne en I<S27, âgé de 36 ans.

Z, 20" lettre et I9« consonne de l'alphabet. Suivant l'appellation ancienne et usuelle, on la nomme -«/c, et suivant la nouvelle on la nornme :e , en prononçant comme dans la dernière syllabe des mots onze, douze. — En chiffres romams le Z signifie 2,000; et surmonté d'un trait il exprime i, 000, 000.

Zacharie. Beaucoup de personnages de l'Écriture sainte ont porté ce nom. Les principaux sont : 1° le fils de .léroboam 11, qui lui succéda sur le trône d'Isra'él; il. fut inspiré, et il succomba victime d'une conspiration; 2" le fils du grand-prètre Joïada, qui. grand-[)rètre à son tour, voulut combattre les déportements du roi Joas, l'ut tué par ses ordres et après avoir appelé sur lui la malédiction du ciel; 3" le fils de Barachie, l'un des petits prophètes qui prédit avec une grande clarté la venue du Messie ; i° le père de saint .lean-Ba[)tiste, auquel l'ange Gabriel ai)parut lorsque déjà il était \ieux pour lui annoncer qu'il aurait un fils.

Zacharie, 9.3'' i)a|)e, monta sur le trône iionlilical le 28 novembre 7il. 11 succéda à (irégoire lll. Il agrandit les états de l'église et le pouvoir de la papauté , sut se faire aimer et respecter de Luitprand, roi des Lombards, surveilla la discipline du clergé, fit à l'epin, qui voulait mouler sur le trône, une réponse favorable à son ambition, et mourut en 7")2 après un brillant pontificat.

Zagaie ^ilo rcspn^iiol azaudija], e^^)LH'e d'ornio en forme do i^rniid dard, dont les Maures se servent dans les combats et ([u'ils laiicent avec beaucoup d'adresse.

Zain (de l'italien zaino), cheval ([ui n'est ni gris ni blanc, et qui n'a aucune niar([ue blanche sur le corps. Les chevaux zains tout noirs ou tout bais, sans aucune marque de blanc, sont, dit-on^ ou tout bons ou tout mauvais.

Zaïr ou Zahir, fleuve d'Afrique qui prend sa source, à ce qu'on croit, dans les niontairnes Blanches, reçoit une grande quantité d'ajlluents dans un cours de plus de 2,800 kilomètres, est coupé par de nombreuses cascades, traverse le Congo, dont il a pris le nom, et vient se jeter dans lOcéan par une large embouchure, dans laquelle les rivières ne peuvent pénétrer qu'avec peine à cause de la rapidité du courant. Le Zahir fut découvert en liSi par le Portugais Diego Cam.

Zaleucus. Ce philosophe, qui vivait environ en 660 av. J.-C, n'est qu'imparfaitement connu; on sait qu'il donna des lois aux l.ocriens d'Italie ; mais ces lois nous sont restées inconnues.

Zamet (Sébastien), naquit à Lucques. Il était de basse extraction, et suivit Catherine de .Médicis en France, où il fit une grande fortune, mena une vie somptueuse, et vit le roi Henri IVlui-mèm(> daigner s'asseoir à sa table. Lorsqu'il maria une de ses filles, le notaire lui demanda ses titres : « Qualiliez-moi, dit-il, sei- (jneur de 1.700.001) ècus. » Il négocia un rapprochement entre Mayenne et Henri IV. Plus tard, lorsque Gabrielie d'Estrées espéra

monter sur le trône, Zamet fut accusé par la voix publique de l'avoir empoisonnée; mais il ne fut pas poursuivi, et mourut, le 14 juillet I6!;i, au mi lieu des honneurs.

Zèbre, quadrupède (jui a beaucoup d'analogie avec l'àne.

Tout son corps est marqué de bandes alternativement blanches et brunes. Il est originaire d'Afrique. Jusqu'ici on n'a pu le réduire à l'état de domesticité.

Zëlande 'v. Ifolkimle' .

Zèbre.

ZiHioidais.

ZÉL — 383 — ZÉf-

Zélande (Nouvelle-), du ai)|R'llc ainsi 2 ilt'S ilo lanliiiK.'! austral situées au S.-E.

de la Nouvelic-

llollanrle. Ces îles sont rika-iia- Maoui, le Tavaïl'ounamou , sé-

|)arées par le détroit de Cook ;

la première a environ 720 kilomètres de Ion- ^^ Loueur; la seconde 800, sur une longueur de iO à 2i0. Ces terres

furent découvertes en 1 6 i2 par le Hollandais Abel Tasman. Le climat, tempéré et assez senil)lal)]e au notre, est l'aNorablea la culture. Les indigènes ne s'élèvent jjas au delà de 1 00,000 ; ils sont de la race des peuples de la Polynésie (v.), et sont anthropophages; aussi des établissements européens ont-ils pendant long-temps vainement tenté de se former sur celte terre inhospitalière. — La Nouvelle-Zélande est traversée par une longue chaîne de montagnes couvertes de neiges éternelles. Plusieurs de ces montagnes sont ignivomes, on connaît particidièrement un volcan qui existe entre la baie de l'Abondance et le cap Est. On trouve dans ces iles des sources abondantes; les lieux es y loulent de grands volumes deau, et se précipitent sou\ent en inagniti(iues cascades; on i»eut citer celle (pu tombe près de la baie Dusky, d'une hauteur de 900 pieds. Le lac le plus important est, sans contredit, celui de Uotodoua, dans rinlériein- d'ika-na- Maoui. La partie septentrionale, la plus voisine de l'équateur, est aussi la jikis favorisée de la nature; la végétation y est superbe. La NouNclle-Zelande a de beaux bois de construction et de grands arbres toull'us. Le lin ipTon y récolte [phormium tcuax) est remarquable par ses larges feuilles, et produit un fil comparable à celui de la soie, et propre également à la fabrication (Ws étoffes. Le myrte à thé croit sur les collines \oisiiies de la mer. Les Européens ont introduit avec succès dans le pays la cullurc du blé et des légum(>s d'Ein-ope. Les nalurelr- culli\ent lians le nord des citrouilles, des patates, i\c> ignames, et surtout ime esiicce de fougère dont les racines conlienneni un suc nourrissant. Les quadru-

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pi'dcs les i)liis i'i'iiiar([u;iblcs sont les rais cl iiiic cspèco de cliieiileiiard qui est de\eiiii domestique. Les ])oissons abondent sur les cotes. — Les habitants de la Nouvelle-Zélande, que nous avons dit appartenir à la race polynésienne, sont de couleur basanée et d une taille élevée ; ils ont les cheveux noirs, les traits agréables et réguliers; ils se tatouent avec beaucoup de soin. Leur langue est celle des Otaïtiens. Là on professe pour les morts le respect le plus religieux, et on les embaume avec un art bien supérieur à celui qu'employaient jadis les Égyptiens. — Chaque tribu forme une sorte de république; les districts sont régis par un chef dont le litre n'est reconnu qu'à la guerre. Après avoir reconnu à ces peuplades des qualités que la civilisation pourra plus fard dévelo])per, il est douloureux cl'avoir à dire (jue nulle i)art l'anthropophagie n'est exercée d'une manière aussi révoltante que parmi les Nouveaux- Zélandais ; tout étranger que la tempête jette sur leurs côtes est dévoué à une mort certaine. — Le dernier voyageur qui a visité la Nouvelle-Zélande est le contre-amiral Dumont-d'Urville, en '1827. Un grand nombre de navires baleiniers ont été enlevés, et beaucoup d'Européens dévorés par ces cannibales.

Zélateurs. Un appelait ainsi une secte juive (jui se parait d'un grand dévouement pour la religion et pour la patrie à l'époque où Vespasien marcha contre Jérusalem. Cette faction se grossit d'un rainas de misérables qui cherchaient l'impunité, les troubles et le pillage. Ils gouvernèrent .lérusalem consternée, profanèrent le T(>mi)le, et lorsque enfin les Juifs voulurent les châtier, ils s'y défendirent o|)iniàtrément, appelèrent à leur secours les Iduméens, et remplirent la ville de carnage. — La division finit par se mettre entre eux , et ils en vinrent aux mains pendant que Titus, par la prise de Jérusalem, détruisait le pouvoir qu'ils se disputaient.

Zend. On appelle ainsi la langue des anciens Perses ou l'arsis. Cette langue, qu' Anquetil Duperron (v.) a dévoilée à l'Europe au milieu de mille dangers, est celle tlans laquelle sont écrits les livres sacrés qui renferment la doctrine de Zoroastre.

Zénith (corruption d'un mot arabe signifiant jmint vertical), point du ciel qui répond verticalement au-dessus de notre tête. Le point diamétralement opposé au zénith est le nadir, lequel serait le zénith de nos antipodes si le globe était exaclement siihérique.

Zénobie, fdle d'un chof arabe de la Mésopotamie, épousa Odenalh, prince dont les états étaieni \oisins, et sénateur de la ville de l'almyre. Odenalh fit sur les Perses des conquêtes ([ue l'empereur Gallien lui laissa gouverner; mais bientôt il mourut, et Zénobie lui succéda. Elle battit les Romains, (jui \oulaientlu dépossédei-,

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conquit l'Egypte, fit de Palmyre une des \ilics les plus iniixjrUiiilL's ])ar son commerce, et les plus éclatantes par le luxe et la beauté (les édifices. Elle protégea les arts et les lettres, eut Longin pour professeur de grec, commanda elle-même ses armées, et ne craignit pas de ceindre l'épée. Cependant l'empereur Aurélien voulut détruire cet empire menaçant ; il vainquit Zénobie dans 2 rencontres, et assiégea l'almyre, Zénobie tomba entre ses mains, orna son triomphe, et se retira dans la ville de Tibur après un règne de o ans (pii avait jeté tant d'éclat ( 267-272 ).

Zénobie, fille de Mithridatc, roi d'Arménie, dont la vie est peu connue; on ne sait d'elle qu'un épisode intéressant qui a l'ait le sujet d'une tragédie de Crébillon. Klle l'uyait avec son époux, Rliadamiste, une révolte populaire; épuisée de fatigue, et, craignant une honteuse captivité, elle demanda la mort à cet époux, qui, saisi d'une fureur jaloii-e en pensant qu'il serait obligé de l'abandonner, la frappa et la jeta dans le fleuve. Zénobie. portée par le courant sur le rivage, fut recueillie par des bergers. Elle vivait encore; quelques soins la sauvèrent, et, conduite au roi Tiridate, elle fut traitée avec le respect que méritaient ses malheurs.

Zenon d'Élée. Ce philosophe , qui naquit à Élée vers l'an 'jOO av. .I.-C, l'ut un des plus fermes soutiens de l'école métaphysi(iue (les Kléates, l'ondée par Varinénidc (v.). Zenon inventa en (pielque faijon la dialectique, et c'est aussi de sa fa(;on d'argumenter (pi'est sortie toute l'école sophisti(pie. On raj^porte (ju'il voulut afl'ranchir sa |)a(rie de la tyrannie, et que ses nobles cll'ortslui coûtèrent la \ie.

Zenon de Cittium , philosophe grcc, né dans nie de Ch\ pre •TiO ans avant J.-C. 11 abandoima , dit-on, le connuerce pour se li\rer à la j)hilosophie; et fonda l'orgueilleuse école du Portique ou du sto'i'cisme, la(iuelle ordonnait la vertu, mais une vertu haulume, et ([ui croyait que l'homme, sans le secours de la providence, peut par ses propres forces trouver le bien et l'atteindre. Elle divinisait l'homme , et pour le rendre vertueux elle le rendait insensible et dur. Elle niait l'immortalité de l'àme et ne donnait aucune réaction au de\oir. ■ — La morale des sto'i'ciens, il faut le dire cependant, fut la [)lus pm-e de ranti([uité; et leur docti'iue forma encore (picltjues hommes de bien quand le monde corrompu n'oIVrait plus ([ue le s[)ectacle de tous Ic^s désordres.

Zenon, empereur de Kyzance, na((uil vers 126, hit surnounn('' Vlsaun'on, du nom de son jiays, épousa la fille de remjiereur Eéoai'''", et lui succéda sur le lr(jne d'Orient en il i. 11 se fit ha'i'r par ses odieux dérèglements, persécuta les catholiques, et fut, dit-on, enterré tout vivant par ordre de l'impératrice Ariadne, en i'M .

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Zéphire (de deiix mots grecs qui significnl qui apparie la rie). Le» anciens appelaient ainsi le vent d'occident. (Vest le plus doux et le plus agréable ; ils en avaient fait un Dieu , Ills dÉole et de l'Ainure, époux de Chloris ou Flore.

Zéphirin, 16" pape, monta en 203 sur le Irùne pontifical ou il succéda à saint Victor. Il combattit et condamna Tertuliien et les montanistes, et mourut en 220 ou 221.

Zéro. On appelle ainsi en arithmétit[uc un signe ou cluiFre en forme d'o, qui de lui-même ne marque aucun nombre, mais qui. étant mis après les autres chifl'res, sert à les multiiilier i)ar dix , à rendre dix fois plus grands les nombres qu'ils exijrimenl. — On dit proverbialement c'est un zéro, un zéro en chiffre, pour signilier un homme qui n'est d'aucune considération.

Zeuxis. peintre grec, natif d'Héracléc, disciple d'Apollodore , florissait vers le iv" siècle avant J.-C. Il acquit par son art une telle réputation et une telle fortune, qu'il ne vendait plus ses tableaux, parce que, disait-il, aucun prix n'était capable de les payer. On raconte qu'il avait représenté avec un tel art des raisins dans une corbeille , que les oiseaux séduits venaient pour becqueter les grappes peintes. — Si l'on en croit Festus , ce peintre , ayant représenté une vieille avec un air extrêmement ridicule , ce tableau le fit tant rire qu'il en mourut. Quelques auteurs lui reprochent de n'avoir pas possédé l'art de rendre les passions.

Zimiscès {Jean P"";. 11 révéla à Xicéphore une conjuration tramée contre lui, devint en quelque sorte l'autour de son élévation à l'empire, et se distingua parmi les généraux de son tjmps. Éloigné de la cour par la jalousie de Léon, frère de Xicéphore , il résolut de se venger, lit assassiner l'empereur et monta sur le trône. Il administra avec sagesse, ratl'ermit la puissance impériale, battit les Russes et fut empoisonné par Basile, son grand chambellan, qui craignait que son immense fortune n'éveillât les soupgons de son maître. Il mourut en 973.

Zinc , métal d'un blanc grisâtre, s'allérant facilement au contact de l'air humide. Allié au cuivre, il constitue le laiton et le similor, suivant les proportions relatives de ces 2 métaux. — Aujourd'hui on fait avec le zinc laminé beaucoup d'ustensiles qu'autrefois on n'établissait ([u'en cuivre, et des couvertures de construction.

Zizim . lils de Mahomet H, voulut lui succéder en Ii<Sl; mais il fut vamcu par son frère Bajazet II. et obligé de fuir. Use réfugia é'i Rhodes, espérant de là passer en France, puis retourner en Tur- (juie; mais les chevaliers achetés par Bajazet le conduisirent à Xice, d'où il fut transporté à Lyon, [)uisdans le Dauphiné, et cnliu

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roiiforiiK'' dans le fliAtenii do Boiirganoiif. — Charles Vlll , roi de France , l'envoya plus tard à llonie , où lo |)ape le rer-ul avec des honneurs singuhers ; mais la bonne volonlé du pontife pour le prince Djem ou Zizim dimina peu à pou , et cet infortuné resta l)risonnier à Rome. Il fut délivré en 1491 par le roi de Franco, mais les émissaires de Bajazet le firent assassiner par un barhior (pu se ser\it d'un rasoir empoisonné. Il mourut le 25 février 1 iî);j. Zodiaque (d'un mot grec signifiant animal, parce que les signes du zodiaque, sont tous représentés sous des noms et des ligures d'animaux), bande ou zone sphérupie d'environ 18 degrés do largeur, partagée en deux parties égales par Yécliptique, et terminée par deux cercles (pie les planètes ne dépassent jamais dans leur ])liis grande latitude. On n'en fait point usage en astronomie; elle sort seulement à indiquer l'espace dans lecpiel sont renfermées les planètes, qui s'éloignent de l'écliptique d'environ 8 degrés. Les 12 signes du zodiaque ou constellations, sont : le Bélier, composé de 42 étoiles, correspond à mars; leTaureau, ([ui renferme les pléiades ou les hyades, constellations appelées pluvieuses, composées de 207 étoiles, répond à avril ; les Gémeaux ont 83 étoiles, et répondent à mai ; VEcrevisse ou le Cancer, 85 étoiles, à juin : le Lion, 93 étoiles, à août; la lialance, 06 étoiles, à septembre ; le Scorpion, (iO étoiles, à octobre; le Sagittaire, 94 étoiles, à novembre; le Capricorne, {)'i- éloilos, à décembre; le Verseau. llTétodes, à janvier; et enlin les Poissons. MO étoiles, à février. Ces figures avaient été inven-

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